‹ Recherches sur le système nerveux des poissonChapitre 28 sur 46 · STRUCTURE INTIME DE LA MOELLE CHEZ LES POISSONS OSSEUX · texte numérisé non relu

STRUCTURE INTIME DE LA MOELLE CHEZ LES POISSONS OSSEUX

longcmcnts des cellules du groupe latéral auxquels viennent se réunir des prolongements des cellules du groupe central se rassemblent d'avant en arrière vers un point commun pour constituer un premier faisceau ; à celui-ci se joignent des fibres longitudinales qui proviennent de la région située sur la limite inférieure de la substance grise et de la substance blanche et qui naissent probablement des prolongements longitudinaux des cellules centrales; enfin, auxfaisceaux précédents vient encore s'ajouter un faisceau de la commissure transverse amenant des fibres nerveuses du côté opposé.

Les cornes supérieures paraissent finement granuleuses, çà et là finement striées. On y aperçoit en plus ou moins grande abondance de très petites cellules nerveuses fusiformcs ou triangulaires et pourvues de minces prolongements. Dans la commissure supérieure, se voit le plus souvent un entre-croisement très prononcé de fibres et parmi elles quelques fibres médullaires (Stieda) : ces dernières passent transversalement au-dessus du canal central. Sur une coupe transversale, les fibres de la racine supérieure pénètrent dans la moelle, tantôt réunies en un seul gros faisceau, tantôt en en formant plusieurs petits ; elles se dirigent presque transversalement et un peu vers le bas, de manière à gagner l'extrémité de la corne supérieure où elles se séparent en plusieurs petits faisceaux ; elles pénètrent ainsi dans la corne supérieure et disparaissent dans l'épaisseur de la substance grise. Les fibres de la racine supérieure sont beaucoup plus fines que celles de la racine inférieure. Une coupe longitudinale horizontale permet en outre de constater qu'une partie provient directement des fibres longitudinales de la substance blanche.

Dit canal central. — L'ouverture du canal central est généralement arrondie, parfois aussi elliptique, le grand axe de l'ellipse dirigé verticalement. Sur une coupe, les contours de cette ouverture se montrent très nettement délimités. Autour du canal central, existe une couche de cellules, que l'on peut considérer comme le revêtement épithélial de cette cavité intérieure. Des cellules, se détachent des prolongements déliés, parfois assez longs, qui, en se joignant h d'autres fibres, donnent un aspectslriéàla substance grise qui environne le canalcentral.Sur quelques points, ordinairement vers la partie supérieure, la couche de cellules dont nous parlons paraît interrompue, et du canal central partent des fibres brillantes, à contour arrêté {fibres radiaires), qui se dirigent jusque dans les prolongements de la substance grise. Dans l'intérieur du canal central, on aperçoit d'une façon presque constante un petit cylindre d'un calibre beaucoup plus étroit et formé d'une matière parfaitement homogène. Cette particularité fut constatée pour la première fois par Reissner, sur la moelle de la Lamproie, et confirmée depuis par les recherches de Kutschin, d'Owsjannikow et de Slieda. Kutschin nommait ce cylindre intérieur : filament de Reissner. La nature en est restée douteuse; il est plus que probable cependant qu'il n'est autre chose que le produit de la coagulation du liquide du canal central. Le canal central s'élargit d'une façon très marquée en approchant du quatrième ventricule. Chez le Brochet, arrivé à une distance de i à 2 millimètres de la pointe du quatrième ventricule, il devient visible à l'œil nu, et, sous la loupe, il alTecte la forme d'un petit orifice elliptique ayant son grand diamètre dirigé verticalement. En ce point, on peut étudier aisément l'épithélium qui se montre sous l'aspect de cellules allongées, terminées à leur extrémité périphérique par un filament qui se perd dans le tissu environnant. 11 m'a semblé

voir des cils vibratiles à la surface de quelques-unes de ces cellules. Le tissu qui environne le canal central est formé par un feutrage de fibres et de petites cellules renfermant un gros noyau; on y trouve aussi de grosses cellules ganglionnaires.

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