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LISTE DES TRAVAUX DE EMILE BAUDELOT

Di's iiinu'iirs saiiiîiiincs de l'oxravatioii pelvienne cliez la femme (hématocèles péri-utéiiiies). — Thèse inaugurale (/(• médecine, Paris, 18.")S.

Ucclici'clies sur l'appareil générateur ilcs iMollus(|ucs (iasléropotles. — .4m?*. Se. nnt. (Zool.), i" série, XL\,

1803, p. 13r)-2'2-2>2()8-:2'.ti, pi. 2-5.

Uecherclies expérimentales sur les fonctions de l'encéphale des Poissons. — Paris, Coinpl. rend. Acad. des Se, LVII, iXG.'i, p. 919-95!.— Revue des Sociétés savantes, décembre 1803. — Ann. Se. nul. (Zool.j, 5" série, I, 1804, p. 105-112.— Kohin, Joiini. Anat., \, 180i, p. 110-112.

De l'inlluence du Système nerveux sur la respiration des Insectes. — Paris, Com/><. rend., Acad. des Se, LVill,

1804, p. llOl-lKli. — /Ikh. Se. nat. (Zool.), II, 5' série, 1804, p. 45-48. — .4;i». Mag. nal. Itist., XIV, 1804, p. 280-283.

Observation relative à riutelliyeuce des Oiseaux. — Revue des Sociétés savantes, novembre 1804. Observations sur la structure du Système nerveux de la Clepsine. — Paris, Compt. rend., LIX, 1804, p. 825-828.

— Ann. Se. nat. (Zool.), IIl, 5" série, 1805, p. 127-130, pi. 2. — Ann. Mag. nat. hisl., XV, 1805, p. 78-80. — Uobin, Journ. Anat., II, 1805, p. 221-224.

Recherches e.xpérimentales sur l'encéphale de la Grenouille. — Ann. Se. nat. (Zool.), III, 5' série, 1865, p. 5-10. Étude sur r.4natomie comparée de l'encépliale des Poissons (Mémoire couronné par r.Vcadémie des Se, 1805).

— Mémoire Soc. Se. nat. de Strasbourg, t. VI, 1800-70, p. 51-128, 1 pi.

Leçon d'ouverture du cours de Zoologie à la Faculté des Sciences de Strasbourg (Éloge de M. LerebouUet), 1800.

Étude sur le disque céphalique des Rémoras {Echeneis). — Paris, Compt. rend. Acad. des Se, LXIV, 1867, p. 025- 027.— in». Se. nnt. (Zool.), VII, 5' série, 1807, p. 153-100, pi. :>. — Ann. Mag. nat. hist., XIX, 1807, p. 375-370.

Observations d'un phénomène comparable à la mue chez les Poissons. — Pims, Compt. rend., LXV, 1807, p. 247- 250. — ^MJi. Se. nat. (Zoo!.), VII, 5' série, 1807, p. 339-341.

Considérations sur quelques particularités du Système musculaire des Poissons. — Paris, Compt. rend. Acad. des Se, LXIV, 1807, p. 1205-1208.

De la détermination homologique d'une branche du nerf pat!iéti(iue chez le Merlan. — Bull. Soc. Se nat. de Strasbourg, août, n" (i, 1808.

De la détermination des pièces osseuses qui se trouvent en rapport avec les premières vertèbres chez les Cyprins, les Loches et les Silures. — Paris, Compt. rend. Acad. des Se, LXVI, 1808, p. 33i)-334. — Considérations sur les premières vertèbres des Cyprins, des Loches et des Silures. — Bull. Soc. Se nat. de Slrasbourg, août, w 6 et 7, 1808.

Observations sur le rocher des Poissons. — Bull. Soc. Se nat. de Strasbourg, août, n" 0, 1808.

Observations relatives à la pièce scapulaire des Silures. — Bnll. Soc. Se nat. de Strasbourg, août, n" 6, 1808.

Considérations sur le tronc latéral du nerf pneumogastri(|uc chez les Poissons. — Bull. Soc. Se nat. de Strasbourg, août, n" 7, 1808.

Observation sur les œufs de l'I'^ponge d'eau douce. — Bull. Soc. Se nat. de Strasbourg, novembre, n" 8, 1808.

A'ote sur le disque ventral du Cycloplerus Itnnpus. — Bull. Soc. Se nat. de Strasbourg, novembre, n° 8, 1808.

Observation relative à une branche anastonii)ti(]ue des nerfs trijnineau et pneumogastrique chez le Merlan. — Bull. Soc. Se nat. de Strasbourg, novembre, n" 8, 180S.

Observation sur l'os coracoïilien et la première cote du Cottus lluriatilis. — Bull. Soc. Se nat. de Strasbourg, décembre, n" 9, 1808.

Considérations sur la structure des nageoires impaires des Poissons os-eux. — Bull. Soc. Se nat. de Slrasbourg, décembre, u° 9, 1808.

Considérations physiologiques sur la fonction génératrice îles Mollusques Gastéropodes. — Bull. Soc. Se nat. de Strasbourg, décembre, n" 9, 1808.

\ii LISTE DES TRAVAUX DE EMILE BAUDELOT.

Oijservalioii sur reiiveloppe téj:iimentaire dj quelques Myriapodes. — Bull. Soc. Se. nat. de Strasbourg, décembre, n° 9, 1868.

Du nnk'auisiue suivant lequel s'eiTectue chez les Coléoptères le retrait des ailes inférieures sous les élytres au moment du passage à l'étal de repos. — liii.ll. Soc. Se. nal. de SlrUMhoarg, décembre, n" 9, 18Gbi.

Observation recueillie sur une Hydre d'eau douce. — Bail. Soc. Se. nat. de Strasbourg, décembre, n° 9, 1808.

Sur une branche des iierl's spinaux observée dans quelques types de Poissons. — Bull. Soe. Se. nat. de Strasbourg, décembre, n" 10, 1808.

Analyse et traduction d'un mémoire d'Owjannikow sur le Système nerveux de VAmphioxiis lanceolatus (Ueber das Centralnervensystem des .imphioxus lanceolatus). — Bull, de CAcad. imp. des Se. de Saint-Pétersliourg, t. XII, p. 287 à 302. — Bull. Soc. Se. nat. de Strasbourg, Janvier-mars, n°^ 1 et 2, 1809.

Observations sur les orii^iues de la branche operculaire du nerf latéral du pneumogastrique chez quelques Poissons.— Bull. Soc. Se. nat. de Strasbourg, février-mars, n" 2, 18G9.

Observation sur uu petit centre nerveux qui se trouve en rapport avec le faisceau postérieur de la commissure de Haller chez l'Épinoche. — Bull. Soc. Se. nat. de Strasbourg, avril-mai, n" 3, 1809.

Observations sur la structure intime du cervelet des Poissons osseux. — Bull. Soc. Se. nat. de Strasbourg, avril-mai, n" 3, 1869.

Observations relatives à la structure du squelette des Piaies. — Bull. Soc. Se. nat. de Strasbourg, avril-mai, n" 3; juin, n° 4, 1809.

De la régénération de l'extrémilé céphalique chez le Lombric terrestre. — Note première, Bnll. Soc. Se. nat. de Strasbourg, ]mn, noi, 1809. — Note deuxième, ibid., 1870.

Recherciies sur la structure intime du système nerveux des Mollusques acéphales. — Bull. Soe. Se. nat. de Strasbourg, juillet, n° 0; août, n° 7, 1809.

Recherches relatives à la structure intime des centres nerveux chez les Poissons osseux. — Bull. Soc. se. nat. de Strasbourg, août, n° 7; août-novembre, n» 8, 1809.

De la Méthode comparative eu Zoologie. — Bull. Soc. Se. nat. de Strasbourg, 1870.

Contribution ;i l'iiistoire du Système nerveux des Échinodermes (Études générales sur le système nerveux). — Ai-cinv. Zool. exp., I, 1872, p. 177 à 210. — Bull. Soc. Se. nat. de Strasbourg, 1870.

Observations sur la structure et le développement des nageoires des Poissons osseux. — Arch. Zool. exp., t. II, n° 2, Notes et Revue, p. xviii, xxiv, 1872-1873.

Note sur un rameau dorsal du nerf pathétique chez les Gades (Gadus). — Arch. Zool. exp., II, Notes et Revue, p. Li et LU, 1872-1873.

Contributions à la physiologie du système nerveux des Insectes. — Revue des Se. nat., I, p. 209-280, 1872-1873.

Recherches sur la structure et le développemant des écailles des Poissons osseux. — Arch. Zool. exp., 11, 1873, p. 87 à2l-i et 429 à 480, pi. 5 ci 11.

De la Zoologie et de ses divisions (Leçon faite à l'ouverture du cours de Zoologie de la Faculté des Sciences de Nancy, 1873-74). — /îentc des Se. tiat. de Montpellier, III, 1874, p. 106-205.

Des déterminations en Anatomie comparée (Leçon faite à l'ouverture du cours de Zoologie de la Faculté des Sciences de Nancy, [Hli-Tt). — Revue des Se. nat. de Montpellier, III, 1874, p. 533-552; IV, 1875, p. 1-15.

Note sur un procédé relatif à la dissection du Système nerveux chez les Poissons.— 7?(;('«e des Sociétés savantes (Sciences), 2" Série, t. VIII, p. 202, 1874. — • Revue des Se. nat. de Montpellier, t. VI, décembre J877, p. 237-240.

Il faut remonter à une époque éloignée dans l'histoire de la science pour trouver les premières notions relatives à l'analomie du cerveau des Poissons.

En 1666, Thomas Willis donna, dans une forme assez vague, les premières indications relatives à l'encéphale et aux nerfs des Poissons (1).

Quelques années plus tard, en 1685, dans un Système d'anatomie (2), Samuel CoUins consacra un chapitre entier à l'étude du cerveau de ces animaux (3). On lui doit les premières figures qui en aient été données. Onze planches accompagnent son travail. Pour chacune des espèces examinées, l'auteur se borne à la simple énumération des lobes qui composent l'encéphale; les formes extérieures l'ont seules occupé. Il ne se livre à aucune comparaison et n'essaye aucune détermination des parties; il n'a reconnu que le cervelet et la moelle allongée.

Après Collins, il faut, à un siècle de distance, arriver à Camper pour trouver de nouveaux écrits relatifs à notre sujet. En 1761, Petrus Camper publia sur l'oreille des Poissons écailloux un premier Mémoire contenant la description et la figure du cerveau de la Morue (4). En 176'2, il fit paraître sur l'oreille des Poissons en général, un second Mémoire où il décrivit et figura le cerveau de trois types : la Baudroie, le Brochet et la Raie (5). Camper a le mérite d'avoir le premier, essayé d'établir un rapprochement entre le cerveau des Poissons et celui des Mammifères, comme en témoigne cette description :

« Dans les Morues et les Eglefins, dit-il, le cerveau est formé de deux globes antérieurs qui ont des incisions (circonvolutions) comme notre cerveau ; ils donnent naissance aux nerfs olfactoires; deux hémisphères oblongs succèdent aux premiers qui ont des ventricules très grands et un corps calleux qui forme la voûte ; il n'y a point de glande pinéale, mais le troisième ventricule passe vers le quatrième, derrière uneéminence semblable à peu près aux nalesQilcslesàAni l'homme

(I) Cerebri anatome nervorumque descriptio et tisus, cap. v. Ce mémoire fui imprimé dans Opcia omnia Thomœ

Willis {n\>>.-i).

("2) A si/slcm of anatomy, [trealiiig of llie liodij ofMan, Beast, liiids, Fisli, Insccts and Plants. 2 vol. in-folio. (3) Chap. L\m. — The Brain ofFish. T. II, p. 1108. (l) (iMi'iiioires de la Société de Harlem. \'{\i).

5) (Mémoires de malliémalique et de physique de l'Académie royale des sciences de Paris. T. VI, p. 177-197. 1771).

et les quadrupèdes; ces quatre éminences sont très parfaites dans le Brochet. Le cervelet suit immédiatement après, formant une espèce de cône tronqué qui a deux tubérosités latérales unies avec le cervelet; lorsqu'on le relève, le quatrième ventricule se manifeste avec la valvule du cerveau qui y est très remarquable : c'est là que commence la moelle épinière ou allongée. En écartant les deux hémisphères, paraît la fente qui est l'entrée du troisième ventricule ; immédiatement au-dessous, on voit les quatre éminences rondes, analogues aux nates et testes dans notre cerveau, mais il n'y a point de glande pinéale. »

On voit par ces passages combien Camper était allé plus loin que ses devanciers ; c'était le premier pas vers une étude sérieuse du cerveau des Poissons.

Bientôt Haller, dans un Mémoire sur les yeux des Poissons, donna, surtout au point de vue de l'anatomie comparée, quelques indications louchant le nerf optique (1). Quelque temps après, en 1766, le même auteur fournit avec un aperçu des différentes parties du système nerveux dans la série des Vertébrés, une description détaillée du cerveau de la Carpe (2). La même année encore, dans un Mémoire sur le cerveau des Oiseaux et des Poissons (3), il reproduisit sa description du cerveau de la Carpe en y ajoutant celle du cerveau de la Chevaine, de la Tanche, du Corcgonus Fera, du Brochet, de la Truite des lacs, de la Truite des Alpes, de la Perche et de la Muslèle.

Le travail de Haller est remarquable par le nombre et la richesse des détails qu'il renferme; il marque une phase nouvelle dans l'histoire de l'anatomie du cerveau des Poissons. L'auteur ne se borne plus à la description des formes extérieures, il cherche à pénétrer les détails de la structure et à poursuivre les origines des nerfs. Mais comme il ne fournit aucune figure à l'appui de ses observations, ses écrits demeurent souvent difficiles à comprendre.

En 1776, Yicq d'Azyr publia sur l'organisation des Poissons deux Mémoires dans lesquels il donne une idée générale de l'encéphale et des nerfs cérébraux considérés dans leurs différents groupes. On y trouve figurés d'une façon assez médiocre, les cerveaux et les principaux nerfs du Congre, de l'Anguille, de la Carpe de mer, de la Vive, de la Plie et du Turbot. L'auteur ne paraît pas avoir eu d'idées bien arrêtées sur la nature des parties qui composent l'encéphale. Chez le Congre, il nomme lobe antérieur impair le lobe olfactif, lobes pairs et antérieurs les hémisphères, lobes pairs moi/eus les lobes optiques, et cervelet l'organe de ce nom. Il désigne comme lobe impair inférieur et moyen les lobes inférieurs. Dans la Plie, il compare les lobes optiques aux couches optiques (4).

En 1785, Monro, dans son Anatomie des Poissons, donna d'assez bonnes figures du cerveau et des nerfs du Merlan, des Squales et de la Raie. Le passage où il traite du cerveau est réduit à quelques lignes dépourvues d'intérêt (5).

En 1788, Ebel publia des figures du Brochet, de la Carpe et du Silurus glanis sans les accompagner d'aucun texte. L'explication des planches suffit pour démontrer que l'auteur n'avait qu'une idée très vague de son sujet (6).

(1) Mémoire sur les yeux de quelques Poissons f.Mém. de l'Acad. des se, 20 mars 1762).

(2) Elementa Physiologiœ T. IV. Addenda, p. 5'JI.

(3) Opéra minora. T. III (1768). Piscium cerebra, p. 198 et p. 201 et 215.

(4) (MéiiHiiresde l'Académie des sciences. — Savants élrang-ers. T. VII, p. Î.'ÎS).

(5) The structure and jthysiology of Fishes explained and comparcd wiLh tiiose of uian and other animais.

(6) Observaliones necrologicœ ex anatome coinparala (avec 2 pi.)

En 1789, Scarpa décrivant l'appareil auditif des Poissons, dit quelques mots louchant l'origine et la distribution de ses nerfs et donne des figures du cerveau de la Raie, du Brochet et du Sqimlus catulus, également sans d'autres explications que celles des planches (1).

En 1800, un certain nombre d'expériences relatives h l'entre-croisement des nerfs optiques permet à Rudolphi d'aflirmer que cet entre-croisement n'existe pas chez tous les Poissons (2).

La même année, G. Cuvier publie une courte description du cerveau des Poissons (3). A l'exemple de Camper, il considère les lobes optiques comme les vrais hémisphères, et comme les quadrijumeaux les tubercules qu'ils renferment; il nomme cor/w Cfl/me/e chaque renflement semilunaire avec son irradiation médullaire et regarde les lobes inférieurs comme les analogues des couches optiques. Il fouiiiil iiiissi ipirlques indications relatives à la distribution des principaux nerfs ainsi ([u'aux organes des sens considérés dans les diiïérentcs espèces (4). Au sujet des organes électriques (5) , il décrit en peu de mots les différences de nombre, d'origine et de grandeur que présentent leurs nerfs dans la Torpille, le Gymnote et le Silure.

En 1812, des expériences de Todd sur la Torpille tendent à prouver le rapport exceptionnellement intime qui existe entre le système nerveux et l'organe électrique, rapport (jui résulterait particulièrement du volume des nerfs (6).

Un peu plus tard, Geoffroy Saint-IIilaire a tracé la description anatomique de l'organe électrique de la Raïa torpédo, de la Raia rubiis, du Gymnotus electricus et du Silurus electricus. Cette étude comparative qui n'avait pas encore été faite, a pour but « de démontrer l'identité de ces organes et de les ramener à un même système d'organisation ». L'auteur indique les origines diverses des nerfs qui mettent enjeu les appareils électriques de ces Poissons, le mode de distribution et de terminaison propres à chacun d'eux, leurs rapports avec les parties environnantes (7).

En 1813, vint au jour une œuvre capitale pour l'histoire du système nerveux des Poissons, la thèse qu'Apostolus Arsakyi soutintàllalle, ayant pour titre : De Piscium cercbro et medulla si)inali(S).

Ce travail comprend deux parties : l'une, relative à la moelle des Poissons, l'autre, à l'encéphale. Dans la première, l'auteur s'occupe de la forme de la moelle, de ses variations chez un certain nombre de types, de sa longueur et de son volume, de sa configuration externe et interne, de ses rapports avec la cavité vertébrale. Il indique l'origine des nerfs spinaux. A l'égard de l'encéphale, l'auteur traite de sa forme dans les différents genres et des variations de caractères de chacune de ses parties dans un grand nombre d'espèces. Il donne aussi quelques aperçus touchant sa .struc-

(1) Analomicœ Disquisitiones de aiiditu et olfactit (avt;c de l)elles figures).

Ci) Einigc Bemerkungcn iibcr die Durclikreuzung der Sclnifrccn (Wiedemann's Arcliiv f. Zool. u. Zoot., Bd I, p. 150-159).

(3) Leçons d'anatomic comparée. T. U, \). \G6 {\800).

(ï) Toiiic II.

(5) Tome V, p. mu

(G) Some observations and experiments made on tlie Torpédo of the Cape of Good Hopc, 1812, (Philos. Trans., p. 120-120. 1816).

(7) Sur l'anatomie comparée des organes électriques de la Raie-Torpille, du Gymnote engourdissant et du Silure tremblcur (Annal, du Muséum, avec 1 planche. T. I. ISMÎ.'»

(8) Avec 3 plauciies où se trouvent gi-ossièi-ement ligures les cerveaux d'un assez grand nombre d'espèces (Congre, Xiphias, Merlus, Uraiioscope, Cépale, Uascasse, Dorée, Sole, Castagnole, Sargue, Saupe, Dogue, Saurel, Surmulet, Grondiu, Poisson-Lune, Requin, Marteau, Roussette et Haie).

4 liNTRODUCTION.

ture et les rapports de dimension qui existent entre lui et la cavité crânienne. Le travail se termine par des considérations importantes sur la signification de chacune des parties de l'encéphale des Poissons et sur leur comparaison avec les parties de l'encéphale des Vertébrés supérieurs.

De nombreux travaux succédèrent à celui d'Arsakyi. En 1814, parut un Mémoire de Carus sur le système nerveux (1). Dans un chapitre relatif à la moelle épinière des Poissons, l'auteur décrit sa configuration et sa structure intime ; il indique son poids relativement au cerveau dans les différentes espèces et le mode d'origine des nerfs.

Dans le chapitre concernant l'encéphale, on trouve représentés les cevveauxduMiirœnaangidlla, àeVEsox Incius, du Cyprinus Carpio,de VEcheneis rémora, du Cobitis fossilis, du Cltipea harengus el du Raja torpédo. Les descriptions sont détaillées, les figures très médiocres et accompagnées d'explications peu claires. Carus adopte à peu près les déterminations d'Arsakyi; il nomme lobes optiques (Schhugel) les renflements situés en avant du cervelet et les compare à la paire antérieure des tubercules quadrijumeaux de l'homme. Il désigne sous le nom de ganglions du nerf olfactif {Riechnerven-Ganglien) la série de renflements situés en avant des lobes optiques et regarde comme les hémisphères la paire postérieure, celle qui est située immédiatement au devant des lobes optiques (2). Il considère les lobes inférieurs comme une simple expansion de rm/'(ma'i6?«/Mw proportionnée au volume du corps pituitaire. Quant aux renflements situés à l'intérieur des lobes optiques, il nomme ganglions intérieurs et antérieurs dit, lobe optique (vordere innere Ganglieii des Sehhtigels) les renflements semi-lunaires ou tori semicirculares de Haller; ganglions intérieurs et postérieurs du lobe optique [hintere innere Ganglien des Sehhtigels), les petits tubercules médians [tubercula abscondita de Haller) comparables aux quadrijumeaux de l'homme. Carus ayant suivi chez le Brochet le nerf moteur oculaire jusque dans l'intérieur des renflements semi-lunaires, voit dans ces renflements de véritables ganghons de la troisième paire, nerfs des muscles de l'œil.

Clift établit l'influence qu'exerce sur les contractions du cœur la destruction ou l'ablation de la moelle et du cerveau effectuées isolément ou simultanément, et prouve que le cœur a dans la moelle surtout les sources de son activité (3).

Tiedemann étudie la structure du cerveau, de la moelle épinière et des prolongements digitiformes des Trigles; ces prolongements lui paraissent servir d'organes de locomotion et de tact. La présence des renflements arrondis sur les cordons de la moelle a semblé à l'auteur d'une importance toute particulière au point de vue del'anatomie et de la physiologie du système nerveux (4).

Home, en se livrant à des expériences sur les nerfs de l'organe électrique de la Torpille, fait certaines remarques relatives au pouvoir volontaire de l'animal sur l'organe (5).

(1) Versuch einer Darstdlung des Ncrvensijstems imd insbesondere des Gehirns. Leipzig (Riickemnark der Fische, p. 126; Gehirn der Fische, p. 134, tab. 2).

(2) Dans rAiiguille, Carus a figiin- trois paires de ganglions olfactifs et les a désignés de la façon suivante : la paire postérieure, celle (jui représente les hémisplières, wahre Riechnerven-Ganglien (die den Hemisphdren des grossen Hinis entsprechenden Theile); la paire qui est plus en avant, das mittlere oder zweite Paar der Riechnerven-Ganglien; la paire antérieure, das vorderste Drille.

(3) Experimenls lo ascerlain Ihc influence of Ihe spinal marrow on tlie action of Ihe hearl in Fishcs. (Bull. se. soc. Philoni., p. I>.17-i98. 1815).

(4) Von dein Hirn und den Fingerfuniwjen Foilsdlzen der Triglen. (Mcckel's Archiv., Bd II, p. 103-1 10. ISIG).

(5) Account ot some experimenls on Ihe Torpédo electricus at la Rochelle. (T. Todd. esq., p. 32. 1817).

Un auteur du nom do Will/.ack a Iracé dans une (licise une description générale du système nerveux des Poissons (i).

Webcr donne la descriplion des nerfs symp.ithifiue cl pneumogastrique du Lucius perça et du Silnrus (jlanis. Il figure en outre dans rensemblc le système nerveux de ce dernier et le cerveau du Cypriniis Carpio, en se contentant de l'explication des planches. L'auteur avait des idées peu exactes sur la nature des parties qu'il représentait (!2). — En 1820, le môme fournit des observations relatives au nerf auditif et aux nerfs accessoires de l'oreille chez les Cyprins, la Haie, la Torpille, les S(iualcs et la Lamproie (3).

On a de Kuhl (Heinricii) des figures du cerveau, figures extrêmement défectueuses, des Squalus acanlhias, Gadiis œg/cfiniis, Cijcloplems lumpiis, Lophins piscatorius, Anarrhichas lupus. Kuhl nomme hcnmphœrium les lobes optiques, corpora quadvigemina les tubercules situés à l'intérieur de ces lobes, corpus strialum le renfiement semi-lunaire, cerebellum le cervelet, corpus mamillarc les lobes inférieurs (4).

Dans le môme temps, parut un travail de Fenner sur le crâne, l'encéphale et les nerfs cérébraux des Poissons. L'auteur, adoptant les déterminations de Cuvier, nomme hemisphœria cereiriles lobes opti(jues, lobuli anleriores les hémisphères, thalami nervorum opticorum les lobes inférieurs ; il appelle corpora striata les renflements semi-lunaires, et corpora quadrigemina les petits tubercules intérieurs analogues aux quadrijumeaux de l'homme (5).

A son tour, Treviranus a donné une description assez détaillée du cerveau des Poissons, mais sans figures à l'appui. Pour l'interprétation des différentes parties de l'encéphale, il s'éloigne peu de Camper et de ceux qui l'ont suivi (6).

Un travail de Rudolphi traite de la comparaison des organes électriques de la Torpille et du Gymnote ainsi que du mode de terminaison de leurs nerfs (7).

Relzius, en étudiant l'anatomie du Mg.mie gluiinosa, trouve dans le cerveau de cet animal certains rapports avec les ganglions cérébraux des animaux invertébrés (8).

D'après les résultats d'une série d'expériences relatives aux nerfs des Poissons, Desmoulins conclut « que le nombre et le [lian des parties du système nerveux n'est pas uniforme » (9).

Rathke, dans un mémoire sur l'organisation du Lumpiis Cyclopterus , consacre quelques

(1) Dmertatio humguralis de Piscium cerebro et syatcmate nervoso. Fîerliii (1817).

(2) Anatomia coiiipnrnta neivi symimlhici. Lipsim (.Meckiil's .Arcliiv f. IMiysiol. Bd 3, p. 390-117. 1<SI7).

(3) De aurc et aiiditu hominis etanimalium, I.ipsiee, 1820. — (Meckel's Arctiiv Vol. II. 1827).

(4) Beitràfje :ur Zoologie und verijleicheiidm Anatomie (1S20).

(5) De anatomia romparata et naturati pliilosophia commcntatio tistens dcscriiilioncm et significationem cinnii, cncephali et nervorum encephali in Piscil)us (avec 1 planche. lenœ. 1820).

(6) Vei'iiiischle Sclirificn aiiatnmisclicn uiul physiolo^isrlien Inlialls von C. 11. Ti-eviranns und L. C. TiTviranns. Brenien, T. III (1820). — Untersucliungen Uber den Bau und die Functionen des Gehirns, der Nervenund der Sinneswerkzeugein den vcrschiedenen Classen und Familien des Thierreichs, von (1. li. Treviranus, cii. IV, p. Il (Fische).

(7) Uclier die elertrifchen Fiaclie [Mw. 2Taf.) (Abliand, .1. li.M-lin. Akad., Pliys., KL, p. 22:î-2:!3. IS20 .

(8) Reclierclies sur l'anatomie du Mi/xine glutinosa (Ext des Arcliiv. de l'Acad.-d. se. de Slockliolm, 1822-2i. — Ann. des se. nat. T. \1V, p. 118-177. Juin 1828).

(9) Ueclicrchrs anatomi(jues et physiologiques sur le système nerveux des Poissons (.lourn. de Physiol. de Magendei. T. II, p. 127-1:!,'), p. 2'iH-d:>:]. 1822).

lignes à k descriptiuii du nerf olfactif et à ses modifications {l). — Une étude du même analomiste offre le tableau des analogies et des différences que présentent les Lamproies dans la disposition et la structure de leurs organes comparés à ceux des autres Poissons. Il n'y est dit qu'un mot des nerfs du goût et du toucher (2).

Kuhl, dans une lettre adressée au docteur Boïe, a donné quelques indications relatives à l'anatomie du cerveau de certains Poissons {Squalus carcharias, Tlujmnus sarda, Exocoetus volitans) (3) .

Geoffroy Saint-Hilaire a exposé les résultats qu'il a obtenus dans des recherches sur la faculté d'audition chez les Poissons (4).

A l'égard du système nerveux de la Lamproie, Desmoulins affirme l'absence de cervelet et suppose que la composition moléculaire et les propriétés physiques de sa moelle épinière diffèrent de celles des autres Vertébrés. Il déduit de ces assertions, que les propriétés physiques du système cérébro-spinal, sa structure mécanique, la combinaison du nombre et la situation des parties de sa masse ne sont pas uniformes (5). — Dans un autre travail, le même auteur a rendu compte des différences que lui a présentées le système nerveux cérébro-spinal des Petromyzoïi fluviatilis et branchialis comparé à celui de la grande Lamproie. Il conclut que l'activité nerveuse est indépendante des influences physiques ou chimiques agissant sur les organes ; que l'intégrité de la pie-mère est une condition nécessaire à son fonctionnement; que cette activité nerveuse est proportionnelle à l'extension des surfaces nerveuses et se propage sur elles (6).

Le travail de Desmoulins, auquel prit part Magendie, fut publié en commun, en i8"25, sous le titre d'Anatomie des systèmes nerveux des animaux à vertèbres (7) . Ce travail n'offre rien d'original, l'auteur ayant adopté les idées d'Arsakyi sur la détermination des différents lobes; il se termine par quelques aperçus toucliant la physiologie du système nerveux des Poissons. L'Atlas qui accompagne l'ouvrage renferme des figures du cerveau et des nerfs d'un assez grand nombre d'espèces (8).

En I8'21, l'Académie des sciences avait proposé pour sujet de l'un de ses prix la description comparative de l'encéphale dans les quatre classes de Vertébrés. Serres et Desmoulins concoururent isolément pour le prix; l'auteur coui'onné fut Serres dont le travail parut de 18"24 à 1827 (9).

(1) B emerkung en liber den Bau des Cijcloptcrus lumpus {Lumpfisches, Seehasen), in Danzig (Meckel's Archiv, BJ VII, p. 498-525. 1822).

(2) Veber den Bau der Prickcn fiir die Systenmliker (Meckel's Archiv, Journ. Aiiat. u. Pliys. Bd Vlll, p. 15-53. 1823).

(3) Lettre de M. Kuhl à M- le docteur Boïe sur t'anaiomie de quelques Poissons (Bull. se. nat. de Férussac. T.I, 2= part., p. 206. 1824).

(4) Lettres sur l'audition des Poissons (Xna. se. nat. T. H, p. 255-25G. 1824).

(5) Sur les différences qui existent entre le système nerveux de la Lamproie et celui des Vertébrés sous le rapport des propriétés physiques, du nombre et du mécanisme de réunion des parties (,Iourn. de Physiolog. de Magendie. T. IV, p. 239 1824. - Fror. -Not., M IX, ii° 193, p. 257-261. 1825).

(0) Veber das Gehirn-Ruckenmarksyslem des Petromyzon fluviatilis mid branchialis. (Fror. Nol. , Bd X, n. 208, p. 149-150. 1825).

(7) Anatomie des systèmes nerveux des animaux à vertèbres appliquée ci la physioloyie et à la zoologie (1825).

(8) De la Raie bouclée, de la Carpe, de la Baie roiici', du Squalus galeus, de la Lamproie, du Squalus catulus, du Telraodon mola (Poisson-lune), de la Torpille, de l'Esturgeon, du Mulet, du Uouget {Triglalyra), de la Morue, de la Lote, du Lump (Cyclopterus lumpus), de la Vive, du .Merlan, du Barheau, du Turl)ot et du Congre.

(9) Anatomie comparée du cerveau dans les quatre classes des animaux vertébrés, appliquée à la physioloyie et à la pathologie du système nerveux, avec un .\tlas où si; trouvent représentés les cerveaux d'un grand nomijre d'espèces (Baie, Requin, Ange, Aiguillât, Esturgeon, Congre, Anguille, Morue, Merlan, Aigrefin, Turbot, Sole, Carpe, Barbeau, Tanche, Brochet, Perche, Grondin et Baudroie). Paris (1827).

L'élude de Serres contient nombre de foits concernaMl raiiatomie du système nerveux des Poissons; elle prend son point de départ dans l'embryogénie comparée. L'auteur croit pouvoir démontrer que les formes transitoires de l'encéphale des embryons chez les Vertébrés supérieurs et les formes permanentes de cet organe chez les Vertébrés inférieurs sont la répétition les unes des autres. A l'égard du cerveau des Poissons, il adopte les déterminations d'Arsakyi et ne s'en écarte que relativement aux lobes inférieurs (pi'il rciiaidc non plus comme des tubercules mamillaires, mais comme une dépendancedu nerf de la vision, les nommant, en conséquence, lobulesoptiques. Une autre partie du travail contient des détails sur les nerfs cérébraux avec des tableaux comparatifs des rapports qu'offrent entre eux ces différents nerfs (1). Enfin, l'auteur traite de la moelle et des divers lobes qui composent l'encéphale (2). Aux descriptions se trouvent joints des tableaux comparatifs des dimensions de chacune des parties.

En réponse à Desmoulins qui, dans son premier travail (3), avait prétendu que la moelle épinière de la Lamproie n'a pas de nerfs, Carus, par des expériences et par la description de la moelle épinière de ce Poisson, lui prouve qu'il s'est trompé dans son appréciation (4).

En 1827, Weber signale un mode de terminaison particulier de la moelle épinière chez la Carpe (5) et dit quelques mots de l'entre-croisement des nerfs optiques et de la disposition anatomique de l'origine cérébrale de ces nerfs chez le Hareng (6). Il figure le cerveau de la Carpe et celui du Silurus f/lanis. Modifiant un peu ses premières déterminations, il appelle le cervelet éminence impaire antérieure du, cervelet {vorderer impaarer Hûgel des kleinen Gehirns) et le lobule médian de la moelle allongée éminence impaire postérieure du cervelet {hintcrer nnpaarer H'âgel des Jdeinen Gehirns). Quant aux lobes du pneumogastrique, il les désigne simplement par cette expression : renflements latéraux de la moelle allongée. Cette étude a été faite au point de vue de la détermination du sens de l'odorat (7).

Il signale chez certains Poissons l'existence de quatre, grands nerfs longitudinaux, deux provenant du trijumeau, deux du nerf vague distribuant leurs rameaux jusqu'aux extrémités. L'auteur remarque que chez le Silure, le nerf longitudinal venant du tiijuuieau se distingue de celui qui se détache du nerf vague par ses anastomoses avec les nerfs spinaux. II décrit ensuite le mode de distribution du nerf longitudinal du Gadus Iota (8).

Knox [)ar1e de l'existence d'un nouveau sens chez les Poissons, qui aurait son siège dans les organes tubuliformes et (|ui dépendrait de la sixième et de la paire nerveuse audilive. Ce sens,

(1) Tome I, 5' parti(\

(2) Tome II.

(3) Anatomie des systèmes nerveux des animaux à vertèbres (1825).

(l) Gefien Desmoulins, dass das Ruckenmark der Lampretc allerdings Ncrvrn hnhe (Mit Taf.) (Isis, p. 1003-1007. 1827. — liuli. l'LTUssac. T. XIV, p. 208-269. IS2S).

(5) h'notcn und unpaarer Faden, mit dem sicli das Biickenmark bci einigen Fischen endigt, namentlicli beim. Ci/prinus Carpio (Mil Ahli.) (Meckel's .\rchiv. T. Il, p. 316).

(6) lieim llàhringe durclibohrl der Sehnerv des recliten Auges den des tinken (Meckel's Arciiiv. T. II, p. 317. 1827).

(7) Ucber das Geschmacksorgan der Karpfen und den Urspmng seiner Nervcn (Meckel's Arcliiv fur Anal, und Pliysiol., p. 309-315. 1827).

(8) Ueber vier Làngennervcn bci einigen Fischen von denen zwei von dem Trigemiuus und zu-ei rondetn Vagusentspringen die di" ganze Lange des liumpfcs durchlaufen (Mit Abh.) (Meckel's ArcIiiv fur Ana». uivl Physiol., p. 303- 308. 1827).

chez certaines espèces, servirait d'organe du tact et, chez les Requins et les Raies, tiendrait le milieu entre l'organe du tact et celui de l'audition (1).

Les idées d'Arsakyi, appuyées parles recherches de Serres, acceptées par Desinoulins et Magendie, semblaient avoir définitivement prévalu dans la science, lorsque parut, en 1828, l'ouvrage de Cuvier et Valenciennes sur l'Histoire naturelle des Poissons C^) . Ce qui paraissait accepté fut de nouveau remis en question et savamment discuté; Cuvier inclina encore à regarder les lobes optiques, qu'il nomma lobes creux, comme les représentants des hémisphères. Au point de vue purement anatomique, le travail est dépourvu d'intérêt : on n'y découvre aucun fait nouveau ; il renferme la simple description de l'origine et de la distribution des nerfs chez les Poissons avec des indications sur les appareils des sens. Des figures du cerveau de la Perche fluviatile accompagnent ce travail auquel se trouve joint un historique assez complet de la question (3).

Relativement à l'anatomie de la grande Lamproie (4), le docteur Born a décrit le trajet et la distribution du trijumeau, de l'abducteur, du nerf facial, des nerfs acoustique, vague, accessoire, premier branchial, glossopharyngien et vertébraux (5).

Home a laissé quelques figures du cerveau de la Tanche (6).

L'année 1829 ne fournit qu'une note de Mayer qui s'est occupé du croisement des nerfs optiques chez la Morue (7).

En 1831, parut un mémoire assez étendu de G. R. Treviranus. Après avoir combattu les vues de Serres, l'auteur s'arrêta aux déterminations suivantes : les hémisphères antérieurs (vordere Hemisphàr en) sonl les, hémisphères proprementdits; les hémisphères postérieurs {hintere Hemisphàren) , les lobes optiques; les tubercules intérieurs du lobe optique, les tubercules quadrijumeaux, le renflement semi-lunaire, le thalamus opticus. Quant aux lobes inférieurs, ce sont les eminentiœ candicantes des Mammifères. Le travail est accompagné d'assez belles figures qui représentent le cerveau des Pleuronectes Platessa, Cyclopterus Lumpus et Salmo Salar{8).

Carolus-Marinus Giltay ne représenta que les formes extérieures du cerveau du Brochet, mais avec assez d'exactitude, nomnvànl g anij lia ol/acloria les tubercules olfactifs, hemisphœria les hémisphères, lobulioptici les lobes optiques, ccrebellum le cervelet, appendices lateralesles lobes latéraux du cervelet, (janglia hypophysis les lobes inférieurs. Il décrit et figure aussi la moelle épinière et les nerfs cérébraux et spinaux du même Poisson (9).

J. Davy offre une série d'observations sur l'électricitéde laTorpille, auxquelles l'ont conduitses recherches anatomiques sur l'organe de cet animal. Il admet la direction volontaire de la décharge (1 0) .

(1) Der sechste Sinn bel denFischen (Fror. IVot. Bil IX, p. 1(11-105. 18"27). . (2) Tome I, p. 307.

(3) (Ann. des se. nat- T. XII, p. 396-416. 1827).

(4) Observations anatomiques sur la grande Lamproie {Petromyzon marinus) (Ann. des se. uat. T. XIII, p. 22-37. Janvier 1828).

(5) § III, Des nerfs cérébraux et rachidiens.

(6) Figures of the brain of thc Tench (Tinca) (Lect. on comp. anat. Vol. VI, tab. 15. 1828).

(7) Ueber die Kreuzung der Sehnerven bei Gadiis morrliua (Fror. Not. Bd XXIV, n° 510, p. 14',)-150).

(8) (Tiedeiiiann et Treviranus, Zeitselirilt fur Physiologie. T. IV, p. 39. 1831). — Uebcr die hintern Hemisphuren des Gehirns der Vôgel, Amphibien und Fisciie.

(9) Commentatio de Esoce Lucio. (Lugd. Balav. 1832).

(10) An account of some experiments and observations on thc Torpédo {Raïa Torpédo) (Philosophie. Transacl, London, 1« partie, p. 259 278. 1832). —(Ann. se. nat. T. XXX, p. 192-201. 1833).

Van dcr ïlœven confirme les données de Cuvier sur le croisement du nerf optique chez la Morue et remarque qu'il a lieu devant et non sous le cerveau, comme chrz les antres Poissons. 11 a fait la même observation à l'égard du Gadus /Efjleftnns (1).

On doit à Gottschc des ouvrages descriptifs sur l'anatomie des Poissons. L'auteur a dépeint les modifications que présente le corps calleux dans le cerveau des divers Poissons osseux (2). Ailleurs, il a cherché à déterminer certaines parties do l'encéphale, tubercules quadrijumeaux, couches optiques, couioiine de Reil et a décrit les ventricules et icuis rapports. Il n'admet pas que les lobes optiques répondent aux tubercules quadrijumeaux (3). Le même auteur fournit quelques indications sur le mode de terminaison du ncrl optique dans l'épaisseur de la rétine (4)

Dans une étude sur le Thalamus opticus et l'origine du nerf optique, Stein s'attache à la détermination des parties de l'encéphale des Poissons; il considère les lobes optiques comme les hémisphères, les rentlements posés sur la partie postérieure des ventricules comme les tubercules quadrijumeaux et les renflements contournés du côté externe et antérieur comme répondant aux couches optiques (5).

Un écrit sur le nerf latéral des Batraciens conduit un anatomiste, Van Deen, à quelques considérations sur le trajet, la distribution et les rapports du nerf latéral chez les Poissons, ainsi qu'à certaines remarques sur les fonctions de ce nerf (6).

Dans son Traité iVanatomie comparée, Carus, s'arrêtant au système nerveux des Poissons, indique les particularités que présentent la moelle épinière et l'encéphale relativement à leur configuration et à leur structure chez les différentes espèces. Il indique aussi le mode d'origine et de distribution des nerfs cérébraux et rachidiens dans chacune des classes (7).

En 1835, G. M. Gottsche publia un mémoire très étendu sur l'anatomie comparée du cerveau des Poissons osseux (8). Après un court exposé historique de la question, l'auteur débute par une description générale de l'encéphale; il aborde ensuite l'étude de chacune des parties (lobes optiques... lobes inférieurs... cervelet... moelle allongée). Ensuite viennent des observations sur le mode d'irradiation des fibres dans les centres nerveux, sur l'origine des nerfs cérébraux, sur l'asymétrie du cerveau de quelques Poissons, sur l'encéphale de l'embryon des Poissons osseux. A ce mémoire se trouvent jointes deux planches dont la valeur est loin de répondre à colle du texte.

Giltae a examiné vingt-trois espèces de Poissons, notamment les Poissons osseux; il a

(f) Veber die Durchkreuzumj dcr Schncnen bcim Kabcliau (mit Abb.) (Meckcrs Arcliiv. .loiirn. Anal. u. Pliys., p. Il 12-413. 183-2).

(2) Ueber das Balkensystcm im Fischgehirne. (^openh. (Fi-or. Not., ii" 773, ji. 3(1, mil Al)b. 1833).

(3) Ucbcr die Vierkiirjel, Thalamus opticus itiid ^tabiiranz des Reils im Giàtenlisclujeliini (l'ror. N'ol., n" 795, |i. 36, fig. 7 et 11. 1833).

(4) Ueber die Retina im Auge der Grdtenfischc (Mullm-'s Arciiiv, ]<. .i57-466, mit Alih. 1834).

(5) Dethalamo el origine nervi oplici in homine et animnlibKS cerlebralis. — Diss. anat. Havnix. 1S31). (G) Ueber den Humus lateralis iierri vagi bei den Batracliiern Ohilli'r"s .Vi-ciùv, p. 477-180. 1834).

(7) Lchrbuch der Zootomie (1834).— Traité élémentaire d'anatomie comparée. Allas Je 31 planches (1835).

(8) Vergleichcnde Anatomie des Gehinis der Grdtenfisclie Oliillei-'s Ar.liiv. p. ■2i4-'294 et 433-l8(i, mil -J Taf. 1835).

10 INTUODUCTION.

constaté l'existence du neri grand sympathique qu'il a pu suivre jusqu'à la partie inférieure de la cavité abdominale où ce nerf ne montre de ganglions que chez certaines espèces (1).

M, Van Beneden ayant observé un corps situé dans la bouche de la Carpe, le considère comme l'organe du goîit, s'appuyant pour cette détermination sur la structure non glandulaire de l'organe et sur le nombre considérable de nerfs tirant leur origine de la huitième paire qui s'y distribuent (2).

Quelques remarques sur les nerfs de l'oreille des Poissons sont consignées dans un écrit de Karl Steifensand (3).

Un écrit justement estimé de Baer donne un aperçu des différentes phases du développement embryonnaire des Poissons, particulièrement des Cyprins. Les observations les plus intéressantes concernent la formation des ampoules cérébrales (4).

Dans un ouvrage d'Anatoniie comparée du si/stèmenerveiix, Sv/ann note plusieurs faits touchant le Gadus morrhna et la Raia Bâtis. Chez le premier, il décrit le trajet et la distribution du nerf sympathique et du nerf pneumogastrique, les anastomoses de ce nerf et de la cinquième paire, la remarquable disposition des nerfs spinaux formant par leur entre-croisement avant leur distribution à la surface du corps un véritable plexus. Chez la Rdia Bâtis, il décrit et figure le grand sympathique dont il étudie l'origine, le trajet et la distribution, ainsi que les cinq premières paires nerveuses et le nerf pneumogastrique. L'ouvrage s'achève par des considérations sur la difficulté d'une comparaison entre le cerveau des Poissons et celui des embryons des animaux supérieurs (5).

Dans un mémoire spécial, G. Bûchner traite des fibres du cerveau, du nombre, de l'origine, de la distribution et des rapports qu'affectent les nerfs du Barbeau. 11 expose les particularités que présente le système nerveux d'un certain nombre d'autres Poissons (Brochet, Carpe, Saumon, Alose, Perche). Dans une seconde partie, il s'occupe de la détermination des nerfs comparativement à ceux des Vertébrés supérieurs. Il insiste sur la signification des branches du trijumeau et du nerf vague, et prouve l'existence de l'hypoglosse dont la présence chez les Poissons a été niée par certains auteurs. S'appuyant sur la loi d'unité de composition et la méthode comparative, il ramène les nerfs à six paires cérébrales primitives auxquelles répondent six vertèbres crâniennes, et démontre que le développement des masses cérébrales se prononce en raison de leur origine. Le travail est accompagné d'un tableau représentant le rapport entre les renflements de la moelle allongée, les nerfs cérébraux primitifs et les vertèbres crâniennes (6).

Matteucci constate dans des expériences sur la Torpille, que l'intensité de la décharge électrique diminue quand on réduit le nombre des filets nerveux qui se rendent à l'organe. L'électricité ne se produit point dans les organes situés de chaque côté du cerveau; le courant électrique reçoit

(1) De Nervo Sympatliico. LugJ. Bat. S (Miiller's Archiv Jalir. I!or. 1835).

(■2) Remarques sur le siège du fjoât daim lit Carpe (.lourii. l'Instit., III, n" 108, p. 180-181. 1835).

(3) Untersuchungen iiber die Ampullen des Gehorsorgancs (MuIIer"s .\rchiv, p. 171-189. 1835).

(4) Untersuchungen ilber die Entivirldungsgcschiclite der Pisclie nebst einem Anhànge iiber die Scliimmbtase. Leipzig (1835).

(5) Illiistrations ofthe comparative Anatomgoftlie nervous System {R\ihnchesconc(irna\\i\iisPoissons.lMni\on. 183;)).

(6) Mémoire sur le système nerveux du Barbeau (Cyprinus Barbus L.) (1 pi.) (Soc. li'liisl. nat. de Strasb. T. II. 1830).

du cerveau sa direction et l'électricité n'est que condensée dans l'appareil comme dans mn' pile secondaire (1). L'année suivante, il est amené à conclure que la mutilation de l'organe électrique ne supprime pas la pidilucliini des secousses que la ligature des nerfs arrête coniplMciiicnt. Le quatrième lobe du cerveau est celui qu'on ne peut loucher sans déterminer une décharge : ce lobe, qu'on est en droit d'appeler élcctrûjne, ne peut cire enlevé sans abolir tout phénomène électrique (!2).

J. Anderson s'est occupé du système nerveux des l'uissons cl Ta comparé dans son développement embryonnaire à celui de l'embryon humain (3).

Remack a décrit le système nerveux sympathique des Requins et il a constaté à tous les nerfs spinaux l'existence de ganglions situés à leur partie supérieure (4).

Dans une thèse, C. Wilczewski a tracé la description isolée de l'encéphale de la Carpe (5).

Linari a fait connaître le résultat de diverses expériences sur les effets électriques de la Torpille et sur la direction de la décharge (6).

En 1838, des recherches de G. Breschel ont porté sur un assez grand nombre d'espèces de Poissons cartilagineux et osseux. Dans la description de l'organe de l'ouïe de chacune de ces espèces, l'auteur fait connaître, avec plus ou moins de détails, le mode de distribution des branches du nerf acoustique dans les diverses parties du labyrinthe membraneux. De nombreuses planches permettent de se faire une idée exacte des faits anatomiques exposés dans le texte (7).

Dans le traité de physiologie de Dugès, se trouvent quelques passages de peu d'importance relatifs à l'analomie et à la physiologie du système nerveux des Poissons (8).

Un analomisle anglais, Dalrymple, a consigné dans un mémoire certaines observations relatives aux particularités de structure de l'œil chez les Poissons en ajoulanl quelques mots sur le nerf optique (9).

Au sujet de l'anatomie des Myxinoïdes, J. Mûller s'occupe des nerfs de l'audition. Il iDurnil en outre diverses indications relatives à leur système nerveux. Des trois planches jointes au mémoire, deux sont consacrées exclusivement à des dessins de rencéphale de divers Poissons {Myxine,Petromyzon, Ammocète, Thon) (10).

(1) Expériences sur la Torpille {Coiiiplos rendus île l'Acud. des sciences. T. III, p. i30-l31. 1830). {■>) Recherches physiques, chimiques et phijsioloijiques sur la Torpille (Ùom\^\.cs rendus de l'Acad. des sciences. T. \, p. 788-797 1837).

(3) Sketch of fhe comparative anatomy ofthc nervous System. London (1837) (Todd's f-yclop. Vol. 3. 18l5i. (i) Vermisrhto unntomische lieohachtutiyen (Fvor. Noi., n" 51. lid III, p. 153-151. 1837).

(5) De cerebro Cyprini Carpionis (In-S", Berolini. Dissertât, innug. anatom. 1837).

(6) Electricité de la Torpille (L'Inslit. T. V, n" 208, p. lii-Llo. 1837. — Ncue Versuchunyen iiber die Virkungen der Zitterrochen. (Fror. .Not. M 11, n" 30, p. 209--21I. 1837).

(7) Recherches anatomiques et physiologiques sur l'organe de l'oute drs Poissons (^Méni. prés, à l'.Xcad. d. se. Paris, se. math, et pliys. T. V).

(8) Physiologie comparée. T. I, 3" partie (18381.

(!l) Some uccount of a peculiar structure in the Eyes of Fishes (Cliarlesworiirs Magazine of natnral liislory. Vol. Il p. 130 et suiv. 1838).

(10) Ueber den eigenthiimlichen Bau des Gehôrorgans bei den Cyclostomcnmit Bemerkungen iiher die uvgleiche Ausbildumi der Siiinesorgane bei den Myxinoiden. —(Mit 3 Tafeln. Berlin. 1838).

Un travail de Schlemm et d'Alton contient la description du cerveau de la Lamproie, la description assez étendue des nerfs cérébraux du même Poisson, la description très succincte des nerfs spinaux (i).

Décrivant une nouvelle espèce du genre Lépidosiren, Owen conclut par les détails anatomiques, à la nécessité de classer le Lépidosiren parmi les Poissons. 11 indique les caractères extérieurs et les particularités du système nerveux que lui a présentés l'espèce nouvelle {Lépidosiren atinectens), ainsi que les différences qui la distinguent du Lépidosiren paradoxa (2).

A la même époque, Rodolphe Wagner a publié, sans aucun détail anatomique, d'assez bonnes représentations des cerveaux du Squalm acaniJdas et du Petromyzon Planeri, ainsi qu'une figure montrant le mode de terminaison des nerfs dans le sac auditif de VEsox lucim (3).

On doit à Stannius une description des nerfs de l'Esturgeon (4).

En étudiant le système nerveux de la nageoire pectorale des Trigles, Hollard a observé les particularités suivantes : la quatrième paire de nerfs spinaux destinée aux premiers rayons détachés de cette nageoire, naît par deux racines; la racine inférieure fournil une branche qui se perd dans la peau du premier rayon libre en même temps qu'un rameau de même origine qui s'en détache pour se distribuer aux muscles des membres. La cinquième paire spinale, naissant par deux racines d'égal diamètre, est complètement musculaire. Les trois premières paires sont plus musculaires (jue cutanées, sans que les proportions relatives de leurs deux racines rendent compte de cette prédominance (5).

La partie du livre de Leuret et Gratiolet relative aux Poissons comprend une description du système nerveux cérébro-spinal, des observations sur le développement, le volume et la structure de la moelle rachidicnne et de l'encéphale, puis une étude sur l'arrangement, la nature et le diamètre des fibres du système nerveux cérébro-spinal comparées entre elles. L'ouvrage se termine par une appréciation du rapport, de la nature et du développement des facultés avec la forme de l'encéphale et par des considérations particulières sur la lamellation du cervelet et sa fonction présumée (6).

Bazin, en découvrant chez l'Esturgeon un ganglion ophthalmique, a renversé l'hypothèse d'Arnold sur l'analogie de fonctions du ganglion otique et du ganglion ophthalmique. Il estime être, sinon le seul, du moins un des premiers qui aient signalé cet organe chez les Poissons (7).

En 1839, de nouvelles expériences tentées en partie sur le cerveau, ont été faites par Linari sur les propriétés électro-chimiques de la Torpille (8).

(i) Veber das Nervensystcm der Petromyzon (MiUler's Archiv fur Anal, und Phys., p. 2(?-2-273. 1838). ("2) On anew spccies of Lépidosiren (L. annectens) {Pvoceimgs of tlie Linnean Transactions. 1839). —Observations sur l'organisation du Lépidosiren (Aiin. des se. nat. T. XI, 2' série, p. 371-378. 1839). (3) Icônes physiologico'. Tab. XXIIl et XXIX (183'J). (i) Symiiolw ad Anatomiam Piscium (Rostock. 1839).

(5) Faits relatifs à la spécialité de fonctions attribuée aux deux ordres de racines des nerfs spinaux (Acad. des se, Compt. rend. T. IX, p. 308. 1839).

(6) Anatomie comparée dusystcmc nerveux considéré dans ses rapports avec l'intelligence. T. I (1839).

(7) Smc /es Mcr/s des Poî'ssojis (Société iihilom. de Paris, p. 83-81-85. 1836 i 1810. — Journ. l'inst., VII, n° 290, p. 245-263-201.. 1839).

(8) Untersuchungcn iiber die eleclro-clicmische Eigenschaft des Zitterrochens (Fror. Net., n" 191, p. 225-232).

IIISTUKIUUE. 13

De son côté, Faraday ayant cnlrcpris une série d'expériences sur le Gymnote électrique, ne considère pas la force nerveuse comme identique à l'électricité; il pense que l'électricité pourrait donner lieu à des phénomènes nerveux (1).

Eiitiii, Malleucci ayant renouvelé ses expériences sur la Torpille, a formulé les conclusions suivantes : (c La force qui se produit et circule dans le système cérébral et nerveux est transformée en électricité moyennant une organisation spéciale que la nature a donnée en partage h certains animaux. Le courant électrique est l'unique agent extérieur dont l'action soit la plus puissante pour déterminer la décharge et dont, par conséquent, l'analogie soit la plus grande avec l'agent nerveux ("2).

Au sujet de la publication d'une planche représentant le système nerveux de la Lamproie, J. d'Alton a joint une explication détaillée (3).

Valenciennes a décrit l'organe électrique du Silure au point de vue de sa structure. 11 a vu dans le nerf de cet organe le nerf de la ligne latérale dépendant de la huitième paire comme chez la Torpille et le Gymnote (4).

Bischoff, dans son étude mémorable sur le Lepidosircn paradoxa, n'a fourni que des notions assez incomplètes sur le système nerveux et les organes des sens de ce Poisson (5).

Hannover s'arrête à quelques remarques concernant la terminaison du nerf optique dans la rétine et les éléments nerveux de cette dernière membrane (6).

La Névrologic comparée des Mijxindides de J. MûUer conserve une importance exceptionnelle parmi les travaux relatifs au système nerveux des Poissons (7). Ce travail se subdivise en deux parties : la première comprend une courte description des membranes du cerveau et des caractères extérieurs de la moelle cpinière des Myxinoïdes, une description étendue des diverses parties qui composent l'encéphale, une description détaillée des nerfs crâniens et quelques observations sur les nerfs spinaux. La seconde partie comprend les questions relatives au cerveau et à la moelle de la Lamproie, à la conformation extérieure et intérieure du cerveau et aux corpuscules nerveux qui s'y rencoulrent, à la structure de la moelle épinière et un aperçu touchant le cerveau de l'Amnocète. Vient ensuite la comparaison du cerveau des Myxinoïdes avec celui des autres Gyclostomes, puis la comparaison du cerveau des Gyclostomes et du cerveau des Poissons en général avec le cerveau des autres Vertébrés , enfin des remarques générales sur les nerfs céré-

(1) Notice of Ihc cliaracter and direction o{ the electric force of tlw Gijmnotus {Philosoph. Transacl., 1" partie, p. M2. 1839).

(2) Sur les phénomènes électriques de la Torinlle (lîil)l. uiiiv. île Genève, 2'' série. T. XVII, p. 373-378. 1838. — (Fror. Not. iid IX, n» 185, p. 129. 1839).

(3) Erkldrung der Kupj'crtafel I, das Nervensijstcm der Lamprete betreffend (Mïillcr's Arcliiv, p. 5-1-i. T;if. I. ISiO).

(4) Nouvelles recherches sur l'organe électrique du Silure électrique {Malaptcrus electricus L.) (Ann. des se. nat. T. XIV, 2' série, p. 211. 1840).

(5) Description anatotnique du Lepidosircn Paradoxa (Ann. des se. nat. T. .\IV, 2' série, p. Il(!-I59. 1810) (Compte rendu d'un mémoire paru à Leipzig avec ce titri' : Lepidosiren paradoxa, anatomisch unlersuchl und beschrieben. 1810).

(6) Ucbcr die Nelzhaul und ihre Gehirnsubstanz bei Wirbelthiercn mil Ausnahmc des Menschen (.Miiller's Arcliiv, p. 320-3'w. 1810).

(7) Verrjleichende Neurologie der Mijxinoiden (l ïaf. 1810) (AblKuidl. d. kiiu. AKad. .li r Wissen. zu Iterlin. 183SJ.

braux des Cyclostomes, sur le nerf latéral et le grand sympathique. Quatre planches accompagnent le mémoire.

On cite une dissertation d'Eicholtz sur les lobes optiques et olfactifs de divers Poissons (1).

Goodsir, dans une monographie de l'Amphioxus, décrit les particularités du système nerveux, la forme et la structure de la moelle épinière, la structure et le mode d'origine et de distribution des nerfs spinaux, la constitution du cordon spinal qui est formé simplement de cellules juxtaposées et contenues dans une enveloppe cellulaire. Il conteste l'existence d'un cerveau, celle des appareils visuel et auditif et considère la portion antérieure de la moelle épinière comme remplaçant le cerveau. Goodsir fait remarquer la simplicité exceptionnelle parmi les Vertébrés que présente l'Amphioxus dans sa période embryonnaire et la place également exceptionnelle .qu'il convient de lui assigner en dehors de la classe des Poissons (2).

En 1841, R. Wagner représenta dans ses Icônes zootomicœ les formes extérieures du cerveau et le système nerveux des Ci/prmus Çarpio et ScijUhim cunictda, le cerveau des Perça fliiviatilis et Petromyzon marimis, les nerfs optiques, auditifs et électriques des Cohitis fossUis, Raja clavata et Torpédo narke (3).

Lizars, en s'occupant de la description des organes des sens, a indiqué la disposition qu'affectent leurs nerfs chez le Saumon (4).

Dans un mémoire sur l'anatomie du Gymnote, Valentin, en décrivant le cerveau de ce Poisson, signale les particularités de forme et de structure qui le distinguent de celui des espèces voisines. Il désigne le développement excessif de la partie médiane du cervelet comme l'organe central de l'appareil électrique ou lobe électrique. Suit le parallèle des organes électriques du Gymnote avec ceux de la Torpille et d'autres Poissons électriques considérés au point de vue de leurs caractères extérieurs et de leur structure intime. Le travail se termine par des considérations d'ordre physiologique sur la non-identité de l'agent nerveux avec l'électricité (5).

Panizza s'arrête aux particularités du cerveau de la grande Lamproie {Petromyzon mavinus) et aux caractères qui le distinguent de celui des espèces voisines (6).

Zantodeschi, énonçant les résultats d'expériences sur les phénomènes électriques de la Torpille, éclaire quelques points de l'anatomie de ce Poisson. Ces résultats confirment les données de plusieurs auteurs relativement à la distribution du fluide électrique dans le corps de la Torpille. Zantedeschi désigne le lobe électrique découvert par Matteucci comme la seule partie du cerveau qui ne peut être enlevée sans que la décharge électrique cesse à jamais. Ce lobe résul-

(1) Diss. de Piscium atque Amphibiorum niidorum lobicis opticis atque olfactoris. Berol. in-8 (1841).

(2) On the Anatomy of the Amphioxus lanceolatus (Transact. of llie royal Society of Edinburgh, vol. XV, part. I, ^2 pi. 18il).

(3) Tab. XXU.

(4) Sinnesor gane der Salmcn {iomna\ Vlnsûmi. T. IX. 1841).

(5) Beitràge zur Anatomic des ZMeraalcs {Gymnotus electricus) (Noiiv. Mém. de la Sociéttî helvét. des se. iiat. Dd V,

ôpl. 1811).

(6) Zootomische physiologische Beobachtungeniiber Petromyzon marinus, besonders iiher Hirn, Nasenhôlilc, Atlicmund Repivduction Verkzcugc (.Vlti délia terza riun. degli scienz. ital. t'irenze, p. 360. 1841. — Isis. T. XXXVl, p. 113-414. I.ivr. VI. 1843).

UlSTUUlUUi:. 15

terait d'un iciifleineiit de la moelle allongée, duquel partent les nerfs de la cinquième et de la huitième paii-e (1).

En 1841, 0. Costa, qui, le premier depuis Pallas, eut l'occasion de revoir le type étrange si connu qu'il désigna sous le nom de Branchiostome (Ainpliioxus), a fourni quelques indications louchant son système nerveux et les particularités de sa moelle épinière ('i).

Le même sujet fut traité par J. Van der Hœven, qui, après avoir étudié les caractères de l'Amphioxus, le considère comme appartenant au type des Vertébrés et à l'ordre des Cyclostomes (3).

A son tour, RatidvC aborde l'étude de la structure et de la disposition de la moelle épinière et constate l'absence d'un cerveau chez l'Amphioxus. Il voit les nerfs de la partie antérieure se comporter à la façon des nerfs spinaux. De l'examen de ces caractères, il conclut (juo l'animal est un Vertébré auquel la tête fait défaut (4).

Au sujet de l'Amphioxus, Mûller, dans la partie de son mémoire qui traite du système nerveux, s'occupe de la moelle épinière dont la portion antérieure arrondie lui a paru offrir certains caractères du cerveau des autres Vertébrés, et il regarde le point noir situé de chaque côté à l'extrémité antérieure du système nerveux central comme un œil à l'état rudimentaire. Ayant indiqué l'origine, le nombre et le mode de distribution des nerfs dans les différents appareils, Mûller se livre à des considérations générales sur le rang qu'on doit, dans la classification, accorder à l'animal qu'il considère comme appartenant au type des Vertébrés et à la classe des Poissons (5).

Dans son Traité (Vanatomic et de physiologie comparée du système nerveux, Longet fournit quelques indications touchant la configuration et la structure de la moelle épinière et de l'encéphale. 11 s'arrête aux interprétations auxquelles ont donné lieu les différentes parties du cerveau et aux particularités que présentent l'origine et le trajet des nerfs dans les différents groupes de la classe des Poissons (6).

En 1842, parut un mémoire de Vogtsur YEmbryoloyic desSahnones. Ce mémoire est rattaché ù VHistoive naturelle des Poissons d'eau douce de V Europe centrale, publiée par Agassiz (7). Un chapitre de cet ouvrage est consacré tout entier à l'étude du développement du système nerveux central (8).

' Valentin donne une description détaillée des formes extérieures de l'encéphale et de la moelle de la Chimère; il traite ensuite de la structure intime de ces deux parties. Des considérations assez

(1) Sur les phénomènes électriques de la Torpille (Atli ilellii tcrza liuii. degli scienz. italiani. l'irenze, i>. 397. ISII. — Compt. rend. Acad. se. T. XIV, p. 488. 1842).

(2) Storia e anatomia del Ihanchinstoma luhricum (Costa framinenti di anal. eomp. Fasc. 1.1 pi. I8i3). — Notice sur le Branchioslomc (Amphioxus) {Çj(im\t\.. rend. Acad. se. T. .Mil, p. 873. 1811).

(.3) Verzameling van berigten over Amphioxus lanceolatus, cène visclisoort uit de orde der Cyclostomato. — (Tijdschr. voor natuurl. Gescliied. 1). 8, p. 73. 1 pi. 1841).

(i) Bcmerkungen ilbcr den linu des Amphioxus lanceolatus. Konigsberg (I Taf. ISll).

(5) l'eber den Bau und die Lebenscrscheinungen des Brnnchiostoma lubricum, Costa {Amphioxus lanceolatus, 'S aneW), 5 Taf. (Abh. der Kcin. Akad. d. Wiss. z. lîerlin, p. 79-llC. 18l"2).

(6) Anatomic et Physiologie du système nerveux. '2 vol., 8 pi. (18i"2).

(7) Histoire naturelle des Poissons d'eau douce, par Agassiz. — Embryologie dc.i Salmones , par C. Vogt. Allas. Neufchâlei.

(8) Chap. V, p. .V2-7I.

16 INTRODUCTIOîs'.

étendues sur la signification homologique qu'on doit attribuer à chacune des parties de l'encéphale suivent la partie descriptive (1). Ce travail a été, de la part de Millier (2) et de Rud. Wagner (3), l'objet de certaines rectifications. L'ouvrage de Wagner, qui vient d'être cité, renferme la description générale du cerveau des Poissons.

Un mémoire de Stannius sur le système nerveux périphérique est une véritable monographie du Gadus eallarias. L'auteur étudie successivement les nerfs crâniens, les nerfs spinaux et le grand sympathique. Le texte n'est accompagné d'aucune figure (4).

Stannius a donné en outre une description très succincte des caractères extérieurs de l'encéphale de l'Esturgeon. Il étudie successivement la moelle allongée, le cervelet, les lobes optiques, le troisième ventricule avec sa commissure et enfin les lobes antérieurs. Cette étude, fort incomplète, est accompagnée d'un certain nombre de figures assez bien exécutées (5).

Lelheby a étudié le Gymnote électrique et la Torpille. Ces recherches au point de vue anatomiqne l'ont amené à penser que l'électricité chez ces Poissons est produite par les nerfs venant du cerveau et de la moelle épinière (6).

J. Millier a trouvé chez le Polynenms la même disposition de renflements à la moelle épinière que chez les Trigles. Comme chez ces derniers, il a reconnu que ces renflements fournissent des nerfs aux rayons natatoires libres digités (7).

Miescher a publié quelques observations sur la structure de l'organe de la Raie non électrique, et signalé les rapports de leurs vésicules avec les tubes muqueux (8).

KoUiker s'occupant de l'organe de l'olfaction de VAmphioxus, examine incidemment la question de l'existence du cerveau. Il s'arrête quelque peu au mode de terminaison antérieure de l'axe nerveux et aux nerfs naissant de cette portion médullaire qui se trouve en rapport avec les organes de la vision et de l'olfaction (9).

A la même époque, Mayer a publié deux notes : l'une d'elles n'est qu'une courte dissertation n'ayant d'autre intérêt qu'une indication historique relative au système nerveux de la Torpille et du Gymnote. Trois planches constituent la seule valeur de ce travail (10). — La seconde de ces notes concerne le petit organe rudimentaire observé par l'auteur chez les Raies non électriques, organe pourvu des mômes nerls que l'organe électrique et qui serait l'analogue de ce dernier (M).

(1) Uber (las centrale Nervensystem und die Nebenherzen der Chimœra monstrosa (mit 1 Taf.) (Mûller's Archiv, p. 25-45. 1842).

(2) (Mullcr's Archiv, Jahrcsber., p. 253. ISiS).

(3) Lelirbuch der Anatomie der Wirbellhlere, 2« édit., p. 239.

(4.) Ueber das peripherische Nervensystem des Dorsch, Gadus Callarias (Mûller's Archiv, p. 338-366. 1842).

(5) Veher den Bau des Gehirns des Stôrs (Mûller's Archiv, p. 36-44, 1 Taf 1843).

(6) Sur la force électrique du Gymnote électrique et de la Torpille (LonJon, Gaz. nicd. Vol. XX.\I, p. 886 et 918. 1843).

(7) Aufden Bau des RUckenmarks (Fror. Not., n° 533, p. 74. 1843).

(S) Ueber die vom Prof. Mayer entdecklen Organe bel den nicht clecfrisclien Roclien (Ber. ûh. die Verhandl. der Nalurfor. Gesselsch. in Basel, p. 107. 1843, 31 janv. 1S44).

(9) Ueber das Geruchsorgan vom Amphioxus (Mûller's Archiv, p. 32-35, 1 Abb. 1843).

(10) Spicilcgium observationum anatomicarum de Organo clectrico in Raiis anelectricis (Bonnae, mit Taf. 1843). (Bericht ûb. die Fortsch. der verg. Anal., p. 51-52. Mullers Archiv. 1844).

(11) Ueber das Schivanzorgan der Bochen (Fror. Not. Bd XXVil, n" 5H0, p. 121-122. 1843).

Dans une étude anatomique où N. Guillot recherche les parties identiques du cerveau des Vertébrés d'après la répartition de la masse grise dans le système des fibres longitudinales, on voit de nombreux aperçus sur la structure, la disposition et les rapports des différentes parties des centres nerveux chez les Poissons. L'auteur se déclare contre la comparaison du cerveau des Poissons avec celui des embryons des animaux plus élevés (1).

Joberl (de Lamballe), en décrivant la structure de l'appareil électrique de la Torpille, juge la disposition des nerfs qui s'y distribuent bien dilïérente de celle indiijuée par les auteurs. Dans son opinion, les nerfs ne se perdent ni dans l'organe électrique ni dans la substance gélatineuse, mais forment un cercle dont les anses périphériques extrêmes ramènent au tronc primitif le courant qui les 11 pai'courus cl qui retourne à son origine. De plus, réli'ctricilé produite n'est pas proportionnelle à l'activité circulatoire mais au développement du système nerveux (2).

Dans l'ouvrage sur les phénomènes électriques de la Torpille, Paul Savi a donné, en collaboration avecMatteucci, une très bonne anatomie du cerveau et du système nerveux de la Torpille. La moelle allongée a été surtout étudiée avec un soin digne d'éloges (3).

Th. G. Tcllkampf a porté l'attention sur le nerf optique et l'encéphale du Poisson aveugle qui habite la cave du Mammouth (Kentucky). Il donne une figure de l'encéphale de ce Poisson (4).

Au nombre des Vertébrés qui ont fait le sujet de ses expériences, Hannover mentionne la Perche dont il étudie le cerveau au point de vue de sa structure intime, de la nature et de la disposition de ses éléments (fibres, cellules). A l'égard de la rétine et de sa substance cérébrale, il expose les résultats de ses recherches sur la structure de la rétine du Brochet en indiquant les modifications qu'elle lui a présentées dans quelques types (5).

Des recherches de Rud. Arndt sur le sympathique s'étendent à l'ensemble des Vertébrés. Parmi les Poissons étudiés, l'auteur cite le Belone vuhjaris et la Perça fluvlalilis (6),

Wagner s'est efforcé de démontrer que toutes les fibres du sympathique ne proviennent pas du cerveau ou de la moelle épinière mais qu'elles tirent parfois leur origine des ganglions. Il croit en trouver la preuve dans le ganglion du nerf vague du Brochet (7).

L'anatomie de la Lamproie marine a été étudiée dans l'ensemble par Panizza (8).

J. Mùller, dans un mémoire sur l'organisation des Ganoïdes, s'est occupé de rechercher les véritables caractères anatomiques de l'ordre auquel ces Poissons appartiennent. Un des principaux lui a été fourni par la disposition des nerfs optiques, (jui ne se croisent pas comme ceux des

(i) Exposition analomiquc de l'ori/anisation du centre nerveux dans les quatre classes d'animaux vertébrés (Mémoires «oui-onnés et iiiéiiioircs des savants élraiigers, publiés par l'Académie des sciences de rSruxelles. T. \VI, 18 plaiidies. 1811).

(2) lieclierches anatomiques sur l'organe électrique de la Torpille (Compt. reiul. Acud. se. T. .Wlli.. p. 810-813, 29 avril 1844. — L'instil. XII, ii» 5lU, p. 150. 18»).

(3) Traité des phénomènes électro-physiologiques des animaux, par G. iMatleucci.sMJWt d'études anatomiques sur le système nerveux et sur l'urgane électrique de la Torpille, par Paul Savi (1841).

(4) Ucber dun blindenFisch der Mammutkiiôhlc in Kentucky (Muller's Areliiv, p. 381-394, mit 1 Taf. 1844).

(5) Recherches microscopiques sur le système nerveux (7 planches. Copenliague et Paris. 1814).

(G) Untersuchinifjen liber die Ganglienkôrper des Nervus syinpathicus (Aicliiv f. iiiikr. Anal. T. X, p. 2Û8-2H. mit ITaf. 1844).

(7) Unabhdngigiceit des Sympulhicus voin Gehirn uml Riickenmarke m anntomischer Beziehung (UanJwôricrbucli der Physiologie. ï. II, ilans chap. Ncrvenphi/sioloyie, Arlik(d X, p. 4!)7. 1814).

8) Sopra ta Lampreda marina ('1 pi.) (Mem. dell. Islil. Loinhardo. Vol. II, p. "25-51. 1811).

Poissons osseux, ne passent pas librement l'un par-dessus l'autre, mais sont réunis en un chiasma. L'auteur classe l'ordre des Ganoïdes entre les Poissons osseux et les Plagiostomes (i).

Retzius a étudié et décrit l'organe dit électrique chez la Raja bâtis et le Squuliis acanthias (2).

Hyrtl a donné une remarquable monographie du Lepidosiren paradoxa. Il décrit les particularités que présente le système nerveux dans ce type, les caractères extérieurs du cerveau et de la moelle épinière, l'origine, le trajet et la terminaison des nerfs cérébraux réduits à quatre, et la disposition des nerfs spinaux. Le système nerveux de cet animal fournit à l'auteur certains caractères pour établir sa classification (3).

Dans l'édition posthume des leçons de Cuvier sur YAnatomie comparée, après avoir tracé la description générale des parties constitutives du cerveau des Poissons, on indique les différences de forme, de structure, les variations qui existent entre les Poissons osseux et les cartilagineux, et l'on cherche à saisir les rapports des facultés avec les proportions de l'encéphale. Viennent ensuite des détails touchant la conformation intérieure et extérieure de la moelle épinière, le mode de distribution des principaux nerfs et des considérations physiologiques nées de la comparaison de ces nerfs entre eux. Enfin , quelques leçons sont consacrées à la description des organes des sens (4).

Dans les recherches de M. de Quatrefages sur l'Amphioxus, la partie consacrée au système nerveux et aux organes des sens a pour objet d'établir les analogies et les affinités zoologiques de ce type, de façon à lui assigner sa place dans les classifications ichthyologiques. L'auteur constate dans l'étendue de l'axe cérébro-spinal la présence de renflements ganglionnaires correspondant h l'origine des troncs nerveux auxquels il donne naissance. S'appuyant sur le nombre et la nature des troncs nerveux qui partent de l'extrémité antérieure de l'axe, il examine les rapports de cette portion du système nerveux avec le cerveau des Poissons ordinaires. Au chapitre des organes des sens, on trouve une description de l'œil du Branchiostome, suivie de l'interprétation des différentes parties qui composent l'organe visuel. Diverses considérations sont émises relativement à l'appareil de l'olfaction. Selon M. de Quatrefages, les nerfs renferment des granulations analogues à celles de la moelle épinière et ils diffèrent par leur mode de terminaison de ceux des autres Vertébrés (5),

S'occupant de l'anatomie comparée du système nerveux dans la série des Vertébrés, Cruveilhier donne sommairement quelques indications relatives à la moelle et à l'encéphale des Poissons (6).

(1) Untersuclmngen ûbcr dcn Bau der Ganoïden (Monastsber. der K. Ak. d. Wiss. zu lierlin, 1814. — Ericlison, Archiv, p. Gl-lil. IS'w). — Traduit par M. Vogt, sous le tilre de Mémoire sur les Ganoïdes et sur la classification naturelle des Poissons (Ann. des se. nat. T. IV, 3« série, p. .5. 1815).

(2) Ofversigt of KonfjL vetenskaps Academicus forliandlinyen forstu drganyen. Slocivii.,[j. 177 (1845). — (Hornscholk. arch. scand. Beit. II, § 221. 18.51).

(3) Monographie du Lepidosiren paradoxa (Mit 5 kupfert. Abiiandl. der kôn. hohm. Gcssel. der Wisscnsch., n° 3, p. 605-668) (Nervensystem, p. 6i7. 1815).

(1) Leçons d'anatomie comparée, 2' édit. T. III (18i5).

(5) Mémoire sur le système nerveux et sur l'histologie du Branchiostome ou Amphioxus (4 pi.) (Ann. des se. nat., 3' série. T. IV, p. 197, seqq. 1845. — Compt. rend. Acad. se. de Paris. T. X.\I, p. 519-522. 1845).

(6) Trailé d'anatomie descriptive. ,'i' i-dll. T. IV (1845).

HISTOIlIQUi:. 19

Dans une étude sur l'anatomie d'un Poisson voisin du Lepidosiren annectens, Peters présente un aperçu touchant le cerveau et le mode de distribution des nerfs (i).

Le docteur J. Stark recherche la nature d'un organe qu'il croit analogue à l'organe électrique de la Torpille et qu'il a découvert de chaque côté de la queue des Riiia balis, clavala et autres Raies. Cet organe dont l'auteur décrit la structure, serait sous la dépendance du nerf latéral (2).

Dans un long mémoire de Gir'gensohn sur VAnatomie et la physiologie du système nerveux des Poissons, on traite successivement des enveloppes membraneuses du système nerveux central, de la moelle épinière des Poissons en général, des différentes parties de la moelle épinière et tout particulièrement de la moelle allongée, des lobes centraux, du mode d'origine, de distribution, de terminaison des nerfs. Ensuite, on s'occupe de la signification des différentes parties du système nerveux, de ses rapports avec les organes, de l'état actuel des connaissances relatives à la classification des Poissons. Une nouvelle classification est présentée d'après les considérations tirées du système nerveux :

1° Poissons typiques (Musterfische) : Salmones, Clupes, Spares, Pieuronectes;

2" Poissons inférieurs {Nicderc Fische) : Gades, Murènes, Cottes, Cyprins;

3° Poissons supérieurs (/Mt^r?? F«sc/(e):Lotes,Mulles,Scorpènes,etc.; parmi lesquels viennent se ranger les différentes espèces appartenant par leur organisation à l'un ou l'autre de ces groupes(3).

Wagner a fait des recherches (jui ont pour objet les particularités de structure que présentent les ganglions chez les Raies et les Squales {(jmifjlions spinaux, (janglions cérébraux-spinaux, ganglions viscéraux et centraux). Wagner établit les rapports des corpuscules ganglionnaires avec les fibres nerveuses et recherche le trajet et le mode des terminaisons dans les ampoules et le sac auditif de la Torpille (4).

Prévost a, dans un mémoire, donné l'anatomie de l'encéphale du Congre, indiqué l'origine des nerfs et des lobes olfactifs ainsi que celle des nerfs optiques. Dans l'étude de l'oreille, il suit les nerfs acoustiques et le nerf trijumeau. Il termine par la description des nerfs cérébraux et par la discussion de l'analogie de ces nerfs avec ceux des Vertébrés supérieurs (5).

Un histologiste, E. Ilarless, traite de la structure des lobes électriques de la Torpille. 11 décrit le mode de répartition des corpuscules ganglionnaires dans les lobes électriques, la forme de ces corpuscules et leurs dimensions. 11 s'attache surtout à déterminer le rapport des corpuscules ganglionnaires avec les fibres nerveuses; il admet que la fibre primitive (cylindre-axe) naît du noyau, la moelle du protoplasma des globules et la gaine de l'enveloppe cellulaire (6).

Erdl a, dans une première étude, dépeint chez les Mormyres les particularités que présente leur cerveau dont il a cherché à délcrmiiier les différentes parties (7), et, dans un second travail, il

(1) Ueber einem don Lepidosiren anneciens verwandten Fisch von Quellimane (3 Taf.)- 2 figures sont consacrées au cerveau (Miillcr's Arcliiv, j). i-ll. 1815).

(2) Ueber das Vorhandensein eines eleclrisclien Organs bei Raja Balis und andern Rockcii (Aun. and Mag. nalural. hist., n» 116. Fel). 1815. — Fror. Not., n" 731, vol. NXXIII, p. 7i. 1815).

(3) (Mémoires de Saint-l'élcrsbourg. T. V, p. 257 à 589, 15 pi. 1816).

(i) Nerfsiimpalhique, structure des ganglions et terminaison des nerfs (Mandwôrlcrh. der Pliysiol. T. 111, p. 360. 1816).

(5) Recherches sur le système nerveux de la télé du Congre (Murœna Conger). 1 pi. (.Méni. de la Soc. de pliys. et d'hist. nat. de Genève. T. II, p. 10l-22i. 1816).

(6) Briefliche Mitthcilung iiber die Ganglienkngein der Lobi electrici von Torpédo Galvanii. (.Mil 1 Taf.) (Mùlier's Archiv, p. 283-291. 1810).

(7) Ueber das Gehirn der FischgatlungMormyrus (lîull. il-v Kun. Akad.doi- Wisscnsih.Mun.lion, n°61,p. 175-479. 18i6).

a constaté que le cerveau et les nerfs du Gi/nmarchus offrent les mêmes particularités de structure que ceux des Mormyres (I).

Bonsdorff a donné la description anatomique du trijumeau et de la partie céphaiique du sympathique chez la Lote avec la comparaison de ces nerfs chez l'homme et les Mammifères en général (2).

Dans une courte note, Weber signale les effets produits sur le tube digestif de la Tanche par l'excitation électrique des lobes du nerf vague. Il rappelle une observation de Mauro Rusconi, signalant certaines modifications qui s'effectuent pendant l'accroissement dans l'encéphale de la Tanche (3).

On possède sur l'organe électrique du Silure du Nil et sur ceux de la Torpille et du Gymnote un travail d'anatomie comparée de Paccini indiquant les différences que présente la disposition des nerfs dans chacun de ces appareils (4) .

Pour combattre les anatomistes qui ont considéré certains organes des Raies comme l'analogue de l'appareil électrique de la Torpille, M. Ch. Robin étudie le mode de distribution des nerfs qui se rendent à ces organes (5). Traitant de l'origine, du nombre, du volume, du trajet, des rapports et du mode de distribution et de terminaison des nerfs dans l'appareil électrique des Raies, l'auteur tire du mode de terminaison des tubes nerveux un argument en faveur de l'identité de fonctions de l'organe électrique de la Torpille et de la Raie. Les remarques et les observations spéciales relatives à l'étude comparée de l'origine et de la terminaison des nerfs dans divers poissons électriques ont pour but d'établir le rôle physiologique de l'appareil en question. Cette étude a été faite sur les trois espèces de Raies : Raia clavata, L. ; Raïa riibiis, L. ; Ràia l/alis, L. Elle a été bientôt suivie de plusieurs autres.

M. Robin décrit les centres nerveux d'où parlent les tubes sensitifs des Sélaciens, leurs tubes muqueux, les différences que ces tubes présentent suivant les genres en indiquant Tongine des nerfs qu'ils reçoivent (6). Chez les Raies, il fait connaître la manière dont s'effectuent les rapports des corps ganglionnaires avec les fibres nerveuses et les caractères de ces corps. Il distingue dans les ganglions spinaux deux sortes de corps ganglionnaires dont il indique la forme, les dimensions et la structure ; les plus grands seraient en rapport avec les larges fibres nerveuses cérébro-spinales et les petits avec les fines fibres sympathiques (7).

(1) Ucber denBau des Gymnarchus niloticns. (Bull, der Kôn. Akad. dcr Wissensch. Miinchen.p. 537-ûl"2. 184G).

(2) Disquisitio auatomica ncrvum trigeminiim paiiemqiie cephalicam nervi sympathici Gadi Lofœ, cmn nervis iisdem apud Hominem et Mammalia comparans. Helsingfors (1846).

(3) Ucber die Gestalt des Gehirns derSclilcie {Cyprinus Tinca) im Aller von einem Jahre und bel erwachsencn Thiere, Mauro Rusconi; — Bricfliche Millhcilunçi. E. H. Weber (MûUer's Archiv, p. 478-479, mit. Abb. IS'itl).

(4) Sur l'organe électrique du Silure du Nil comparé à celuide la Torpille et du Gymnote (Ami. se. nal. Bologne, 1846).

(5) Recherches sur un appareil qui se trouve sur les Poissons du genre des Raies et qui présente les caractères anatomiques des organes électriques (2 pi.). Lias à rinstilut le 18 mai 1846 (Ann. des se. iiat. T. VII, 3' série, p. 193 1847).

(6) Sur les tubes sensitifs des Sélaciens (Soc. Philom. Ext. iiroccs-verbal, p. 115-llG. 1846). — Jourii. l'iiislitul. T. XIV, n° 658, p. 272. 1846).

(7) Sur la structure îles ganglions chez les Raies (L'inslilut, ii° 687. 1847. — Veber den Bau der Ganglien bci den Rochen. (Fror. Not. ISd II, n» 26, p. 49-52. 1846).

IIISTOIilOnE. 21

R. Wagner confiniic les résultats obtenus par Savi relativement à la disposition des fibres primitives sur le diaphragme de l'organe électrique de la Torpille. Il signale en outre la vraie structure des ganglions du nerf liijumeau vague et du nerf rachidien de la Torpille, des Raies et dos Squales (1).

Un auteur du nom dt; lljelL ;i donné un ;iperi,u du grand sympathique de la Lote (2).

A l'article Oreille du Diclionnaire universel cVUisloirc naturelle, C. Broussais a résumé les connaissances acquises et mentionné les divers travaux de l'anatomie de cet organe chez les Poissons (3).

Dans YEnci/clopédie de Todd, à l'article Pisces, T.-J. Rymer a tracé la description du système nerveux et des appareils des sens chez les Poissons en signalant les particularités qu'ils présentent dans les différents groupes (4).

A son loin', R. Wagner a mentionné de nombreux faits concernant la distribution et le mode de terminaison des nerfs dans l'intérieur de l'appareil électrique de la Torpille (5). En 1847, les Annales des sciences naturelles ont publié une note d'après un extrait d'une lettre de l'auteur à M. H. Milne Edwards (6). La même année encore, la Raie commune lui servait de sujet d'étude pour de nouvelles recherches sur la structure intime des fibres nerveuses des Vertébrés en général. Wagner rectifie certaines de ses affirmations relatives au mode de terminaison des fibres primitives dans l'organe auditif; puis, il s'occupe des différentes sortes défibres qu'on trouve dans les diverses parties du système nerveux (7). Un peu plus tard, poursuivant ses expériences sur les Poissons électriques, il étudie les fonctions des parties centrales du système nerveux. Les gros ganglions qu'il a observés chez la Carpe lui semblent répondre aux masses centrales nerveuses affectées aux fonctions électriques chez les Poissons électriques. Ces masses ganglionnaires ne se confondent pas avec le tissu cérébral et s'adaptent au développement déjà existant dans le cerveau (8). Contrairement à ce qu'il avait avancé dans des écrits précédents sur le mode de terminaison des fibres primitives dans l'organe électrique de la Torpille, Wagner, revenant sur ses recherches, s'est convaincu que les rameaux terminaux n'offrent pas de formation à réseaux. Ce résultat lui paraît confirmer la loi de la direction isolée des fibres primitives. L'organe électrique se comporte, par rapport à la nature de ses nerfs, comme un muscle volontaire et l'auteur en fournit les preuves anatomiques et physiologiques (0).

(1) Disposition des fibres nervcusex clans l'organe électrique d» la Torpille (Compt. rend. Acad. des se. T. XXIV, p. 85G-857, 10 mai 18't7).

(2) Systema nervorum siimpathiciim Gadi lotœ observationes (1 pi.). Dissertatio. Helsiiigfors(18l7). (o) Dictionnaire universel d'histoire naturelle, dirigé par Cli. d'OrIjigny (1817).

(4) (Todd's. Cyclop. of Anal, and Pliysiol. V, III, p. 9."i5. 1817).

(5) Ueber denfeineren Bau des electrisclien Organsim Zitterrochen Gôttingan (I Taf.) (1817). (.\bhand. d. K. Gessellch. zu Gôlting. Bd III, p. Iil-166. 1817).

(G; Observations sur la terminaison des nerfsct la structure des ganglions. R. Wagner (Ann. des se. nat., T. VII, 3' série, p. 181.1847).

(7) Neue Untersuchungen ilber die Elemente der Nervensubstanz — (Gôtting. Nachricht, p. 17-:20. 1847).

(S) Fortsetzung seiner Untersuchungen uber die electrisrhen Fische {^nch. \. Ller.Kôn. Gess. der Wiss. zu. Gôltin., p. 212. 1847).

(9) Fortsetze Untersuchungen iiber die Verbreilung der Nerven im ekctrischen Organ der Zitterrochen (Golt. .\ach. p. 81-84. 1847).

Bidder s'est efforcé d'établir les rapports des corps ganglionnaires avec les libres nerveuses dans les racines ganglionnaires du trijumeau, du vague et dans les ganglions spinaux de VEsox Liicius, du Gadus Lota, de la Pet^ca fluvlaUlis, de la Perça Samira et du Salmo (1).

Après une introduction historique relative au cerveau des Poissons, G. Busch trace une description du cerveau des Squales, des Ilolocéphales (Chimères et Calorinques) et des Ganoïdes (Esturgeons, Amias, Lépisostées, etc.). Le travail est accompagné de trois planches d'une bonne exécution (2).

Ecker a observé le mode de développement des libres nerveuses dans l'épaisseur des plaques électriques et dans les troncs nerveux qui s'y distribuent. Ce mode de développement ne diffère pas notablement, du reste, de celui que l'on constate dans d'autres organes. Ecker fait en outre remarquer combien l'étude du développement des fibres nerveuses est facile dans l'organe électrique, comparativement à ce qui a lieu pour d'autres organes (3).

Une controverse qui s'est établie au sujet de ce mémoire entre Ecker et Wagner est relative au trajet des nerfs dans l'organe électrique (4).

Stannius a donné une bonne description générale du système nerveux des Poissons (5). Un autre travail de Stannius est le plus complet qui ait été publié sur le système nerveux périphérique. Il contient une description détaillée des nerfs crâniens, des nerfs spinaux et du grand sympathique. Portant sur un nombre très considérable de types différents, ce travail restera, longtemps encore, la base de toutes les recherches à entreprendre sur le système nerveux périphérique (6).

Brown-Séquard croit pouvoir établir que dans la série animale, ce sont les Poissons en général qui ont la faculté réflexe la moins développée. Les grosses espèces l'emporteraient sur les petites quant à l'énergie (7).

Béraud, ayant étudié le système nerveux viscéral des Poissons et la disposition des ganglions sympathiques, croit à l'absence de communication entre le système nerveux sympathique et le système nerveux central, ce qui luj fait admettre que les ganglions nerveux sont des cerveaux isolés et indépendants (8).

Une note de M. Robin fournit d'intéressants détails sur l'origine de la cinquième paire chez la Lamproie. La racine postérieure est décrite comme ayant son origine réelle au faisceau postérieur, en arrière du sillon qui sépare la moelle allongée de l'encéphale. La racine antérieure est indiquée comme naissant du faisceau antérieur de la moelle allongée; le cervelet est reconnu plus petit encore que chez les Bati'aciens, le nerf auditif naissant de la moelle allongée. L'auteur

(1) Zw Lehve von dem Verhàltmss der Guwjlienkorper su den Nervenfasern (Mit kupferlaf. Leipzig. 1S18).

(2) De Selachiorum et Ganoïdeoruin encephalo. — Diss. iiiaug. Bei-ol. 3 Taf. (1818).

(3) Einifjc Dcobachtungcn ilber die Entwickluny der Nerveii des electrisclicn Organs von Torpédo Galvani fZeitsch. f. wiss. Zool. mil AIjIj., p. 38-47. 1818-49).

(4) Wagner, R. Einige Bemerkungen zu dem Aufsatze des Herrn Professor Ecker i Ueber die Entwicklung der Nerven des electrischen Organs ». (Zeilsch. f. wiss. Zool., T. I, p. 255-257. 1849).

(5) Manuel d'anaiomie comparée de Siebold et Stannius (Paris. T. II. 1849). — (Syst. nerveux et organes des sens, chap. IV, p. 56 à 94).

(6) Dus peripherischc Nerrensystem der Fische (5 Taf.). Ilostock (1849).

(7) Sur les di/férences d'énergie de la faculté réflexe suivant les espèces et les âges dans les cinq classes des Vertébrés, ((^ompt. rend. d. la Soc. de Biologie. 1849;.

(8) Sur le système nerveux viscéral des Poissons. (Soc. de Diologie, févr. 1819).

IIISTOIUQUE. 23

constate, en outre, l'absence des sixième et septième paires de nerfs, le volume exceptionnel de la glande pituitaire, de la glande pinéale et des tubercules optiques (1).

On trouve dans un mémoire de Kôllikcr, parmi des observations touchant la névrologie. quelques passages relatifs au système nerveux des Poissons (2). On a du même anatomisle un travail sur le cerveau et les organes électriques du Mormyrus longipcnnis chez lequel il constate les particularités anatomiques observées jDar Erdl chez les Mormyrus oxyrhynchus et dorsulis. L'auteur s'est occupé de rechercher la signification de certains tubes nerveux observés dans le nerf électrique du Mormyre (3).

Harless lait reHian|uer la disposition caractéristique des fibres dans les différentes parties de l'organe auditif du Brochet, et indique les dimensions, le contenu et les rapports des cellules nerveuses du nerf acoustique chez ce type (4).

Un mémoire de Valcntin sur l'électricité des animaux contient de nombreuses observations faites sur certains Poissons électriques (Torpcdo, Narcine hrasiUensis, Gymnutns, Malapterurus, Tetrodon, TricUurus) , principalement la Raie. L'étude anatomique et physiologique que fait l'auteur sur l'organe électrique de ces Poissons a pour but de démontrer l'influence du fluide nerveux sur les courants électriques (5).

Un exposé très méthodique avec une synonymie fort détaillée pour chacune des parties dont l'encéphale des Poissons d'eau douce de notre pays se compose, a été donné en 1850 par M. Klaatsch. Après une description générale du cerveau et l'énumération de ses parties, l'auteur donne une classification des Poissons d'eau douce fondée sur le mode d'organisation de l'encéphale. Cette classification est suivie d'une description assez étendue du cerveau du Brochet {Esox Ltichis) et de la Carpe {Cyprinus Carpio). Klaatsch étudie les raj)ports de volume et de dimension des difl"érentes parties de l'encéphale et donne une description détaillée de la forme, des caractères extérieurs de chacune de ces parties dans les différents types. Le travail se termine par un court appendice où se trouvent mentionnés les résultats de quelques expériences physiologiques pratiquées sur l'encéphale (6).

Czermack signale dans l'Esturgeon la division el la ramification des fibres primitives du nerf acoustique. Il indique le mode de préparation qu'il a employé pour ses recherches sur le labyrinthe (7). Le même auteur résume très succinctement des observations intéressantes sur le mode de distribution des nerfs de la vessie natatoire du Brochet (8).

On trouvera dans un mémoire de R. Leuckart quelcpics aperçus relatifs au développement de l'encéphale des Raies f9).

(1) Recherches sur le système nerveux des Lamproies (Petromyz. mariniis){Compl. rend. ctMém. de la Soc. do Biologie, 6 janvier 1819).

(2) Neurologische Bemerkungcn (Aciudu-. f. wiss. Zoolog. T. I, p. 135-113-1 li-l5J-lû8-lo3. 1819).

(3) Uebcr die electrischen Organe der Mormyrus longipcnnis (Berichi von d. kôn. Zoot. anslulli. in Wùrzburg, p. 9-13. 1819).

(i) (Haiidworterbucli der l'Iiysiologie. I!d iV, p. 391) (.\rliii. Iloren) de 1819 à 1853. (5) Electricité des animaux (Hamiw. der Piiysiologie. Vol. I. 1850). 6) De cercbris Pisrium Ostacanthorum aquas nostras incolcntium (avec l pi.).

(7) Verdstelungcn der l'rimilivfuscrn des !S'ervusacuslicus (Zeils. f. wiss. Zool., 1 Taf. T. 11. 1850).

(8) Vorlàufige Mitlheilungenuber die Schwimmblase von Esox lucius. (Zeliscli. f. wiss. Zool. T. Il, p. I2I-1-23. ?850).

(9) Ucber die allmdhlige Dildung der Korpergi'slalt bel den Rnclien. Zur Enlwickelungsgeschichte ron Torpcdo marmorala(l Taf.). — (Zeitscli. f. w. Zoolog. T. Il, p. -25-1-207. 1850).

Siannius, couslata chez les Poissons, à la différence des Mammifères, des divisions fréquentes des fibres primitives (1).

Dans un travail sur les canaux muqueux des Poissons osseux, Leydig donne une description détaillée du mode de terminaison des nerfs dans l'intérieur de ces canaux. Prenant comme type la Grémille, Leydig établit que chaque filet nerveux, après avoir pénétré dans le canal muqueux par un orifice interne, s'y termine par un petit renflement. Chaque renflement se compose d'une couche intérieure jaunâtre et d'une couche extérieure transparente. La couche périphérique, assez épaisse, est formée de petits corps allongés, de couleur claire, ressemblant à des bâtonnets. La couche centrale est formée par une sorte d'épanouissement terminal du tronc nerveux. Celui-ci se compose d'abord de fibres nerveuses à moelle qui, en pénétrant dans le canal muqueux, offrent d'assez nombreuses subdivisions. Ces fibres primitives, en se distribuant à la surface du renflement terminal, décrivent des sinuosités et se résolvent en fibrilles d'une finesse extrême. Leydig donne ensuite les résultats d'autres observations faites sur la Lota vulgaris, le Brochet, le Leucisciis dobida, la Perche, le Lepidoleprus. Il conclut de ses recherches que le système nerveux appartenant au système des canaux muqueux, constitue un appareil spécial de sensations particulier aux Poissons. Quelques figures destinées à l'intelligence du texte en rendent la lecture facile (2) . En examinant les nerfs courant le long de la mâchoire inférieure de la Perche de rivière, le même savant constate qu'à chaque ouverture des canaux muqueux, un petit rameau nerveux les pénètre; ce rameau s'élargit et se termine en un corpuscule jaunâtre. Les terminaisons nerveuses sont ensuite étudiées au point de vue histologique (3).

Dans un mémoire sur l'anatomie et la physiologie delà Chimère, Leydig s'occupe de la structure des corps ganglionnaires et des fibres nerveuses primitives ainsi que de leurs rapports entre eux. A la description de l'oreille, il indique le mode de terminaison du nerf auditif, la disposition et la structure des fibrilles nerveuses, et au chapitre concernant les canaux muqueux, le trajet des fibres nerveuses et leur terminaison dans l'ampoule (4). Enfin, bientôt après, il livre quelques observations intéressantes sur les renflements nerveux des canaux muqueux des Lepidoleprus, Umbrina et Corvina. Il fait remarquer que ces renflements nerveux qu'il considère comme des organes d'un sens particulier, sont très développés dans ces trois types (5). On lui doit encore une description succincte des nerfs de la peau, de leur distribution et de leur mode de terminaison dans les papilles de la surface extérieure (6).

Jobert (de Lamballe) dans ses Considérations sur les appareils électriques de la Torpille et du Gymnote, formule les conclusions suivantes : « L'appareil électrique est seul l'agent producteur du fluide électrique, les nerfs qui s'y rendent n'étant pas spéciaux. « Tous les appareils électriques

(1) (Archiv f. Physiol. Ileilliiinde, p. 75. 1S50).

(2) Veber die Sclileimknnàlr der Kmcheiifische (MWar's Archiv, ji. 170-181. mit Taf. 1850).

(3) Vorlaûfige Notiz ubcr ein eigenthumlichcs Verkallen dcr Nervcn in dm Schtcimcandlen des Kaulbarsches (Tagsber. Fror. Nol.,n° 79, p. 121. 1850).

(4) Zur Anatomie und Uislologie der Chhmcm moiistrusa, 1 Taf. (Muller's Archiv, p. 211-271. 1851).

(5) Ueber die Nerocnknopft' indmSchleinikandlenvonLepidoleprm, Umbrina und Corvina (Mùller's Archiv, p. 235-239, mit Abb. 1851).

(6) Ueber die Haut einiijer siisswasser Fische (Zcitscb. f. Zool. T. 111, p. 1-12, mit Abb. 1851).

des Poissons se ressemblenl par leur structure et ne diffèrent entre eux que par le volume des nerfs et de l'appareil (1). »

.1. Millier, eu son Traité de physiologie (2), donne certaines indications relatives aux organes électriques des Poissons (3) et aux particularités anatomiques et physiologiques qu'affectent les nerfs chez les différents types (4). La partie traitant de la coinparaisoii du cerveau des Vertébrés comprend aussi une description dos différentes parties de l'encéphale des Poissons, suivie d'une interprétation personnelle de l'auteur sur les lobes optiques (5).

Poursuivant des recherches microscopiques sur le nerf acoustique des Vertébrés, Slannius a constaté que ce nerf contient presque exclusivement des corps ganglioiniaires bipolaires qui donnent naissance à des fibres nerveuses larges ou étroites dont la dimension présente, surtout chez les Poissons, une différence frappante à l'entrée et à la sortie de ces corpuscules. Ceux-ci ont été observés à l'état bi ou multipolaire dans les ganglions périphériques et dans quelques nerfs de diverses espèces (6).

Une observation de Max Schultze porte sur le système nerveux d'un jeune Amphioxus (7). Une figure jointe à cette observation offre un schéma de l'axe nerveux cérébro-spinal (8).

Des recherches exécutées en commun par Wagner, Billroth et Meissner sur l'organe électrique de la Torpille, ont pour objet la structure intime de cet organe, le mode d'épanouissement des fibres nerveuses et le mode de terminaison des nerfs qui ne s'effectuerait pas en anses. Les auteurs s'attachent surtout à démontrer la composition des lobes électriques en tant qu'appareil nerveux central de l'organe électrique et le rapport des corps ganglionnaires avec les fibres nerveuses. Abordant la question de l'indépendance de l'aclivité musculaire à l'égard du système nerveux, ils ont trouvé la Torpille propre à favoriser des recherches sur les ramifications nerveuses dans les muscles (9).

Wyman a donné successivement une étude du cerveau et du cordon médullaire du Cyclopturus lumpus (10) et une étude du cerveau et du cordon médullaire du Lophius americamis (M).

(1) (Compt. rend. Acad. des se. T. XXXllI, p. 41-42. 14 juillet 1851).

(2) Traduit de l'alloinaiid sur la dernièi-e édition par Joui-dan, 320 fig., l pi. 2' édition revue et annotée par E. I.ittré 1851).

(3) Tome I", p. 58 et suiv.

(4) Tome I'^'', section IV, ciiap. r', « Dos propriétés des nerfs sensoriels », p. 712 et suiv,

(5) Tome I", section V, ciiap. m, « Du cerveau », p. 7ÔG cl suiv.

(6) Neurologische Erfahrungen (Nachricht. v. d. univ. Gi-sseil. d. Wiss. zu Giiltingen. T. VIl-VllI, nM7, p. 235. 1851-1852).

(7) Beohachtung junger Exemplare von Amphioxus {Zeil. f. w.Zool. .Mit Taf., T. 111, p. 416-419. 1851).

(8) PL XUI, fig. V.

(9) Bericht liber die gemeinsciiuftUch mit Herrn liiUroth aus Greifswald und Meissner ans Hannover im Lauf der Scptember Im Trlest ats Fortsetzung seiner nenrologisclien Unlersurliungen am Zitlerroclien angestellten Deobaclitungen vonli. WiigneriyMhv. v. der luinig. Gessells. dcr Wiss. zu Gottingen, n» II, p. 1S5. IS5I. —Expériences sur la Torpille — l'Institut, XX, n°950, p. 85-87. 1852).

(10) On the brain and spinal cliord of the Lumpfish (Cyclopterus lumpus) (Procced. Boston Soc. nat. liist. T. IV, p. 81-83. 1851).

(11) Un Ihe brain and spinal citord of Lophius americanus (l'rocood. liosion, Soc. nalur. Iiist. \oi. 1\', p. UD-lSl 1852J.

L'appareil folliculaire nerveux de la Torpille et les canaux muqueux des Poissons cartilagineux ont été étudiés par II. Mûller (1).

Traitant de l'anatoniie des Raies et des Squales, Leydig remarque dans la rétine du Galeus Canis et de la Raja bâtis la communication de cellules à prolongements bipolaires avec les fibres optiques. Il trouve aussi chez le Scijimius lichia, tous les corps nerveux du trijumeau de nature bipolaire et la substance de ces corps en communication avec le cylindre -axe des fibres nerveuses (2).

Dans une étude histologique du système nerveux, Marcusen a observé et poursuivi des terminaisons nerveuses libres dans l'organe électrique de la Torpille (3).

H. Mùller produit le résultat d'observations microscopiques sur les nerfs de l'organe électrique de la Torpille. L'étude concerne le développement, la distribution périphérique et la terminaison des fibres nerveuses (4).

Eu 1852, MM. Philippeaux et Vulpian publièrent un mémoire ayant pour objet, disaient-ils, a de montrer que l'encéphale des Poissons est composé des mêmes parties que celui des animanx vertébrés supérieurs, et que ces parties, à très peu de différences près, sont disposées de la même façon ». Ces savants ayant reconnu plus tard qu'ils s'étaient mépris relativement à quelques-unes de leurs interprétations, nous croyons inutile d'insister sur le travail (5). Le mémoire qu'ils ont présenté à l'Académie en 1862 est resté inédit. Résumant leurs recherches antérieures, les mêmes savants s'occupent chez les Poissons cartilagineux de la structure de l'encéphale et de l'origine des nerfs (G).

En 4853, G.-G. Carus et d'Alton mettent au jour d'assez bonnes figures du système nerveux de VAmpJiioxus, de l'encéphale, des nerfs cérébraux et des nerfs de la moelle épinière de divers Poissons [Liicioperca sandra, Clupea harengus, Esox lucius, Petromyzon marimis, Cuprinus riitilus, Cyprinus carpio, Sqiialus mustelus) (7).

Puis, F. Leydig confirme par des recherches sur les Poissons cartilagineux les observations d'Ecker qui avait démontré sur les Poissons osseux la structure vasculaire de l'hypophyse (glande pituitaire). Quant à la glande pinéale, sa nature serait tout à fait analogue à celle de l'hypophyse, et elle n'en différerait que par quelques modifications secondaires dans la disposition des cellules et par l'absence de globules graisseux (8).

(I) Die ncrvôfe FollikelappamtderZittcrrochenunddie sogenannten Schleimkandleder Knorpdfische (i851)(Verliandl. d. Phys. iiied. Ces. in Wurzburg. Rd 2, p. I3-i-li9. 1S52).

("2) Beitrage zur milcroscopischcn Anatomie und Entwickeluwjstjeschichtc dcr Rochon und Unie (4 Taf. Leipzig, in-8, 1852).

(?,) Zur Histologie des Nervensystems (Tagsberichte iiberdie FortschriUe derNatur. u. Heilkunde v. r. Froviep. ■\\eimar. Bd m, p. 73-7S. 1852).

{Il) Zur Démonstration der Nerven im clectrischen Organ dey Zitterrochen (Verhand. der IMiysik. raedic. Gessells. in Wiirzboiug. lid II, p. 21 à 2i. 1852).

(,")) Dftennination des parties qui constituent l'encéphale des Poissons (Compt. rend, de l'Acad. des se. T. \\\1\, p. 537-512. 1852).

(0) Mémoire sur la structure de l'encéphale des Poissons carliluijineux et sur l'origine des nerfs crâniens chez ces Poissons (aie. de pi. expl.), extrait par les auteurs (Compl. rend.Ac. se. T. X.KXVIl, p. 3il-34i. 1853).

(7) Tahulœ anatomiam comparativam illustrantes. 8" partie, pi. IV.

(8) Analomisch-hisloloyische Untersuchirngen Ul)er Fischeund Reptilien (iTaï.). Berlin (1853).

HISTOIUQUH. 27

On doit consuller un mémoire de Jcflreys AVyiiiau pour un passage relalil' au nerf optique d'un Poisson aveugle, VAiHbhjopsis. Deux ligures, dont une de l'encéphale, accompagnent le texte (1).

Dans une étude sur les Leptocephalm et IlelmkJitlii/.s, KoUiker indique quelques laits intéressants touchant l'encépliale, la moelle et les nerfs périphériques de ces Poissons (2). D'autre part, ce savant appelle l'attention sur certains organes d'une nature particulière contenus dans la peau du ChuuUodus, et il signale une particularité des filets nerveux qui se rendent à ces organes (3). Enfin, il communique une note sur la structure intime des nerfs électriques du Malaptérure, signalant les particularités uniques dans le règne animal que lui a offertes l'organe électrique desservi par les seules fibres nerveuses à bords foncés du tronc du nerf électrique (4).

Des communications de Marcusen à l'Académie de Saint-Pétersbourg constatent Tidentilé de structure de l'organe électrique du Silure avec celui des autres Poissons électriques. Les seules différences concernent la disposition des cellules dans les plaques et une particularité du nerf électrique qui consiste en une seule fibre nerveuse primitive ramifiée dans son treajet ultérieur. Il en résulte que le nerf électrique, à la façon d'un nerf moteur, dirige vers l'organe électrique cette impulsion centrifuge qui provient de l'organe central et provoque le développement d'électricité libre qui dépend des conditions de structure de l'appareil (5).

Traitant d'un sujet analogue, Pacini étudie l'anatomie de la pile animale chez les Poissons électriques et compare l'organe électrique de la Torpille à celui du Gymnote. « Dans la Torpille, dit ce savant, ce sont les nerfs qui prédominent et les matériaux qui sont en moins grande quantité, tandis que chez le Gymnote ce sont les matériaux qui dominent et les nerfs qui font défaut (6|. »

Stannius, en constatant les faits de renouvellement qui se produisent dans l'évolution des formations histologiques, comprend les Poissons dans la règle générale et fait à ce sujet diverses remarques sur le mode de renouvellement de leurs nerfs et des corps ganglionnaires (7).

M. Duvernoy, donnant l'analyse du mémoire de MM. Philippeaux et Vulpian sur la structure des différents organes qui composent l'encéphale des Poissons Sélaciens et sur l'origine de leurs nerfs crâniens, mentionne les résultats auxquels sont arrivés ces auteurs relativement à la structure du bulbe rachidien et à la détermination et l'origine profonde d'une partie des neifs crâniens (8).

(1) Uehcr dus Auge und dus Gchoror(jan bci dcn lilindcn /•'/.sc/fe/t (Amblijoiisis spelacus) aus der Mammuthhôhle (Miiller's Archiv, p. 574-57(5. 1853).

(2) Bauvoii Lcptoccphalus und Udmkhtlujs (Zeilscli. f. w. Znol. T. IV, p. 3G3. 1853).

(3) EigenthûmUchc llnuionjaneund Wirbel von Cliautludus (Zeits. f. vv. Zool. BJ IV, p. 366-367. 1853).

(l) Notiz ûbci- die electrischen Nerven des Maliijilerunis (Vcrluimll. il. phys. med. Gcs. in Wûrzburg, i' l!il, ! LIeft., p. 10-2-lOi. 1853).

(5) MiUheiltingcn iibcr das eleclrische Onjan der Zitteraels (\.u le il udobie 1853) (Bull. phys. nialh. do l'Acad. imp. dos se. de Saint-l'otorsliourg. T. Xll, p. :203-"208).

(G) Sur ta structure intime de l'organe électrique de ta Torpille, du Gymnote et d'autres Poissons, sur tes conditions électro-motrices de leurs organes électriques et leur comparaison respective avec ta pile thermo-électrique et la pile voltaique (Arciiiv. se. piiys. cl iiat. T. XXIV, p. 313-336. 1853).

(7) Ucobaclitinigen iibrr \'erjHnijU)iysvorgàngr im Ihicrisclien Organismus. Hostoek. ii. .Siliworin. x vol.(l85;!i.

(8) Kapporl sur un iiioiiioire do M.M. I'iiilippcau.\ ol Vid|uaii, ([ni a pom- .dijot la structure de l'encéphale des Haies et des Squales cl l'origine des nerfs crâniens chez ces Poissons (Uuvornoy, rapporlour) (Coiiipt. rond. Ae. des se. T. XXWIIl, p. 336-344. 1854).

Les observations de M. Serres sur ce rapport concernent la détermination des éléments de l'encéphale des Poissons. M. Serres combat comme erronée l'assimilation des lobes optiques des Poissons avec les hémisphères cérébraux des autres classes des Vertébrés. Dans son opinion , les éminences mamillaires de l'encéphale de l'Homme ne peuvent exister chez les Poissons ; le lobule situé à la base de l'encéphale des Sélaciens et des Poissons osseux doit être assimilé au tuber cinereum des autres classes (i).

Aux objections de M. Serres, M. Duvernoy répond en faisant un nouvel exposé des déterminations adoptées par MAI. Philippeaux et Vulpian sur les lobes optiques des Poissons et sur leurs hémisphères, et par l'énumération des animaux qui possèdent ces éminences, entre autres les Poissons Sélaciens (2).

Dans une réplique à la réponse de M. Duvernoy, M. Serres insiste sur les difficultés que présente la détermination des parties de l'encéphale des Poissons (3), et il pose en fait que les lobes optiques de ces animaux ne sont pas les analogues des hémisphères cérébraux de l'Homme et des Mammifères, mais les représentants des tubercules quadrijumeaux (4).

M. Duvernoy revient sur l'existence des éminences mamillaires caractérisées non seulement chez l'Homme, mais chez tous les Vertébrés, par trois circonstances anatomiques : nature de la substance des éminences; rapports de position et déconnexion; existence simultanée des éminences mamillaires et du tuber cinereum (5).

Des recherches d'embryologie comparée de Lereboullet contiennent des indications sur le mode de formation et de développement du système nerveux étudié dans les diverses phases de l'évolution de l'embryon du Brochet et de celui de la Perche, ainsi qu'un lableau comparatif des ressemblances et des différences que ce mode présente dans ces deux types (6).

Un mémoire de Marcusen sur la famille des Mormyres contient des détails sur l'encéphale, les nerfs et l'organe électrique de ces Poissons. L'auteur a établi dans cette famille un nouveau genre, d'après certains caractères extérieurs et des différences dans les rapports d'organisation. Les genres qu'il admet sont donc au nombre de trois : le genre Mormyrus de Linné, le genre Morinijrops de Mûller, et le genre nouveau qu'il nomme Pctrocephalus et dont il donne les caractères (7).

La thèse d'un anatomiste nommé Fischer a été consacrée aussi à l'organe auditif du type des Mormyres (8).

D'une étude de la moelle épinière des Poissons, Owsjannikow est arrivé aux conclusions sui-

(1) Observations de M. Serres (Compt. rend. Acad. d. se. T. XXXVIII, p. oU. 1854).

(2) Réponse de G. L. Duvernoij aux observations critiques de M. Serres et du professeur Cli. Bonaparte sur le rapport qu'il avait lu dans la séance précédente (Compt. rerd. Ac. se. T. XXXVIII, p. 36G-370. 1851).

(3) Remarques de M. Serres sur l'encéphale des Poissons (Compt. rend. Ac. se. T. XXXVIII, p. 371-376. 185i).

(l> Deuxièmes remarques sur l'encépliate des Poissons (Compt. rend. Aead. des se. T. XXXVIII, p. 42i-i27. 185i).

(5) Nouvelle réponse de M. Duvernoy aux secondes observations critiques de M. Serres (Séance du G mars 1854.) (Compi. rend. Acad. des se. T. XX.WllI, p. 4"2l-i2l. 1854).

(G) lii'sumé d'un travail d'embryologie comparée sur le développement du Brochet, de la Perche et de l'Écrevisse (Ann. des se. nat. T. I, i" série, p. 237-289. — T. Il, p. 39-80. 1854). (Ce mémoire a été imprimé dans : Mém. Sav. Élrang. Paris, Ac. se. XVil, p. 447-805, G pi. 18G2.)

(7) Sur les Poissons de la famille des Mormyres (liull. Acad. de Saint-Pétersbourg. T. XII. 185i. — L'Institut, XXII, n" 1085, p.3GI. 1854)..

(8; Ueberdas Gehôrorgan dcr Fischyatlunrj i)/orwj(/)'HS(Inauguraldiss., mit 1 litli. Taf. Freiburg. 1854).

vantes: Toutes les fibres des nerfs spinaux qui enlienl clans la moelle épinicre sont en communication avec des cellules ganglionnaires. — A chaque cellule ganglionnaire se rattaclient trois filets, l'un provenant de la racine spinale antérieure, l'autre de la postérieure, le troisième de la seconde partie de la commissure de la moelle épinière. — De chaque cellule de la moelle épinière i)ai I un fdet dirigé vers le cerveau et Ibrmant la substance blanche. — La masse fondamentale de la moelle épinière contenant les fibres des cellules est un tissu conjonctif percé de nombreuses ouvertures et loriiianl la substance grise. — Les cylindres-axes sont des formations arrondies et sont composées de la même substance que les cellules nerveuses (1).

Dans un Traité général d'anatomie des Poissons, Stannius étudie le système des canaux muqucux {Seitencamdsytem) qui aboutissent à la peau et qu'il considère, en raison du nonibn; et de l'origine des nerfs dont ils sont pourvus, comme un véritable squelette périphérique. Il passe ensuite aux organes électriques, iiidiquaiU l'origine, la disposition et la structure de leurs nerfs; il s'arrête également aux modifications que présentent les différentes parties du système nerveux dans leurs caractères extérieurs, aux particularités de structure, de disposition, d'origine, de rapports des nerfs cérébraux et des nerfs qui servent aux organes des sens dans les différentes classes (2).

Les résultats obtenus par Wyman relativement au mode de terminaison des nerfs dans les feuillets électriques de la Torpille concordent avec ceux énoncés précédemment par Wagner (3).

Hyrtl a contribué à l'anatomie de l'Hétérotis en faisant connaître la signification physiologique de l'organe accessoire de ses branchies qu'il décrit comme organe respiratoire. 11 s'est appuyé pour cette détermination sur le volume énorme du nerf qui traverse l'organe (4).

Dans des recherches sur le Polypterus Bichir, au chapitre consacré aux organes des sens, Leydig décrit en peu de mots la structure du nerf olfactif comparativement à celle qui existe chez les autres Vertébrés (5).

Ecker a donné une description anatomique du cerveau du Mormynis cyprinoïdes ; il cherche à en déterminer les différentes parties (6).

Un Poisson électrique;, la Raja clavatn, a eu son système nerveux décrit et figuré i)ar Bonsdorff (7).

Dans une nouvelle note, Ecker fait connaître les observations du docteur Diliiarz sur la structure des nerfs électriques du Silure {Mulaptcnn'Ks) (8). 11 traite aussi du système nerveux et du mode de terminaison des nerfs dans les plaques de l'organe électrique du Mormiji'us doisalis (9).

(1) Disqiiisitiones microscopicœ de mcdullœ spinalis Icxtura , impiimis i» Pisclbus fiifUlatœ (Dissert, iiiaug.). Uorpat. Ta!). (I85.i).

(2) Handbuch der Zootomic. Sieijold et Stannius (Zweiter Tlieil. die Wirbelthiere von II. Stannius. 1851).

(3) On the electrical Organ of Torpédo occideniatis (Procced. Boston, Soc. nat. liist. Vol. V, p. 21-22. 1854).

(i) lieitrag zur Anatomie von Ucterolis EInenliergii i^hzungsh. d. math. nat. Acad. zu Wicn. lUi .\1I, p. 396-399. 185i). (5) Uistniogische Bcmerkiingen iiber den Poli/ptents Uirliiri'l Tat.) (Zeitscli. f. wiss. Zool. T. V, p. 10-71. 1851). (()) Annlomisclie Bvschrcibung des Geliirns von Kdipfenartigen Nil-IIeclit (Mormynis Cyprinoides L.). — Leipzig, 1 Taf. (1X51).

(7) Undersôkningar af Nervsijstemet lins Rockan {Raja clava(a) (Ofvers. afFinsk. Vel. Soc. Foiiiandlgr. 2, p. 10-11 et 24-25. 185.^).

(8) L'eber den electrischen ^"erven des ZItlenvehrs (Zi'itsch. f. wiss. Zoolog. T. Vi. p. 1 i0-li2. 1855).

(0) Ui'ber das electrische Organ von Mormijrus dorsalis. (Beiii-iite ûlier d. verliaiidli;r. d. Gess. f. Deford. d. Naiurwis. zu Freiburg. llcft. 2, p. 170-178. 1850)..

A l'égard du développement des Lamproies, A. Mùller a signalé un caractère tiré de la conformation rudimentaire du cervelet de ces animaux (1).

Dans un travail de Remak, travail dépourvu de planches, il est traité de la structure des lames de l'appareil électrique de la Torpille et du mode de terminaison des nerfs dans l'épaisseur de ces lames (2).

De son côté, Goodsir a étudié l'appareil électrique des Torpille, Gymnote, Malaptérure et Raie (3).

Kôlliker, dans son Traité if histologie, se borne à quelques indications touchant le système nerveux des Poissons (4).

Schultze, en traçant l'histoire du développement du Petromyzon Planeri, a indiqué le mode de formation de son système nerveux (5).

H. Mùller, étudiant la structure de la rétine des Poissons et les divers ordres de cellules dont sont composées les différentes couches, a observé chez l'Esturgeon et certains Plagiostomes des fibres nerveuses à double contour communiquant par leurs prolongements avec les fibres du nerf optique. Il pense que ces caractères microscopiques peuvent servir pour la distribution systématique des animaux vertébrés (6).

Dans une description de l'appareil auditif du Petromyzon Planeri et de l'Ammocète, Reich indique l'origine du nerf auditif, les difiérentes espèces de cellules dont il est composé et les particularités que présente son mode de terminaison périphérique (7).

Un mémoire de Rilharz contient des faits nombreux sur le système nerveux du Silurus electricus [Malapterurus electricus, Lacép.), des passages relatifs au système nerveux central (cerveau et moelle), au nerf électrique, à la description de l'organe électrique du Malaptérure et à sa comparaison avec celui du Gymnote et de la Torpille, ainsi que certaines indications louchant le système nerveux de ces Poissons. Quatre planches d'une bonne exécution accompagnent ce travail important (8).

E. Faivre déclare avoir vainement cherché le Conarium sur une certaine quantité d'espèces de Poissons (9).

Un mémoire de M. Schultze est l'exposé de diverses observations faites sur les ampoules et les autres parties du labyrinthe des Raies, des Requins , du Rrochet et de la petite Lamproie. Schultze recherche le mode de terminaison du nerf auditif , la nature et les rapports des fibres et des cellules nerveuses de ces différentes parties (10).

(\)Ueber die Entwickelung der Neunaugen {Mnttev's Archiv, p. 323-339. 1856.— Ann. se uat. , -1= série. T. V, p. 375-388. 1856).

(2) Ueber die Endcn der Ncrven im clcctrisclicn Onjan der Zitterrochen (Miiller's Archiv, p. 4C7-i72. 1856).

(3) OntlieelectncalApijarutusinTorpedo,Gymnotiis,MalaptcrurusandRaia (Ediii.Med.lJourn.,p.l39-U2-277-282.1856).

(4) Histologie, traduction française, p. 213-2U-303-306-307-309-310-322-323-343-358-359-363 (1856). (5; Die Entwicklungsgcschichte von Petromyzon Planeri. —Harlem. 1856).

(6) Anntomiscli-plu/siologiscke Uiitersuchungen iiber die Relina bei Menschen und Wirbellhiere (Zeils. f. wiss. Zoo. P.d Vin, Tal. I et III, p. 1. 1857).

(7) Ueber den feineren Bau des Gehurorgans vom Petromijzon und Ammocetes (Eclser's Ictyologio. Frih. 1 Taf. J857).

(8) Das electrisclie Orgnndes Zilterwelses. Leipzig, mit Taf. (1857).

(9) Du Conarium et des ple.cus choroïdes chez l'homme et tes animaux (Ann. des se. nat. T. 1, p. 72. 1857).

(10) Ueber die Endigumjsweise des Hôrnervcn im LabyrMh (.Mullei's Archiv, 1 Taf., p. 343-381. 1858).

inSTOlUQUE. 31

Leuckart et Pagenstecher ayant étudié l'anatomie de l'Amphioxiis, insistent sur la forme et la structure de la moelle épinièrc, sur la disposition de ses nerfs et leur mode de distribution dans les différents organes (1).

Jobert (de Laniballc), après avoir recherché le siège de l'appareil électrique duMalaptérure (2), a, bientôtaprès, publié le résumé de ses recherches (pii a pour titre : Des appareils électriques des Poissons électriques (3) .

Au sujet d'observations relatives surtout à la .slruclure de la moelle de la Grenouille, Kolliker a traité de la moelle des Poissons, affirmant l'existence de tubes nerveux vrais dans les commissures postérieure et antérieure, et signalant en onti-n la présence de libres partant de la pie-mère el se prolongeant à riiitéricur jusqu'au canal central (4). Cette étude a été suivie de plusieurs autres, et Krilliker s'occupe de lit terminaison des nerfs dans Vorfjane électrique de ht Tarpille. Il ne trouve qu'un é[»anouissement nerveux au côté inférieur de chaque septum et les nerfs se dirigeant librement entre les cloisons jusque dans les loges; il poursuit les dernières terminaisons nerveuses dans les cloisons de l'organe électrique jusqu'en un réseau terminal dontil donne la description (5). S'occupant ensuite de Y organe caudal de la Raie commune, il considère la disposition et le mode de terminaison des nerfs de cet organe comme analogue à celui de la Torpille et constate l'absence de fdets nerveux dans le corps spongieux (6). Passant à V appareil folliculaire nerveux de Sari, il confirme ou réfute les données de certains auteurs touchant la structure de cet appareil el la terminaison de ses nerfs; il le regarde comme l'organe du toucher (7). Au sujet des corpuscules nerveux dans la peau du Slomias barbatus, Kolliker signale dans la couche gélatineuse de la peau de ce Poisson des corpuscules qu'U juge de l'ordre des organes sensitifs et qu'animent les neris de la peau (8). Enfin, suivant V épanouissement des nerfs dans la muqueuse olfactive des Plagiostomes, il reconnaît qu'il n'existe pas de communication entre les fibres olfactives et les cellules épithé-

liales (9).

Dans un nouveau mémoire, Max Schultze s'est appesanti d'une façon toute particulière sur le mode de terminaison des nerfs dans l'intérieur des lames électriques du Malaptérure, du Gymnote et de la Torpille (10). Ses observations combattent ou confirment les données de certains anatomistes sur le mode d'épanouissement des nerfs dans l'appareil électri(|nt>. L'anleur prétend que le côté négatif de la plaque électrique est celui auquel adhèrent les nerfs. Kn terniinanl. il décrit la structure de l'organe pseudo-électriqiic de la queue des Raies. Le même auleur a lai-s.'^ un

(1) l'ntersuchuniji'n iibcr nieilcre Secthieré (Mûller's Arcliiv, p. 501 el 502. 1858).

('2) Recherches anatomiques sur l'apparril électriijue du M(il(ii)térurc électrique (Compt. rend. AcaJ. se, p. S-IG. 5 juillet I8ÔS).

(l) Vorlunfiie Mittheilnnrj nbcr den Bail des Mckenmarks (Zoilscli. f. \v. Zoolo;^. T. IX, § 5, p. !) et II. 1858).

(5) Ui>tcr:ii(chunijcii zur rrrgleichcndcn Gewcbelchre. — Uelter die End'tguntjcn der Nerceii im etectrischen Organe dcr Zitterroclien (Vei-handlg. der pliys. med. Gessellsch. in Wiiizbourj,'. Rd. 8, p. "2-1-2. 1857-58).

(Gj Ueber das Schwanzorgan dcr gewônnlichen Rochen (Ihid., p. 12-25.)

(7) Appareil folliculaire nerveux de Savi (Ihid., p. 20-28.)

(8) Nerienkorperchen im der Haut von Slomias barbatus. (Mil Ahl).) (lltid., p. 28-31.)

(9) AiisbreituiKj der Nerven in der Geruchsschteimhaut vun Playiostomen (Ihiil., p. 31-37).

(10) Zur Ivcnntniss der eleclrischen Organe der Fische (Ber. iib. die Silzung. der Nalurf. Gessell. zu Halle. Nov. 1857; dans : Abhaiiai-. der Naliirl'. Vol. IV, p. 17. 1858).

travail important, au point de vue des observations détaillées qu'il contient, sur le mode de terminaison des nerfs dans l'intérieur de l'organe (électrique) caudal de la Raja clavata (1).

Dans le même temps, ayant entrepris, sous le rapport hislologique, une étude de l'organe électrique du Gymnoliis electriciis et du Momyrus oxijrhynchiis, Kupffer et Keferstein ont décrit le mode de terminaison de ses nerfs et émis quelques données nouvelles relativement à la position de la plaque électrique (2).

C'est sur leurs données que Ecker rectifie l'opinion qu'il avait émise relativement à la position de cette membrane nerveuse dans un mémoire antérieur (3), et qu'il se range à l'avis des deux anatomistes décrivant chez certaines espèces de Poissons électriques la membrane comme étant située sur le côté antérieur àe. la plaque de tissu connectif (4).

Frey, dans son Traité d'/ustologic, a figuré les cellules nerveuses prises dans les ganglions périphériques du Gadus loîu, la terminaison probable du nerf olfactif chez le Brochet, et la terminaison des fibres nerveuses dans les ampoules auditives de la Baja clavata (5).

Mauthner a décrit la structure intime de la moelle épinière de plusieurs Poissons (Lote, Truite, Sandre, et particulièrement du Brochet) et s'est trouvé en désaccord avec Owsjannikow sur quelques points d'histologie (6).

Du Bois-Reymond publie une courte note du professeur Ranzi concernant la direction de la décharge du Silure électrique du Nil. D'après les observations de Ranzi, les pôles de l'organe électiùque seraient situés à la queue et à la tète de l'animal et le courant serait dirigé de la tête à la queue, à l'inverse de ce qui se passe chez le Gymnote. C'est par des expériences directes que Ranzi est arrivé à ce résultat (7).

On doit à E. Reissner une étude fort complète de la texture de la moelle de la Lamproie fluviatile L'auteur examine en détail les enveloppes de la moelle et celle des divers éléments qui composent cet organe. Il traite longuement des ordres de cellules dont est formée la substance grise, de leur nature, des rapports de ces cellules soit entre elles, soit avec les fibres de la substance blanche, soit encore avec les racines des nerfs. Les fibres de la substance blanche sont aussi étudiées avec soin. Deux planches facilitant l'intelligence du texte sont jointes à ce travail fort remarquable au point de vue de la structure du système nerveux central des Gyclostomes (8).

{{) Ziir Kenntniss des den electrischen Organen vcncandten Schwanzorganc von Raja clavata (Mûller's Arcliiv, p. 193-214. 1 Taf. 1858).

(2) Untersuchungen uber die electrischen Organe von Gymnotus electricus und Mormyrus oxyrhijnchus (Henle und Pfeufer Zpilsch. f. ration. mcJ. I!J II, Ileft. 3, p. 341-356. 1858).

(3) Untcrsuchung zitr Ichtyologie (Freiliurg. 1857).

(4) Ueber das eleclrisclie OrganderMormyn (Mil na.f.)(ïienchle d. Naturf. Gess. Fri))urg. Bd I, p. 472-477.1858).

(5) Traité d'histologie et d'hislochimie. 1" étlit. allem. (1859). — 3" édit. allem. Leipzig (1870). — Trad. française. Paris (1871).

(6) Untersuchungen iiber den Bau des RUckenmarks der Fische (Silzungsber. d. Wien. Aiiad. matli. pliys. cl. Bd XXXIV, p. 31-36. 18.59); à part Wicn. (1859).

(7) Zur Geschichtc der Entdcckiingen amZitterwelse (Malapterurus electricus). (Xvdi. f. Anat. u. wissen. Med. herausgegeben voii l)' Reichert et du IJois-Ueymond, p. 210-212. 1859).

(8) Beitrdge zur Kenntniss vom Bau des RUckenmarks von Petromyzon fliiviatiUs (Mullcr's Arcliiv et du Bois-Reyinond, p. 545. 1860).

En 1800, Matteuci'i communique à l'Académie, des sciences un Mémoire résumé dans les propositions suivantes : « Le pouvoir électromoteur de l'organe de la Torpille existe indépendamment de l'action immédiate du système nerveux. Ce pouvoir augmente notablement et persiste ainsi augmenté quand on a excité plusieurs fois les nerfs de l'organe de manière à obtenir un certain nombre de décharges successives (1). »

La même année, A. Moreau réussit à pratiquer la séparation des deux faisceaux de fibres motrices et sensibles dans toute la longueur dos nerfs chez les Raies et les Squales (2).

M'Donnel, en traçant la monographie du Lepidosiren annectens, ne fait que confirmer les données d'Owen touchant cet animal. Les particularités de son système nerveux l'engagent ;i en faire un ordre spécial qui tiendrait sa place entre les Poissons et les Batraciens (3). — Le même auteur a publié la description d'un organe qui se trouve chez la Raie commune et qu'il croit analogue à l'organe électrique de la Torpille. Il est arrivé ;i cette conclusion par la dissection des nerfs qui chez la Torpille se rendent à l'appareil (4) .

Une description assez succincte des différentes branches du nerf vague et les résultats d'une série de recherches expérimentales sur les fonctions du nerf latéral, des branches de la région palatine et du rameau cardiaque ont été fournis par Hoffmann (5).

La structure générale et intime des organes des Poissons électriques a été l'objet d'une élude de la part de Schultze (6).

Un travail semblable a été entrepris par Hartmann sur le Mormyrus oxyrhynchus , la Torpédo marmorata et le Malapterurns electricns (7) .

On cite de L. Stieda une étude de la moelle épinière et de quelques parties du cerveau chez le Brochet (8).

Lereboullet a donné un aperçu de la formation embryonnaire de l'encéphale et de la constitution des cordons rachidiens chez la Truite, poursuivant la comparaison chez le Brochet et la Perche. Deux planches accompagnent le texte; plusieurs figures sont consacrées au cerveau et à la moelle allongée (9).

Après avoir mentionné les recherches de Leydig sur la question, Schultze examine l'origine des nerfs qui se rendent au système des canaux muqueux de la tète et à ceux de la queue, la structure de ces canaux, le trajet des fibres nerveuses dans les cellules épithéliales où elles effectuent

(1) Pouvoir électromolcwr de la Torpilla (Compl. rcml. Acad. se. T. L, p. 918-920. 21 mai 1860).

(2) Recherches anatomiqiies et phijsiologiques sur lex nerfs de sentiments et de mouvement chez les Poissons (.\nn. se. nat., 4» sci-ie. T. XllI, p. 380-382. 1800).

(3) Description of Lepidosiren annectens (Natural. Iiist. Uev. Vol. 7. 1800). — Notiz iiber Lepidosiren annectens (Zeilsch. f. wiss. Zool. Bil X, p. .iOO-ll I, .1 Taf. (1800).

(4) On Ihe Organs which in Ihe common Rai/ are homoloyous ait h the clcclrical Unjans of thc Torpcdo (Proccedings of the Royal Irisli. Acad. Vol. II, p. 302. 1800).

(5) Beilrdge zur Analomie iind Phi/siolni/ie des \erviis vagus bel Fisrhen (1 Taf. Oicsson. 18(10).

(0) Ueber den feinercn Ikm der electrischen Organe der Fische (Vcrhaiullg. des .Nalurhist. Voreiii. dcr preuss. Rhein. T. XVII. Sitzungber, p. 15. 1800.)

(7) liemerkiiiigen iibcr die electrischen Organe der Fische (Airli., Rois-Reymond, p. 6ii>-070. 2 AW). 1801).

(8) Ueber das Riichenmarclc iind einzelne Theile des Oehirns vun Esox Lucius (Inaugural. Ahliaiull. Dorpat.niit. 2 Taf. 1861).

(9) Recherches d'embryologie comparée sur le développement de la Truite, du Lézard et du Lymnée. Première partie : Embrgologiedela Truite commune (Ami. se. nat., l' série. T. XVI, p. 113-190. ISfil, n T. XIX, p. 5. 1803).

leur terminaison. Il conclut de ses observations et du mode spécial de terminaison des nerfs qu'il signale dans l'appareil muqueux à l'existence d'organes spéciaux des sens (1).

Un mémoire du même savant a été adressé en réponse au travail d'Hartmann. Ce dernier avait mis en doute les résultats publiés précédemment par Schultze au sujet de la structure des organes électriques. Schultze examine successivement l'organe électrique de la Torpille, du Malaptérure, du Mormyre, et signale les erreurs dans lesquelles son antagoniste est tombé. La question relative aux terminaisons nerveuses est traitée avec les détails qu'elle comporte (2).

La même année, dans une réplique très vive et ne s'occupant qu'incidemment du système nerveux, Hartmann revient sur les Poissons électriques précédemment étudiés (3), puis il donne une bonne étude du mode de terminaison des fibres du nerf acoustique dans le labyrinthe d'un certain nombre de Poissons osseux (Brochet, Perche, Gremille, Sandre, Lote, Silure, Tanche et autres Cyprins) (4).

Marcusen regarde les circonvolutions du cerveau des Mormyres comme un organe particulier qui ne serait pas partie constitutive du cerveau. Sa description est suivie de considérations sur la fonction présumée de cet organe et sur les rapports probables de sa couche interne fibreuse avec les racines du nerf auditif (5).

S'adressant aux Poissons électriques, A. Moreau institue une série d'expériences sur les nerfs électriques de la Torpille et constate l'absence de courants centripètes (6).

En même temps, Eilh. Schultze mentionne quelques faits relatifs au mode de terminaison des fibres nerveuses dans l'oreille interne de très jeunes Poissons [Perça eiGobius){7), et suit le mode de répartition des organes cyathiformes sur les différents points du corps de plusieurs espèces de Poissons, étudiant ensuite la structure de ces organes, le rapport de leurs éléments avec les fibres nerveuses et ajoutant quelques remarques sur leur fonction présumée (8).

La question du mode de terminaison des nerfs dans les diverses parties de l'oreille interne est reprise par G. Lang. Ses recherches ont été faites sur un certain nombre de Cyprins (Barbus fluviatilis, Squalms dobula, Cypriniis carpio, Mus melanotus) (9).

Un opuscule d'Owsjannikow contient une description du cervelet des Poissons. L'auteur indique les différentes couches qui composent cet organe et étudie leurs éléments et les rapports de ces éléments entre eux. Ces recherches ont porté sur les Poissons osseux (Perche, Brochet, Sandre, Brème) (10).

(1) Vebcr <Ue Ncrvcnendifiung inden sogenanntcn Schli'imkanàlcn devFische und iiber entsprechendi! Organe des durcit Kiemcn athmende Ampkibien (1 Taf.) (Mûller's Archiv, p. 759. I8(il;.

(2) Ueber die electrischen Organe der Fische. (Rcicliert et du Bois-Reymoiul. Archiv, p. 170-480. 1862).

(3) BerncrkiDigen iiber die electrischen Organe der Fisvlie- (fiilichert et du Bois-Reymond Arcli., p. 7(32-772. 1862.) (i) Die Ëndigungsweise der Gehurncrren im Labyrinthe der Knochenfische. (Mûller's Archiv. 2 Taf, p. 508-526. 1862.) (5) Note sur un organe particulier du cerveau des Mormyres. (Compt. rend. Aead. se. T. IJV, p. 35. 1862).

( ) Recherches sur la nature de la source électrique de la Torpille et manière de recueillir l'électricité produite par l'animal. (Anu. se. nal. i' série, T. .VVIII, p. 5. 1862).

(7) Zur Kenntniss der Endigungsiveise der Ilornerven bel Fisclien und Amphibien. (Miiller's Archiv. p. 381-385. mit. Abb. 1862.)

(8) Vebcr die bêcher (ùrmigen Organe der Fische, (Zciisch. f. w. Zool., mit 1 Taf., T. XII, p. 218-222. 1862).

(9) Dus Gchôrorgan der Cyprinoiden mit besonderer Berucksichtigung der Nervcnendapparate. (Zeitsch. f. w. Zoo)., T. XIII, p. 303-315. mit 1 Taf. 1863).

(.10) Ueber die feine Structur des Kleinkirns der Fische (Lu en 1863} (Bull. Akad. se. St-Pétersb. T. VII, p. 157-166. 1864.)

De son côté, Maulhncr, dans une étude sur la structure intime des éléments du système nerveux des Vertébrés, s'est occupé de la moelle épinièrc du Brocliel. Quelques figures concernant les cellules et les fibres nerveuse-; de ce type, de la Sole et de la Truite accompagnent le travail (1).

Un mémoire de Mayer, précédé d'une courte introduction historique, comprend une description anatomique du cerveau des Poissons et un essai de classification fondée sur les caractères de l'encéphale. Ce mémoire est accompagné de sept planches comprenant de nombreuses figures do cerveaux (2).

Kutschin a laissé sur le système nerveux central des Cyclostomes, des études remarquables au point de vue histologique. Tous les éléments qui entrent dans la composition de l'axe médullaire ont été soumis à une minutieuse analyse (3).

C'est en réponse à cet écrit et après avoir rappelé les résultats obtenus par Kutschin relativement à la structure de la moelle épinière des Lamproies, qu'Owsjannikow expose ceux qu'il a obtenus lui-même sur la moelle épinière des Poissons osseux, résultats qui ne modifient d'une façon essentielle ni les données de Bidder ni celles de l'école de Dorpal (Stieda) concernant les cellules nerveuses et leurs prolongements (4).

A cette époque, les fonctions de l'encéphale des Poissons ont été l'objet d'expériences de la part d'E. Baudelot. Ces expériences ont été faites sur l'Épinoche et ont porté successivement sur les fonctions des lobes antérieurs, des lobes optiques, du cervelet et de la moelle allongée (5).

Dans un long Mémoire, SeiTCs s'est préoccupé de la composition et de la structure de l'encéphale du Lépidosiren pour arriver à la détermination de ses affinités. L'organisation de cet animal semble à l'auteur participer à la fois de celle des Reptiles et de celle des Poissons (G).

En 1864, a paru dans son ensemble le grand Mémoire de Marcusen sur les Mormyres dont un extrait avait été publié dix années auparavant (7).

Stieda a donné l'histologie du cervelet chez le Brochet, la Perche et quelques Cyprins. En étudiant la structure intime de cet organe, il distingue trois couches et poursuit la distribution des fibres nerveuses qui les parcourent. Cette étude se termine par la réfutation des opinions relatives aux corps ganglionnaires et à leur passage dans les fibres nerveuses médullaires. L'auteur conchit à la similitude des éléments du cervelet et à l'analogie de leur disposition chez tous les Vertébrés (8). — Celte même année vit la publication d'un dernier écrit deWymann sur le développement de la Raja Bâtis et de son système nerveux (9).

(I) Beitrai/e zur mihercn h'enntniss dcr morphologischen Elcmcntc des Ne rvcnsy stems (Denkschriften ilerK.K. Akademie Jer Wiss. m Wien. Maili. nal. Classe. 15. XXI. i8G3).

(-2) Ueber den Bail des Gchirns dcr Fische (Acad. Caîs. I.oop. Nova Acia, \\\. 18(U). — Dresden (1863).

(3) Ueber den Bail, des Mckenmarkes des Neunauges ("2 ïaf.). Kasaii.-Diss. iiiaug. 1863 (Schuitz's Arcliiv f. mik. Anal, nd. II, p. .525. 1860).

(i) Ueber die Inauguraldissertation des Herrn D' Kutschin dos Mckcmnark der Neunaugen betreffoid, ncbsteinigcn Beobachtungen lilier dasRiickenmarlc der Knoc lien fisc lie uiid aiuL'rcr Tliierc von Oivsjannikoff (Bull. se. Saiiit-Pélersbourg. T. Vil, p. 137-115. 18(il).

(5) Recherches expérimentales sur les fondions de l'encéphale des Poissons (Ami. se. nat. T. 1,5'" série, p. 105-1 1"2. 1864).

(Cl) Recherches sur quel<[Hcs [loinls de l' organisai inn du LciiidoMrcn annectens (llcviu- de Zooi. T. XV, p. 371. 1801).

(7) La famille des Mo rmijres {iU'in. Acad. se. SaiiU-Pélersboiiii^. 5 pi. T. VII, n» l. 1801).

(8) Zur vergleichenden Anatomie und histologie des Cerebelliim (mil Taf.) (Arch. 1. Auai. u. l'Iiys., p. 107. 1864).

(9) Observations on the development of Raja batis^Uém. Ae. si-., p. lil-i 1. 1864).

M. A. Moreau cite une expérience faite dans le but de prouver que le son se produit chez certains Poissons sous l'influence des nerfs. Il décrit chez le Zeus Faber et le Grondin les dispositions anatomiques de la vessie natatoire et les résultats fournis par l'excitation des nerfs qui s'y rendent (i).

Dans un écrit relatif à l'organe auditif de la Lamproie de rivière, Owsjannikow étudie la moelle allongée au point de vue histologique, l'origine des fibres acoustiques, du nerf acoustique accessoire et du nerf facial. Il décrit ensuite les parties constitutives de l'oreille interne et le mode de terminaison des nerfs dans les ampoules, les rapports des fibres nerveuses avec les cellules et leur mode de distribution dans les cellules épithéliales (2).

En vue d'une note de Max Schultze relative aux lobes électriques de la Torpille (3), nous citons certain travail de Deiters qui mérilj&rait d'être consulté par tout investigateur qui entreprendrait des recherches sur le système nervei^ central d'un Vertébré quelconque (4).

UlchtijoJofjie de Duméril donne certaines indications sur les nerfs dos Poissons (5). Le chapitre relatif à la sensibilité comprend un exposé des caractères du système nerveux central, quelques remarques sur le système nerveux périphérique ainsi que sur les nerfs des organes des sens (6). Au texte se trouvent jointes des figures du cerveau de la Raie bouclée {Raja clavata), de l'Ange {Squatina vulfjaris), de l'Emissole {31ustelus vulgaris), de l'Aiguillât {AcantJdas vidgaris), de la Torpille {Torpédo marmorata), de la Brème et du Congre.

L'ensemble des observations fournies par M. Robin sur l'appareil électrique des Raies tend à prouver que cet appareil remplit une fonction de même nature que celle dévolue aux organes de structure analogue des autres Poissons électriques. Le travail a été fait au point de vue de la direction de la décharge. L'auteur a indiqué le mode de distribution des nerfs et le mode de terminaison des tubes nerveux (7).

Au mois d'avril 1865, Hollard publia l'extrait d'un travail ayant pour titre : Recherches sur la structure de l'encéphale des Poissons et sur la signification homologiqne de ses dijjcrentes parties. « Je pense, dit l'auteur, que les lobes inférieurs des Poissons sont leurs corps striés, les lobes supérieurs creux des couches optiques, et les antérieurs des hémisphères réduits à la région du quadrilatère et à celle de Vinsida. » Quant aux petits tubercules situés à l'intérieur des lobes creux, il les nomme tubercules géminés et les regarde comme analogues des quadrijumeaux (8). L'année suivante, il développa ces mêmes idées dans un nouveau travail sur le développement des organes encéplialiques des Poissons (9).

Le Traité d'histologie comparée de Leydig renferme de nombreuses indications relatives au système nerveux des Poissons (10). Outre les indications concernant les cellules des Requins, l'union

(1) Sur la voix des Poissons (Compt. rend. Acad. d. se, p. 436. 1861).

(2) Ueber das Gehôrorgan von Petromyzon fluviatilis (Mém. Acad. se. Saint-Pétersbourg. T. VIII, n° 7, mit. Taf. 1864).

(3) Page. "36, noie i.

(i) Vnlevsucinuujen uber Gchirn uml Riickenmark des Menschen und dcr Saiigethiere (1865).

(5) Histoire naturelle des Poissons ou Ichthyologie générale (1865 à 1870).

(6) Tome 1", cliap. II, p. 05 à 127.

(7) Mémoire sur les phénomènes et la direction de la décharge par l'appareil électrique des Raies (Ann. se. nat., p. 342-316. 1865).

(8) (Gompl. rendu. Acad. d. se. T. LX, p. 708. 1865).

(9) Nouvelles reclierclics sur le développement de l'encéphale des Poissons (Compt. rend. Acad. d. se, p. 747-748. 1866).

(10) Traduction française. Paris (1860).

des cellules yanglioniiaires avec les libres nerveuses, le parcours el la leniiinaisoii des fibres nerveuses qui méritent une mention particulière, on trouve encore des aperçus louchant la slruclurr du système nerveux central, des détails assez étendus sur les organes du tact, sur le système nerveux latéral, sur les organes électriques, et des remarques relatives aux nerfs de l'odorat, di' la vision, de raudilimi, de la vessie natatoire etaux nerfs cardiaques.

Des leçons de M. Viilpian sur la physiologie comparée du système nerveux renferment des données assez étendues relatives aux Poissons. La leçon 34'= est consacrée à l'anatomie et à la physiologie du système nerveux de cette classe de Vertébrés. On y lit la description de la conformation extérieure et intérieure de la moelle, la description de l'encéphale des Poissons osseux et cartilagineux. Vient ensuite un examen des fonctions de l'encéphale. On trouve encore dans le cours de l'ouvrage un certain nombre de faits relatifs soit à l'anatomie, soit à la physiologie, par exemple des indications touchant les racines des nerfs spinaux et les fonctions de ces nerfs, des aperçus sur la terminaison des nerfs sensitifs et des nerfs de l'appareil électrique, sur la conformation extérieure et intérieure de la moelle épinière, enfin des observations sur les tubercules (juadrijumeaux, le cervelet et les hémisphères (1).

Dans un Traité sur l'anatomie des Vertébrés, Owen a consacré une partie importante au système nerveux des Poissons. Après des considérations générales, il aborde l'étude de l'encéphale à un point de vue comparatif chez un certain nombre d'espèces. La moelle allongée et les appendices secondaires sont désignés sous le nom (V épcncéphale ; les lobes optiques sous celui de mésencéphalc; les lobes cérébraux proprement dits, de prosencéphale, el les lobes olfactifs, de rhinencéphale. L'auteur décrit les nerfs olfactifs, leur disposition variable dans de nombreux genres, les nerfs optiques, leurs particularités de volume, d'origine et de croisement, les particularités de disposition des nerfs moteurs chez la Morue, la Raie et la Torpille. Après de courtes observations sur le nerf acoustique, il passe à l'examen du nerf vague, du nerf latéral dont les multiples variétés de division et de distribution sont décrites dans de nombreux genres, enfin, à la description du nerf spinal et à la disposition du nerf grand sympathique, aux organes du toucher, de la, vue et de l'audition. Il termine par des considérations sur la fonction auditive. La dernière partie est consacrée à la description de l'appareil électrique de la Torpédo Galvanii et du Gymnote et à l'indication des différences qu'il présente chez ces deux espèces au point de vue analomique et de ses elfets physiques. Le même appareil est étudié chez le Malaptérure et \e Mormi/rus lon<jipennis {"2).

Dans un livre consacré à l'histoire générale des Poissons (3), M. E. Blanchard a présenté la descri|ili(iii de, leur système nerveux. Son altenlidu s'est portée luul particulièrement sur l'encéphale dont il élucide Fanalomie et la physiologie (4).

Un auteur, Hôrschehnann, a laissé inie thèse sur l'anatomie dtî la lanLiue des Poissons (5).

Les expériences de M. Deit sur la Lamproie ont éclairé quelques points de la physiologie de ce

(1) Leçons sur la physiologie générale et comparée du système nerveux. 1800.

(2) On theAnatomy of Vertebrates. Loiuloii. Vol. I, p. ^208--290-'2y7-300, et p. 3-20-32 1-3-25-32G, etc. USlil!}-— < Système nerveux des animaux à sainj froid. »

(3) Les Poissons des eaux douces de la France. Paris, 1800. (i) Du système nerveux, ii 10, p. 71-82.

(5) Ein Beitrag zur Anatomie der Zunge der Fisclie (liiauguraldisserlalion. Dorpat. 1866).

Poisson. Un fait intéressant est la suppression presque immédiate des mouvements respiratoires, les mouvements généraux persistant. Les nerfs pneumogastriques sont donc ici les premiers atteints, à l'inverse de ce qui a lieu chez les autres Poissons (1). — Lemême savant a, dans une note, exposé le mode de terminaison des nerfs cutanés des diverses parties du corps de l'Amphioxus. Celui des nerfs de la face lui a présenté une particularité. Ces nerfs, aboutissant à des corps celluleux ovalaires, semblent indiquer une fonction spéciale. A la terminaison antérieure de la moelle est attribué le rôle d'un encéphale (2).

Un mémoire de Kowalewsky a pour objet le développement de l'Amphioxus pendant les diverses phases embryonnaires. L'auteur signale l'époque de l'apparition dos filets nerveux et leur mode de terminaison dans les cellules épithéliales, contrairement à l'opinion d'autres auteurs; il indique la préparation à laquelle il a eu recours pour ses expériences (3).

Des recherches du docteur A. Oeffinger fournissent la description du cerveau desMormyres et la comparaison de la grandeur de l'encéphale avec le crâne et même avec le corps tout entier. L'organe cérébral particulier aux Mormyres est étudié chez les Moi^myrus elonr/atns , M. dorsalis, M. oxyrlnjnchus, M. loni/ipeimis, M. Bané. Il en résulte une classification des Mormyres fondée sur les caractères de l'encéphale (4).

Au sujet de la membrane auditive de l'Homme, M. V. Odenius s'est occupé dans une certaine mesure de la terminaison des nerfs de l'audition dans les ampoules auditives des Poissons (5).

Un travail d'Owsjannikow sur VAmpMoxus lanceolatiis donne, après l'exposé rapide des rapports du système nerveux avec la cavité vertébrale, l'étude de sa structure intime (6).

On trouve dans un Mémoire de F. E. Schultze quelques indications s'adressant au mode de terminaison des fibres nerveuses dans les couches superficielles de la peau des Poissons (7).

E. Baudelot a prouvé chez le Merlan l'existence d'une branche particulière du nerf pathétique (8). Dans une autre note, il a signalé chez le Merlan l'existence d'une branche anastomotique qui s'étend de la racine postérieure du trijumeau vers la racine antérieure du pneumogastrique, en passant en dehors du nerf acoustique auquel elle envoie quelques filets. Cette branche est considérée comme l'homologue du faisceau récurrent qui chez les Cyprins s'étend du trijumeau vers le pneumogastrique et vers le premier nerf spinal (9). — La même année, Baudelot rectifie une erreur de Cuvier et de Stannius touchant la disposition du nerf latéral chez la Perche. Il élablit que la branche superficielle de ce nerf n'est point, comme l'a figuré Cuvier, un cordon simple qui s'étendrait d'une manière uniforme jusqu'à l'extrémité du corps, mais que cette branche est le résultat

(1) Noie sur quelques points de la physiologie de la Lamproie (Petromyzon marinus) (Ann. se. nat. p. 371-373. I8G7).

(2) Sur l'Ampliioxus (Conipt. rend. .\cad. se, p. 36i-3r)7. 18(17).

(3) Eiitwirkcluiifjsfjcschichte des Ampltioxus Itinceolittus (.Mit 3 Taf.) (Méra. Acad. Saint-Pétersbourg. T. \I, 1' série, 11° 4. 1867-68).

(4) NcAie L'iilersuchuvfien iihcr dcn Bau des Gi'hirns vom Nilhecht (Mûller's Archiv, p. 713-732, avec 1 Taf. 1807).

(5) Ueberdnx Epitliel der Maculœ-acusticœ bcim Mcnsciien. (Arcliiv. f. mik. Anat. von M. Schultze. T. III, p. 125. 1867).

(6) Ueberdas Centralncrvensyslem des Amphioxus lanceolatus (1 Taf.) (Saint-Pétersbourg. Acad. se. Bull. XII. 1867.)

(7) Epithel-und Driisen-Zellen. (Arch. f. mikr. Anat. T. III, p. 137-203, mil. Taf. 1807).

(8) De la iliierminutiou liomoloyiquc d'une branche du iicrf palhélique chez le Merlan (Bull. Soc. se. nal., Strasbourg, et tirage à part. 1808).

(9) Observation relative à une branche anastomotique des nerfs trijumeau et pneumogastrique chez le Merlan (Bull. Soc. se. nat., Strasbourg, et tirage à part. 1808;.

de ruiiioii (le plusieurs branches secondaires qui naissent de distance en dislance du tronc principal et se reiilbrci'iit de iiianirre à l'oi-iiicr un iii'il' coiiliiiii. Al»ni-(l;iiil cii-iiili' la i|ih'sli(iii des Iidiiiologies, Baudeliit iiioiilrt' qui' li' iicrriaténil du pneumogastrique peut être considéré conime l'honiulogue de la branche moyenne des nerfs spinaux (1).

Quelques pages d'un mémoire de F. Boll (2) sont consacrées à l'étude des terminaisons des libres nerveuses dans les anqioidcs de Lnren/ini (3); l'auteur admet que chaque ûhra nerveuse perd peu à peu sa gaine extérieure el que le cylindre d'axe se subdivise en librilles qui se mettent en rapport avec un épilhélium spinigère tapissant le fond de l'ampoule.

Krause s'élani occujm'' de rechercher la terminaison des nerfs dans les muscles de la Grenouille, assure avoir obtenu des résultats analogues sur les Poissons (Brochet) (4).

Dans un mémoire sur le développement des Poissons osseux (5), KupfTer a donné (pielqucs indications très brèves touchant le développement du système nerveux central (G).

Des recherches de Stieda sur la structure du système nerveux central des Poissons osseux constituent l'un (les plus importants travaux qui aient été publiés sur le sujet. Il y est traité des éléments qui entrent dans la composition du système nerveux central et périphérique, de la structure intime de la moelle épinière, de l'encéphale de la Lote {GadKS loUi), des caractères extérieui's de chacune des parties de l'encéphale et de leur texture intime. Les caractères extérieurs et intérieurs des j)iincipales parties de l'encéphale du Brochet sont particulièrement examinés, l'encéphale de la Perche et de plusieurs Cyprins servent de termes de comparaison. S'efTorçant de saisir les homologies des différentes parties de l'encéphale des Poissons osseux dans une comparaison avec 1rs autres Vertébrés, Stieda passe en revue les opinions émises à ce sujet (7).

On possède un court mémoire de Bureau qui résume l'état des connaissances acquises par les travaux de Matteucci, de Savi et de M. Bobin; on y affirme, d'après les expériences personnelles de l'auteur, les résultats des études de ces savants sur le mécanisme de la fonction électrique chez la Torpilli', le Gymnote et le Malaplérure (8).

Une étude de Micklucho-Macklay, datant de ISôS, donnait une nouvelle inter[)rétatiun du cerveau des Poissons, interprétation basée sur l'embryogénie (9). — Macklay l'a développée dans un mémoire plus étendu en 1870(10). Examinant le mode de formation du cerveau chez les Téléostiens et les Ganoïdes, puis comparant le cerveau d'un jeune Sélacien avec cchii d'nn rmluyon de chèvre, il conclut à l'homologie de chacune des parties de l'encéphale. Il considère le cervelet comme

(1) Considérations sur le Irnnc latéral du iiflrf pneumo{iastrii]uc clw: U's Poissons {KuW. Soc. se. nat., Strasl)ourg-, et tirage à part. 18(iS).

(2) Uic Lormzinïschen Ampulkn dcr Selachier (Aicli. 1'. niilu-. Aiiat. v. Max Scliulizo. liil IV, mit I Taf. p. 375-390. 1868).

(3) Pages 387-390.

(i) Ucbcr die Nervi'n-Endiriiinii inncrlialli der motorischcn Endiilattrn (MiilliM-'s Arcliiv, p. (UO-tîlS. I8(î8).

(5) Bcobuclilungen iibcr die Entwicklitng dcr KnochenjischcnKXvdxis f. iiiik. .\iiat.,ii)it 3 Taf. T. IV, p. iî09-:272. 1868).

(G) Pages 212-218.

(7) Stiidicn iihcr das centrale Nerrcnsiisteni dcr Knochenfisclicn. (Zeit. f. wiss. Zool. T. XVIII, p. 1-70. 2 Taf. 1868).

(8j li.rpo'ic aiiatomi(jiic et plii/siotorjiiiue (1S(I8).

(9) Beitrag zur vergleiclienden Anatomie des Gclurns (lena, Zeitscli., p. 553-569. 1868). — Vorlaûf. .Miiiiieil (Mit Al)l).).

(10) llcitriïije zur verglcichenden Xeurologie der Wirbelthiere. — 1. Das Gchirn dcr Selachier. — U.Das ilittclliirn dcr Ganoiden. Iii-l»., mit. Taf. Lei|izig.

tubercules quadrijumeaux, les lobes optiques comme lobes du troisième ventricule. Le cervelet des Sélaciens serait représenté par la lame transversale du cervelet.

En poursuivant l'étude de la branche operculaire sur divers Cyprins, Baudelot a été conduit à reconnaître que les fibres qui la constituent proviennent non d'une source unique, mais bien de deux et quelquefois de trois sources dilFérentes, savoir : de la racine antérieure du pneumogastrique, de la racine postérieure de ce même nerf et du nerf trijumeau. Il donne des détails sur le trajet de ces divers faisceaux d'origine et sur les conséquences que l'on peut en tirer au point de vue morphologique (1).— Dansuneautre étude, le même auteur s'est occupé de la branche moyenne des nerfs spinaux, au sujet de laquelle il fait connaître un certain nombre de particularités non encore signalées. Chez le Nase, le Chabot et divers Cyprins, au lieu d'une seule branche moyenne pour chaque paire spinale, il en a observé deux: l'une, volumineuse, naissant de la racine antérieure; l'autre, très grêle, naissant de la racine postérieure. Ces deux branches issues de la même paire ne s'unissent pas entre elles. Il est ainsi démontré que la formation d'un nerf mixte est produite par l'union de la branche moyenne postérieure d'une paire avec la branche moyenne antérieure de la paire suivante (2) .

Reconnaissant, comme d'autres anatomistes, trois zones concentriques dans l'épaisseur du cervelet, Baudelot a en outre appelé l'attention sur les grandes cellules de la zone moyenne. Il fait remarquer que toutes ces cellules présentent deux pôles dont les prolongements ne sont point semblables (3).

Le développement embryonnaire de l'Esturgeon a été l'objet d'une étude faite en commun par Kowalewsky, Owsjannikow et Wagner (4). L'un de ces savants, Owsjannikow, a fait semblable étude sur le Petromijzon fluviatilis et indiqué le mode de formation des diverses parties de son système nerveux (5).

Le docteur Hasse a entrepris de trouver chez les Poissons les parties identiques de l'appareil auditif des autres Vertébrés. S'appuyant sur les indications fournies par les nerfs qui se rendent à cet appareil, il considère les diverses parties, chez ce groupe d'animaux, comme répondant aux stades embryonnaires d'organisations plus élevées. Il explique les différences apparentes que présente l'appareil auditif des Plagiostomes relativement à celui des autres Poissons par les phases du développement (0).

Un mémoire de F. Fée sur le système latéral du nerf pneumogastrique des Poissons contient l'esquisse rapide de la distribution du pneumogastrique et l'étude du système latéral dans trois types de Poissons osseux : le G:irdon, le Brochet et la Perche; l'exposé des modifications que pré-

(1) Observations sur les origines de la branche operculaire du nerf latéral du pneumogastrique chez quelques Poissons (liuU. Soc. se. liai., Strasb. et tirage ù part. 1869).

(2) Sur une branche des nerfs spinaux observée dans quelques types de Poissons (Bull. Soc. se. nat. de Strasbourg. 1869).

(3) Observations sur la structure intime du cervelet des Poissons osseux. (Cuil. Soc. se. nat., Strasbourg. 1869).

(V) Die Entivickelungsgeschichte der Store. (Lu le 17 Juiu 1869). (Hull. Aead. se, Saint-Pétersbourg, p. 317-325. 1869).

(5) Die EntwicMungsgeschichte dcr Flussneiinaugen {Petromyzon fluviatilis) (Lu le 17 juin 1869). (Bull. Acad. se., Saiiit-rélersbourg, p. 325-329. 1869).

(6) Bemerkungen ilber dus Gehororgan der Fische. (Verbandl. d. l'Iivs. Medic. Gessell. in Wûrzbourg. Baiid I, p. 92-104. 1869).

IIISTDIIIQUE. 41

sente chacune des branches du système latéral dans les Poissons osseux, ganoïdes et cartilagineux, enfin des considérations anatomiques sur le plan général du système latéral dans la série des animaux Vertébrés et une appréciation des opinions émises relativement à son rôle physiologique (1).

Une particularité jusiju'alors ignorée a été mise (îii évidence par les recherches de Baudelot. Il a été reconnu, chezhi Perche et l'Epinoche, que chacune des extrémités du faisceau postérieur de la commissure de Ilallcr alxmiii a un petit noyau particulier de substance nerveuse parfaitement (léliniité, siliir dans Fépaisseur du pédicule du lobe inférieur. Ce noyau nerveux contient de petits groupes de cellules nerveuses multipolaires et des fibres nerveuses fines. On en voit émerger plusieurs faisceaux de substance blanche. L'un de ceux-ci plonge dans le lobe inlérieur correspondant, un second va se perdre dans la base du renflement semi-lunaire du même côté, un troisième se porte en avant, fournit quelques fibres au nerf optique et se confond avec la substance blanche qui borde en arrière le troisième ventricule (2).

D'autres recherches de Baudelot portent principalement sur la matière fondamentale granuleuse des centres nerveux. 11 a été constaté que le tissu des lobes antérieurs renferme une nmltitude de globules ganglionnaires de volume très inégal et pourvus de prolongements polaires (3).

Le travail sur l'anatomie comparée de l'encéphale des Poissons que Baudelot avait présenté à l'Académie des sciences a été publié sans l'atlas en 1870. Il comprend une introduction historique, une étude anatomique des différentes parties de l'encépliale, une discussion relative à la détermination de ces parties, des considérations sur la valeur des caractères tirés de l'encéphale au point de vue de la classification (4).

Dans le môme temps, Ciaccio a exposé les caractères des plaques électriques et leur structure intime. Selon lui, les plaques inférieures qu'il nomme, plaques nerveuses reçoivent la terminaison des nerfs, et le réseau terminal de ces plaques est l'analogue de la terminaison des nerfs moteurs des muscles striés (5).

Quelques observations relatives à l'Amphioxus ont conduit C. B. Reichert à suivre le mode de terminaison des fibres nerveuses dans l'épaisseur de la peau de la tète et de la queue de ce Poisson (6).

Dans une étude sur les organes sensitifs de la ligne latérale, Schnltze traite avec détail du mode de terminaison des fibres nerveuses dans l'intérieur des renflements qui représentent les organes sensitifs découverts par Leydig (7).

Babuchin, après avoir étudié le mode de développement de Forgane électrique dans la Raie et

(\) Rerheivhes sur le système latéral du nrrf pneumoanstrique des Poissons (Mém. Soc. de Strasbourg, i pi., p. 129-^201. IHOil).

(2) Observation sur un petit centre nerveux qui se trouve en rapport arec le fui^ceau postérieur de la commissure de llaller chez l'Epinoche (Bull. Soc. se. iial. de Strasbourg. 1869).

(:î) Recherches sur la structure intime des centres nerveux chez les Poissons osseux (Itull. Soc. so. iiat., Strasbourg, 1870)

(4) Étude sur l'anatomie comparée de l'encéphale des Poissons (Mém. Soc. se. nal., Strasbourg. T. VI. 1 pi. ISTOi.

(5) Intcrno al finale distriliaimento di nervi nell' organo elettrico delta Torpedine (Torpédo Narlcc Hosso)^ S. Rioliardi c G. Canestrini Vrcbivio pcr la Zoologia, rA,iatoniia c laFisiologia.il' série, vol. 11, l'asc. 1 (1870). — (Compte rendu par I''. lioll, dans fieutralblaltf. d. iiied. Wissuns. 1,S73).

(()) Zur Anatomie des liranchiosta Inbrinum (lleicliert et du liois-Keyiuoud, Arcliiv. p. 755-758. 1870). (7) Vctier die Sinnesorgann der Seitenlinie bei Fischen und Amphibien i\\rU. I. uidir. .\iial. von M. Schuitzc. Bd VI, p. 02-83. 3 Taf. 1870, et Arcii. Zool. exp. Notes et lievue. 1872).

la Torpille et signalé l'existence de ganglions à l'origine des nerfs électriques de la Torpille adulte, cherche la signification morphologique des plaques électriques (1).

Dans un mémoire sur le système nerveux central des Vertébrés, Stieda combat les déterminations de Micklucho-Maclay sur le cerveau des Poissons par l'exposé de ses travaux personnels sur le cerveau des Poissons osseux. Dans un chapitre de l'ouvrage, traitant de la comparaison des nerfs cérébraux avec ceux de la moelle épinière, Stieda s'appuie sur les preuves que lui en ont fournies les Poissons pour affirmer l'existence des nerfs sensitifs supérieurs (2).

Peu de temps après, le cerveau et la moelle épinière de la Raie sont soumis à l'analyse du professeur de Dorpat (3), tandis que le tube médullaire des Poissons osseux est étudié dans son développement par Schapringer (4).

Dans un Manuel iVanatomic des Vertébrés de Huxley, on trouve au chapitre relatif à la classe des Poissons quelques aperçus sur le système nerveux de ces animaux considéré dans chacun des grands types (5^.

Gegenbaur s'est livré, dans un travail spécial, à l'étude des nerfs cérébraux de VHexanchus qriseus et de leurs rapports avec les nerfs spinaux. Il s'est occupé longuement des modifications du squelette crânien comme ayant une grande influence sur la transformation des rapports d'origine des nerfs. Les faits observés l'amènent à un nouveau mode d'interprétation du squelette crânien chez les Vertébrés (6). — Il a développé ces premières idées dans un travail sur la comparaison des nerfs cérébraux avec le squelette crânien. Ce travail offre, après quelques considérations générales sur l'étude du système nerveux, la description détaillée des nerfs de l'Hexanchus, sorte d'introduction au chapitre où se concentre l'intérêt par l'ensemble de considérations touchant l'interprétation des nerfs crâniens envisagés dans leurs rapports avec les nerfs spinaux et avec le squelette céphalique. Les vues de l'auteur, prenant leur point d'appui dans la théorie transformiste, méritent l'attention sinon par la certitude du moins par l'originalité (7).

M. Pouchet a institué une série d'expériences sur le rôle du système nerveux dans les changements de coloration que présentent certaines espèces de Poissons. Il résulte de ces expériences que le mécanisme physiologique par lequel ces Poissons « prennent la couleur du fond sur lequel ils vivent » a son centre dans le cerveau et son point de départ dans les impressions produites sur la rétine par le milieu ambiant, le cervetiu transmettant ces impressions jusqu'aux chromoblastes de la peau par l'intermédiaire des nerfs. Les observations ont porté sur la petite Blennie, sur une espèce du genre Gohius et sur le Turbot (8).

(1) Entwickcluny der ctectrischen Organe und Bedcittung der motorisclien Endplatten (Ceniralblatt. f. d. meJ. Wissensdi, p. 211-257. 1870).

(2) Studien iiber das centrale Nervcnsijstem der Wirbelthiere (Zeitsch. f. wiss. Zool. Taf. 17-20, p. 273-i5fi. 1870).

(3) Notizie preliminnri sul cervello e sul medullo spinale délie Raje (Rendiconto délia R. Acad. délie scieiize fisiche e maternai, di Napoli. Dér.embre 1871).

(i) Ueher die Bddumj des Mediitlarrohrs bel den Knochenfischen (Zitzungsb. d. Wieii. .\liad. der Wiss. 2 .\blli. Bd LXIV. 1871).

(5) A Maniial nf llie Anatomij of Vertebraled Animais. ri'Cliap. 1871. (Trad. frniK,'. 1875.)

(6) Uchprdieh'opfnertenvonHexfincliusiuidilu-Verhdlt.nisszur«Wirbcltlii'oriedesSchàdelsy>{7A'\tsd\.\ena,\<.i91-^60A^Ti)-

(7) Verglcichinuj der Kopfncrven mit Beziehung auf das Kopfsguelctl (Llnlersuebuiigeu zur vergleiclieiideu Aiiatomie der Wirbelbicre. Leipzig. 3'" Heft., p. 264. 1872).

(8) Du rôle des nerfs dans les changements de coloration desPoissnns (Lu à l'Acad. des se, 16 octobre 1871) (Journ. do l'analomie et de la physiologie de l'homiiie et des aiiiiiuiux. T. Vlll, p. 71-7i. 1872).

IIISTOIUQli;. 43

Dans un travail relatif à lu siiiuiinv du conarium chez les difFérents types de Vertébrés (1), Hagemann traite très brièvement du coiiariidii des Poissons (2).

Owsjannikow a communiqué certains faits relatifs à des organes du tact nouvellement observés chez les Poissons. Il a Irouvé à certains endroits de la lètc du Slerlet, dans les barbillons et la peau de la lèvre, des organes spéciaux dont il donne la (lcs(ri|)liiiii. Il a a|ii'riu anssi la relation des nerfs avec les éléments de ces organes (8).

L. de Sanctis émet à l'égard des Tor|)illes des considérations sur la terminaison et les rapports des fibres nerveuses avec les noyaux de la phupie électrique. Dans la partie relative au développement embryonnaire, de Sanctis indique le mode de formation de l'organe électrique et le suit dans ses transformations successives. Il considère tout l'organe comme une formation de la couche germinative médiane et la substance des plaques pseudo-électriques de la Raie, ainsi iph' les plaques électriques de la Torpille comme substance connective servant de tissu de suppoil à l'extension des nerfs (4).

M. Jobert, voulant établir que, chez les Poissons, les barbillons, les tentacules et certaines parties des nageoires sont des organes actifs du toucher, cherche les preuves de son opinion dans l'étude anatomique des nerfs qui se rendent à ces appareils. Les barbillons mous on ligides reçoivent des branches du trijumeau qui, dans ceux-ci, acquièrent parfois un volume considérable. Les pseudo-barbillons {Ophidlam) reçoivent deux branches spinales, la branche latérale du trijumeau et un rameau du glossopharyngien. L'auteur signale chez le Mulle l'existence d'uu rameau qui unit le nerf du barbillon au Irijumcau dont il forme la branche diti' ladrale. 11 constate aussi l'anastomose du nerf vague avecla branche latérale. Dans les nageoires, les nerfs se disiribuent suivant un mode uniforme. Les rayons destinés à l'exercice actif du tonclier rcçoi\ eu l |»lus de nerfs que tout le reste de la nageoire et présentent quelquefois, sans modilication de forme ou de position de la nageoire, une innervation spéciale et une accumulation des papilles cupulilbrmes et des organes ovoïdes. Ces observations ont été faites sur les genres Barbeau, Gade, Loche, Trigle, Mulle, Merlan, Vmhrhm, Carpe, Motclle, Silure, Goujon, Upeneus, Pliijcis et OitliidiuiH (5).

M. L. Ranvier étudie la structure intime des nerfs de la Raie et de la Torpilli', iuiliipiaul pour chacune d'elles, en les comparant, la forme et les dimensions des tubes nerveux. 11 .■-uit le> lemunaisons de ces tubes jusque dans les plaques de l'organe électrique de la Torpille dans le but de faire ressortir la distribution des gaines des nerfs et leur signification histologique (6).

(1) Ueber den Bau des Conarium (Miiller's Arcliiv, p. 1211-151. IS72).

(2) Page i53.

(3) Ueber neue Tastorgano beini Sterlet iZeilscli. f. wiss. Zool. T. \.\ll, p. 2'J2. 1X72). — Sitzungsber. der zoolopriseli. .Abth. der III. Versam. russ. Nalurf. in Kief milst'Hi. voii 1\ Kowaleswky.

{'i) Ëmbnjoijcnia dcgli organi elcltrici délie Torpedini e deglt organi pseudo-eicttrici délie Itajc { i Tali.) ( I872i. — Aiti délia H. .\ca(l. dclle scienze fisiclie e mateinat. di Napoli (1872). — Coiiipt. rend, par F. Boll, dans Ceiilralblatl f. d. iiied. Wissens. (IS73).

(5) Études d'anatumtc comparée sur les organes du toucher citez divers Mammifères, Oiseaux, Poissons et Insectes. (Ami. se. liât., 5« série. T. XVI, av. pi., 1872).

{(>) Des étranglements annulaires et des segments interannulaires chez les Raies et les Torpilles. (Coiiipi. rend. Acad. d. se, p. 1129-1132. 1872).

U IISTRODUCTION.

Nous nous bornons à la simple mention des Eléments de zoologie où Claus, vu la nature élémentaire de l'ouvrage, n'a pu traiter du système nerveux des Poissons que d'après les auteurs (I).

On doit à Oellacher l'exposé d'une série d'observations sur les premiers développements de l'axe médullaire (2).

E. Baudelot signale cbez les Gadus pollachius, Gadiis molva el Lota vulgaris l'existence d'un rameau ascendant du pathétique, analogue à celui qu'il avait découvert chez le Gadus merlungns et décrit dans un mémoire antérieur (3).

Dans un travail d'IIoyer sur les nerfs de la cornée (4), on trouve un certain nombre d'observations relatives aux Poissons (5).

Stieda a de nouveau, dans un Mémoire (6), réfuté les vues émises sur l'encéphale des Poissons par Micklucho-Maklay (7), vues acceptées par Gegenbaur dans la seconde édition de ses Éléments d'anatomle comparée. La même année, il se livre à des i-echerches sur la structure de la moelle de plusieurs genres de Raies (ToryWo, i?«yrt, Tryf/ou) et de Squales (Sq. Mustelns et Sq. Galeus). Après avoir donné quelques détails sur les caractères extérieurs de la moelle, l'auteur aborde l'étude de sa structure intérieure (8).

On possède de Max Reichenheim un travail important sur la structure des lobes électriques de la Torpille. L'auteur débute par une esquisse historique de la question; il étudie ensuite avec détails la structure des lobes électriques au moyen de coupes faites sur leur trajet (9).

Francesco Todaro a fourni quelques observations sur les caractères et le mode de terminaison des fibres nerveuses dans les papilles de la muqueuse bucco-branchiale (10).

Une étude de R. Arndt sur les terminaisons nerveuses dans les muscles striés, embrasse un araïul nombre de faits concernant les animaux Vertébrés et Invertébrés ('Jl). Des recherches du même auteur sur les corps ganglionnaires du nerf sympathique s'étendent à l'ensemble des Vertébrés. Parmi les Poissons étudiés, on cite le Dellone vulgaris el la Perça fluviatilis (12).

Boll a fourni certains détails sur la terminaison des nerfs dans les lames de l'appareil électrique de la Torpille (13) et a fait une série d'expériences très variées sur le système nerveux de ce

(1) GruniJziige der Zoologie (IS72).

(2) Bcilniye ziir Etitwicklunijsgi'schichte dev Knoclieti/îsche nacli Bcobachtungi'u am Bachforellencie (Zeitscli. f. wiss. Zool. 2" i.iivlie. T. Wlll, cli:i|i. IV et V, p. 31-66, mit Taf. 1873).

(3^ Noie sur un rameau dorsal du nerf pathétique chez les Gadcs (Arcli. Zool. expér., notes et revue. T. Il, p. 41. 1873).

(i) Veber die Nerven der HornhanI ( Ai-rli. f. iniKr. .\nat., aver pi. T. IX, p. 220. 1873).

(5) Pages 250-2.JI.

(6j Ueber die Deuluiuj der einzelnen Theile des Fischgehirns (Zeit. f. \v. Zool. T. XXIll, p. 143-150. 1873).

(7) 1868 et 1870.

(8) Ucbcr dcn Ban des Riickeumarkes der Rochcii imd der Haie (Zeitseh. f. wiss. Zool., mit Al)b. T. XXIll, p. 434- 442. 1873).

(9) Beitrâgc zur Kenntniss deselcctrischen Centratargans von To/'pt'rfo (Mfiller's Ai-eliiv, mitïaf.,p. 751-759. 1873.)

(10) Les organes du goût et la muqueuse bucco-branchiale des Sélaciens (Arch. Zool. exp. Lacaze-Dulliiers, avec 1 pi. T. II. p. 531-558. 1873).

(11) Untcrsuchungen ûljer die Endigung der Nerven in den quergestreiften Muskelfasern (Arcliiv f. niil<r. Anal. T. IX, p. 553-565. 1373; Poissons, p. 547-552).

(12) Untersuchungen ûber die Ganglienkôrper des Net-vus sympathicus (Aicliiv f. milir. Aiiat., mit 1 Taf. T. X, p. 208- 211. 1 873-7 i).

(13) UieStrncktur deretectrischen Ptallen von Torpédo (,\rcliiv f. .Mihr. Aiiat. T. X. 1 Taf., p. 101-121. 1873-74).

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