‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 107 sur 141 · A0 LÉSIONS DES COUCMEIS OPTIQUES · texte numérisé non relu

A0 LÉSIONS DES COUCMEIS OPTIQUES

Lorsque les régions homologues de chaque couche optique sont simultanément désorganisées, la perte de la fonction sensorielle est complète, il y a cécité (obs. I, III, IV, V, VI, VIII, etc.).

Lorsque, au contraire, le centre optique est intéressé isolément d'un côté, c'est l'œil du côté opposé qui est le plus souvent frappé de paralysie, ou de tout autre trouble fonctionnel (obs. X, XVII, XVIII).

On a successivement signalé Tamblyopie (X), Thémiopie (XIX), la diplopie (II), le strabisme (XVII), et même, dans certains cas,

musculaire. Kyste bydatique du ventricule droit ayant effacé la couche optiqie correspondante. (Obs. déjà citée de Faton.)

Obs. XX.VI. — Femme hémiplégique à droite. Quand on la pince du côté paralysé, elle dit qu'elle ne sent rien immédiatement; ce n'est qu*au bout de quelqars instants qu'elle a la notion du point intéressé ; du côté opposé la sensibilité fst normale. Ramollissement circonscrit dans la couche optique gauche. (Potain, Sociéf^ anatomique, 4861, p. 139.)

Obs. XXVll. — Perte de la sensibilité et du mouvement du côté droit. Tubercule du volume d'une noix siégeant dans la couche optique gauche. (Maisonnenre, Sociéti anatomique, 1835, p. 39.)

Obs. XXVIll. — Homme, cinquante-huit ans. Engourdissement du côté gauche; troubles subjectifs du côté de la sensibilité ; les objets semblent onctueux, géioH' neux; et du côté de la vision, illusions d'optique : il semble au malade qu'il voit one multitude de personnes marchant avec activité ; l'ouïe est parfois absente. La partie postérieure de la couche optique gauche est le siège d'une excavation jaune bran ; le tissu ambiant est ramolli. (Obs. de Bright, citée par Hillairet, in Moniteur dei sciences, 1861, p. 391.)

Obs. XXIX. — Homme atteint de surdité puis de cécité subitement. Les coucbei optiques sont trouvées jaunes et altérées. (Lallemand, loc. cit., t. II, p. 320.)

Obs. XXX. — Fejnmc, cinquante-neuf ans, aveugle, ayant discontinué de priser depuis quelque temps (probablement par suite de la disparition des (acoltêi olfactives). Tumeur au devant de la selle turciquc ayant refoulé le plancher du tmisième ventricule et pris place dans sa cavité; les nerfs olfactifs rejetés en dchon sont comprimés seulement et non détruits. {Archives de médecine, t. XXVI, 1831, p. 117.)

Obs. XXXI. — Femme, soixante-huit ans, amaurotique ; hallucinations. Tonifor sous-méningée ayant comprimé le pédoncule cérébral et la couche opticine. (Moutard- Martin, Société anatomique, 1845, p. 41.)

Obs. XXXIl. — Etat cataleptique passager d'un bras; pupilles inégalement dilatées. Lésions des couches optiques. (Andral, Clinique, t. Y, p. 455.)

Obs. XXXIII. — Femme hystérique; insensibilité complète; yeux fixes et immobiles; rigidité cataleptique des membres après les accèi pendant trois joars. Hémorrhagie dans le lobe moyen ; les deux couches optiques présentent une coloration rouge brun. {Archives de médecine, t. XI, 1846, p. 707.)

PARALYSIES SENSORIELLES. ÔAl

on a noté l'apparition de phénomènes subjectifs vraiment significatifs, qui font immédiatement songer a une perturbation profonde survenue dans l'harmonie des rapports physiologiques établis entre la couche optique et la périphérie corticale : c*est ainsi que certains malades se sont plaints d'avoir des illusions d'optique (XXVIIl), que d'autres ont accusé des hallucinations (XXXI), que la jeune femme dont nous avons précédemment rapporté l'observation (page 536), voyait des objets imaginaires qui l'effrayaient. Dans d'autres circonstances, l'inégale dilatation des pupilles, leur dilatation permanente (IX, XIII), les mouvements convulsifs des globes oculaires (XI) , ont été indiqués comme accompagnant quelquefois certaines désorganisations de la couche optique.

b. On a rencontré aussi quelquefois, soit isolément, soit simultanément avec l'extinction d'autres impressions sensorielles, la disparition des impressions acoustiques : on trouve en effet des cas dans lesquels l'ouïe et la vue ont été perdues à la fois (obs. XXVIII et XXIX).

c. Les troubles de la sensibilité, lorsque les couches optiques sont intéressées, se présentent avec des modalités variées suivant le mode d'action de la cause perturbatrice.

Tantôt ce sont des phénomènes d'hypereslhésie qui apparaissent (obs. XXV), tantôt, au eontraire, l'anesthésie est générale (obs. XXI); les couches optiques sont alors de chaque côté intéressées dans les régions homologues. Tantôt on note des perturbations subjectives purement tactiles (obs. XXVIIl) : le contact des corps extérieurs n'éveille plus dans Tentendement les notions habituelles et communes ; tantôt encore, comme dans le cas de Potain, la transmission centripète des impressions sensitives, étant interrompue par une solution de continuité incomplète (un foyer de ramollissement dans la couche optique d'un côté), celles-ci ne remontent qu'avec lenteur vers l'entendement, et n'éveillent à leur suite qu'une notion confuse qui ne se manifeste que quelque temps après la disparition des causes qui leur ont donné naissance (obs. XXVI).

d. Les impressions optiques et sensitives, les impressions acoustiques et sensitives peuvent èlre, on le comprend, simultanément anéanties par le fait do l'étendue plus ou moins considérable

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