PARALYSIES ET TROUBLES DE LA MOTRICITÉ VOLONTAIRE. SAS
morbides dans la production desquels elles semblent avoir une certaine part, ce sont les phénomènes cataleptiques ; dans certaines circonstances, en effet, où ce symptôme avait été signalé, on a rencontré des lésions assez nettement caractérisées dans les couches optiques (obs. XXXII et XXXUl) .
§ 2. — > liéstoiM 4em tmrpm «lrlé«.
Nous avons établi précédemment que la substance grise du corps strié était le point de convergence commun à plusieurs catégories d'éléments nerveux; que les fibres cérébrales corticostriées allaient directement s*y repartir; que les fibres spinales antérieures, après s'être entrecroisées, s'y distribuaient pareillement sous l'aspect de trois fascicules conoldes embottés ; que les fibres pédbnculaires cérébelleuses enfin s'y propageaient pour constituer la trilogie des éléments caractéristiques du corps strié. Nous avons indiqué encore, qu'au point de vue physiologique, le corps strié était un appareil nerveux i manifestations fonctionnelles multiples, puisque c'était dans sa masse que les incitations de la volîtion étaient transmises tout d'abord, pour de là, après avoir été renforcées par Uinnervation sthénique irradiée du cervelet, être distribuées aux régions motrices de l'axe spinal, à l'aide des idfférents groupes de fibres spinales antérieures qui en émergent*
Ces connexions multiples des éléments nerveux expliquent suiSsamment comment le corps strié, étant exclusivement en rap* port avec les phénomènes de la motricité volonlairei ses lésions propres se décèleront k l'aide de symptômes dans lesquels la motricité volontaire seule sera en jeu (1); comment les voies parcourues par l'influx de la volition, qui met en mouvement les appareils locomoteurs des muscles du tiers inférieur, du tiers moyen et du tiers supérieur du tronc, pourront être soit isolé-
(1) Il est évident qnc^ clans les recherches nécroscopiqucs relatitcs aux léttoni dd corps strié^ il contiendra de porter particulièrement son attention du côté dci» fibres blanches qui traversent son épaisseur de part en part (pi. XXVIII, ûg. 2; pi. XXVI et pi. XXXI) et qui représentent des fibres cérébrales proprement dites. On comprend comment Tinlerruption simultanée de ces fibres (dont peut-être une portion transmet à lu périphérie corticale les impressions sensitives) peut jeter de complications dans l'interprétation des phénomèucs s^uiptomatiques, puùqu elles représentent des élémeals probablement sensitifs.
6i& LÉSIONS DES CORPS STRIÉS.
ment, soit simultanément intéressées (1), suivant que la lésion sera plus ou moins étendue, et qu elle aura dilaeéré ou respecté les différentes arcades qui représentent le mode de répartition centralf) des différents groupes de fibres spinales antérieures (pi. XXV, XXVI, XXXI et XXXII).
Nous allons nous occuper actuellement : I. des altérations fonctionnelles qui sont relatives à la transmission des mouvements volontaires lorsque la subslance du corps strié est dilacérée. II. Nous aborderons ensuite quelques points de physiologie pathologique relatifs à certains troubles des fonctions locomotrices, dans la production desquels l'inégale répartition de l'innervation cérébelleuse joue évidemment un grand rôle.
I. Lorsque la substance grise du corps strié est seule désorganisée par une dégénérescence quelconque, ce sont donc uniquement des troubles du côté de la transmission de l'influx volontaire que Ton constate : il y a alors une véritable paralysie. Voici du reste quelques exemples à l'appui :
Obs. I. — Femme, quarante-huit ans. Chule avec perle de connaissaoce, on constate à son arrivée à l'hôpital une hémiplégie du mouvement et du sentiment du côté gauche, avec conservation de l'intelligence; le lendemain, la sensibilité est rétablie et la malade peut indiquer quelques mouvements volontaires avecle membre inférieur. Elle meurt d'une maladie intercurrente. On constate, à Tautopsie, un foyer hémorrhagique dans Tintérieur du corps strié droit; la région antérieure du cerveau était légèrement ramollie. (Andrai, Clinique, t. V, p. 349.)
Obs. II. — Homme, quarante-six ans. Ancienne hémiplégie gauche à la suite de laquelle le mouvement était revenu peu à peu ; le malade avait son intelligence parfaitement intacte, il ne se plaignait que d'un peu de faiblesse dans le côté hémiplégie. II succomba aux progrès d'une XubercuUsation avancée, et Ton constata, à l'autopsie, la présence d'un ancien foyer hémorrhagique dans le corps strié du côté droit (2). (Ândral, loc, cit., p 324 .)
(1) Il va sans dire que nous considérons comme très-probable, que certaines lésions localisées daps quelque point trcs-circonscrit de la substance grise du corps strie, soient aptes à intéresser les voies de transmission de Tinllux volontaire destiné aux appareils musculaires de la phonation et de l'articulation des sons, et à amener ainsi des symptômes d'ap/tayic (pi. I, fig. 3 [2]). fVoyez page 402.)
(2) Il n'est rien dit, dans le récit de cette observation, de l'état de la sensibilité ; or, comme le malade allait et \enait^ et que niatgrc sou liémiplégio il \aquiit encore