‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 11 sur 141 · GANGLIONS · texte numérisé non relu

GANGLIONS

sur son absence ou sa présence, avoir eu grand soin d'examiner la masse même de la cellule sous différents aspects. Malgré ces difficultés d'examen, je suis néanmoins porté a penser, contrairement à l'opinion de Vulpian, que le nombre des cellules apolaires est, di) moins cbez l'homme, beaucoup plus considérable qu'il ne semble l'admettre, et que ces mêmes cellules sont particulièrement réparties dans les portions centrales de l'amas ganglionnaire.

Quels sont maintenant les rapports des fibres nerveuses afférentes venues de la périphérie avec Tensemble des cellules ganglionnaires?

Ces Gbres perforent l'enveloppe ganglionnaire suivant son grand axe de dehors en dedans; puis elles s'éparpillent en tout sens au milieu des. lacis du tissu conjonctif ambiant qut leur sert de soutien. Les tubes nerveux dont on peut suivre les divers aspects, à mesure qu'ils pénètrent dans l'intérieur même du ganglion, s'amincissent successivement et deviennent grisâtres : leurs éléments se modiCent en môme temps; tandis que la matière médullaire diminue d'épaisseur, que la gaine s'amincit, lescy/mders deviennent de plus en plus déliés et finissent, selon toute apparence, soit par se continuer avec la cellule ganglionnaire dont ils constituent un prolongement, soit par s'enrouler sous l'aspect d'un filament grisâtre excessivement fin, autour de la paroi des cellules elles-mêmes, en lui formant ainsi une sorte d'encadrement surajouté (pi. XVII, fig. 13, là, 15). Lorsqu'ils sont arrivés a un degré d'amincissement extrême, les cylinders se trouvent entourés d'une gaîne composée de fibrilles excessivement ténues, portant des noyaux grisâtres rangés en files le long de leur continuité. Cette gaine nous semble devoir être rapportée à la série des dérivés morphologiqu3s qui appartiennent au tissu conjonctif.

Quant au mode de constitution des rameaux elTérents quiémergent du sein de la substance grise ganglionnaire, ils paraissent se grouper, pour sortir du ganglion, de la môme manière que les fibres afférentes se sont dissociées pour s'y distribuer (pi. XVII, fig. iO). Les rapports des fibres nerveuses avec les cellules sont vraisemblablement les mêmes dans les deux cas.

L'ensemble des fascicules nerveux qui émergent de la substance des ganglions, et qui constitue la série des fibres radiculaires

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postérieures, est en général moins volumineux que rensembl des fibres centripètes qui y abordent. Faut-il admettre que le fibres eflërentes ayant des parois plus minces que les fibres affé rentes, forment par cela même une résultante moins caractérisée faut-il admettre qu'un certain nombre de fibres centripète s'amortissent au sein des réseaux de cellules ganglionnaires e ne sont pas représentées du côté opposé à celui par lequel elle se sont plongées dans le ganglion? Ce sont des questions su lesquelles je n'ai pas encore pu acquérir une conviction complète

Il est à noter que parmi les fascicules efférents, on rencontr une certaine catégorie de fibrilles, qui ayant traversé la sub stance ganglionnaire sans entrer en connexion avec ses cel Iules (pi. XVII, fig, 9 [4]), vont directement se juxtaposer ai milieu des fibres efi'érentes et partager leur distribution ultérieure. Ces fibres si spéciales qui traversent ainsi de part en par la substance même des glanglions spinaux, et qui vraisemblable ment sont celles qui se distribuent dans les régions les plus cen* traies de la substance grise spinale (pi. XIII, fig. 5 [5, 5'] ), sontelles, pour cette catégorie de paires nerveuses rachidiennes, le! analogues des fibres grises olfactives, optiques, acoustiquesl Le fait de leur continuité ne nous est pas encore apparu d'um manière assez satisfaisante pour nous permettre d'être affirmatif i cet égard; Vanalogie seule nous porte à supposer qu'il en est ainsi, à penser que les fibres qui traversent les ganglions, et celles qui plongent dans la substance grise centrale, sont les diven moments de la continuité d'une même fibre ; et qu^elles représentent les fibres grises des régions supérieures, lesquelles de meurent pareillement étrangères au contact des cellules ganglion naires.

Il résulte donc de cette disposition générale des conducteur nerveux au sein de la substance ganglionnaire, que la plus grande partie des fibres nerveuses centripètes sont toutes interrompue dans leur continuité par la présence d'une cellule ganglionnaire; qu'elles forment avec elles une véritable combinaison d'élémenb nerveux, en vertu de laquelle Tinllux efl'érent, modifié par l'actioc spécifique de la cellule interposée, doit être d'une autre nature que l'influx afférent ; que l'ensemble des fibres afférentes est bien représenté) au point de vue de la continuité, par l'ensemble des

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