‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 111 sur 141 · LÉSIONS DES CORPS STRIÉS · texte numérisé non relu

LÉSIONS DES CORPS STRIÉS

rolalion circulaire (1), soit d*entratnement latéral dans la progression.

On voit en effet des malades, ainsi que Fa indiqué Hesnet (2), qui, lorsqu^on les incite à marcher en ligne droite, sont inévitablement entraînés à incliner leur progression dans un sens qui est toujours le môme; celui dont il a rapporté TobservatioDi et qui avait une tumeur comprimant le corps strié droit, était entraîné constamment vers le côté correspondant. On peut présumer en effet que, dans ce cas, le corps strié gauche continuant à recevoir son influx cérébelleux physiologique, pesait en quelque sorte sur l'équilibration générale en vertu de sa seule prépondérance d'action, et déterminait ainsi le sens de la déviation (pi. 1, fig. h). Voici, du reste, le résumé de cette curieuse observation :

Obs. y. — Homme, qaarant^eux ans. Âspeet d'hébétude générale, faciès tiré, triste, son regard est languissant, »9i parole traînante, ses r^ioiun lentes, toutefois elles paraissent exactes; céphalalgie remontant à plus de deux ans, ayant son siège à la partie antérienre droite de la tète, diminution des forces, attaques épileptiformes. Son caractère a heauamp ehangé, il est mélancolique, son père ajonte qn'il est devenu d'une docilité extrême, qaH obéissait à sa femme et se laissait même battre par elle. Légère déviation des traits de la face, la [force du membre thoracique gancbe parait moindre qu*à droite; en faisant marcher le malade, on ne constate pas defiriblesse 'anormale du côté gauche. 11 meut volontairement ses membres, tourne sor lui-même sans hésitation, mais il est toujours entraîné vers la droite, de sorte qu'il va se heurtant, soit aux murs, soit en accfochant les lits qni sont de ce côté; cet entraînement se remarque chaque fois qu'il veut marcher, et se montre avec d'autant plus d'évidence qu'il marche dans un couloir on dans un endroit rétréci. Accès épilepti formes répétés, épuisement progressif des forces, extinction graduelle des facultés intellectuelles, qui sont de plus en plusl énuées de toute spontanéité ;\es réponses sont précises, mais très-lentes, et la somme d'intelligence est encore sufGsante pour permettre chaque matin quelques minutes d'entretien ; la mémoire des choses récentes seule fait défaut ; le sommeil est troublé par des rêves pénibles; il lui arrive souvent de tomber de son lit pendant qu'il dort, et c'est toujours du côté droit qu'il roule à terre.

(1) Ce sont des phénomènes analogues à ceux qui constituent le tournis chez 1«$ bétes ovines.

(2) Mesnet, Des mouvements circulaires (Archives de médecine, 1862, t. 1, p. 513). •

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