‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 114 sur 141 · DÉMENCE · texte numérisé non relu

DÉMENCE

quelquefois d'une coloration jaune fauve, jaune ambré dans les zones superficielles. Â cela près, la substance corticale, sauf çà et là un certain degré d'alropbie, parait normale à Tœil nu; caries éléments anatomiques sont encore à leur place, et les connexions qui les relient entre eux n'ont pas été complètement rompues.

b. Quant à la substance blanche, sauf une teinte quelquefois jaunâtre, et une consistance poisseuse ou élastique qu'elle acquiert en ces circonstances, elle est, par rapport à la substance corticale, dans ses rapports habituels.

Il est bon de noter cependant que, par suite de la dégénérescence granuleuse des fibrilles grises qui représentent la continuité de ses éléments au milieu de la substance corticale (pi. XX, fig. h et fig. 8 [2, 2', 2"]), cette substance blanche paraît s'avancer plus avant au sein des zones grises de la périphérie, dont l'épaisseur semble par cela même diminuée; de là cette homogénéité de teintes sous lesquelles se présentent en même temps la substance blanche et la substance grise corticale, homogénéité qui est telle, que l'on est à se demander si c'est la substance grise qui est devenue blanche, ou bien si c'est la substance blanche qui est devenue substance grise : de là ce défaut de démarcation si caractéristique entre ces deux substances qui, s'accusant quelquefois sous l'apparence de taches blanchâtres à contours diffus, ou bien sous celle de lignes continues et festonnées, constitue, à notre avis, un signe anatomique d'une grande valeur, dans l'appréciation faite à la vue simple de l'état intime des éléments histologiques.

c. En général, lorsque l'on examine les cellules et les tubes nerveux, on les trouve presque tous plus ou moins altérés : les premières sont ou déchiquetées sur leurs bords ou remplies de granulations graisseuses, ou privées de leurs prolongements; tandis que les tubes apparaissent sous un aspect plus ou moins granuleux, suivant l'époque de la période régressive à laquelle on les examine.

Les capillaires présentent pareillement des particularités importantes à noter : c'est ainsi qu'ils sont quelquefois exsangues, ils nç renferment plus de globules sanguins, leurs parois, revenues sur elles-mêmes, sont plus ou moins imprégnées de matière hématique et présentent les plus grandes analogies avec certains tissus mortifiés. La plupart du temps elles sont infiltrées de granulations

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