INFLUENCES MÉDIATES DES «COUCHES OPTIOUES
étaient appelé à jouer dans Pexercice régulier des opérations de Tentendement, et sur les réactions automatiques récurrentes qu^elles provoquaient à leur suite, pour saisir le mécanisme de la production de ces variétés de délires à proprement dits sympathiques (1). Ce sont là des phénomènes morbides logiques, qui ne sont que des déviations des actes physiologiques, et qui nous montrent, par la dissociation artificielle des divers temps delà fonction, les connexions qui les unissent entre eux à Tétat normal, et en même temps les rapports de solidarité intime qui relient les plexus nerveux de la périphérie à ceux des régions centrales. Ils nous font encore voir comment tout conspire et tout concoure dans ces admirables systèmes organiques, puisque Tébranlemement subi par Tun des premiers chaînons se propage de proche en proche, et se fait sentir jusque dans les derniers qui sont ainsi sympathiquement ébranlés.
§ 5. — Théorie iibyalolosiqae dea kanoeliuitieiM.
Des données précédentes à la théorie physiologique du mécanisme du mode de production des hallucinations, il n^ a qu'un pas.
Les cellules cérébrales, avons-nous dit, dans les conditions physiologiques du fonctionnement intellectuel, reçoivent leurs stimulations habituelles des centres de la couche optique, qui sont comme autant de foyers isolés, entretenant, pendant Tétat de veille, leur incessante activité ; ces centres à leur tour sont ébranlés par les impressions du dehors, de sorte que les cellules de la substance cérébrale ï\q perçoivent que médiatement et par rintermédiaire des cellules des centres des couches optiques le contre-coup des incitations extérieures. Or, il peut arriver que ces mêmes cellules des centres se mettent spontanément (soit sous riniluence de perturbations circulatoires locales, soit sous l'influence d'une simpUî exaltation fonctionnelle passagère) dans le même état d'activité où elles sont, lorsciu'une impression sensorielle réelle vient normalement à les ébranler. Que résulte-t-il
(1) Voy. Loiseau, Delà folie sympathique^ 1857 (Uiè8es de Paris).