GANGLIONS OPTIQUES
isolément s'amorlir dans deux amas de substance grise spéciale, disposés le long de leur continuité et qui ne sont autres que les corps genouillés externes et internes (pi. XV, fig. 1 [11, HT et flg. S) (1). Ces deux amas de substance nerveuse sont les ganglions légitimes des fibres optiques, puisqu'ils sont les premiers dépôts de substance grise qu'elles rencontrent interposés sur leur parcours centripète.
Le corps genouillé exiernc est moins nettement limité, mais plus volumineux que l'interne; il est en quelque sorte sculpté au niveau de la région posléro-inféricure de la coucbe optique. 11 reçoit dans une direclron borizonlale les fibres légèrement incurvées de la division supérieure de la bandelette optique ( pi. XV, ûg. 3 et 5).
Le corps genouillé interne qui se préseiilc sous l'aspect d'une saillie pisiforme, en dedans du précédent, reçoit les fibres de la bifurcation inférieure de la bandelette optique, qui se joignent à lui dans une direction légèrement oblique {\)\. XV, fig. 8, et 6).
La structure de chacun de ces deux amas ganglionnaires est assez simple, et cependant caractéristique.
Leur membrane d'enveloppe, d'une ténuité remarquable, n'est, i proprement parler, qu'un lacis de fibrilles de tissu conjonctif, servant à la dissémination des nombreux capillaires qui plongent dans leur épaisseur. Les ceJMes que l'on y rencontre présentent les mêmes dispositions fondamentales que les autres cellules ganglionnaires précédemment étudiées : elles sont la plupart apolaires, encadrées par une série de fibres nerveuses grises, disposées concentriquement àleur pourtour (pi. XV, fig. A). Un certain nombre d'entre elles m'ont paru cependant offrir un pôle unique très-manifeste ( fig. 3 et A ). Elles représentent à peu près en volume celui des cellules ganglionnaires acoustiques , peut-être ont-elles même de plus petites dimensions. Les noyaux et nucléoles se présentent dans les mêmes rapports qu'ailleurs.
(1) SaÎTant que le paquet des fibres convergentes optiques se divise ou ne se di- ^ pas en deux divisions chei les diverses espèces de vertébrés^ il en résulte l'abtenee on la présence^ des deux côtés de Taxe spinal^ de deux paires de corps genouillés, et, comme conséquence immédiate et nécessaire^ l'appariUon de tubercules bi ou «puulryumcaux.
Elles sont presque toutes de forme ovoïde, de coloration jaunâtre et souvent très-fortement pigmentées : elles sont de plus d'une consistance mollasse, qui les rend très-facilement dépressibles. La matière amorphe au sein de taquellc elles sont plongées, est, pour cette série d'amas ganglionnaires, très-abondamment répartie; elle est pareillement d'une mollesse caractéristique et très-souvent colorée d'une teinte jaune d'ocre Irès-netlement accentuée-
Les fibres nerveuses afférentes, celles de la bandelette optique, se perdent insensiblement, en suivant un trajet légèrement spiroïde, au milieu des amas de cellules ganglionnaires, et affectent avec elles les mômes rapports généraux que nous avons indiqués déjà en parlant des fibres afférentes propres aux ganglions spinaux.
Elles offrent cependant ici une disposition remarquable, c'est de s'immerger au sein de la substance ganglionnaire d'une manière successive et sous forme de cornets emboîtés. Aussi, sur des coupes verticales ou horizontales apparaissent-elles à ce moment sous l'aspect de lignes concentriques à contours festonnés (pi. XV, fig. â; pi. XII, fig. 2 [17, 17'], et fig. 3 [14, 15]).
Quant aux fibres efférentes, elles naissent toutes de la masse môme de la substance grise ganglionnaire, et se recomposent d'une manière analogue à celle dont les afférentes se sont dissociées, pour gagner les divers dépôts de subslance gélatineuse des tubercules quadrijumeaux.
Chez les vertébrés supérieurs, les amas de substance ganglionnaire des corps genouillés présentent un développement considérable, en accord avec l'abondance des fibres nerveuses qui s'y distribuent. Ces amas ganglionnaires, qui sont une dépendance des appareils de l'axe spinal propreitient dit, paraissent d'autant plus développés que les appareils cérébraux le sont moins. Chez le lapin , ils forment des saillies très-nettement accentuées (pi. XXXIX, fig. 2 [1]); chez le bœuf, le cheval, leur volume tranche d'une façon caractéristi(iue sur celui de la couche optique correspondante (laquelle représente, ainsi (|uc nous le verrons plus loin, l'amplitude de la périphérie corticale), si bien que les rapports du grand diamètre transversal de la couche optique i