FIBRES BU SYSTÈME CONYËKGENT SUPÉRIEUR
goer suivant une seule et même direction, une véritable stratification régulière de fascicules occupant les régions externes des corps striés, et représentant l'ensemble de toutes les fibres convergentes des régions cérébrales antérieures (pU XXVII, fig. 2 [4], et pi. XXVII, fig. 1 [4]).
ARTICLE PREMIER
DlSTlIB0nOlf CENTRALE DBS FIBRES DU SYSTÈME CONVERGENT SUPÉRIEUR.
Parties de tous les points de différentes régions de la périphérie corticale, toutes les fibres cérébrales convergentes se groupent au pourtour de la couche optique (pi. I, fig. 1 [1, 2, 3, 4]î pi. IV, fig. 2 et S , et pi. XXVIII, fig. 2). Arrivées à ce moment de leur parcours, elles se juxtaposent régulièrement les unes à côté des autres, et conservent entre elles, dans leur mode de distribution centrale, les mêmes rapports réciproques qu'elles avaient à leur émergence, à la périphérie. Ainsi, les fibres qui viennent des régions postérieures occupent les régions postérieures de la couche optique ; celles qui viennent des régions antérieures, sont dans une situation analogue; celles qui appartiennent aux circonvolutions supérieures des régions ex ternes, s'implantent dans les régions homologues de la couche optique; celles enfin qui viennent des régions externes et inférieures, se répartissent pareillement dans les régions les plus inférieures de chaque couche optique.
Une fois implantées les uns à côté des autres, sur toute la surface externe de la couche optique comme une série de rayons, les fascicules convergents, continuant leur direction première, obéissent bientôt à deux modes de distribution :
!• Les uns, et c'est la plus forte partie, continuant leur trajet centripète, plongent dans l'épaisseur de la couche optique, et se mettent ainsi en rapport avec les divers dépôts de substance grise de nature différente qui s'y trouvent agglomérés.
2* Les autres, en proportion bien moindre, ne pénètrent pas dans l'épaisseur de la couche optique. Ils ne font que s'accoler successivement à ses régions externe et inférieure; puis, après avoir ainsi décrit un trajet spiroïde plus ou moins étendu (dirigé de haut en bas et de dehors en dedans), se réfléchissent brusquement sur eux-mêmes, au niveau du sillon de séparation de
i8Â SYSTÈME DES FIBRES CONVERGENTES SUPÉRIEURES.
la couche optique et du corps strié, et vont ultérieurement se distribuer (sous forme de Bbrilles grisâtres incurvées) au sein même de la substance grise du corps strié, qu'ils relient ainsi médialement à celle de la périphérie corticale (pi. I, fig. 3 ; pi. IV, fig.3).
§ V^, — mures destinées à la eooehe optique (pi. I^ fig. i, et pi. 1I|
etIV, fig. 3).
Les flbres du premier groupe, au moment où elles pénètrent dans la couche optique, cessent d'être régulièrement disposées en fascicules distincts. Elles se dissocient insensiblement entre elles et se placent régulièrement les unes à côté des autres, en présentant une disposition comparable (au point de vue de leur manière d^être et de leur amincissement) à Taspect qUe présentent les fibres du nerf optique, une fois qu'elles ont perforé la paroi postérieure de la sclérotique.
Elles apparaissent alors, sous Faspect de filaments (pi. I, flg. 1; pi. XlII, fig. 1 ; pi. XII, fig. 2 et 3) parallèles, qui décrivent, dans une direction légèrement convergente, une série de lignes plus ou moins élégamment disposées. Au bout d'un certain temps, cette série de fibrilles convergentes (à mesure qu'elles se rapprochent des régions les plus centrales) paraît successivement s'épuiser, et entre ainsi en rapport avec les diverses agglomérations de cellules nerveuses, qui constituent les divers centres de la couche optique.
Les unes, en effet, semblent s'amortir au milieu même de la substance grise des centres de la couche optique ; les autres, au contraire, poursuivant leur trajet centripète à travers la substance grise des divers centres queWes traversent ainsi de part en part (de dehors en dedans), vont se perdre dans ces traînées de substance grise spéciale, qui tapissent les parois du troisième ventricule (lesquelles ne sont, ainsi que nous l'avons indiqué déjà, page 71 et suivantes, qu'une élongation, au milieu de la masse encéphalique, de la substance grise centrale de l'axe spinal) (1) (pi. I, fig.l, etpl. XVII, fig.l).
(1) Je n'ai pas encore pu déterminer d'une façon suflisammcnt précisela proportion des flbres convergentes amorties dans les centres de la couche optique^ par rap*
PlURES DESTINÉES A LA COUCHE OPTIQUE. 185
Quek que soient les rapports ultérieurs que ces groupes de fibrilles convergentes afiectent avec les diverses agglomérations de substance grise ambiante, ce qui intéresse le plus, au point de vue de leurs rapports particuliers avec chacune d'elles, c'est la connaissance exacte de leur mode de répartition.
Tant que les fibrilles convergentes sont encore facilement perceptibles (c*est-à-dire dans cette portion de leur parcours qui commence au moment de leur immersion au sein de la couche optique) (pi. I et pi. XIII, fig. 1), elles apparaissent sous Taspect de filaments blanchâtres, insensiblement rapprochés les uns des autres par leur extrémité centrale, et répartis inégalement dans les différents amas de substance grise dont se compose la couche optique.
Les centres auxquels elles aboutissent, occupant des plans différents, et se trouvant orientés d'une manière inégale vers les différents points de la périphérie corticale, il en résulte que les fibrilles convergentes qui vont s'y répartir, sont, d'une manière concordante, étagées les unes par rapport aux autres sur des plans différents; et que, de plus, elles se croisent sous des inclinaisons variées (pi. IV, fig. 3). Quoiqu'il soit, la plupart du temps, très-difficile de suivre les fibres cérébrales dans toute leur continuité (depuis leur émergence au sein de la substance corticale jusqu'à leur point central de convergence), on peut cependant, en les considérant par groupes successifs, les délimiter ainsi d'une manière approximative, et arriver à dire :
Que les fibres qui émergent des régions antérieures, externes et supérieures, de la substance grise corticale, une fois arrivées dans la couche optique, vont se perdre principalement (sans entrer en
port au nombre de celles qui gagnent les trainécs de substance grise de la région centrale. S'il faut se prononcer en vertu de faits analogues^ la considération du mode de répartition centrale des fibres convergentes de Thippocampe (qui sont tontes en rapport^ à leur mouvement d'immersion) avec la substance grise centrale (pi. XXÏ, fig. 7), me porte à admettre : que les autres fibres convergentes doivent obéir an même mode de répartition, et qu'il pourrait bien se faire qu'au moins la plus grande partie d'entre elles fût destinée à entrer en connexion avec ces dernières régions de la substance grise du troisième ventricule, lesquelles se trouvent plus particulièrement en rapport de continuité avec la substance même de chacun des différents centres de la couche optique (pi. X, fig. 3 [14, 14'] ; pi. XI, fig. 1 ;
pi.xyii,flg. 2).
186 SYSTÈME DES FIBRES GONVERGBiMTES SUPÉRIEURES.
connexion avec le centre antérieur dont elles côtoient les limites externes) (1) au sein de la masse même du centre moyen qui leur est spécialement affecté (2) (pi. IV, iig. 3; pi. I, fig. 1; pL XXX
Que le centre médian, qui occupe parmi ses congénères la situation la plus profonde et en même temps la plus centrale, se trouve être le point commun d'aboutissement d'une série de fibrilles rayonnées, émergées également de toutes les régions de la périphérie corticale (pi. IV, fig. 3; pi. XII, fig. 3 [3]; pi. XXXU [12 et 12^]). Et qu'ainsi il existe pour les éléments du système convergent supérieur, aussi bien que pour ceux du système convergent inférieur, des localisations bien nettement circonscrites, au moment où ils se répartissent dans les régions les plus centrales du système nerveux.
Les fibres spéciales, qui sont plus particulièrement en rapport avec les traînées longitudinales de la substance grise du troisième ventricule, m'ont jusqu'ici paru surtout manifestes au niveau de la région de la commissure grise (pi. XV, fig. 1). Cette catégorie d'éléments nerveux convergents se présente a ce moment sous l'aspect de filaments grisâtres curvilignes, dirigés obliquement de haut en bas et de dehors en dedans. Isolées d* abord entre elles, au niveau de la région externe des couches optiques, les fibrilles qui les constituent, s'accolent successivement les unes avec les autres, à Vaide d'anastomoses transversales, et arrivent bientôt à ne plus former qu'un lacis réticulé de fibres grises, en continuité de substance avec celle qui tapisse la paroi du troisième ventricule (pi. XVII, fig. 2). dont elles ne semblent être qu'une émanation directe (3).
(i) Le centre antérieur de la couche optique m'a paru, jusqu*à présent, ne pas recevoir do fibres convergentes directes (pi. XXX et XXXI). Nous verrons pltf loin, quels sont les rapports qui le rattachent mcdiatcment il' hippocampe (pi. XXI| fig. 7).
(2) Nous Terrons dans l'étude des faits pathologiques, que ces mêmes régions de la périphérie corticale, antérieures et externes, qui reçoivent les expansioas directes irradiées des centres moyens de la couche optique (lesquels se trouvent particulièrement alTcctés à la transmission des impressions visuelles), sont précisément celles dont les désorganisations déterminent le plus souvent ramauroie.
(3) n est probable que chaque région de la périphérie corticale est reliée lem-