FIBRES DESTINÉES A LA COUCHE OPTIQUE
Le mode de terminaison de ces deux variélés de fibrilles convergentes, et les détails relatifs à leur connexion, soit avec les cellules des centres j soit avec celles de la région centrale grise, sont encore très-difficiles à préciser. Ce qu'il m'a été seulement possible de constater jusqu'à présent (soit à Taide de pièces fraîches, soit iTaide de pièces durcies et rendues transparentes), c'est:
Que les fascicules de fibres convergentes, une fois qu'ils ont pénétré dans l'intérieur môme delà couche optique, deviennent rapidement grisâtres, par suite de Tamincissement progressif de leurs fibrilles; que ces fibrilles, à mesure qu'elles progressent, irrivent bientôt à former par leurs anastomoses fréquentes, un lacis plexiforme dont les mailles (inclinées suivant leur grand liamètre en dedans et en bas) deviennent d'autant plus serrées, jue les fibres qui les circonscrivent sont plus rapprochées de leur moment d'immersion (pi. XVII, fig. 1 [ô, 5']);
Que ces fibres grises ainsi anastomosées rencontrent bientôt sur leur passage différents groupes de cellules, disposées pareillement en lacis plexiformes -, et que c'est ainsi que se trouvent effectués les rapports réciproques ultimes des fibres convergentes lopérieures avec les divers amas de substance grise des centres de la couche optique {id.y fig. 3 et A).
Le mode de connexion des fibres grises convergentes avec la labstance grise centrale du troisième ventricule présente de grandes analogies avec les dispositions que nous venons de signaler pour les fibres spéciales qui s'amortissent dans la substance griae des centres de la couche optique.
Ces fibres grises spéciales, a mesure qu'elles se rapprochent delà région centrale grise, s'amincissent de plus en plus; elles rencontrent à des hauteurs variables différentes agglomérations de cellules disposées en lacis plexiformes. Elles se confondent •vec les prolongements qui en émergent, et se trouvent ainsi en continuité immédiate avec les éléments propres qui constituent 1» substance grise du troisième ventricule (pi. XVII, fig. 2).
Wablcmont à la substance grise centrale de l'axe, à l'aide d'une série de fibres (prises •ïiilogues aux précédentes ; je n'ai pu jusqu'ici constater cet apport de fibres spéciales, que pour les régions moyennes et antérieures de la périphérie corticale, la ^ftdÀfm et les rapports de fibres homologues des régions postérieures m*ont semblé encore pins difficiles à préciser.
Elles se distribuent séparément, et d*une manière indépendanle, tout le long des bords latéraux de la substance grise centrale, tapissant les parois du troisième ventricule (pi. XXXII et XXXIII),
§ 2. ^ FlUres destlnéen an eorp* miteîé (Hures eortleo^strlém).
Nous avons dit déjà (pageslOetl8«3), que parmi les nombreux fascicules convergents juxtaposés au pourtour de la couche optique, il existe une catégorie de fibres (peu abondantes, il est vrai, eu égard à la masse générale des autres fibres) qui, loifi de s'amortir comme leurs précédentes, au sein des différents dépôts de substance grise de la couche optique, allaient, accolées aux régions externes et inférieures de ces mêmes couches optiques, se distribuer au sein de la substance grise du corps strié (pi. I, fig. 3).
Ces fibres spéciales, véritables traits d'union interposés entre la substance grise corticale des régions d'où elles émergent, et celle du corps strié oii elles aboutissent, sont confondues avec Tensemble des fibres convergentes supérieures, pendant une grande partie de leur trajet. Elles ont avec elles une origine commune à la périphérie; elles affectent les mômes rapports généraux et la même direction que leurs congénères (à côté desquelles elles sont constamment juxtaposées), aussi n'est-ce que dans un moment limité de leur long parcours, lorsque les premières les abandonnent pour plonger isolément au sein de la couche optique, qu'elles deviennent alors tout à coup apparentes, et peuvent ainsi être surprises au moment de leur réflexion.
C'est principalement a l'aide de coupes verticales du cerveau, intéressant les régions les plus antérieures de la couche optique (au niveau du sillon de séparation qui existe entre elle et le corps strié), que l'on peut constater la présence de cette catégorie de fibres. On voit alors, en étudiant la pièce dans le sens de leur direction, c'est-à-dire d'avant en arrière (pi. XXIV, fig. 2
Que, au niveau de la région la plus antérieure de la couche optique, en dehors de la région de substance grise centrale, il existe une série de fibrilles grisâtres recourbées sur elles-