‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 50 sur 141 · DES CEMTRI-S DE LA COUCHE OPTIQUE · texte numérisé non relu

DES CEMTRI-S DE LA COUCHE OPTIQUE

avec celles dii ruban de Reil (page 81). Il D*est pas rare de rencontrer, soit sur des coupes verticales, soit sur des coupes horizontales (pi. XII, fig. 2 ; pi. III, fig. 1 [18], une certaine portion de fibrilles appartenant à la connnissure postérieure, irradiées sons forme de filaments blanchâtres incurvés sur eux-mêmes, au sein de la masse même des centres postérieurs. Il nous parait donc vraisemblable de supposer que cet amas de substance grise qui se trouve localisé dans les régions les plus postérieures delà eoache optique, est précisément en rapport avec cette catégorie spéciale de fibres convergentes, qui occupe, dans le groupement général des fibres spéciales sur l'axe, la situation la plus postérieure, c'est-à-dire avec les fibres acoustiques (1).

La série des fibres efférentes propres au centre postérieur de la couche optique, est très-remarquable, en ce sens, qu'elles se distribuent à la fois dans les régions postérieures et dans les régions antérieures de la périphérie corticale, lesquelles se trouvent ainsi tributaires d'un même foyer d'irradiation sensorielle.

Les fibres du premier groupe sont représentées par cette agglomération fasciculéede fibres convergentes (pi. XXX [6, 6'J) qui, émanées des circonvolutions postérieures du cerveau, se groupent r^uHèrement entre elles, pour aller se perdre dans les régions postérieures de la couche optique, et ultérieurement dans la substance grise du centre postérieur correspondant.

Les fibres du deuxième groupe sont représentées par une série de fibres cur^'ilignes (pi. XXXI [6, 5'J) a direction autéro*postérieure, qui, tirant leurs origines du sein de la substance grise des circonvolutions antérieures, vont directement se perdre dans la substance grise du centre postérieur correspondant (p. 181).

(1) Quant à la qaestion de savoir si les centres acoustiques de la couche optique reçoivent une catégorie particulière de fibres nervcusos, émergées de la substance gélatineuse acoustique (pi. VIII, fig. 2 [6]), et représcntAnt les fibres des faisceux postérieurs (pour les racines postérieures spinales) et les fibres efierentes de la substance gélatineuse des tubercules quAdrijumeaui (pi. 111, fig. 1 [25]) (pour les ndnes des nerfs optiques), je n'ai, jusqu'à présent, rien rencontré d*as8ez significatif pour pouvoir en parler avec certitude.

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208 SYSTÈME DBS FIBRES COMVEHGKMTBS SUPÉRIEURES.

La sérje des fibres efférentes propre au centre médian est représentée par une multitude de fibrilles excessivement fines (pi. XXXII) irradiées en toutes les directions, et qui paraissent mettre ce centre en relation avec Tensemble général de toutes les circonvolutions. Sa situation centrale, par rapporta la eoucbe optique et au cerveau, autorise par conséquent a supposer qu'il doit être en connexion avec toutes les régions de la périphérie corticale, et qu'il est appelé à disséminer dans toutes les directions les impressions sensorielles spéciales qui lui sont apportées par son double système de conducteurs afférents.

A* Centre posiérieur (1). — L'amas de substance grise qui constitue le centre postérieur est situé en arrière et en dedans du précédent. Il se présente sous la forme d'une saillie mamelonnée à la surface interne et postérieure de la couche optique. Il a des rapports de contiguïté avec la substance grise des tubercules quadrijumeaux supérieurs, vers lesquels il s'avance d'une manière plus ou moins accentuée. La substance grise qui le constitue, est en général de consistance bien moindre que celle du centre pré' cèdent; le plexus réticulé qui le limite en dehors est en général assez lâche; ses éléments histologiques sont relativement trèsrares. Son volume est excessivement variable suivant les individus (pi. XXX [13, 13']; pi. XII, fig. 2 [3]).

Les fibres afférentes qui vont se distribuer au sein des centres postérieurs sont assez difficiles à spécifier au point de vue de leur provenance. Elles paraissent provenir, pour la plupart, de celte catégorie de fibres entrecroisées qui constituent une portion de la commissure postérieure. Nous avons indiqué déjà précédemment les rapports de continuité probable qu'affectent ces fibres

conducteurs afférenls^ des fibres venues de ces deux origines^ on est natureUemeot amené a penser : que de Tindépendance de ces deux séries de conducteurs nenreux doit résulter pareillement une indépendance marquée dans leur mode d'action (pi. IIIi fig. 1 [20 et 21 j). Faut-il voir dans cette indépendance des deux fascicules afféreaU qui se perdent au sein de la substance grise du centre médian, la raison de U conservation de la sensibilité dans les régions supérieures du tronc (à la face), lorsque cette sensibilité est abolie dans les membres de tout un côté du corps ? C'est une question que nous ne faisons que poser actuellement, laissant à la physiologie expérimentale et à la clinique le soin de la résoudre.

(1) La saillie de cette région de la couche optique en est figurée sur les pUnchfs d'Arnold et désignée sous le nom de nuclrtts iniemus.

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