DES CENTRES DE LA COUCHE OPTIQUE
de bas en haut et de dehors en dedans. Elles rencontrent la direction des fibres convergentes sapérieurcs sous des incidences Yariées (pi. XIII, fig. 1 [6, 6']) et forment alors avec elles un lacis réticulé (constituant une espèce de coque délimitante externe) à réseaux continus, dont la surface convexe regarde en dehors, (pi. XXX (11, 11'], et pi. XVII, fig. 1 [6]), et dont la concavité embrasse la substance grise même du centre moyen.
Quant aux fibres effërentes du centre moyen (pi. XXX et pi. XIII, fig. 1), elles sont représentées par toute celte série de fibres convergentes supérieures qui, puisant leurs origines à la périphérie, dans les circonvolutions des régions antérieure et externe, vont toutes s'amortir, sous l'apparence de fibrilles juxtaposées et concentriques, dans l'amas de substance grise isolé qui constitue ce centre moyen.
Ce centre, par suite des connexions intimes que ses fibres affé« rentes ont avec les divers dépôts de substance grise, qui sont euxmêmes en rapport avec la transmission des impressions visuelles, se trouve par cela même désigné comme étant le principal point de convergence, dans lequel les impressions visuelles venues de la périphérie vont successivement se déverser (voy. pi. I, fig. 1, et pi. II).
5* Centre médian (pi. II [22]; pi. I, fig. 1). — Le centre médian, situé en arrière du précédent, ne fait pas saillie comme ses homologues à la surface de la couche optique. 11 est au contraire profondément situé, et comme enfoncé dans l'angle rentrant qu'interceptent entre elles la ligne antéro-postérieure représentée par la paroi interne du troisième ventricule, et une ligne dirigée perpendiculairement à la première, et joignant la région de la commissure postérieure à celles des corps genouillés (pi. XXXII [12, 12^).
Ce centre, qui occupe la région la plus centrale de la couche optique, et qui par suite est le centre môme de la masse du cerveau (pi. XXVIII, fig. 2 [Q]), se présente sous l'aspect d'une petite masse de substance blanchâtre, sphéroldale, pisiforme, intermédiaire, comme volume, au centre moyen qui est en avant et au centre postérieur situé plus en arrière. Il avoisine les régions postérieure et inférieure de la substance grise du troisième ventricule, et se trouve contigu à celle de l'olive supérieure, au-dessus
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de laquelle il est situé (pi. XXIII, fig. 2 [10, 12]). Il octupè pareillement une situation antérieure à celle des tubercules qua* drijumeaux (pi. XXXII [12]).
Les fibres afférentes qui sont propres au centre médian 86 divisent en deux groupes.
Le premier (pi. III, fig. 1 [21]; pi. I, Gg. 1 [6i]) apparaît sou» l'aspect de fascicules blanchâtres, dirigés de bas en haut, d'arrière en avant (pi. XII, fig. 3 [3 et A]), et épanouis en filaments divergents au sein de sa masse. Ces fascicules, dont on ne peut suivre pendant un long parcours la continuité avec les régions sous** jacentes, paraissent faire partie de cette série de fascicules trian« gulaires, à base supérieure, qui sont régulièrement stratifiés au niveau de la région du quatrième ventricule (pi. XII, fig. 2 [16, 15', 16, 16']) et qui résultent de l'agglomération successive des fibres spinales ascendantes, après leur entrecroisement au niveau de la région bulbaire. Or, conime les fibres des faisceaux latéraux s'entrecroisent régulièrement en cette région, pour se reconstituer ultérieurement en fascicules juxtaposées (pi. III, fig. 1), il est fort probable que ces petits faisceaux de fibres étalés en évenl ail qui vont se distribuer dans le centre médian, et dont on ne voit ici que Tépanouissement supérieur, ont leur racine dansleh régions inférieures de Taxe et représentent la continuité probable, el le mode de terminaison des faisceaux latéraux (pi II, [21]).
Le second groupe de fibres nerveuses qui va se distribuer dans le centre médian, est précisément une portion des fibres de la commissure portérieure, qui représente, comme nous l'avons Indiqué déjà, les fibres les plus supérieures du ruban de Reil (pi. II [2&]; pi. III, fig. 1 [20]). Ces fibres, après avoir obliquement traversé de bas en haut et de dehors en dedans la substance gris« des tubercules quadrijumeaux, et s'être entrecroisées sui* la ligne médiane (pi. XXXII [lA]), se dirigent directement en avanteten dehors (pi. II, fig. i [20, 21], et pi. XXXI [18]), et s'éparpillent dans les régions de la couche optique, où se trouve le centre mé« diani pour lequel elles constituent un contingent supplémentaire d'éléments nerveux.
Au moment où ces deux groupes d'éléments nerveux pénètrent dans la substance grise du centre qui leur est propre, ils renoon» trent» suivant une direction oblique ascendante, la série des fibres
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convergentes supérieures, dirigée de haut en bas et dé dehors en dedans. Ils croisent ces fibres obliques dans leur parcours, et forment avec elles un lacis plexiforme (pL XII, fig. 3 [3] , et pL XXIII, fig. 2 [10]) (analogue à celui qui existe pour les centres moyens et postérieurs) et qui enveloppe, commeune coque réticulée, la masse mème^de la substance grise du centre médian. - La signification physiologique du centre médian ne nous parait pas aussi nettement accusée que celle des autres centres précédents, par suite des incertitudes qui planent encore sur le lieu de provenance de ses fibres afférentes^ Toutefois, en s^appuyant sur la comparaison des détails relatifs aux centres précédents, en se rappelant :
.Que ces mêmes centres sont groupés dans la couche optique, dans un ordre successif, et dans les mêmes rapports qu'affectent entre elles leurs fibres afférentes a la périphérie (pi. I, fig. 1); que les fibres olfactives qui senties plus antérieures sont réparties dans le centre qui occupe la situation la plus antérieure par rapport à ses congénères; que les fibres optiques qui viennent immédiatement après (pi. Il [M et Â2], ont leur point central de réception, dans un centre qui vient immédiatement après le précédent [en 20]; que les fibres acoustiques qui sont les dernières venues dans le groupement général des fibres convergentes inférieures sur Taxe commun, paraissent être par cela même en connexion avec les régions les plus postérieures du noyau récepieur commun ) on se trouvera naturellement amené à induire :
Que les fibres sensorielles qui, au niveau du quatrième ventricote, sont placées en avant des fibres acoustiques, doivent avoir dans la couche optique un centre de réception doué d'une situation d'antériorité identique; que ces fibres sensorielles sont probablement les prolongements supérieurs des faisceaux latéraux entrecroisés au niveau de la région bulbaire (pi. II), et que, par suite, ks impressions sensitives conscientes (impressions tactiles, impressions dolorifëres) pourraient bien être particulièrement réparties dans cette région delà couche optique qui renferme le centfe médian (1).
(1) Comme nous avons déjà dit qUc les fibres du rttban de Rcil représentaieiltj tel les régions supérieures de l*axc^ les fibres des faisceaux latéraux des régions inlérieures, et conuuc; d'une autre part^ le centré médian pardi recetoir comme
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La sérje des fibres efférentes propre au centre médian est représentée par une multitude de fibrilles excessivement fines (pi. XXXII) irradiées en toutes les directions, et qui paraient mettre ce centre en relation avec l'ensemble général de toutes les circonvolutions. Sa situation centrale, par rapporta la eouche optique et au cerveau, autorise par conséquent à supposer qu*il doit être en connexion avec toutes les régions de la périphérie corticale, et qu'il est appelé à disséminer dans toutes les directions les impressions sensorielles spéciales qui lui sont apportées par son double système de conducteurs afférents.
le* Centre posiérieur (1). — L'amas de substance grise qui constitue le centre posiérieur est situé en arrière et en dedans du précédent. Il se présente sous la forme d'une saillie mamelonnée à la surface interne et postérieure de la couche optique. 11 a des rapports de contiguïté avec la substance grise des tubercules quadrijumeaux supérieurs, vers lesquels il s'avance d'une manière plus ou moins accentuée. La substance grise qui le constitue, est en général de consistance bien moindre que celle du centre pré^ cèdent; le plexus réticulé qui le limite en dehors est en général assez lâche; ses éléments histologiques sont relativement trèsrares. Son volume est excessivement variable suivant les individus (pi. XXX [13, 13']; pi. XII, fig. 2 [3]).
Les fibres afférentes qui vont se distribuer au sein des centres postérieurs sont assez difficiles à spécifier au point de vue de leur provenance. Elles paraissent provenir, pour la plupart, de cette catégorie de fibres entrecroisées qui constituent une portion de la commissure postérieure. Nous avons indiqué déjà précédemment les rapports de continuité probable qu'affectent ces fibres
conducteurs afférenls^ des flbres venues de ces deux origines^ on est natureUcment amené «i penser : que de Tindépendance de ces deux séries de conducteurs nerreux doit résulter pareillement une indépendance marquée dans leur mode d'action (pi. III> fi|C. 1 [20 et 21]). Faut-il voir dans cette indépendance des deux fascicules afférents qui se perdent au sein de la substance grise du centre médian, la raison de U conservation de la fusibilité dans les régions supérieures du tronc (à la face), lorsque cette sensibilité est abolie dans les membres de tout un côté du corps î C'est une question que nous ne faisons que poser actuellement, laissant à la physiologie expérimentale et à la clinique le soin de la résoudre.
(1) La saillie de cette région de la couche optique en est figurée sur les pUacbtf d* Arnold et désignée sous le nom de nucleus iniemw.