‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 56 sur 141 · SYSTÈME DES FIBRES C0MM1S6URAXTBS · texte numérisé non relu

SYSTÈME DES FIBRES C0MM1S6URAXTBS

suivre pendant un certain temps, et de pouvoir fixer leur parcours sans discontinuité, depuis leur point d'émergence (lorsqu'elles quittent une cellule de la substance grise) jusqu'à leur point d'arrivée, au contact d'une autre cellule de même espèce. On peut, en effet, constater l'existence d'une série défibres curvilignes sur des coupes horizontales obliques (pK XIII, fig. 5) passant d'un côté i l'autre; on peut pareillement accompagner sur une coupe verti* cale (pi. XVII, fig. 7 [3, 3'J) quelques fibrilles obliquement diri-> gées, émanant de cellules plus ou moins rapprochées de la ligne médiane, mais (comme les points d'implantation des portions in* ternes des fibrilles radiculaires postérieures sont proches) il en résulte qu'il est permis de conserver un certain doute, et que l'on est amené à se demander si l'on n'aurait pas affaire à une portion de ces mêmes fibrilles, qui passeraient sur la ligne médiane en s'entrecroisant, pour se perdre dans les dépôts de substance grise situés du côté opposé à celui d'où elles dérivent. Il plane donc encore beaucoup d'incertitudes sur les rapports intrinsèques des fi-* brilles de la commissure grise postérieure, avec les divers groupes de cellules des régions postérieures ambiantes.

Les fibres commissurantes interposées entre les régions de U substance grise des cornes antérieures, nous paraissent, eu égard au volume relativement plus accentué des cellules qui s*y trouvent, être plus facilement démontrables. Il est plus facile, en effet, de suivre dans cette région, pendant un certain temps, les fibrilles nerveuses transversales, à partir de leur point d'émergence jusqu'au moment où, après avoir passé sur la ligne médiane, elles s'infléchissent en filaments curvilignes pour se perdre dans les ré{;ions homologues du côté opposé (1).

B^ — Dans toute la portion sous-bulbaire de Taxe spinal, les deux fascicules des fibrilles grises qui constituent les commissures de la moelle, conservent les mêmes rapports entre eux et vis-à-vis du canal central qu'ils continuent a circonscrire en avant et eo

(1) Si l*anatomie normale est jusqu'ici presque insuffbmnte pour démoatrer rigoureusement l'existence de fibres commissurantes^ allant d'une cellule de U moelle d*un côté à une autre cellule homologue située du côté opposé^ la physiologie expérimentale^ qui nous montre que la propagation des irritations appliquées au nhreaa des racines postérieures^ s'effectue d'un côté à l'autre de la moelle, el ranatomie pathologique, qui nous fait voir que les lésions chroniques,

FIBRES COMMISSURANTES DE l'aXB SPINAL. 229

arriére (pi. V, fig. 6, 7, 8). A partir de la région bulbaire (pU YI et suiv.) rintrication des éléments nerveux devient tellement prononcée^ qu'il nous a été jusqu'ici presque impossible de pouvoir signaler Tesislence isolée de fascicules transversaux, ayant nettement la signification de fibres commissurantes.

C. — Dans les régions sus-bulbaires de Taxe spinal, les mêmes difficultés se représentent encore avec des caractères plus accenués, par suite de l'entrecroisement non interrompu des Gbres spinales ascendantes, et de l'arrivée des fibres surnuméraires, insérées successivement, au-dessus des régions où s'effectue Tenlrecroisement. Il est presque impossible de constater avec certitude, au niveau des divers dépôts de substance grise qui tapissent les parois du quatrième ventricule, l'existence de fibres commissurantes bien nettement accentuées. On peut néanmoins considérer comme vraisemblable, que si elles ne sont pas facilement apparentes, elles n'en existent pas moins. Il faut tenir compte, à ce propos, de la disposition toute spéciale que présente la substance grise dans ces régions supérieures de l'axe spinal. Par suite, en effet, de l'élargissement infundibuliforme du canal central, au niveau du bec du calamuSf il en résulte que les régions bilatérales de substance grise, au lieu d'être séparées en deux portions, comme à la moelle proprement dite, se trouvent, au contraire, devenir coalescentes sur la ligne médiane, et ne plus former qu'un tout continu (pLYII et VIII). Il est ainsi possible de comprendre la solidarité des divers départements de substance grise du côté droit avec ceux du côté gauche, à l'aide des réseaux des cellules nerveuses intermédiaires.

Les noyaux d'implantation des fibres grises acoustiques (pi. XIV, %. i [6]; pi. VIII, fig. 2) paraissent ainsi rattachés Tun à l'aube : peut-être ceux qui appartiennent aux fibrilles radiculaîres de ^ cinquième paire offrent-ils une série de fibres commissurantes analogues. La substance grise des tubercules quadrijumeaux droits et gauches paraît commissurée à l'aide d'un système de fibres

P^tiTement à iin côté de la moeUe^ retentirent à la longue sur la portion restée ••iw da cèté opposé, prouvent incontestablement l'existence de cette série particuli^e défibres commissurantes, propres aux régions postérieures et aux régions anté- ^^^'^ifti qui (quoique ne pouvant être suivies dans tout leur parcours) n'en ont pas ^^ une existence réeUe.

JtSQ lYSTiMB DES FiBEES COlflU&ftURAMTKS.

transversales arciformes, implantées par chacune de leurs extrér miles au milieu des réseaux de cellules , et devenant appareuteg sous la forme d'un cordon cylindrolde blanchâtre sous-jacent aux lil^filles delà commissure postérieure (pi. XXXVII, fig. 1 [6]).

Page 1