‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 9 sur 141 · RÉGIONS POSTÉRIEURES · texte numérisé non relu

RÉGIONS POSTÉRIEURES

SriM saacUoBBalre*

1* Fibres afférentes aux ganglions de la sensibilité générale.

L'étude générale du trajet, du parcours et du mode de groupement des cordons nerveux périphériques étant particulièrement du ressornîe l*anatomie descriptive, nous renvoyons, pour tout ce qui concerne ces détails, aux traités spéciaux qui en ont doniiô une histoire complète ; il nous suffira de rappeler ici :

Que les expansions terfninales des nerrs étalées en plexus h la périphérie, soit a la surface du tégument cutané, soit au milieu des interstices des fibrilles musculaires, soit même au centre des corpuscules de Paccini, se concentrent bientôt en fascicules, successivement croissant en volume, pour venir, en définitive, constituer les plexus sacrés, lombaires, brachiaux cervicaux, superficiels et profonds ;

Qu'à partir de ces premiers essais d'agglomération, les fibres nerveuses émergées des régions les plus dissemblables de Torganisme commencent à se rapprocher insensiblement les unes des autres, pour aller, en définitive, sous l'aspect de fibrilles paraU lèles régulièrement espacées entre elles, se mettre en rapport, après avoir reçu les fibres.des ganglions sympathiques, avec une série d'amas ganglionnaires situés de chaque côté de la ligne médiane (pi. 1, fig. 1 [9, 10, 11, elc] )•

Que toutes les fibres convergentes, à action centripète, quelle que soit leur provenance à la périphérie, celles qui viennent des régions inférieures, aussi bien que celles qui émergent des régions moyennes et supérieures, obéissent toutes d'un mouvement unanime à une sorte d'attraction qui les rapproche des régions centrales du système nerveux, et qu'elles rencontrent toutes qn amas ganglionnaire interposé sur leur passage avant leur implan- Ution centrale (pL I, fig. 1 [6, 17, 18. 19]);

Ce premier amas de substances ganglionnaires que toutes les fibres centripètes trouvent interposé le long de leur continuité est un fait constant, commun à la généralité d'entre elles. Les ganglions constituent comme une sorte de barrière située entre les régions périphériques où sont collectées les impressions exté-

B2 SYSTÈME DES PIBRBS COliVËRGENTBS INFÉRIEURES.

rieures et les régions centrales où elles sont élaborées. Nous arrèierons provisoirement à cette limite si naturelle qui va nous servir de point de repère commun , la description des fibres propres à la sensibilité générale*

Nous allons appliquer la même méthode successivement aux fibres centripètes acoustiques, optiques, olfactives, etc. Nous les conduirons isolément jusqu'à leur point d'implantation dans la substance grise des ganglions qui leur sont propres ; et une Tois que nous aurons accompagné ainsi chaque groupe d'éléments nerveux jusqu'à sa barrière naturelle, nous poursuivrons l'étude de leur direction et de leurs rapports ultérieurs à partir de leur point d'émergence de chaque dépôt ganglionnaire.

V Fibres afférentei aux ganglions acoustiques (pi. I, fig. 1 [10]).

Les fibres convergentes acoustiques présentent, eu égard aux fibres de la sensibilité générale, un trajet peu étendu. Elles naissent dans l'oreille interne, des réseaux nerveux périphérique!, entremêlées de cellules nerveuses qui tapissent les cavités vestîbulaire et cochléarienne (1).

Elles forment bientôt deux branches distinctes, qui se fusionnent en un même tronc nerveux dans l'intérieur même du conduit auditif interne; puis elles s'accolent au nerf facial, dont elles partagent la direction pendant quelque temps, contournent de dehors en dedans, par un trajet spirolde, le pédoncule cérébelleux inférieur, et précisément en ce point, s'écartent les unes des autres en fibrilles divergentes, pour recevoir dans leurs interstices une série de petits dépôts de substance grise plus ou moins fusiformes, dont l'ensemble constitue, à proprement parler, pour les fibrilles acoustiques, une véritable intumescence ganglionnaire (pi. XVll, fig. 17, et pi. Vil, fig. 2 et 8).

Ce sont ces diverses traînées de substance ganglionnaire, infiltrées en quelque sorte au milieu des filaments nerveux du nerf acoustique, qui lui donnent une coloration et une friabilité si caractéristiques.

La grande majorité des fibres acoustiques entrent en rapport

(1) XOlUker» Bistohgie, p. 712.

RiGlOIII POSTÉRIEURES. SS

direct a?ec les cellules nerveuses interposées sur leur trAjet; mais il est une autre portion de fibres qui leur demeurent eomplétement étrangères, et qui Vont directement se perdre dans la substance grise de la région centrale de Taxe spinal. Oe sont les fibres du tronc nerveux acoustique qui occupent le plan le plus postérieur; aussi coDStituent*elles« à proprement parler^ les racioes grisesde ce nerf (pK XXVIU, fig. i [d, e'], ef pi IVII et pi. VIII),

s* Fn>res tflérentes aux ganglions optiqaes (pi. t^ fig. 1 [H] -, pi. U [^2, 7, 8] ).

Les fibres nerveuses convergentes optiques émergent des ceU Iules de la périphérie rétinienne.

Elles se groupent presque immédiatement en fascicules légèrement convergents, qui perforent isolément la face postérieure des tuniques de l'œil, d'avant en arrière, et se trouvent bientôt réunies, après avoir franchi la sclérotique, sous une enveloppe commune. Le fascicule cylindrcîde qui résulte de leur juita^* position, s'entrecroise bientôt en partie avec son congénère du cAté opposé, en avant de la selle turcique, pour constituer ce que l'on appelle le chiasma des nerfs optiquesl (pi. XXX, fig. 6)<

Ce chiasma présente à considérer plusieurs catégories de fibres i

1* Les unes, entrecroisées en X sur la ligne médiane, vont gagner ainsi les régions centrales du côté opposé à celui d'où elles émergent. Elles constituent la portion moyenne de l'épaisseur du chiasma (2 et i\ pi. XXX, fig. 6). Au point de vue des carac*> tares homologues, elles représentent les fibres moyennes entre** croisées sur la ligne médiane du nerf olfactif (pi. I, fig. 1 [66]; pi. XXVI [18, la^).

2* Les autres, les plus externes, sç présentent pour chaque Derf optique sous Taspect de fibres à direction longitudinale intéro-postérieure, légèrement concave en dehors. Elles relient les régions de la périphérie rétinienne, d'où elles dérivent, aux régions centrales du système nerveux du côté correspondant (corps genouillés ou tubercules quadrijumeaux) (pi. XV, flg. 0 [1, 1^, et phi, fig. 1 [66, 66']).

Ce sont, par conséquent, des fibres directes non entrecroisées, <pii représentent ici les fibres directes homologues, dont l'en-

semble constitue la racine externe de Tolfactif (pK I, fig. 1 [5' pi. XV, fig. 1 [8]).

3"" D'autres (pi. XV, fig. S [5, 3]) sont dirigées dans le s transversal, et sont concaves, les unes en avant, les autres en rière : les premières plongent vraisemblablement dans Tépaiss de la substance grise des deux rétines, par leurs deux extrém libres dirigées en avant; elles peuvent être considérées eomm< véritables fibres commissurantes, servant à rendre solidaires d dépôts de substances nerveuses périphériques; les secondes, contraire, adossées aux précédentes et à concavité postériei ont leurs extrémités perdues au milieu des dépdts de substi grise qui font partie des régions centrales du système nervei Elles jouent probablement un rôle analogue aux précéden et peuvent être considérées comme de véritables fibres comi surantes, concourant à Tunité d'action des appareils cenlraus rapport avec les impressions visuelles.

h"* Il existe encore une autre série de fibres qui se voient :

préparation, à la partie inférieure du chiasma, et que Ton a

çoit bien lorsqu'on Ta renversé d'avant en arrière et de bau

bas. Ces fibres, venues avec les précédentes des plexus ner

périphériques, et contenues avec elles sous la même enveli

névrilématique, se jettent directement, après un court traj

après s'être entrecroisées, au sein de deux amas de substance |

centrale bilobés, qui occupent les régions inférieures du trois

ventricule (pi. XV, fig. 6 [4]; pi. I, fig. 1 [60, 10]; pi. X)

Ces deux amas de substance grise, décrits sous le nom de i

cinereum, sont, dans la série des vertébrés, proportion

comme masse, à l'abondance des fibres grises qui s'y implan

Au moment où les fibres optiques vont se perdre dans cet

de substance nerveuse, elles changent subitement d'aspect;

passent de l'état de fibres blanches à Tétat de fibres gris<

peuvent être ainsi suivies à l'œil nu, dans leur dégradati<

leur amincissement successif. Elles représentent parmi les

ducteurs convergents optiques, la série des fibres grises des

spinaux, celle des fibres grises convergentes acoustique

celle des fibres grises olfactives (pi. I, fig* 1 [33, 34, 36, e

L'ensemble des fibres convergentes optiques qui sont p

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