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Dans les régions sus-bulbaires, les dépôts de substance

RâOHM» MiOlANBa PB Ik 8UBSTAMC1 QRI6B •PINAI.E. 7J

griie centrale, qui sont successivement constitués (à mesure que les fibres nerveuses avec lesquelles ils sont en connexion viennent se grouper sur l'axe) se comportent d'une manière identique avec celle que nous avons indiquée pour les régions inférieures.

Ainsi, en étudiant cette région centrale grise, à Taide de coupefs horizontales successives, on voit qu'elle s'étale sous forme de bandelettes grisâtres au niveau de la région la plus postérieure du quatrième ventricule (pi. VII, fig. à [5, 0]); qu^elle se prolonge» toujours continue avec elle-même, depuis le bec du calamus, où elle est en quelque sorte laissée à découvert, par suite de la disposition graduelle des fibres verticales postérieures (pi. VII, fig. 3 [7, 7']) (devenant antérieures après leur entrecroisement), jusqu'au niveau de la substance grise des tubercules quadrijupaeaux, où elle se présente sous l'aspect d'un petit cumulus de substance grisâtre (pi. X, fig. 1, 2, S) ; qu'elle s'avance, sous forme de deux traînées grisâtres et parallèles, le long de la cavité du troisième ventricule, dont elle tapisse les parois inférieures (pi. X, fig. 3 \ pi. XXXH [10, i(y]', pi. XXXIII [16, 16'])5

Que les éléments fibrillaires qui en émergent, s'entrecroisent comme tous leurs homologues des régions sous-bulbaires, avant de se porter vers les régions centrales supérieures (pi. VUI, fig. 2 et 3 [9, ff] ; pi. IX. fig. 1 [7]; pi. X, fig. 1 [8. 8']; pi. III, fig. 1 [13] : ils se présentent alors sous l'aspect de fibrilles grises pbliques juxtaposées ;

Que cette région de substance grise si spéciale présente des intumescences successives qui sont en rapport, comme volume» avec la proportion des fibrilles centripètes qui s'y implantent, Ainsi :

l"" Au niveau du point d'immersion des fibres grises acoustiques, la substance grise centrale se présente sous l'aspect de deux bandelettes grisâtres, tapissant la paroi antérieure du quatrième ventricule (pi. VIII, fig. 2 [8, 8], et fig. 3 [6, 6]), et présentant au niveau de la ligne médiane, deux intumescences bilatérales, du volume d'une petite tète d'épingle, appréciables seulement sur des coupes verticales (pi. XIV, fig. 1 [6, 6]).

2"" Au niveau des fibres de la cinquième paire (pi. IX, fig. 1 [8] ), l'abondance de la substance grise est encore très-notable. Elle afiecte la même disposition que dans la coupe précédente, seule»

72 SYSTÈME DES FlBKES C0NVBR6ENTBS IHFÉEIBURBE.

ment elle se prolonge beaucoup plus en avant, et il n'est pas rare de la rencontrer infiltrée au milieu des fibres de la grosse racine, jusqu'au niveau du point indiqué en b! (pi. IX, fig. 1).

8<* Dans ia région des tubercules quadrijumeaux on rencontre pareillement une agglomération très-apparente de la substance grise centrale; mais il est à remarquer que ce dépôt n'est pas, à proprement parler, le cumulus spécialement réservé aux fibres grises optiques (1) (pi. X, fig. 1, 2 et 3).

Nous avons déjà indiqué que la substance grise des régions centrales de Taxe spinal, arrivée dans les régions supérieures, se prolongeait sous forme de|deux processus antéro-poslérieurs, jusque vers les régions les plus antérieures du cerveau (pi. XXXII et XXXIII)*, et, qu'à ce point de vue, elle était en quelque sorte le récepteur commun à toutes les fibres grises de l'axe (pi. I, fig. 1 [8, 8', 8", 5 et 5'). EfiecUvemcnt, à partir de la région des tubercules quadrijumeaux, elle envoie deux traînées antéro-postérieures de sa propre substance, tapissant les parois inférieures du troisième ventricale» lesquelles vont en quelque sorte chercher les racines grises des nerfs optiques et olfactifs, pour les rattacher au support commun.

Ces traînées parallèles de substance nerveuse, composées des mêmes éléments liistologiques que dans les régions inférieures de Taxe (au niveau des portions inférieures et internes seulement du troisième ventricule), rappellent donc la disposition commune qu'elles ont déjà présentée ailleurs : elles offrent d'arrière en avant, deux intumescences remarquables, situées l'une au-devant de l'autre, sur la ligne médiane (pi. I, fig. 1 [6, 6', 7,7']).

La première se présente sous l'aspect d'une petite masse de substance grisâtre bilobée, lorsqu'on l'examine par sa face inférieure; coalescente au contraire sur la ligne médiane, lorsqu'on l'examine sur une coupe du cerveau qui rintéresse dans le sens vertical (pi. XXVI, 10 et 10').

(1) Peut-être est-il spécialement affecté à cette portion isolée de fibres grises convergentes optiques, qui se sont entrecroisées au chiasma avec le faisceau des fibres blanches.

RÉGIONS MÉDIAinSS DE LÀ SimSTANCB GRISE SPIHALE. 7S

Ce petit cumulus est généralement décrit sous le nom de tuber eireneum. Quand on l'étudié dans ses rapports avec les fibres grises optiques, on voit que ces dernières, sous Taspect de bandelettes grisâtres, souvent transparentes, vont précisément, après s*étre entrecroisées, s'implanler au niveau de cette intumescence spéciale qui leur est propre; et qu'elle est, de plus, dans des rapports constants de volume avec l'abondance des fibres optiques, dont elle constitue le noyau central de réception (pi. XV, fig. 6) (1).

La seconde des intumescences de la région centrale grise est située au niveau du bord inférieur de la cloison transparente, en avant et en dehors des piliers de la voûte (pi. I, fig. 1 [6, ô']). Elle se présente sous l'aspect d'un petit amas de substance grisâtre diffus, remontant plus ou moins haut, en s'étalant sur les parois du septum qui lui doivent la plupart du temps leur coloraUon grisâtre (pi. XVI, fig. 1 [i3, 13'J; pi. XXXII [11, 11'], pi. XXXIII, 13).

Ce petit cumulus spécial, continu avec )e mbstance grise des parois du troisième ventricule, se prolonge souvent en avant, sous forme de deux traînées grisâtres parallèles, qui vont, après s'être conjuguées au-devant de la cloison, constituer une petite intumescence médiane, quelquefois très-apparente, qui devient ainsi dans ces régions les plus antérieures et les plus élevées de l'axe spîno-cérébrale, la limite naturelle et le mode de terminaison de la substance grise centrale de l'axe commun (pi. XXXIII, 13).

C'est dans cet amas de substance grise accumulé à la base du cerveau, en dehors des piliers de la voûte, de chaque côté de la scissure cérébrale antérieure, que les fibres olfactives, constituant la racine grise du nerf olfactif» viennent converger et se perdre (pi. XV, fig. 1 [4, 4'])

(1) H eft Traisemblable que ce cumulus de substance grise antérieure, propre loi fibres grises optiques (pi. I^ fig. 1 [7, 7']), doit être relié, à Taide d'une série de filaments plexiformes antëro-postérieurs, au cumulus de substance nerveuse de néme nature que nous avons signalé dans la région des tubercules quadrgumeaux an pourtour de Taqueduc de Sylvius (id., 8); car la substance grise qui leur sert de trait d'union ne présente aucune solution de continuité : s'il en était ainsi, elle constituerait, à l'aide de ses plexus, une véritable commissure antéro-postéricure, entre les points centraux d'immersion des fibres optiques antérieures, et les points ceatranx d'inunersion des fibres optiques postérieures, qui se trouveraient ainsi Nliiairaiient iMOciéef dans les régions centrales grises.

fh sYSTtaiB «u FiBBBs ooNYiEoiinm imiRiBimsi.

Il est i noter qu*ici comme ailleurs, cette intumescMiee grise qui constitue pour les fibres olfactives un véritable iuber drenêum, est proportionnelle, comme masse, à Vensemble des fibres qu'elle reçoit. Elle est rudimentaire chez l'homme adulte comme les appareils olfactifs avec lesquels elle se trouve en connexion; chez les diverses espèces animales, au contraire, qui présentent un grand développement des appareils olfactifs, elle se présente avec qn développement proportionnel très - accentué (pi. XXXIX, flg. 6 [6], fig. 10 [8], fig. 18 [7], fig. 16 [6].

Fibres afférentes de la région centrale grise. — Racines grises des nerfs. — Les fibres afférentes de la substance grise centrale ne sont appréciables dans leur distribution générale que pour une portion d'entre elles. Elles ont pour type les fibres grises olfactives et optiques, qqe l'on peut suivre en quelque sorte dans tout le parcours, depuis leur point d'émergence à la périphérie, jusqu'à leur point de convergence dans les intufnescenees de l(t région grise centrale qui leur sont propres.

Ces fibres sont composées, presque toutes, de tubes minces, dépourvue de moelle, disposition remarquablequi leur donne cette finesse et cette transparence qui les caractérisent : de plus, elles ne sont pas interrompues sur leur parcours par l'interposition de cellules ganglionnaires. Elles représentent donc des conducteurs gris, directs, reliant sans intermédiaire les régions périphériques aux régions centrales (pi. I, fig. 1 [60, 66]).

Les fibres olfactives qui sont les plus antérieures, se dirigent toutes vers les intumescences de substance grisâtre que nous venons de signaler de chaque cAté des piliers de la voûte. Elles m'ont paru souvent s'entrecroiser immédiatement avant leur moment d'immersion (pi. XV, fig. 1 [à, â']).

Les fibres optiques grises se rapprochent, au point de vue de la direcliôn, des précédentes; elles vont aboutir, sous forme de fascicules conoldes, après s'être préablement aussi entrecroisées, dans les intumescences bilatérales de la substance grise centrale, désignées sous le nom de tuber cinereum (pi. XV, fig. 6).

Les fibres grises acoustiques peuvent encore être suivies pendant un certain temps dans leur mode de distribution, d'une manière moins manifeste, il est vrai, que les deux séries de fibres précédentes. On voit, en effet, qu'an niveau des parties latérales du

lUCilfM 6R»ia DBft limFi, 76

quilriéiqe veqtricula (pi. VIU, fig. 2 [6, 6']), les fibrei du (poqc commuQ acoustique qui représentent les fibres grises des nerfs oUactifs et optiques» occupent le plan le plus postérieur ; qu'elles contournent avec les précédentes d'avant en arrière les pédon?cules cérébelleux inférieurs; qu'elles ne font que s'adosser à la siihstance môme du ganglion acoustique, en arrière duquel elles sont situées, et qu'enfin elles vont se perdre dans deu)^ amas géminés de substance grise qui leur sont spécialement afiectés, et qui sont, pour elles, un véritable tuber cinereum (pi. XIV, fig. 1). lies fibres grises acoustiques sont bien moins abondantes, comme masse, que celles qui appartiennent aux troncs de l'olfactif et surtout au tronc du nerf optique. Ces dernières sont, en efiet, les {dus nombreuses.

Cette manière d'être remarquable, que présentent les fibres frises acoustiques, sert de transition entre les dispositions si carac^ téristiques que présentent les fibres grises olfactives et optiques, et celles que nous allons rencontrer dans Tétude comparée des fibres spinales proprement dites.

Il est en effet assez difficile de se prononcer, dans l'état actuel de nos connaissances anatomiques, sur l'existence défibres grises appartenant aux racines spinales proprement dites.

Nous savons seulement qu'il existe, ainsi que nous l'avons indiqué déjà, page 3&, parmi la série des fibres eiïérentes des ganglions spinaux, un certain nombre d'entre elles qui paraissent directement se perdre dans les régions les plus centrales de la substance grise de la moelle (pi. XlII^fig. 6 [5, 6']), et qui, au point de vue de leur implantation centrale, rappellent assez bien le mode d'immeraipn des fibres homologues, olfactives, optiques, acous* tiques (pi. I, fig. 1 [38, SA, 85]).

Nous savons, d'un autre côté, qu'il existe parmi les fibres qui sont en rapport avec les ganglions spinaux, un certain nombre d'entre elles qui ne contractent aucune connexion avec les cellules ganglionnaires, et qui ne font que de traverser d'un côté à Tautre la masse môme des ganglions (pi. I, fig. 1 [2i, 28, 22], et pi. XVII, fig. 10).

Faut-il considérer les fibres grises à implantation centrale, et les fibres précédentes qui traversent les ganglions, comme étant la continuité d'une seule et même fibre nerveuse? Faut-il voir

76 STSTèHB DBS F1BRB8 CONVBRGENTBS INFÉEIBURES.

alors dans un élémenl nerveux ainsi constitué, la représentation exacte des fibres grises, optiques, olfactives et acoustiques ?

C'est encore une question qui doit rester jusqu^à nouvel ordre indécise. L'analogie seule nous porte à admettre qu^il en est peut^ être ainsi, et que les fibres qui ne font que traverser les ganglions spinaux, d'une part, et celles qui se jettent dans les régions de substance centrale, représentent ces divers segments d'un élément nerveux continu dans tout son parcours.

Notons par avance que la série des fibres grises qui émergent de la masse même du corps pituitaire constitue, pour la substance grise centrale de Taxe spinal, une catégorie spéciale de fibres afférentes, qui impliquent par cela même la participation des éléments nerveux qui la constituent aux phénomènes de la vie végétative, puisque le corps pituitaire, ainsi que nous le verrons ultérieurement, loin d'appartenir à la classe des éléments nerveux, doit être au contraire rangé dans la catégorie des glandes vasculaires sanguines.

STSTkm DIS riBIBS BFn&IBNTBS GAMGLIO-CÉRÉBIALBS.

0]rflièBie des libre» laléralea de Taxe

Toutes les fibres nerveuses qui émergent des différents amas de substance grise ganglionnaire ne sont pas destinées à entrer dans la constitution intime de Taxe spinal proprement dit II est un certain nombre d'entre elles, ainsi que nous l'avons indiqué déjà, qui s' écartant de la direction des fibres précédentes, s'accolent sur les parties latérales de l'axe, sans se confondre avec les éléments ambiants, et vont directement se perdre dans des amas isolés de substance grise, qui leur sont particulièrement réservés, au sein de la masse même de chaque couche optique.

Ces fibres, qui émergent de la masse même de tous les amas ganglionnaires, quels qu^ils soient, et qui sont les traits d'union les plus directs entre eux et les régions cérébrales centrales, présentent entre elles de grandes dissemblances, au point de vue de la longueur, de leur parcours, de leurs rapports généraux, et de leur direction même, puisqu'elles naissent d*amas ganglionnaires dont

PJBIIM BFPÉREMTBS GANGLKHCiftÉBRALU. 77

les dimensions relatives et la situation respective présentent les plus grandes variétés; mais elles sont réunies par des caractères communs, qui les associent et les confondent en un seul et même système d'éléments nerveux, bien légitimement circonscrit.

Elles occupent toutes les régions latérales de Taxe spinal, et de plus, elles vont aboutir toutes, d'une manière plus ou moins apparente, dans chacun des centres de la couche optique.

Le système des fibres latérales de Taxe est représenté, dans les régions les plus supérieures, parles fibres du ténia semi-circulaire (pi. II [87]), et par les fibres homologues, émergées du corps genouillé (20, 2(y), dans les régions [sous-bulbaires pour les fibres du faisceau triangulaire de Reii (pi. II [16]), et dans les régions les plus inférieures pour cette série de fibrilles, latérales ascendantes, qui contribuent à la formation des faisceaux latéraux (pi. II, li).

1* Les fibres du ténia semi-circulaire constituent l'ensemble des fibres efférentes propres aux ganglions olfactifs (pi. XXVIII [T, T'j). Nées sous l'apparence d'un chevelu radiculaire très-fin, du sein de la substance ganglionnaire (pi. XXXIV [12]), elles se condensent bientôt en un fascicule unique qui, embrassant successivement dans son parcours curviligne les régions inférieures, postérieures et supérieures de la couche optique correspondante, finit par se perdre, sous forme de filaments divergents, au milieu de l'amas de substance grise spinale qui constitue le centre antérieur de la couche optique (pi. XXX [10]).

Il n'est pas rare de rencontrer une certaine portion des fibres du ténia, qui gagnant les régions plus antérieures, vont précisément s'amortir dans cet amas de substance grise spéciale, situé de chaque côté de la cloison transparente, et qui affecte avec le centre antérieur de la couche optique des rapports de continuité, souvent très-faciles à voir (1) (pi. XXXII [18]).

Chez les espèces animales qui présentent un grand développement des appareils olfactifs, l'ensemble des fibres constitutives du ténia est proportionnel au développement de Tamas ganglion-

(1) Cet ordre de fibres nerveuses^ si tant est qu'il existe constamment^ peut être considéré comme serrant d'anastomose^ entre les poinU d'implantation centnm des racines oUactives^ internes et externes, qui se trouvent ainsi médiatement co^jogiiét à l'aide des fibres intermédiaires dn ténia semi-circulaire.

78 sTSTàn MS nmB8 GONVEiienmM mpÉRtsiniEs.

naire olfactif, et à celai du centre antérieur de la couche optique.

2*" La substance ganglionnaire des corps genouillés présente pareillement une série de fibres efférentes qui jouient vis-à-yis décile, le tnème rôle que les fibres du ténia yis-à-yis des ganglions olfactifs. Ces fibres spéciales (pi. II [20, 20']) se yoient ordinairement sans préparation sur des cerveaux frais^ lorsque, après avoir enlevé le corps calleux et la voûte, on examine les régions latérales et postérieures des couches optiques.

Elles se présentent alors sous Tapparence d'une bandelette cur^ viligne, formée de fibrilles juxtaposées, grisâtres, qui se relèvent verticalement de bas en haut, de Tintérieur même de la substance des corps genouillés, d*où elles émergent, pour aller, sous forme de filaments épars (obliquement dirigés par rapport au grand axe antéro-postérieur delà couche optique), s'éparpiller au selti de la masse même des centres moyens de la couche optique, qui forment quelquefois en ce point des intumescences très-accentuées (plé XXIX [15, lôT). Dans leur parcours convergent qui s*effedtue à découvert, sur les faces dorsales et latérales de chaque couche optique, les fibres optiques gang1io*cérébrales suivent un trajet parallèle à celles du ténia, dont elles présentent, sous un arc de plus petite ouverture, la disposition curviligne générale.

Celles qui provientient des corps genouillés externes sont asset faciles à suivre dans loule leur étendue; il n'en est pas de même de celles qui émergent des corps genouillés internes. Elles ne sont nettement appréciables qu'au moment de leur point d'émefgence. Elles apparaissent alors^ ainsi que leurs congénères (pi. XII, flg. 2 [17, 17'] et fig. 3 [là, 16]), sous forme de fascicules curvilignes groupés à leur origine en lignes onduleuses, concentriques, et dirigées régulièrement en avant et en haut, vers l'intérieur mêMe de la couche optique.

Cette catégorie de fibres eDérfefites se confond-eltë afeb Ses faomologuesqui viennent des corps genouillés internes 1 Vont-ëllrs en commun, ou d'une manière isolée, se répartir ào seiti de la substance grise du centre moyen f Ce sont autant de questions qti'll nous a été jusqu'ici impossible de résoudre d'une manière satisfaisante.

Chez les grands animaux dont les corps genouillés ont un grand développement (le bœuf^ le cheval), ees fibree efférentes ganglio»

FIBRBS BFFteBfTBS €IAR6LI0-G*RÉBlAUDIé' 79

optiqcM qui en émergent, sont très^'inuUipliéeSf et surtout, très* manifestement apparentes.

i*^ FilMres efférentes dei ganglions de GaMer et des ginglioni acouitiquet. Constitution du faisceau de Reil.

Parmi les fibres qui émergent de la substance ganglionnaire propre à la cinquième paire et au tfond acoustique, il est une catégorie spéciale, qui se comportant ici comme les flbl^ homologues des paires précédentes, ya directement, sous forme de fascicules latéraux, se jeter dans les noyaux de substance grise centrale de chaque couche optique.

1* Les fibres efférentes des ganglions de la cinquième paire plongent obliquement d^avant en arrière et de dehors en dedatis an milieu de la substance même de la protubérance (pi. II [10]). Tandis qu'une portion d*entre elles (fibres ganglio-spinales) va se mettre directement en connexion avec les dirers dépôts de substance grise de l'axe, les fibres ganglio-cérébrales proprement dites suivent un trajet plus compliqué ; elles se redressent verticalement, comme on peut le constater du reste sur des pièces convenablement durcies (pi. XIII [8]), se dirigent en haut et en dedans, côtoient, sous l'aspect de fibrilles curvilignes la substance gâatineuse des tubercules quadrijumeaux, et vont, sous forme de fascicules stratifiés, constituer une partie des éléments dont la juxtaposition régulière représente la commissure postérieure (pi, II, flg. 8 [17]).

Arrivées à ce moment de leur parcours, elles s'entrecroisent avec leurs homologues, parties des régions opposées, et vont for* mer cette agglomération de fibrilles divergentes qui s'éparpillent an sein des amas ambiants de substance grise appartenant à la couche optique (pi. XXXI [18], pi. XXIII, fig. 1 [9, 0^). Peut^ être fautMl les considérer comme les terminaisons Centrales et directes des fibres de la cinquième paire, et comme les agents de la transmission des impressions sensitives recueillies à (a surfliée des expansions périphériques de cette paire nerveuse (1) (pi. III, Bg. 1 [20, 20]) ?

2* Les fibres acoustiques ganglio-cérébrales présentent de

(1) Ce mode spécial de convergence des fibres directes gangUo-cérébralos de k

80 STSTiMC IMtt FIBRES COlfVERGEMTBS nTPÉnnEORES.

grandes analogies, au point de vue de leur direction et de leur parcours, avec celles des fibres de la cinquième paire ^ elles offrent seulement, en raison de leur lieu d'émergence, un trajet plus allongé, qui fait déjà pressentir, dans des proportions plus restreintes, les dispositions générales des fibres des faisceaux latéraux des régions inférieures.

Ces fibres, qui émergent directement, avec l'ensemble des fibres ganglio-spinales, des amas de substance ganglionnaire acoustiques, une fois arrrivées au niveau des régions latérales et inférieures du quatrième ventricule (pi. XllI, fig. 3 [8]), se recourbent brusquement en haut, après avoir contourné le pédoncule cérébelleux inférieur, et, passant rapidement à Télat de fibrilles grisâtres, gagnent la direction des fibres originelles des faisceaux de Reil.

J'ai pu, à l'aide d'une dissection attentive, sur des pièces solidifiées, les accompagner ainsi pendant une certaine portion de leur parcours, et constater en effet qu'elles paraissaient bien être un contingent spécial, destiné à entrer dans la constitution du faisceau de Reil, dont elles formaient la portion la plus inférieure. Un certain nombre d'entre elles m'ont semblé poursuivre leur direction ascendante, vers la substance gélatineuse des tubercules quadrijumeaux, s'élever insensiblement du côté de la région de la commissure postérieure, et former ainsi une portion des fascicules stratifiés que l'on rencontre habituellement en ce point; d'autres m'ont paru, au contraire, s'enfoncer sous les amas de substance gélatineuse des tubercules quadrijumeaux, et gagner, suivant une direction oblique, les régions de la couche optique du.côté opposé. On voit, d'après ce court exposé, combien il règne encore d'in* certitudes sur la direction générale et le mode de répartition dans les régions centrales, des fibres ganglio-cérébrales acoustiques. Que deviennent ces fibres dans leur trajet ultérieur, après s'être entrecroisées? Remontent-elles toutes ou en partie, après s'être accolées sur les parti^ latérales du quatrième ventricule (pi. Il, fig. 1 [19]), jusqu'aux environs de la région des tubercules quadrijumeaux, pour, après leur entrecroisement au niveau de la commiscinquième pairc^ s'il était vérifié^ permettrait de se rendre compte^ en particulier, de r indépendance spéciale des fibres sensitives de la facc^ et^ dans certains cas pathologiques^ de la persistance de la sensibilité dans cette région, alors que les condncteurs de la sensibilité sont interrompus dans tout un côté du corps.

FIBRES EFFÉRENTE8 GàMGLIO-GÉRÉBRâLBS. 81

sure postérieure, se distribuer sous forme de filaments récurreots, au milieu des centres postérieurs de la couche optique (pi. Q [18], et pi. XII, âg. 2, S); Sont-elies les seules fibres directes qui relient la substance grise des ganglions acoustiques aux centres correspondants de la couche optique? Sont-elles les agents immédiats de la transmission dans le cerveau des impressions acoustiques f

L*anatomie normale ne nous a encore rien révélé de positif sur ce sujet. Un fait d'anatomie pathologique, qui s'est présenté à notre observation, permet cependant d* apporter quelques éclair^ cissements sur ce point délicat, et de penser que cet ordre de fibres a au moins des connexions intimes avec le tronc du nerf acoustique. Chez un sujet , sourd de Toreille gauche , qui succomba d'une façon rapide, j*ai pu constater, d*une manière indubitable, l'atrophie des fibres acoustiques du côté correspondant, et la dégénérescence jaune ambré, avec atrophie, des fibres les plus postérieures du faisceau de Reil. La dégénérescence occupait le point [1] (Gg. 3, pi. XIII).

D'après ce que nous venons d'indiquer, il est donc permis de supposer : que cet ensemble de fibrilles disposées en fascicules triangulaires, qui occupe les régions latérales et supérieures de l'isthme, est constitué par des éléments Qbrillaires de provenance variée ; lesquels représentent àla fois, probablement Tensemble des fibres ganglio-cérébrales de la cinquième paire (pi. II [16]), et presque certainement une portion des fibres acoustiques gangliocérébrales (pi. II [16] ) ; que ces diverses séries de fibrilles juxtaposées jouent chacune isolément un rôle, dans le mode de constitution des fibres de la commissure blanche postérieure (pi. III, Bg, 1 [17]; qu'enfin, elles représentent des fibres entrecroisées, et que c'est ainsi que les impressions périphériques, recueillies à la surface des expansions terminales des fibres de la cinquième paire etdes fibres acoustiques, se trouvent transportées dans les régions centrales du système nerveux, du côté opposé à celui où elles ont pris naissance.

4* Fibres efférenteB des ganglions spinaux. -^ Ck)nstitution des faisceaux latéraux.

Celte catégorie spéciale de fibres nerveuses, qui sont vis-à-vis des amas de substance ganglionnaire spinaux d'où ils émergent.

8S STSliME un FIBRES COIfVSRGBNTBS INFÉRICUBES.

dans les mêmes rapports que les fibres ganglio^cérébrales olfaclives, optiques, acoustiques, se trouvent vis-à^vis des ganglions qui leur donnent naissance, est parfaitement accusée au niveau des régions les plus inférieures do l'axe spinal

Sur des piàces fraîches, en effet, convenablement préparées, quand on suit avec soin, au*des80us du renflement lombaire, Tordre de groupement sur Taxe, des fibres des racines postérieures, on ne tarde pas i constater que, si le plus grand nombre d'entre elles, entre comme partie essentielle, dans la constitution même de Taxe spinal, il en est au contraire une certaine portion qui, comme les fibres directes acoustiques dont elles sont la re« présentation exacte, se redressent verticalement en haut, au* devant du point d'implantation du groupe des racines posté* rieures, et s*élèvent verticalement en donnant naissance ainsi, par leur apport successif, a une série de fascicules blanchâtres dirigés dans le sens longitudinal, et qui occupent les régicms latérales de la moelle (pi. XUI, fig. A [&, ô ) , pi. XXXVII, fig. 7[5],etpl. n[l]).

Ces fascicules, dont le volume va successivement croissant de bas en haut, à mesure que de nouveaux éléments viennent s'y juxtaposer, s'élèvent vers les régions supérieures de la moelle, dans une direction ascendante, légèrement oblique, en avant des racines postérieures.

Arrivées au niveau des régions bulbaires, là où tous les éléments spinaux s'entrecroisent, les fibres fasciculées latérales obéissent à la loi commune, et passent successivement, les unes après les autres, du côté opposé à celui d'où elles proviennent (pi. II [1', 2]).

Une fois quelles se sont entrecroisées (pi. VI, fig. 2 [4] et fig. 3 [4, 6, à', 5'] ) , ces fibres cessent dès lors d'apparaître comme individualités anatomiques isolées; elles se stratifienf sous forme de fascicules triangulaires régulièrement disposés sur les parois antérieures du quatrième ventricule. 11 est presque impossible de les reconnaître, au milieu des difl'érents groupes de fibrilles verticales ascendantes qui s'étalent dans ces régions supérieures de l'axe spinal (pi. XIV, fig, 2, 8, et pi. III, fig. 1).

Quelle est leur distribution ultérieure? Dans quelle région de la couche optique vont-elles aboutir ?

FIBRBS EPPÉBENTE8 GiNGLIO^CÉRÉBBALBS. 8S

C^est encore là un point d'anatomie assez délicat, sur lequel il est presque impossible actuellement de se prononcer avec cerli* tude; néanmoins j*ai quelque raison de croire que ces fibres ascendantes des faisceaux latéraux vont se distribuer précisément dans les régions les plus centrales de la couche optique, et qu'elles constituent, à proprement parler, la série des fibres afférentes propres aux centres médians.

Il m*a, en effet, été possible de constater, un certain nombre de fois , à l'aide de coupes verticales pratiquées méthodiquement sur des pièces durcies» et tombant juste au niveau de la région des rentres médians de la couche optique (pi. XII, fig. 3 [3, 4]), Texistence de fascicules blanchâtres épanouis en fibrilles divergentes, au milieu même de la substance des centres médians, et paraissant être disposés suivant l'alignement des fibres latérales entrecroisées. Faut -il voir en eux la terminaison centrale des fibres des faisceaux latéraux des régions sous^bulbaires? Faut-il considérer ces fibres comme les conducteurs spéciaux, destinés à ramener dans les régions centrales les impressions sensitives proprement dites, recueillies à la périphérie? Ce sont là autant de questions devant lesquelles l'anatomie seule est aujourd'hui impuissante, et qui appellent encore de nouvelles recherches.

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