RÉGHHIS ARTARIEURES DE LA SUBSTANCE QI118E SPINALE
occupe la direction la plus élevée par conséquent (les moteurs oculaires communs), se trouve à son point d'implantation (pi. X» fig. 2 [15] ), par rapport aux dépôts de substance gélatineuse dont elle est solidaire, dans la même situation que sont les noyaux d'implantation des Gbrcs antérieures do la moelle vis-a^vis des dépôts de substance gélatineuse avec lesquels ils sont en con* nexion (pi. V). On peut constater ainsi, par le rapprochement des deux plans de section qui appartiennent aux départements les plus éloignés de Taxe spinal :
Que dans les régions les plus élevées aussi bien que dans les régions les plus inférieures^ la môme série d'éléments nerveux se représente dans un ordre identique; que les points d'implantation des racines antérieures sont toujours situés en avant de la région centrale grise; que la subtance gélatineuse qui, au point de vue dynamique, suscite la mise en activité des cellules anté* rieures, se trouve constamment et partout sur un plan postérieur;
Qu'enGn, en tenant compte de ces divers éléments nerveux et de leurs rapports réciproques, les lois qui président à leur répartition et A leur groupement sont identiques en quelque région qu'on les considère, et qu*en négligeant les dissemblances apparentes qui résultent de Tintervenlion des faisceaux spinaux ascendants et des fibres cérébelleuses périphériques, ces éléments fondamentaux que Ton rencontre à la moelle épinière, subsistent et se retrouvent encore parfaitement recotmaissables, dans leur individualité, et leurs connexions, à quelque région de l'axe spinal qu'on les recherche.
L'étude des régions grises antérieures, dans les régions susbulbaires, comprend la description des noyaux d'implantation des nerfs hypoglosses, faciaux, moteurs oculaires externes, trijumeaux antérieurs, pathétiques, et moteurs oculaires communs.
!• Les noyaux d'implantation des libres des hypoglosses se présentent (pi. VII, fig. ft [7, 7^]) sous l'aspect de deux amas bilatéraux de substance grise, du volume d'une petite télé d'épingle, situés de chaque côté du raphé médian, en avant de la substance grise centrale qui borde la cavité du quatrième ventricule ; les amas gélatineux des nerfs acoustiques avec lesquels les fibres des hypoglosses ont vraisemblablement des connexions mul-
tiples, se trouvent situés sur un plan postérieur et déviés en dehors (pi. VII, fig. 4 [â, 7]). Ces noyaux bilatéraux doivent répondre à une distance très-minime en avant du bec du calamus (pi. VU, fig. 3 [9, 9^). Ils sont très- nettement délimités et reçoivent principalement par leurs régions antérieures, les fibres de l'hypoglosse qui viennent toutes s'y distribuer sous des incidences variées.
2** Les noyaux d'implantation des fibres du nerf facial se présentent sous Taspect de deux petits amas de substance grise, situés de chaque côté du raphé médian, paraissant continuer la ligne d'implantation centrale des hypoglosses (pi. VIII, fig. 1[8, 8']). Ils sont en général très-mal limités dans leur circonférence externe. Ils sont, eu égard à la substance grise centrale, dans une situation d'antériorité relative; les amas gélatineux de Tacoustique, qui ont vraisemblablement aussi des connexions intimes avec les fibres originelles du facial, sont situés en arrière, et en dehors d'eux. Us répondent à une région très-limitée des parois antérieures du quatrième ventricule, dont ils ne sont séparés que par une épaisseur très-minime de substance grise centrale.
3° Les noyaux d'implantation des fibres du moteur oculaire externe (pi. VIII, fig. 3 [5, 5'], et pi. XXXVII, fig. 3), situés un peu au-dessus des précédents, se présentent sous Tapparence de deux petits amas de substance grise disposés sous forme de deux languettes, en avant de la substance grise de la région centrale, et de chaque côté de la ligne médiane. Ils sont mal limités, souvent difficiles à apercevoir, et ne se décèlent, la plupart du temps, que par les caractères spéciaux des grandes cellules que l'on y rencontre; elles forment une petite agglomération bien circonscrite, en arrière des points d'arrivée des fibres propres du nerf moteur externe.
Ces noyaux, dont les fibres efiërentes se relèvent (pi. VIII, fig. 3 [9]) brusquement pour passer au raphé, affectent les mêmes rapports que les précédents, avec la substance grise centrale, avec les dépôts gélatineux ambiants, et surtout avec la cavité du qua* trième ventricule.
&<" Les noyaux qui appartiennent aux fibres de la petite racine des trijumeaux, présentent de grandes analogies avec les précédents, tant au point de vue des rapports généraux avec les autres
RÉGIOUS AMTÉRIBURBS DE LA SUBSTANCE GRISE SI>INALE. 89
éléments nerveux qui les environneul, qu'au point de vue de la difficulté que Ton éprouve à les reconnattre.
En suivant avec soin, d'avant en arrière, les fibres de la petite racine, on trouve qu'elles aboutissent ( pi. IX [6, 6'] ) en un espace 1res- limité de substance grise, situé en avant de la région centrale grise, et qui ne s*en distingue, la plupart du temps, que par le volume et la coloration particulière des grandes cellules qui s'y trouvent groupées. Ce noyau central d'immersion des fibres de la petite racine des trijumeaux est, comme les précédents, dans une situation antérieure, par rapport aux fibres de la grosse racine, qui sont sur un plan relativement postérieur (1) (pi. IX, fig. 1 [4,8,8^).
5*" Les noyaux d^implantation propres aux fibres des nerfs pathétiques sont situés au-dessus des précédents, mais à une distance relativement plus considérable du noyau de la petite racine du trijumeau, que celle qui sépare ces derniers des points d'implantation du moteur externe (pi. IX, fig. 3 [6, 6'].
Ces amas de substance grise sont situés de chaque côté, et sur la limite antéro-ex terne delà substance grise centrale. Ils forment en ce point, à droite et à gauche, deux petites agglomérations grisâtres, plus ou moins nettement arrondies, dont Téloignement de la ligne médiane est aussi très-variable; lorsque la substance grise centrale forme uue couche peu épaisse, ces deux noyaux se trouvent ainsi placés sur un plan beaucoup plus antérieur que celui qui est indiqué (fig. 3, pi. IX).
Ils répondent à peu près au niveau du point où les fibres du pathétique plongent dans l'épaisseur de la substance nerveuse, c'est-à-dire a peu près à la portion la plus inférieure des tubercules quadrijumeaux inférieurs. J'ai presque constamment constaté que les grandes cellules nerveuses de cette région contenaient en proportion beaucoup plus accentuées qu'ailleurs des granulations
(1} FauMl considérer les noyaux 5^ 5' de la figure i, planche IX^ comme des noyaux aoiérieurs accessoires^ en rapport plus parUculièremcnt a\ec quelques fibres de la peUte racine ? Les caractères des cellules nerveuses propres à cette région ne ne paraissent pas encore suffisamment patbognomoniques pour que je puisse me prononcer avec certitude sur ce point. D'ailleurs^ les fibres qui \ont s'y distribuer m'ont toiyours jusqu'à présent paru appartenir particulièrement à la grosse
90 STSTiMË DBS P1BR88 OONV&ROKNTBS IHFilIlBURU.
pigmentaires d*unc coloration très^foncée, ce qui leur donne une teinte de couleur de rouille très-nette.
(y Les noyauK d'implantation des fibres nerveuses des nerfs moteurs oculaires communs sont, avec ceux qui appartiennent aux hypoglosses, les noyaux d'implantation des fibres les plus nettement délimités des régions) sus-bulbaires de Taxe spinal (pi. X, fig. 2; [15, 15'], et pi. XVIII, fig. 7 [8, 8']. Ils se présentent sous Taspect de deux petites masses grises ovoïdes, situées latéralement de chaque côté de la ligne médiane, en avant de la substance grise de la région centrale, dont ils sont quelquefois très-nettement détachés. Ils reçoivent, par leur bord antérieur et externe, les fibres épanouies du tronc nerveux, du moteur oculaire commun. De leur bord interne partent, dans une direction opposée, la série des fibres offérentes. Ijcs cellules nerveuses que Ton y rencontre sont agglomérées intimement entre elles : elles sont volumineuses, quelquefois aussi très-pigmentées, et présentent tous les caractères des cellules antérieures (1).
Quoique les rapports intimes qui existent entre la substance gélatineuse des tubercules quadrijumeaux et les noyaux d'implantation des fibres propres du nerf moteur oculaire commun, soient très-difliciles à dcmôler aualomiqucment, au milieu de la compli* cation inextricable des fibres de celte région , néanmoins ces rapports existent d'une manière indubitable, et la substance gé* lalineusedes tubercules quadrijumeaux se tmuvc associée avec les noyaux d'origine des moteurs oculaires communs, d'une manière aussi intime que la substance gélatineuse d'un des segments quclconquedelamoelle Test avec laracine antérieure qui est directement
(1) Les rapports intimes qui existent entre ces noyant il'origine et lei fibres nerveuses du tronc du moteur oculaire commun sont encore démontrés par l'auatomio patholofriquc.
Chez un sujet atteint (ie strabisme permanent, qui mourut d'une affection aiçuc, j'ai trouvé le tronc de la troisième paire atropliié d'un coté, et le noyau d'implantation du nerf d'une teinte jaunâtre tonte spéciale (les éléments nerveux étaient complètement dégénérés). — Chose remarquable, le noyau d'implantation du c*otc opposé était altéré d'une manière presque identique. Ce fait semblerait porter i admettre Texistence de fibres commissurantiMi propres atix régions antérieures de l'axe, lesquelles associeraient ainsi ces deux déparlements isolés de substance prise, non-seulement dans leur fonctionnement physiologique, mais encore dans leurs dégénérescences morbides.
BÉGieM AHDllUfcUIIKd DB LA 8l7BSTANCfi GftISB SMNALE. dl
en connexion avec elle. Il en résulte un véritable couple, un appareil excilo-moteur, composé, dans ces régions de Taxe spinal, des mêmes éléments nerveux que dans les régions inférieures, dont les fibres optiques représentent les conducteurs centripètes, et les fibres des moteurs oculaires communs les conducteurs centrifuges (1).
B. Les cellules nerveuses que Ton renconixe dans les régions grises antérieures de Taxe spinal sont disposées par groupes isolés, dans les aréoles qu'interceptent, en s*écartant, les Gbrilles épanouies des racines antérieures (pi. V et pi. XI, fig. 3 ). Chaque groupe paraît plus particulièrement alTecté à une série de fibrilles iodépendantes, qui trouvent ainsi en eux de petits noyaux isolés. En général, ils sont disposés plus particulièrement le long des bords antérieurs et externes, quoiqu'ils soient à peu près uniformément répartis dans toute la masse de la substance grise.
Ces cellules, très-remarquables par leur grand développement, qui est en quelque sorte leur caraclôre spécifique, mesurent en moyenne un diamètre de 0-»,04 à 0"",06 et 0'"",07 (pi. XIX, fig. 1, 2 . Elles sont polyédriques, et affectent une coloration jau- Dfttre qui devient brune dans certaines parties des régions supérieures de Taxe. Elles sont presque constamment recouvertes de granulations pigmentaires, jaunâtres à la moelle, et brunes au niveau du point d^implantation des nerfs pathétiques. Elles sont pourvues d'un noyau ovoïde de volume moyen, muni lui-niômo d'un nucléole k coloration jaunâtre souvent très-accusée. De la
(1) Cette solidarité intime^ qui associe ainsi ces^deux dépôts de substance nerveuse, «* enctyre prouvée par les faits <pic l'anatomic pathologique révèle. Les lésions, en dfet, de la substance gélatineuic qui, dans les régions inférieures de Taxe spinal, sont fuivics d'nne dégénérescence ft'appant les nerfs moteurs, en regard des régions SDtérieurcs, sont susceptibles de déterminer, dans les régions les plus supérieures, des troubles nutritifs du même ordre. Lorsque la substance gélatineuse des tubercules quadr\jumeaux se trouve, soit primitivement, soit consécutivement, envahie par un travail morbide, elle réagit à distance sur la nutrition des racines antérieures avec lesqoelles elle se tnmvc le plus particulièrement associée, et détermine ainsi, non« $etdeoien(> la dégénérescence des libres antérieures des moteurs oculaires communs, qai sont en quelque sorte ses tributaires les plus directs, mais encore elle étend au loin la sphère de son activité morbide, et frappe pareillement d'atrophie les fibres des moteurs oculaires externes qui, dans les conditions normales, reçoivent pirelUemeiil d'elle leur stimulation excit(Mnotrice.
02 8Y8TÈME DBS FIBRES CONVERGENTES INFÉRIEURES.
masse même de ces cellules partent, en des directions variées» des prolongements multiples, qui se présentent, à leur point d'origine, sous Taspcct de ramescences larges et épaisses. Les bifurcations qu'ils présentent, après un court trajet, constituent bientôt des ramusculcs secondaires, lesquels vont, en s'effîlant de plus en plus , se mettre en rapport avec les autres éléments nerveux ambiants. Tantôt, les prolongements des cellules spinales antérieures se continuent d'une manière très-nette avec ceux des cellules du voisinage; tantôt on les voit : les plus antérieures, gagner la direction des Gbrcs radiculaires antérieures correspondantes, et devenir insensiblement une fibre de racine antérieure; et les plus internes, se redresser verticalement, en haut et en dedans, pour passer à l'état de fibrille blanche, et servir ainsi d'origine aux fibres verti* cales ascendantes, dont l'ensemble constitue les faisceaux spinaux antérieurs (pi. XIX, fig. 1, 2).
Les cellules antérieures sont remarquables dans la série des vertébrés, parleur situation qui est telle, qu'elles occupent toujours dans la constitution de Taxe spinal les mômes régions que dans l'espèce humaine; leur volume relatif est toujours plus accentué, (aussi bien chez les mammifères que chez les oiseaux) que celui des régions postérieures correspondantes (pi. XL, fig. 1). Leur volume absolu est aussi plus développé chez les animaux de haute taille que chez l'homme. Chez le cheval et le bœuf, j'ai rencontré des cellules antérieures qui mesuraient depuis O"", 06 jusqu'à O"", 08 et même O""",! en diamètre.
C. La substance grise des régions spinales antérieures, de même que celle des régions postérieures, présente à la fois un système de fibres afférentes et un système de fibres effér entes. îious décrivons, sous le nom de fibres afférentes l'ensemble des fibrilles radiculaires antérieures; et sous le nom de fibres efférentes, nonseulement les divers prolongements de fibres grises antéro-postérieuresqui les rattachent aux différents dépôts de substance grise ambiante, mais encore toute cette série de fibrilles verticales entrecroisées, qui, plongeant sous des incidences variées par leur extrémité inférieure au sein de la substance grise antérieure, et par leur extrémité supérieure dans celle du corps strié, consli^
UCINBS SPINALES ANTÉRIEUlIBd. OS
luent, par leur juxlaposi lion successive régulière, le syslème des fibres spinales antérieures de Taxe.
!• Fibres afférentes.
Les fibres nerveuses destinées à s'implanter sur les régions antérieures de Taxe spinal, confondues et mélangées pour la plupart avec Tensemble des fibres convergentes inférieures, dans une partie de leur long parcours, partagent avec elles les mêmes rapports généraux. Seulement, une fois arrivées au niveau des amas ganglionnaires spinaux, elles s*en séparent sous des angles variés, pour gagner les régions antérieures spinales, auxquelles elles sont destinées.
Ce n'est que dans les régions supérieures de Taxe spinal que les conducteurs centripètes pourvus d*un ganglion, et les conducteurs centrifuges qui en sont dénués, se trouvent isolés et indépendants les uns des autres.
l"" Dans les régions sous-bulbaires de Taxe spinal, la manière dont les fibres radiculaires antérieures se comportent vis-à-vis des cellules correspondantes, présente en général une grande uniformité. Ainsi, une fois parvenu en présence des régions antéro-latérales de la moelle, le fascicule unique jusqu'ici de la racine antérieure, se dissocie presque immédiatement en une série de fibrilles divergentes, qui pénètrent à travers les interstices des fibrilles ascendantes des faisceaux antéro-latéraux, et vont, en suivant une direction oblique, légèrement redressée de bas en haut et de dehors en dedans, se mettre en rapport avec les grosses cellules des cornes antérieures.
Sur des coupes verticales qui intéressent la moelle dans une direction antéroi-poslérieure et de dehors en dedans, les fascicules des racines antérieures apparaissent quelquefois très-nettement sous Faspect de fibrilles, épanouies en radiations divergentes, et formant, les unes au-dessus des autres, une stratification régulière (pi. XXXVII, fig. 7).
- Étudiées à l'aide de coupes horizontales, rendues transparentes, i des grossissements successifs (pi. V, XI, XIX, fig. 1 et 2), les fibrilles des racines antérieures se présentent sous Taspect de filaments grisâtres, dirigés d'avant en arrière, et venant sous
Qi SYSTÈME DBS FIBBBS GOmrEBGBMTBS INFÉRIEURES.
des incidences variées converger vers les portions antérieures et externes de la circonférence des cornes antérieures du côté correspondant.
Chacun de ces filaments radiculaires dont les dimensions transversales successivement décroissantes les rapprochent insensiblement de celles des prolongements des cellules antérieures, vont les uns se mettre directement en connexion avec les cellules qu'ils rencontrent tout d*al)ord, sur le trajet de leur parcours, tandis qu'un grand nombre, s'enfonçant plus profondément, se faufilent au milieu des réseaux formés par le prolongement des cellules, et vont jusque dans les régions les plus centrales de la substance grise spinale, chercher le groupe de cellules qui leur est particulièrement destiné. C'est ainsi que les fibrilles des racines antérieures s*épuisent insensiblement, au milieu des amas de cellules des régions spinales antérieures, sans qu'il soit jusqu'à présent possible de les suivre isolément jusque dans la région postérieure correspondante.
Au niveau de la région bulbaire, le nombre des fibres radiculaires antérieures diminue très-notablement d'abondance (pi. VI, fig. k et 5), aussi les noyaux d'implantations de substance grise sont*ils dans un rapport do décroissance proportionnelle. Ce sont les fibres les plus élevées du nerf spinal, qui, en cette région, repré* sentent seules la ligne d'implantation des fibrilles radiculaires antérieures.
2° Dans les régions sus-bulbaires, les fibres des racines anté* rieures présentent les mêmes modes de distribution que nous avons signalés dans les régions sous-bulbaires, seulement les rapports généraux sont légèrement modifiés, par suite de l'interposition des nombreux fascicules de fibres ascendantes qui, après s'dtre entrecroisées, remontent vers les régions supérieures,
Les fibres radiculaires des hypoglosses (pi. VII, fig. 3 et A), une fois parvenues au niveau du sillon de séparation de Tolive 6t de la pyramide antérieure, passent à Tétat de fibrilles très-minces, qui pénètrent d'avant en arrière, et de dehors en dedans, dans la région bulbaire. Elles vont ainsi, contigui^s en dehors à la substance grise des olives, gagner les deux noyaux de substance grise qui leur appartiennent. Ces fibres décrivent d'avant en arrière un trajet curviligne à concavité externe, et croisent dans
RACINES SPINALES ANTÉKIBUIIIS. 95
leur direction, tes flbres ascendantes des faisceaux postérieurs et de la substance grise qui, en ce point, se redressent en avant et en haut pour s^entrecroiser au raphé, et passer du côté opposé (pi. ni, fig. 1 [7, 7' et 22] et flg. i [18]).
Les fibres radiculaires des nerfs faciaux (pi. VIII, fig. 1 [7, 7^], et pi. III, fig. 2 [14]) s'implantent sous la forme de filaments isolés, sur les régions antéro^lalérales de Taxe spinal, au niveau de la fossette sus-olivairo. Ces fibres, qui passent rapidement à Téta t de fibrilles grisâtres, parcourent obliquement de dehors en dedans, et d'avant en arrière, ces régions supérieures de Taxe spinal, et vont, en croisant obliquement la direction des fibres spinales ascendantes (entrecroisées en ce point sous forme de plexus inextricable), gagner les deux amas de substance grise antérieurs, qui leur sont particulièrement affectés, et dans lesquels elles se perdent.
Je n'ai jusqu'ici pu parvenir à isoler avec certitude les flbres (lu nerf de Wrisberg ; ses fibrilles m'ont toujours paru s'associer à celles du facial dont elles me semblent partager le modo de distribution dans la région sus-bulbaire.
Les fibres des moteurs externes, au moment où elles s'implantent sur les régions antérieures des pyramides, au niveau du bord inférieur des fibres de la protubérance, pénètrent en obliquant d'avant en arrière et de bas en haut à travers les interstices des fibres ascendantes des faisceaux antérieurs (pi. XXXVII, flg. S[10]). Il résulte de cette disposition : qu'ils déprivent ainsi dans cette première portion de leur trajet une ligne sinueuse allongée, et qu'ils ne peuvent être vus sur un plan horizontal qu'au moment où ils se dirigent directement en dedans et en arrière vers les amas bilatéraux de substance grise qui leur sont propres. Ils se présentent alors sous l'aspect d^une série de fascicules rectilignes, parallèles (pi. VIII, fig. 3), légèrement rapprochés parleurs extrémités centrales; ils ont une coloration grisâtre et se perdent insensiblement en se mettant en rapport avec les cellules de la région dans laquelle ils s'cparpilllent.
Les fibres de la petite racine du trijumeau (pi. IX, fig. 1 [6, O*]) suivent, a travers les éléments nerveux delà protubérance qu'elles croisent obliquement, un trajet parallèle à celles de la grosse racine, seulement elles sont bien moins abondantes que
06 SYSTÈME DES FIBRES CONVBllGBNTES IMFÉRISCRES.
celles-ci, et de plus elles sont sur ud plan antérieur. Ellesgagnenti en se dirigeant ainsi obliquement d^avant en arrière, et de dehors en dedans, les noyaux de substance grise spéciale qui leur appartiennent, et dans lesquels elles se répartissent. Elles croisent, chemin faisant, Tensemble des fibres spinales ascendantes, entrecroisées précédemment dans les régions sous-jaceotes.
Les fibres des nerfs patliétiques implantées sur l'axe au-dessous des tubercules quadrijumeaux inférieurs, n*ont pas un long trajet i parcourir pour arriver à leur destination (pi. IX, fig. 3 [5, ô']). Les fascicdias primitifs se divisent rapidement en fibrilles secondaires, lesquelles vont, en suivant une direction transversale de dehors en dedans, se perdre au milieu des deux amas de substance grise qui leur appartiennent, située de chaque côté de la ligne médiane, en avant de la substance grise delà région centrale (1). Les nerfs moteurs oculaires communs, une fois implantés sur l'axe, au fond du sillon interpédonculaire, se dissocient rapidement en fascicules isolés, qui suivent à travers cette région si complexe un trajet sensiblement parallèle (pi. XVIII, fig. 7 • pi. X, fig. 2).
Ils se présentât iious l'aspect d'une série de filaments blanchâtres, légèfoment curvilignes et concentriques, dirigés tous d'avant en arrière, et gagnant, après un trajet d'autant plus prolongé qu'ils sont plus excentriques, les deux noyaux bilatéraux de substance grise situés de chaque côté de la ligne médiane, en avant de la substance grise de la région centrale, et qui leur sont spécialement aiïectés. Les fibres nerveuses, au moment de leur implantation, se juxtaposent d'une manière régulière; leurs extrémités s'écartent légèrement à droite et à gauche. Il en résulte souvent un aspect denticulé des bords latéraux de ces noyaux d'implantation, souvent très-accentué (pi. XVllI, liy. 7 [S, 8' ).
2« Fibres efférentes.
Les fibres efférentes de la substance grise des régions anté-
(4) J'ai rencontré quelquefois une certaine série de fibres du pathétique, passant en arrière des précédentes, et paraissant se perdre dans la subsUnce grise du côté opposé, après s'être entrecroisées sur la ligne médiane, en arrière de la ctvité d« l'aqueduc de Sylvius.