SUBSTANCE GRISE CÉRÉBELLEUSE PÉRIPHÉRIQUE
de la circonférence interne duquel parlent une série de rayons convergents, qui pénétrant à travers les interstices des fascicules spinaux antérieurs en opèrent ainsi la dissociation successive. Peu à peu, cette dissociation est telle, que les fascicules spinaux, écartés les uns des autres par l'interposition de la substance grise cérébelleuse, ont cessé de former une agglomération régulière de fibres ascendantes accolées; ils sont déjetés les uns à côté des autres, et cessent d^étre nettement reconnaissables sur des coupes horizontales (pi. IX, fig. 1, 2 et 3). Les fibrilles grises cérébelleuses, agglomérées en traînées jaunâtres (qui se détachent en clair sur Tensemble des fibres ascendantes coupées transversalement), se divisent en fibres de plus en plus déliées, lesquelles passent à travers des fascicules spinaux avec d'autant plus de facilité qu'elles sont plus délicates, et vont ainsi constituer au pourtour de chaque fibrille primitive, une sorte de gaine adventice qui la circonscrit de toutes parts (pi. XXXVII, fig. 5; pi. XVIII, fig. 1).
C. Les fibrilles les plus supérieures des pédoncules moyens se comportent d'une manière identique dans leurs rapports généraux avec les fascicules spinaux antérieurs (pi. X, fig. 1), seulement, les dépôts de substance grise qu'elles constituent par leurs expansions périphériques sont de plus en plus épais. Ces dépôts se présentent sous l'aspect d'une agglomération compacte, émettant dans une direction an téro-ex terne une série de ramescences épaisses, anastomosées fréquemment les unes avec les autres, et formant dans la région moyenne des pédoncules cérébraux, un lacis plexiforme, à mailles excessivement serrées (pi. XVIII, fig. 7). Les cellules nerveuses que l'on y rencontre sont de plus en plus pigmentées; et c'est ainsi, par leurs anastomoses multiples, que se trouve constitué, dans ces régions supérieures de Taxe spinal, cet amas de substance grise spéciale, décrit* sous le nom de substance grise du locus niger de Sœimnering, lequel n'est autre chose (ainsi que nous venons de le voir) que le résultat de l'expansion terminale des fibres supérieures des pédoncules cérébelleux moyens; et la propagation, au milieu des interstices des fibres spinales antérieures, de ces mêmes traînées de substance cérébelleuse périphérique, qui forment, depuis la région Imlbaire jusqu'au niveau de la substance grise du corps strié, un
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réseau plexiforme de fibres grises partout continu, exclusivement en rapport avec les fibres spinales antérieures.
Il suffit, en effet, d'examiner une couche mince de substance nerveuse, intéressant la région antérieure des pédoncules cérébraux dans le sens vertical, |)Our reconnaître que la substance grise à ramescences épaisses que Ton voit planche XVIII, figure 7, se prolonge dans le sens vertical sous Tapparence de filaments grisâtres fréquemment anastomosées entre eux (pi. XVI, fig. S; pi. XXXVII, fig. ô)^ que ceux-ci accompagnent les fibres spinales antérieures, autour desquelles ils forment des ondulations serpentines, et que cette substance grise ne diffère à sou tour des autres dépôts périphériques analogues, que par la coloration plus accentuée et la forme spéciale des cellules nerveuses que l'on y rencontre (pi. XIX, fig. 6).
Z). Quant aux particularités que présentent les fibres des pédoncules cérébelleux supérieurs au moment de leur distribution périphérique, nous avons déjà signalé les principaux détails qui sont propres a la grande majorité de leurs éléments.
Il est un certain nombre de leurs fibres cependant qui, après s^étre entrecroisées, vont se jeter directement au milieu des fibrilles spinales antérieures, et contribuent à la prolongation dans les régions supérieures de Taxe spinal, de ces dépôts de substance grise, disséminés sous forme d'amas diffus et irréguliers qui constituent le iocus niger de Sœmmering (pi. X, fig. 2 [à, A*]). Ces dépôts irréguliers qui représentent les expansions terminales d'une partie des fibrilles pcdonculaires supérieures, ne sont souvent qu'un des premiers modes d'apparition de la bandelette accessoire du noyau olivairo supérieur, laquelle se trouve ainsi strictement associée (dans le sens vertical) (pi. X, fig. 3, [A, &'], et pi. XIII| fig. 2) avec la série des filaments réticulée de la substance cérébelleuse périphérique des régions sous-jacentes*.
2"* Les cellules nerveuses de la substance cérébelleuse périphérique commencent à apparaître au niveau de la région bulbaire antérieure, sur le prolongement des expansions terminales des fibrilles pédonculaires. Celles-ci s'amincissent progressivement, perdent peu à peu de leur matière médullaire, et ne se trouvent bientôt plus réduites qu'à un filament central, sur lequel la gaine