SUBSTANCE GRISE CÉRÉBELLEUSE PÉRIPHÉRIQUE
(pi. XVIII, fig. 4, [1, l*]), se disséminer, comme autant de foyers d'incitation nerveuse isolés, au milieu des interstices des fibres spinales antérieures, dont elles opèrent ainsi (pi. XXXVll, fig. 5) progressivement par leur présence la dissociation élémentaire.
Ces cellules, qui sont souvent très-difficiles à isoler, sont de coloration jaunâtre; elles sont de consistance mollasse, s'altèrent très-rapidement, et paraissent pourvues d'un noyau ovoïde quelquefois très-nettement accusé. Elles ont, comme les précédentes, un prolongement à chaque extrémité de leur grand axe, et ces prolongements ne semblent pas devoir se ramifier : il est permis de constater, dans quelques cas, qu'un de leurs prolongements n'est qu^une des expansions terminales des fibrilles cérébelleuses ellesmêmes, qui se trouvent ainsi entrer en connexion directe avec les cellules de la substance grise.
Les cellules des régions snpérieures, et qui appartiennent au loctis niger de Sœmmering (pi. XIX, fig. 6), présentent avec les fibres nerveuses du pédoncule cérébelleux supérieur, les mêmes rapports généraux que ceux dont nous venons de parler précédemment. Elles ont à peu près les mêmes formes et les mêmes dimensions, assez souvent elles se montrent sous Taspect de cellules polygonales, a prolongements multiples; mais dans la majorité des cas, lorsqu'elles sont prises dans les points qui correspondent à leur distribution terminale, elles ont à peu de choses près (sauf une coloration plus accentuée de leur masse, et une plus forte proportion de pigment grenu) les mêmes caractères histologiques que les précédentes. Elles affectent le même mode de distribution périphérique, vis-à-vis de l'ensemble des fibrilles spinales antérieures ambiantes (pi. XIX, fig. 6).
C'est ainsi que se trouve constitué, par la terminaison des fibrilles blanches des pédoncules cérébelleux supérieurs avec les prolongements des cellules nerveuses, l'appareil périphérique de substance grise, au sein duquel s'opère la dissémination de l'innervation cérébelleuse, le long des fibres spinales antérieures (pi. II [28, 29, 29', 43, 43']; pL HI, %• 2).
3^ Quant à la détermination exacte des rapports ultimes affectés par les fibrilles et les cellules cérébelleuses périphériques avec les fibrilles spinales ascendantes, leur étude nous parait encore trop