SUBSTANCE GRISE CÉRÉBELLEUSE PÉRIPHÉRIQUE. 16S
obscure pour que nous puissious nous prononcer avec certitude sur ce point intéressant. Voici cependant ce que nous pensons sur ce sujet :
Nous avons vu jusqu'ici les fibres cérébelleuses périphériques circonscrire, en les enlaçant d*une série de fibrilles circulaires, les diflerents groupes de fibres spinales ascendantes, puis émettre, de la circonférence interne de cette zone limitante, une série secondaire de rayons convergents, destinés à leur tour a investir les fascicules d'un volume moindre, pour arriver, par degrés successifs, à se trouver immédiatement en rapport avec les fibres spinales antérieures elles-mêmes (pi. XXXVII, fig. 5; pi. XIX, fig. 3, i et 7j. Que se passe-t-il alors, et quelles sont les modifications nouvelles qui surgissent dans chacun de ces éléments nerveux ?
A ce moment, les fibrilles spinales antérieures ont notablement diminué d'épaisseur; leur cylinder n*est plus réduit qu'à un filament grisâtre longitudinal, séparé de la gaine par une couche à peine perceptible de substance médullaire ; c'est alors que les fibrilles terminales cérébelleuses, dissociées en filaments trèsténus (sur la continuité desquels se trouve une agglomération de cellules nerveuses disposées bout à bout) (pi. XVIII et XIX), viennent s'appliquer et se confondre sur la surface des fibres spinales antérieures, déjà préparées à les recevoir, par l'amincissement préalable de leurs éléments constitutifs (pi. IV, fig. 5). Les petites cellules cérébelleuses jaunâtres, se juxtaposent ainsi le long des fibres spinales, à la suite les unes des autrees, et arrivent à former par leurs radicules entremêlés, un lacis non interrompu, qui constitue une sorte de gaine supplémentaire à la fibre spinale antérieure primitive. Elles apparaissent à ce moment sous l'aspect de petites nodosités jaunâtres, disposées en lignes régulières, et forment avec les fibres spinales une véritable combinaison nouvelle d'éléments nerveux (1).
(1) Au moment où les fibres des pédoncales cérébelleux accomplissent leur distribaUon périphérique^ elles se dissocient dans leurs éléments^ et il n'est pas rare de constater les particularités anatomiques suivantes :
Il m'est arrÎTé en effets quelquefois, de noter la continuité d'une fibre pédoncu- IttrecérébeUeuse amincie (du cylinder) avec une grosse cellule de la substance grise^ tandis que U gaine se dis9ociait en filaments multiples, lesquels allaient à leur tour se