CERVELET
ritables conducteurs efférents, qui vont elles-mêmes se disséminer au milieu des faisceaux de fibres spinales ascendantes, et devenir ainsi, ens'amincissantpeuàpeu, les origines delà substance grise périphérique du cervelet.
ô*" Tous ces conducteurs efférents sont entrecroisés; ils se distribuent à la périphérie, dans la région du côté opposé à celle d*où ils émergent.
6® Les fibres efférentes les plus inférieures (pédoncules inférieurs) dirigées de haut en bas et d'arrière en avant, parcourent à travers les fibres spinales»un trajet spirolde, et vont se perdre au milieu des réseaux de cellules du corps olivaire du côté opposé (pi. III, fig. 2 [19, 19^]). Les fibres qui émergent des corps olivaires paraissent se disséminer au milieu des interstices des fibres spinales ambiantes. Elles contribuent à la constitution des premiers réseaux de substance grise périphérique qui commencent a apparaître au niveau de la région bulbaire.
T Les fibres eflérentes moyennes (pédoncules moyens) se dirigent toutes, plus ou moins directement en avant, sous forme de fascicules curvilignes , et vont se perdre, après s'être partagées en deux divisions principales, l'une superficielle, l'autre profonde, en presque totalité, dans les régions du côté opposé à celui d'où elles sont sorties. Elles contribuent à former par leurs extrémités périphérique la substance grise de la protubérance.
8* Les fibres efférentes supérieures (pédoncules supérieurs) émergent, comme leurs congénères, de la cavité des corps rhomboldaux, sous Taspect de fascicules bien nettement constitués; elles vont se perdre, après s'être entrecroisées fibrilles à fibrilles, dans deux amas géminés de substance grise, situés de chaque côté de la ligne médiane, et qui sont pour elles ce que sont les corps olivaires pour les fibres pédonculaires inférieures.
9® Ces corps olivaires supérieurs^ dont la texture et les éléments histologiques sont complètement comparables à ceux des olives inférieures, émettent à leur tour une série de fibres secondaires qui rayonnent dans toutes les directions.
Un premier] groupe de fibres efférentes des olives supérieures va se disséminer au milieu des fibres spinales antérieures ambiantes.
Un deuxième, émergeant principalement des régions externes de l'olive supérieure, va contribuer, sous Taspect de filaments
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excessivement multipliés, à la constitution d'un amas de substance grise, placé comme un centre d'irradiation fibrillaire nouveau, au milieu même du dcmi-cùne formé par la juxtaposition des fibres spinales antérieures épanouies en éventail : ce centre supplémentaire d'irradiation de ûbrilles nerveuses parait plus parliculièrement destiné à entrer en rapport avec les fibres spinales les plus internes (pi. XVIII, fig. 8; pi. 111, fig. 2; pLII).
Un troisième groupe, sous forme d'un fascicule cylindrolde, dirigé d*abord directement en avant, puis réfléchi bientôt sur luimême on dehors, émerge des portions les plus antérieures de la substance grise de Tolive supérieure, et se dissémine principalement au milieu des fibres spinales ascendantes appartenant aux régions bulbaires et probablement sous-bulbaires.
lO"" Il résulte des modifications successives que subissent les fibres pédonculaires, une fois qu'elles sont arrivées à la dernière période de leur parcours :
Qu*elles deviennent ainsi les origines d'un véritable lacis plexiforme de substance grise, continu de bas en haut depuis la région bulbaire jusqu'à la région du corps strié ;
Que ces lacis plexiformcs soi)t constitués, inférieurement, par les anastomoses réciproques des fibres pédonculaires inférieures; à la protubérance, par les fibres pécondulaires moyennes; et a région supérieure, par les fibres pédonculaires supérieures, médiates ou immédiates (pi. H, fig. 29, hO) ;
Que ces divers dépôts de substance grise paraissent solidairement associés dans le sens vertical; qu'ils sont composés de cellules, en général douées de caractères homologues; que presque toutes ces cellules sont ovoïdes, d'une coloration jaunâtre tout à fait spéciale; qu'un certain nombre d'entre elles présentent des dépots pigmentaires très-considérables, qui donnent à leur ensemble un aspect particulier (la substance grise du locusniger de Sœnimering représente la série des expansions périphériques d'une portion des fibres pédonculaires supérieures, dont les cellules sont plus fortement chargées de granulations pigmentaires que celles de la région bulbaire);
Que ces agglomérations successives de substance grise, réparties dans toute la hauteur des régions supérieures de Taxe spinal, représentent bien la sphère de l'activité propre du cervelet, au sein
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de laquelle est eondait, comme dans un appareil de dissémination périphérique, Tinflux spécial auquel il donne naissance.
11"* Les tratnéts de substance grise, appartenant aux expansions terminales des fibres pédonculaires, affectent toutes, et exclusivement avec le système des fibres spinales antérieures, des rapports excessivement intimes. Elles s'insinuent d'abord au milieu des interstices des fascicules spinaux ascendants, dissocient, par leur interposition, leurs fascicules les uns des autres, puis se faufilent au milieu des groupes de fibres secondaires, qu'elles écartent ainsi Successivement. Elles arrivent, de cette sorte, à se trouver par degrés en contact avec la fibre spinale primitive elle-même. Alors la fibre cérébelleuse se dissocie dans ses éléments fondamentaux, son cylinder axis s'effile, sa gatne s'allonge en filaments, à l'extrémité desquels se trouvent de petites cellules caractéristiques, et ce faisceau d^ éléments cérébelleux dissociés s'accole sur la continuité de la fibre spinale antérieure (amincie elle-même, et déjà préparée à recevoir cet appoint surnuméraire), et constitue avec elle un véritable couple anato^ mique^ et une seule môme combinaison de deux éléments nerveux, préalablement isolés.
12' Cette combinaison nouvelle que contracte la fibre cérébelleuse avec la fibre spinale antérieure, est la caractéristique de la manière d'être des fibres pédonculaires cérébelleuses avec les éléments spinaux antérieurs. La fibre cérébelleuse, une fois fusionnée avec la fibre spinale, ne l'abandonne pas ainsi ; elle s'attache à elle comme une lige volubile, et la poursuit, jusqu'à son arrivée au contact des grosses cellules de la substance grise du corps strié. Là, en effet, on constate encore que ces grosses cellules, qui sont destinées à entrer en rapport avec les fibres spinales antérieures, sont recouvertes, sur leur paroi, d'une série de petites cellules jaunâtres, d'un aspect caractéristique, lesquelles ne sont autre chose qu'une expansion lointaine des fibres pédonculaires cérébelleuses. Elles apportent ainsi la preuve anatomique directe de la propagation de l'action du cervelet (dont elles représententles appareils de dissémination périphérique) jusque sur les grosses cellules de la substance grise du corps strié, lesquelles se trouvent ainsi, soit médiatement, soit immédiatement, ressentir rinfluence de l'innervation cérébelleuse.
sTiTin HM FiBMs coiiyEiiGnfTts goMarniniBS. 1B9 DEUXIÈME SECTION.
Le système des fibres convergentes supérieures peut être idéalement conçu [ainsi que nous l'avons indiqué déjà (page 2)] sous l'aspect â*une série infinie de fibres blanches, puisant leurs origines au sein de la substance grise des circonvolutions cérébrales, et venant (groupées au pourtour de la couche optique, en fascicules distincts et indépendants, à la façon d*une couronne rayonnante) se distribuer dans son intérieur, et se mettre en rapport, aussi bien avec les divers groupes de cellules qui s*y trouvent qu'avec ceux de la substance grise dq corps strié (pi. IV, fig. 2 et8;pl. I,f,g.l).
Les fibres convergentes supérieures, au point de vue des rapports réciproques qu'elles aflectent avec la substance grise périphérique d^où elles émergent, et les noyaux de substance grise centrale où elles aboutissent, pourraient être assez bien comparées à une série de rayons qui, parlant de tous les points de la surface concave d'une sphère creuse, viendraient tous se réunir en un point central, qui serait leur point commun de cx)nvergence (!)•
(i) Nom croyoi» utile de rappeler ici ce que nous avons déjà préalablement in^ diqné au *viei de la dénomination de fibte convergente, appliquée aux flbres du système précédent. Cette dénomination, pour nous, est tout à fait arbitraire, elle n'implique aucune si^rnification physiologique, et n*a pour raison d'être que la commodité delà description anatomique. Une fibre nerreuse n'étant qu'un trait d'union interpolé entre deux amas de substance grise, rien n'indique l'origine ou la terminaison de la fibre nerveuse plutôt dans un point que dans un autre (pi. IV, %. à). Il est donc parfaitement indifférent, de commencer la description d'une fibre nerveuse, ou d'un fascicule, par telle ou telle extrémité qui parait le plus convenable, sans avoir i se préoccuper des questions d'origine et de terminaison, lesquelles, au point de vue inatomique pur, ne doivent pas plus être soulevées que celle de l'origine des extrémités des fibreij musculaires par rapport à leur point d'insertion. Tout le monde s*accorde i dire : que le biceps s'insère à la cavité glénoïde, à la cavité coracoîde d'une part, at d'autre part, à la tubérosité bicipitale du radius, sans qu'il soit jamais venu à l'esprit de quelqu'un de dire : que ce muscle naissait de Tune de ces insertions plutAt
160 SYSTÈME DES FlBABS GONVfiRGBMTBS SUPÉRIBDiRB9«
Les Bbres du système convergent supérieur, bien différentes en cela des fibres du système convergent inférieur, ne sont pas isolées et indépendantes à leur point d*émergence, et pendant une grande partie de leur parcours. Elles se trouvent en effet accollées à Tensemble des Gbres commissurantes qui, rares et discrètement disséminées dans les portions inférieures de Taxe spinal, acquièrent dans les régions supérieures un développement d'une richesse excessive (pi. IV, Gg. 3). Ces deux systèmes de fibres blanches, confondues et associées dans leurs origines, constituent donc à eux seuls toute la masse même de la substance blanche des hémisphères cérébraux; ce n'est qu'à un moment donné de leur parcours, que chacun de leurs éléments propres, obéissant à des mouvements d'attraction différents, se séparent brusquement. Les uns gagnent les régions de substance grise homologues, dans le côté opposé à celui d'où ils émergent (pi. III, Gg. 3 [10, 1 1 , 11', 13, 14]), les autres poursuivent leur trajet convergent, «t vont se perdre dans les dépôts de substance grise des régions les plus centrales de l'encéphale (pi. III, Gg. 3 [1, 2, 3, A, 5, 12]). Il résulte de cette double direction, suivie par chaque groupe de Gbres, allant isolément à sa destination, des espaces laissés libres, par récartement de chacune d'elles, lesquels ne sont autres que les cavités mêmes des ventricules latéraux (1).
La description générale de ce grand département du système
nerveux va successivement nous offrir à considérer :
que de l'autre^ et qu'il se terminait ici plutôt que là. — La fibre musculaire sert d'intermédiaire à deux points fixés isolés^ qu'elle rend ainsi solidaires l'un de l'autre, de la même façon que la fibre nerveuse^ interposée entre deux celiules, les accouple l'une à l'autre^ et les associe dans leur fonctionnement dynamique. — Les dénominations de points (Vimmergence et de terminaison, appliquées à une fibre nerveuse, ne sont donc que des mots destinés à donner plus de clarté et de rapidité au langage anatomique.
(i) Les cavités des ventricules latéraux ne se trouvent donc être constituées que par récartement réciproque des fibres du système convergent supérieur^ et de fibres du système commissurant, au moment où elles se séparent les unes des autres* A ce point de vue, elles sont produites par un mécanisme anologue ù celui qui préside à la formation du trou ovale de l'os coxal. Cette cavité résulte, en effet, de l'espace laissé libre, par récartement de la branche horizontale du pubis, et ascendante de l'ischion, qui, suivant chacune une direction différente, laisseut entre elles un véritable vide.