‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 3)Chapitre 34 sur 133 · STRUCTUBE DES CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES · texte numérisé non relu

STRUCTUBE DES CIRCONVOLUTIONS CÉRÉBRALES

cale de Thippocampe présentent, dans leurs dispositions terminales, une manière d*ètre qui est en rapport avec celle de la substance grise à laquelle elles sont destinées : elles s'enroulent comme elle, en décrivant une série de spirales emboîtées, se contournent sur elles-mêmes de haut en bas et d'arrière en avant, autour des diverses saillies de cette circonvolution, et s'épuisent peu à peu, en disparaissant successivement, au sein de la substance grise corticale qui les reçoit. Elles présentent, du reste, un mode de terminaison ultime, tout à fait comparable a celui qu'affectent les fibres blanches des autres circonvolutions (pi. XXI, fig. 1, 2 et 3).

Substance grise linéaire des régions latérales (pi. XXVII, fig. 1 [6, ÔT; pi. XXXI [8], pi. XXXII, pi. XXXIII).

On rencontre non-sealement chez l'homme, mais encore chez certaines espèces animales (mouton, lapin, bœuf), dans les régions latérales et antéro-inférieures du cerveau de chaque côté, une traînée de substance grise, indépendante, et qui ne paraît pas avoir de rapport de continuité avec les différents dépôts de substance grise corticale ambiante.

Elle est limitée, en dedans, par un plan de fibres obliques (pi. XXXI [5, 6'] qui la sépare du corps strié; en dehoi^s, elle confine à la substance grise des circonvolutions de l'insula, dont elle est incomplètement isolée par une série de fibrilles qui émergent de ces mêmes circonvolutions, et qui se jettent au milieu de l'agglomération des fascicules convergents antérieurs qui se dirigent vers la couche optique (pi. XXVI [5]). Faut-il voir dans l'ensemble des fibres ventricales, figurées en [5, 5'] pi. XXVII, XXVI et XXV), les origines réelles de fibrilles spéciales qui rattacheraient ces traînées de substance grise isolées aux régions centrales du système nerveux, et qui seraient ainsi leur moyen de convergence? C'est un point d'anatomie sur lequel nos idées personnelles ne sont pas encore suffisamment arrêtées pour que nous puissions être complètement affirmatif.

Cette traînée de substance grise spéciale, qui disparaît dans les

qnes : noas croyons utile de rappeler que la couche des petites cellules est toujours en npport afec les prolougements réfléchis de la pie-mère^ qui entourent la face eiteme de Thippocampe^ dans ses divers mouYements d'enroulements successifs.

170 STSTtelE DBi FIBRBS GONTIRGEirrBS SOrtHIKURn.

régions antérieures du cerveau, a été figurée dans les planches anatomiques des anciens auteurs, de Vicq d'Azyr en particulier. Elle m'a paru jusqu'à présent» au point de vue de ses caractères physiques, de la configuration de ses éléments anatomiques et de ses connexions, se rapprocher plutôt de la structure de la substance grise des circonvolutions que de celle du corps strié. Elle pourrait être considérée, sous ce rapport, comme un amas supplémentaire de substance corticale, laquelle est si parcimonieusement répartie dans ces régions étranglées du cerveau, comme on peut s'en assurer en comparant successivement entre elles les planches XXX, XXXI, XXXII, XXXIII.

V. La substance amorphe au sein de laquelle reposent les cellules nerveuses corticales, parait homogène dans ses différentes régions ; elle est« dans les conditions normales, de coloration grisâtre, Gnement grenue sur les bords des solutions de continuité, et d'une consistance élastique assez nolable : c'est au milieu de sa masse que sont plongées les cellules en voie de développement. La dissociation de ses molécules constitue une des premières phases du ramollissement de la substance cérébrale, et le résultat immédiat de congestions partielles.

VI. Les capillaires de la substance cérébrale sont décrits plus loin (1).

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