RÉGION CÉRÉBRALE POSTÉRIEURE
Ainsiy tandis que les plus élevées s'infléchissent directement en avant, en dedans et en bas (p). XXII, fig. 3 [7]), sous Taspectde fascicules plus ou moins volumineux, les libres de la portion moyenne, conjointement avec les fibres commissurantes, s'agglomèrent isolément, et se juxtaposent avec régularité les unes audessus des autres, suivant une direction oblique ascendante en avant (pi. XXII, fig. 1 et 2 [1, 2]; fig. 3 [2, 1]). Ces dernières s'en séparent bientôt, se recourbent en dedans, passent sur la ligne médiane, sous forme de lignes courbes a convexité antérieure (pi. XXX [8]), et contribuent à former ainsi, par leur dissociation réciproque, la cavité même de la corne postérieure du ventri* cule latéral.
Les fibres les plus inférieures de la région externe se redressent successivement, à mesure qu'elles émergent du sein de la substance grise (pi. XXII, fig. 1, 2, 3 ; pi. XXXIV [2]). Elles s'infléchissent dans une direction générale commune, sont d'au* tant plus obliques et allongées, qu'elles proviennent de circonvolutions plus éloignées du centre commun, et tendent toutes à converger vers les régions postéro-inférieures des couches optiques, suivant une ligne oblique, d'arrière en avant et de dehors en dedans. Dans leur parcours, elles sont sous-jacentes à celles qui proviennent des circonvolutions supérieures et moyennes; et, de plus, elles contribuent à former, comme elles, la paroi ex* terne de la corne postérieure du ventricule latéral (pi. XXVI1I« fig. 2).
La série des fibres convergentes, appartenant aux régions cérébrales inférieures, fait suite immédiate (par dégradation insensible dans Tinclinaison des éléments qui la constituent) à la série des fibres inférieures du lobesphénoïdal, du segment médian. Ces fibres, qui forment un plan continu, offrent les mômes rapports avec les cavités ventriculaires (pi. XXXIV [10, 4] ).
IL Les fibres convergentes qui relient à la couche optique les circonvolutions les plus internes des lobes postérieurs cérébraux, sont, la plupart du temps, très-difficiles à suivre : d'une part, à cause de l'irrégularité des circonvolutions de cette région, dont les configurations sont très- variées, non-seulement dans des cerveaux différents, mais encore dans le môme cerveau, d'un côté à Tautre ; et d'autre part, à cause de la présence des fibres commis-
17ik SYSTÈME DB8 FABRK8 COMV&aGBNTfiS SUPÉRIEURES.
surantes qui s'y trouvent très-développées, et qu*il n'est pas toujours possible de délimiter avec précision.
Toujours est-il que ces fibres, dont la direction est plusieurs fois infléchie sur elles-mêmes, se portent en général, d'arrière en avant et de dedans en dehors, vers la portion moyenne de la pyramide que représente le lobe postérieur (pi. XXXI, XXXil et XXII, fig. 1, 2 et S); elles se placent à côté de la série des fibres convergentes, émanées des régions externes, et constituent avec elles cette agglomération de fibres stratifiées régulièrement, dont Tensemble représente en quelque sorte Taxe de la pyramide à laquelle le lobe postérieur peut être comparé.
Cet ensemble de fibrilles nerveuses, qui constitue en quelque sorte le total de toutes les fibres convergentes du segment postérieur, suit une direction légèrement ascendante sur les parties latérales des cavités venlriculaires, s'incurve d'abord légèrement en dehors de chaque côté, pour embrasser dans sa concavité le paquet de fibres émergeant de Thippocampe, puis en dedans, au niveau de la région postérieure des couches optiques (pi. XXX et XXXII), et se dissocie bientôt en fascicules isolés et distincts (pi. XXXII [a, 5], pi. XXVIII, fig. 2 [J]), lesquels rencontrent sur leur passage un prolongement de la substance grise des corps striés, qu'ils traversent de part en part, pour aller s'implanter, en définitive, dans les régions de la couche optique qui correspondent aux régions homologues de la périphérie d'où ils ont tiré leur origine (1).
{i) C'est évidemment Tcnsemble (Ic« fibres convergentes cérébrales postérienret que Gratiolct a décrites comme étant les expansions cérébrales^des nerfe optiques (iliiotomie comparée du système nerveux, p. 181 et 8uiv.)cbez 1 homme et chez quelques espèces animales. Malgré la réserve que m'inspire la légitime autorité des travaux de cet auteur^ je ne saurais aucunement accepter cette manière de voir. Mon profond respect pour ce que je crois être la vérité, m'autorise à maintenir d'une manière absolue, l'intégrité des faits que je viens d'avancer, et à dire que : les faisceaux de fibres obliques, à direction postéro-antéricure, figurés en 6, 6', fig. XXll,oten9, 9^, fig. XXXI, n'ont aucun rapport avec la substance grise des corps geuouillés externes qu'ils avoisinent, il est vrai, au moment de leur immersion dans les régions les plus postérieures de la couche optique, comme on le voit en 6, 6', de la planche XXX, et dont il sont complètement isolés. Ce sont ces rapports de proximité qui ont jusqu'ici donné le change siu* leur mode d'émergence, et fait croire que, parce qu'ils s'éparpillaient au niveau des régions K, K' de la figure 32, ils étaient en relation
RÉGION GKHÉBRALE MÉDUNE. 175
§ 2. — Béstos eéréterato méMÊmm (pi. IV, flg. 3 [5, 6], et pi. XXVIIf,
fig. 2).
Les principaux groupes de circonvolutions cérébrales qui se trouvent compris dans le segment cérébral médian, constitué ainsi que nous Tavons indiqué déjà, sont :
1*" Les circonvolutions appartenant à la région externe des lobes cérébraux» depuis les points les plus culminants de la surface hémisphérique jusqu'au niveau de la région du lobe sphé* noïdal(pl. XXlIIetXXIV);
2^ Celles qui appartiennent à la région inférieure (lobe sphénoidal) ;
S"" Celles qui appartiennent aux régions internes avoisinent la faux du cerveau.
l"" Les circonvolutions des régions externes des lobes cérébraux, formant une surface onduleuse, hémisphérique, dans son ensemble (pi. XXIII, fig. 1 et 2), donnent naissance à une multitude de fibrilles blanches, dirigées toutes de haut en bas et de dehors en dedans, sous forme de fascicules curvilignes; celles qui viennent des régions les plus antérieures du segment médian, sont seulement légèrement obliques d*avant en arrière (pi. XXIV etpl. IV, flg. 3[7]).
Ces fibres convergentes médianes, dont la direction est plus ou moins infléchie, suivant leur point d*émergence (une fois qu^elles ont été abandonnées par les Gbrilles commissurantes (pi. XXIII, fig. 1 et 2 [2, 2]) qui s'en séparent sous des inclinaisons variées), prennent de plus en plus une direction nettement convergente. Elles se juxtaposent, en suivant une direction générale commune (pi. XXIV, fig. 1 et 2, et pi. XXV [1, 1']), et vont, sous forme de fascicules isolés (après avoir traversé de part en part une mince languette de substance grise du corps slrié qui se prolonge jusque Yers les régions les plus postérieures de la couche optique), se
afec la ftlbsUocc grue des corps genouiliés qui sont iiimiédiateinent sous-jacents. GcuT-ci ne sont uniquement destinés (ainsi que tous les autres amas ganglionnaires homologues) qu'à recevoir les flbrcs afférentes propres, qui viennent s'y répartir, sans devenir, par une exception étrange, une source d'irradiation de fibres nouvelles itrectement diMérainées vers la périphérie cérébrale.
grouper, sous Taspect de fascicules isolés, au pourtour de la région externe de cette môme couche optique (pi. XXVIII, fig. 2).
Il est à noter que ces fascicules semblent affecter dans leur mode de répartition centrale, les mêmes rapports généraux qu'ils ont à leur point d'émergence à la périphérie. Ainsi ceux qui viennent des circonvolutions supérieures, sont implantés au-dessus de ceux qui émergent de la substance grise des circonvolutions situées sur un plan inférieur; ceux qui émergent des circonvolutions les plus excentriques, se trouvent pareillement implantés dans une situation concordante; de sorte qu'il résulte de cette juxtaposition successive des divers fascicules convergents, au pourtour de la région postéro-ex terne de la couche optique (pi. XXIII, fig. 2 [â, â']), une série régulière de fascicules stratifiés les uns audessus des autres, au niveau de cette région, et reliant, sous l'apparence do fibrilles plus ou moins infléchies, les différents groupes de circonvolutions d^où ils émergent, avec les amas centraux de substance grise dont celles-ci se trouvent solidaires.
2"^ Les circonvolutions des régions inférieures et latérales du cerveau (constituant à elles seules la masse du lobe sphénoldal) sont toutes reliées aux régions homologues de la couche optique, par une série de fibres curvilignes à direction ascendante.
Ces fibres, dont les plus antérieures avoisinent la portion réfléchie de la substance grise de Thippocampe, naissent du sein de la substance corticale, sous l'aspect de filaments successifs, offrant, à leur moment d'émergence, un aspect denticulé des plus manifestes (pi. XXXIV [5]). Elles forment bientôt une série de fibrilles juxtaposées régulièrement, curvihgnes, à direction antéro-posté^ rieure d^autant plus prononcée, qu'elles proviennent de circonvolutions occupant une situation plus antérieure, par rapport à la masse commune. Ces fibrilles constituent ainsi la plus grande portion de la substance blanche qui forme les régions latérales inférieures; elles s'élèvent successivement toutes d'un mouvement uniformément ascendant, vers leur point central de destination. Elles s'implantent, dans la couche optique, au-dessous des fibres précédentes, sous l'aspect de fascicules isolés (pi. XXIII).
A mesure qu'elles s'élèvent et qu'elles se groupent successivement les unes à côté des autres, elles décrivent un parcours à direction curviligne, et limitent ainsi par leur présence la cavité,