RÉGION CÉRÉBRALE MÉDIANE
réfléchie des venlriculcs latéraux qu'elles contribuent ainsi a consliluter en partie (pi. XXIII et XXIV).
i^ Les circonvolutions les plusinternes appartenant au segment médian (celles qui correspondent a la face interne et supérieure des lobes cérébraux) sont constituées par une série d*oni!ulalions, placées les unes au-dessus des autres, suivant un plan vertical , et sont d^autant plus amples cl apparentes qu'elles occupent uno situation plus élevée (pi. XXIII et XXIV; pi. XX, fig. 1).
Les Qbres convergentes propres à cette région spéciale du cerveau sont presque toutes verticales descendantes. Elles sont légèrement infléchies sur elles-mômcs, et d'autant plus recourbées, qu'elles appartiennent aux circonvolutions les plus infirieures. Celles qui émergent des circonvolutions les plus culminantes de la région (pi. XXIII), se présentent sous l'aspect de fibrilles blanchâtres, régulièrement étalées, bientôt rapprochées les unes des autres, et groupées intimement, pour suivre une direction qui se rapproche sensiblement de la verticale. A ces fibres ainsi juxtaposées, viennent bientôt se joindre celles d'un plus court rayon, qui proviennent des circonvolutions sousjaccntes aux précédentes; puis enfin celles qui sont les plus fortement coudées sur elles-mùmes, et qui appartiennent aux circonvolutions les plus inférieures.
Ces Gbrilles ainsi successivement disposées (dont l'ensemble fait suite aux flbrilles convergentes venues des régions externes des hémisphères) se rapprochent insensiblement des régions supérieures de la couche optique, et s'implantent régulièrement les unes à côté des autres, dans le même ordre qu'elles ont affecté à leur origine périphérique. Elles forment, par leur juxtaposition régulière la paroi externe de la cavité de l'étage supérieur des ventricules latéraux.
Les circonvolutions de l'insula qui sont sur les limites des régions moyennes et antérieures du cerveau, se trouvent reliées pareillement a la substance grise de la couche optique de la manière suivante :
Surdescoupesverlicalcs(pl.XXIVetXXV[3, 3'J,clpl. XXXIII)
on peut constater l'existence d'une série de fibrillos blanches a
leur point d'émergence, se dirigeant d'abord verticalement en
hauly le long de la région externe du corps strié, puis réfléchies
inrg. 12
178 SYSTÈME DES PlBRES CONVERGENTES SUPÉRIEURES.
bientôt brusquement sur elles-mêmes. Elles se coudent ainsi, de dehors en dedans, en forme de crochet, et se perdent au milieu de la série des fibres convergentes qui viennent des régions cérébrales antérieures.
§ 3. — Méslon cérébrale antérieure (pi. IV, Gg. 3 [7, 8, 9, 10^ 11, 12], et pi. XXVIII, fig. 2).
Le segment cérébral antérieur se trouve comprendre, outre une portion des circonvolutions de Tinsula, la totalité des circonvolutions des lobes cérébraux antérieurs.
En comparant entre elles la série des coupes horizontales et verticales, intéressant les régions cérébrales antérieures, on peut reconnaître :
Que les dispositions générales signalées ailleurs se retrouvent ici avec les mômes caractères : que les fibres cérébrales paraissent toutes obéir à un mouvement commun de convergence, qui les entraîne vers les régions antérieures de la couche optique du côté correspondant-, et que leur direction générale peut être figurée par une série de fibres curvilignes , dirigées d'avant en arrière, et suivant les régions, de dehors en dedans ou de dedans en dehors, ou de haut en bas ou de bas en haut (pi. IV,
fig.3);
Que les fibres du système convergent et du système commissutant, confondues et mêlées à leur point d'émergence, se dissocient rapidement après un court trajet;
Que tandis que les fibres commissurantes se séparent de leurs fibres satellites, suivant une ligne courbe ascendante, à direction intéro-postérieure (pK XXVIIF, flg. 2 [E D]), pour s'incurver en arrière et en dedans, et passer dans l'hémisphère du côté opposé (pi. IV, fig. 8 [17, 18]), les fibres convergentes, au contraire, brusquement abandonnées, se dessinent nettement sous Taspect de fascicules isolés et indépendants (pl.JXXVIlI, fig. 2 [K, H]);
Que chacun de ces fascicules, régulièrement stratifiés les uns au-dessus des autres, traverse isolément, de part en part, et dans une direction oblique d^avant en arrière et de dehors en dedans, la substance grise du corps strié (accumulée sur leur passage ici en beaucoup plus forte proportion qu'ailleurs), pour s'implanter
RÉGION CÉRÉBRÀLfi ANttRIEURE. 170
dans les régions correspondantes de la couche optique (pi. XXX, XXX!, XXXri, XXXIII);
Que la substance grise du corps strié se trouve ainsi, par le fait même de leur présence, segmentée en deux porlions: une supérieure et interne (libre dans la cavité ventrîculaire), c'est le noyau intra*ventriculaire ; l'autre inférieure et externe, c'est le noyau exlra- ventriculaire ;
Que les fibres spinales antérieures épanouies en éventail au sein de cette même substance grise n'affectent avec les fibres convergentes antérieures que des rapports de conligullé;
Qu'il n'existe par conséquent aucune fibre spinale irradiée dans les hémisphères cérébraux. L'admission d'une pareille manière de voir repose exclusivement sur l'apparence d'une fausse continuité entre les fibres spinales antérieures et les fibres convergentes antérieures (pi. II et pi. IV, fig. S [20]).
Nous allons successivement passer en revue : 1* la plupart des fibres convergentes venant des circonvolutions de la région externe qui constituent la portion convexe du lobe antérieur; puis, 2* celles qui ont leurs origines dans toute cette série de circonvolutions qui existent au niveau la région interne des lobes cérébraux antérieurs (pi. XXX, XXXI, XXXII et suiv.).
I. Les fibres convergentes appartenant a la portion la plus postérieure et externe du segment cérébral antérieur (pi. XXV et pi. IV, fig. S) représentent, sous une apparence seulement plus accentuée, la série des fibres convergentes appartenant aux régions les plus antérieures du segment médian, avec lesquelles elles se continuent d une façon tout à fait insensible. C'est, à peu de chose près, le même mode de groupement des éléments fibrillaires, si ce n'est que Ton commence a s'apercevoir que, par suite de l'éloignement progressifdes points d'origine périphérique des fibres convergentes, celles-ci se groupent plus nettement en fascicules distincts, à mesure qu'elles se rapprochent des régions centrales.
Lorsque Von poursuit l'étude du mode d'émergence et la direction des fibres appartenant au groupe des circonvolutions externes, dans les régions du cerveau de plus en plus antérieures, on s'aperçoit :
Que les fibres convergentes et les fibres commissuranles, con*
fondues dans leurs origines, etjuxtaposées dans une grande partie deleur lrajet,se dirigent simultanémcntd'abord,d*avant en arrière et de dehors en dedans; qu'elles parviennent ainsi groupées, au niveau de la ligne qui correspond à la limite externe du corps strié; puis qu'arrivées en ce point, elles se séparent insensiblement les unes des autres (pi. XXVI, XXVII, XXVIII; pi. Il), Tandis que les fibres commissuranles abandonnent les précédentes sous des incidences variées, et affectant une direction sensiblement transversale, pour passer comme une série d'arcades accolées sur la ligne médiane (pi. XXX, XXXI, XXXII; les fibres convergentes, au contraire, devenues indépendantes et franchement isolées, se groupent en fascicules distincts, qui pénètrent séparément dans la masse même du corps strié, y décrivent un trajet élégamment spiroïde, et vont se perdre dans les parties les plus supérieures de la région antéro-externe des couches optiques (pi. XXVIII, fig. 2). Les fibres qui émergent des circonvolutions le» plus élevées, décrivent, d'avant en arrière, des courbes (pi. IV, fig« 3 [7, 8, 9]) verticalement dirigées, puis elles s'infléchissent peu a peu sur elles-mêmes, en plongeant dans la substance grise du corps strié, et se superposent régulièrement, fascicules par fascicules, à mesure qu'elles arrivent des régions périphériques (pl.XXV, XXVI, XXVII).
Celles qui tirent leurs origines des circonvolutions franchement externes affectent, par rapport aux précédentes, une direction d'autant plus oblique qu'elles sont plus externes (pi. XXVII, fig. 1 [1, 1'] et fig. 2). Elles obéissent néanmoins aux mêmes tendances, se placent au-dessous des précédentes, et forment ainsi, par leur juxtaposition régulière, un faisceau unique, qui est la résultante commune de toutes les fibres antérieures, et qui est Tanalogue (dans cette région antérieure du cerveau) du faisceau de même espèce, qui limite la paroi externe du ventricule latéral dans les régions postérieures (pi. XXXI [9] ).
Quant aux fibres les plus antérieures, elles naissent de la même manière que les précédentes, et se présentent sous Taspect de fibres curvilignes, régulièrement juxtaposées entre elles, et dirigées toutes directement d'avant en arrière (pi. IV, fig. S [10,ll];pl. XXVIII, fig. 2 [E]).
Il est a noter que les fibres qui émergent des circonvolutions
RÉGION CÉRÉBRALE ANTÉRIEURE. 18l
les plus excentriques du segment cérébral antérieur, celles qui avoisinent les circonvolutions de l'insula (pi. XXXI), présentent une direction et une distribution tout à fait à part. Ainsi cette catégorie défibres convergentes, loin d'aller s'implanter comme les homologues, dans les régions de la couche optique qui sont en regard des circonvolutions d*où elles émergent, se dirigent au contraire presque directement en arrière, sous l'apparence de fascicules antéro-postérieurs (pi. XXXF [5, 5']). Parallèles à la substance grise des circonvolutions de Tinsula, elles traversent ainsi d'avant en arrière toute l'épaisseur de la substance grise du corps strié, qu'elles longent dans sa portion supérieure, et vont en définitive se distribuer dans les régions les plus postérieures de la couche optique. Ces fibres établissent donc la solidarité des régions antérieures du cerveau avec les régions postérieures de la couche optique.
H. Les fibres convergentes qui émergent des circonvolutions les plus internes des régions antérieures, s*infléchissent ainsi que la substance grise d'où elles proviennent, suivant une ligne courbe continue, dirigée dans le sens antéro-postérieur, dont la direction est indiquée par le mouvement général de réflexion en avant et en bas, que présentent les fibres commissurantes prises en masse (pi. IV, lig. 3 [17, 18]).
Les fibres convergentes émanées des circonvolutions qui avoisinent la scissure médiane du cerveau, doivent donc ôtre ici partagées en deux groupes : le premier groupe comprend Tensemble des fibres convergentes internes les plus antérieures, nées des circonvolutions placées au-dessus du point de réflexion antérieure du corps calleux. Leur direction est indiquée fig. 3 pi. IV [13]). Le second groupe comprend l'ensemble des fibres convergentes internes les plus antérieures nées des circonvolutions qui sont situées au*dessous du point de réflexion antérieure du corps calleux.
!• Les fibres du premier groupe se rapprochent sensiblement (au point de vue de leur direction) des fibres qui émergent des circonvolutions antérieures et externes, à côté desquelles elles se trouvent juxtaposées (pi. XXVII, XXVIIl).
Celles qui appartiennent aux circonvolutions les plus élevées se dirigent directement en arrière et en dedans ; celles qui appartiens
nenl aux circonvolutions sous-jacentes se placent au*dessous des précédents (pi. XXVIII, fig. 2). Les fibrilles commissurantes, qui sont Irès-accen tuées dans ces régions, se séparent d'elles, après un court trajet ; de sorte qu'elles se dessinent alors nettement, sous l'apparence de fascicules isolés, groupés suivant une ligne d'ali* gnement uniforme, au niveau des régions externes du corps strié, et apparaissent, a mesure qu'ils se trouvent devenir libres (sur des coupes verticales) sous l'apparence d'une section triangulaire (pi. XXVII, fig. 1 [4, i]; fig. 2 [5, 5]-, irf., pi. XXVIII, fig. 1) occupant les régions supérieures et externes de la substance grise du corps strié.
2** Les fibres du second groupe ont un trajet moins compliqué ; elles sont aussi moins nombreuses. Nées des circonvolutions internes les plus inférieures, elles se redressent en haut plus ou moins brusquement (pi. XXVII, fig. 1 [6, 6'J), se séparent des fibres commissurantes qui leur sont accolées, et se dirigent, sous forme de fascicules (à parcours d'autant moins prolongé qu'ils émanent de circonvolutions plus [rapprochées de la couche optique), directement vers le lieu de leur destination, en traversant comme leurs homologues, les portions les plus inférieures de la substance grise du corps strié (pi. XXXIV [1, l^, et pi, XXVIII, fig. 2).
D'après cet aperçu général de la distribution des fibres convergentes cérébrales antérieures, il est permis de voir :
Que, nées des points les plus opposés de la substance grise de la périphérie cérébrale, elles convergent toutes avec régularité vers le noyau central do substance grise, qui est leur centre commun de convergence;
Que, dans la manière dont elles se groupent pour gagner les couches optiques, elles se disposent avec ordre; ainsi les fibres qui émergent des circonvolutions internes, se dirigent en arrière et en dedans, celles qui émergent des circonvolutions externes, se dirigent en arrière et en dedans parallèlement; celles qui viennent des circonvolutions supérieures> en arrière et en bas; celles qui viennent des circonvolutions inférieures, en arrière et en haut. Il résulte donc de cette agglomération successive de fibres nerveuses, venant converger dans un même point et s'ali-
FIBRES PU SYSTÈME CONVEKGëKT SUPÉRIEUR. 183
gner suivaot une seule et même directioni une véritable stratiiicalioa régulière de fascicules occupant les régions externes des corps striés, et représentant Tenscmble de toutes les fibres convergentes des régions cérébrales anlérieures (pU XXVII, fig. 2 [4], et pi. XXVII, fig. 1 [4]).
ARTICLE PREMIER
OISTIIBUTION CENTBÀLB DBS FIBEES DU 8TSTÈVE CONVEEGENT 8CPÉEIBUB.
Parties de tous les points de difTérentes régions de la périphérie corticale, toutes les fibres cérébrales convergentes se groupent au pourtour de la couche optique (pi. I, fig. 1 [1, 2, 3, 4]^ pi. IV, fig. 2 et 3, et pi. XXVIII, fig. 2). Arrivées à ce moment de leur parcours, elles se juxtaposent régulièrement les unes à côté des autres, et conservent entre elles, dans leur mode de distribution centrale, les mêmes rapports réciproques qu'elles avaient à leur éoiergence, à la périphérie. Ainsi, les fibres qui viennent des régions postérieures occupent les régions postérieures de la couche optique ; celles qui viennent des régions antérieures, sont dans une situation analogue; celles qui appartiennent aux circonvolutions su|>érieures des régions externes, s'implantent dans les régions homologues de la couche optique; celles enfin qui viennent des régions externes et inférieures, se répartissent pareillement dans les régions les plus inférieures de chaque couche optique.
Une fois implantées les uns à côté des autres, sur toute la surface externe de la couche optique comme une série de rayons, les fascicules convergents, continuant leur direction première, obéissent bientôt à deux modes de distribution :
1* Les uns, et c'est la plus forte partie, continuant leur trajet centripète, plongent dans l'épaisseur de la couche optique, et se mettent ainsi en rapport avec les divers dépôts de substance grise de nature différente qui s'y trouvent agglomérés.
2* Les autres, en proportion bleu moindre, ne pénètrent pas dans l'épaisseur de la couche optique. Ils ne font que s'accoler successivement à ses régions externe et inférieure; puis, après avoir ainsi décrit un trajet spiroïde plus ou moins étendu (dirigé de haut en bas et de dehors en dedans), se réfléchissent brusquement sur euxpmémes, au niveau du sillon de séparation de
iSi SYSTÈME DES FIBRES CONVERGENTES SUPÉRIEURES.
la couche optique et du corps strié, et vont ultérieurement se distribuer (sous forme de fibrilles grisâtres incurvées) au sein m6me de la substance grise du corps strié» qu'ils relient ainsi médiatement a celle de la périphérie corticale (pi. I, fig. 3 ; pi. IV, fig.3).
§ l*^ — rihren ilesdaéeii à la eeoetae oi^tUiiie (pi. I, 11g. 1, et pi. 11^
et IV, fig. 3).
Les fibres du premier groupe^ au moment où elles pénètrent dans la couche optique, cessent d*ôtre régulièrement disposées en fascicules distincts. Elles se dissocient insensiblement entre elles et se placent régulièrement les unes à côté des autres, en présentant une disposition comparable (au point de vue de leur manière d'être et de leur amincissement) à l'aspect que présentent les fibres du nerf optique, une fois qu'elles ont perforé la paroi I)Ostérieurc de la sclérotique.
Elles apparaissent alors, sous Taspectde filaments (pi. I, fig. 1; pi. XIII, fig. 1 ; pi. Xn, fig. 2 et 3) parallèles, qui décrivent, dans une direction légèrement convergente, une série de lignes plus ou moins élégamment disposées. Au bout d'un certain temi>s, cette série de fibrilles convergentes (à mesure qu'elles se rapprochent des régions les plus centrales) paraît successivement s'épuiser, et entre ainsi en rapport avec les diverses agglomérations de cellules nerveuses, qui constituent les divers centres de la couche optique.
Les unes, en effet, semblent s'amortir au milieu môme de la substance grise des centres de la couche optique ; les autres, au contraire, poursuivant leur trajet centripète à travers la substance grise des divers C(?w/re5 qu'elles traversent ainsi de part en part (de dehors en dedans), vont se perdre dans ces traînées de substance grise spéciale, qui tapissent les parois du troisième ventricule (lesquelles ne sont, ainsi que nous l'avons indiqué déjà, page 71 et suivantes, qu'une élongation, au milieu de la masse encéphalique, de la substance grise centrale de l'axe spinal) (1) (pi, I, fig.l, etpl. XVII, fig. 1).
(1) Je n'ai pas encore pu déterminer d'une façon suffisamment précise U proportion des flhres convergentes amorties dans les centres de la couche optique, par rap-