‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 3)Chapitre 40 sur 133 · DE LÀ COUCHE OPTIQUE · texte numérisé non relu

DE LÀ COUCHE OPTIQUE

le sens antéro-posiérieur, et à grosse exti'émité tournée en arrière (pi. XXIX). Sur des séries de coupes horizontales, la couche optique se présente à peu prèssous Taspect d*un triangle rectangle (pi. XXX et XXXH) : un côté est représenté par la paroi interne du troisième ventricule; un autre par une droite allant transversalement de la commissure postérieure à la substance grise des corps genouillés; la ligne qui joint les extrémités externe et antérieure de ces deux droites, et qui est la plus étendue des trois, représente la limite externe de la couche optique.

La direction de la couche optique est orientée de telle sorte, que c'est précisément par son côté externe le plus prolongé, et par celle de ses surfaces qui présente le plus grand développement, que rimmersion des fibres convergentes supérieures s'y effectue. Ses régions internes, en effet (qui correspondent à la cavité du troisième ventricule), ses régions supérieures, postérieures et antérieures (qui sontlibres dans les diverses cavités des ventricules latéraux), sont complètement exemptes de connexions avec les fibres blanches cérébrales ambiantes. Sa région inférieure affecte encore des rapports intimes de voisinage avec les fibres antérieures spinales. En effet (pi. XXXIII et pi. XIII, fig. 1), au moment où les fibres spinales se disposent à pénétrer oblique-* ment de bas en haut et de dedans en dehors, au sein de la sub* stance grise du corps strié, elles s'étalent régulièrement en éventail, et s'appliquent au-devant de la région antéro-inférieure de la couche optique, à laquelle elles sont ainsi sous-jacentes. (Comparez pour ces rapports la planche II et pi. IV, fig. 3.) Les libres pédonculaires cérébelleuses supérieures, les olives supérieures, et le système de fibres efférentes qui en émergent dans toutes les directions, ont encore avec ces mômes régions antéro-inférieures, des rapports intimes excessivement importants et délicats i connaître, non-seulement au point de vue de l'anatomie normale, mais encore au point de vue de Tanatomie pathologique, et de Tappréciation exacte des différentes régions des centres nerveux intéressées, dans les cas de lésions des couches optiques (1).

(1) On comprend, du reste, combien il est indispensable de connaître, pour lei ttcberdies nécroscopiquei, là où finit et là où commencent les couches optiques. Je ne saurais trop insister sur la nécessité de se rendre comple exactement de ces

L'intérieur de la jnasse même de la couche optique offre i considérer d'abord : l"" une série de petits amas de substance grise nettement isolés les uns des autres, jouant vis-à-vis des fibres, soit du système convergent inférieur, soit du système convergent supérieur, le rôle d'appareils centraux de réceptions ou de centres; et d'une autre part; 2*" une région centrale de substance grise^ disposée sous forme de deux processus antéro-postérieurs, le long des parois internes du troisième ventricule, et qui n'est autre chose, ainsi que nous l'avons indiqué déjà, que la substance grise des régions centrales de Taxe spinal, épanouie dans le cerveau, et reliée aux différents appareils encéphaliques, auxquels elle sert pareillement de support commun.

§ 1*'. — Dmi «entre* de la cenclM epllqse.

Les centres de la couche optique se présentent sous l'aspect de petits amas ovoïdes de substance grise, disposés dans Tintérieur de la couche optique régulièrement les uns à la suite des autres, et rappelant dans leurs rapports réciproques Tordre suivant lequel les plexus périphériques avec lesquels ils sont en connexion, sont successivement rattachés aux régions centrales du système nerveux; ainsi, le centre qui occupe la situation la plus antérieure, est précisément celui dont les fibres afférentes occupent à la périphérie une situation corrélative, ce sont en effet les fibres convergentes olfactives qui, parmi toutes les fibres convergentes inférieures, occupent une situation d'antériorité tout à fait caractéristique (pi. I, fig. 1 [55, 57. 61], et pi. [I [41, 11, 19]). Les fibres optiques occupant dans leur mode de groupement sur l'axe la seconde place [témoin Tîntumescence grise du tuber cinereum propre à la racine optique interne, qui est situé immédiatement en arrière de l'intumescence propre à la racine grise olfactive (pi. I, fig. 1 [7])]; elles occupent pareillement, dans leur distribution centrale, un mode de

rapports : l'incertitude de nos connaissances à ce sujet, et l'absence de détails précis sur ce point, dans les récits des observations, sont assurément une des principales causes de l'obscurité et des contradictions qui régnent encore dans rétude des maladies des centres nerreux.

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