SUPÉRIEUR
1* La substance grise des circonvolutions cérébrales est constituée par un nombre infini de petites et de grosses cellules formant, à Taide de prolongements multiples, un plexus partout continu.
Parmi les flbres blanches qui se mettent en relation avec les réseaux des cellules corticales, les unes sont représentées par l'ensemble des fibres convergentes qui, après s*ètre amincies, se continuent d'une manière plus ou moins évidente avec les prolongements, soit des petites, soit des grosses cellules*, les autres constituent un système spécial de fibres commissurantes intercorlicales. Celles-ci sont des fibrilles curvilignes qui, plongeant par chacune de leurs extrémités au milieu des réseaux de la substance grise de circonvolutions contigues, établissent ainsi la solidarité de plusieurs groupes de circonvolutions de voisinage.
2"" La substance grise des circonvolutions cérébrales est reliée à celle de la couche optique et du corps strié, par une série de fibres blanches, à direction convergente, qui sont ainsi les agents de la solidarité des régions périphériques et des régions centrales du système nerveux.
3* Les fibres blanches cérébrales peuvent être comparées a une série de rayons qui, partis de tous les points de la surface concave d'une sphère, serviraient à relier tous les points de cette surface, au centre même de la sphère.
A* Confondues à leur point d^émergence au sein delà substance grise corticale , avec une autre série de conducteurs nerveux (fibres du système commissuranl), les fibres cérébrales convergentes se séparent bientôt des précédentes, après un ^trajet en commun d*une étendue variable. L'espace qu'elles laissent libre, par le fait même de leur écartcment, contribue à former la cavité des ventricules latéraux.
5"* Les fibres du système convergent, nées de départements isolés de la substance grise corticale, suivent pour se rapprocher des centres intra-cérébraux, des directions variées.
V Les fibres qui émergent des circonvolutions du lobe posté'-
rieur (soil qu'elles proviennent des régions internes ou des régions externes), se juxtaposent régulièrement, suivant une direction commune, qui est celle de la cavité même de la corne ventriculaire postérieure, dont elles constituent en partie les parois. Elles sont toutes dirigées d'arrière en avant, et se distribuent dans les régions les plus postérieures de la couche optique.
7* Celles qui proviennent des circonvolutions de la région médiane du cerveau, se dirigent toutes : les supérieures de haut en bas, les plus externes de dehors en dedans, les plus internes légèrement recourbées, en dedans ; les inférieures (celles qui appartiennent aux circonvolutions du lobe sphénoldal) en haut et en dedans, pour venir se distribuer et se juxtaposer régulièrement, dans toute la hauteur de la région moyenne de la surface externe de la couche optique du côté correspondant ; elles affectent, dans leur mode de répartition central, des rapports identiques avec ceux qu'elles ont entre elles à la périphérie.
&" Celles qui appartiennent aux régions cérébrales antérieures, se dirigent toutes (soit qu'elles émergent des circon-' volulions antérieures les plus externes ou les plus internes, les plus inférieures ou les plus supérieures) régulièrement en arrière; elles se trouvent bientôt abandonnées dans leur parcours par les flbres commissurantes, qui les quittent pour passer trans-* versalement sur la ligne médiane, et apparaissent alors sous l'apparence de fascicules isolés, et régulièrement stratifiés les uns au-dessus des autres. Ces fascicules plongent presque tous obliquement, d'avant en arrière et de dehors en dedans, au sein de la substance grise du corps strié, qu'ils partagent ainsi en deux segments inégaux, Tun interne et supérieur, Tautre externe et inférieur, et vont se juxtaposer isolément au niveau des régions antérieures et externes de la couche optique.
9"" Les fibres convergentes de la circonvolution de Thippocampe et du corps godronné sont représentées par les fibres de la voûte et des piliers, et par celles des tractus de Lancisi, qui vont se disséminer dans les régions de substance grise qui tapissent les parois internes des couches optiques.
10* Toutes les fibres convergentes supérieures, émanées de tous les poinlsde la périphérie cérébrale, une fois qu'elles sont venues se grouper régulièrement, comme une série de rayons, au pour-
tour de la couche optique, présentent deux modes de distribution définitive.
Une portion d*entre elles (et c^est la plus considérable) est exclusivement destinée à s*amortir au sein de la substance grise de la couche optique.
Une seconde est réservée à la substance grise du corps strié, qui se trouve ainsi solidairement associée aux régions de substance grise de la périphérie centrale.
11*" La première série défibres convergentes pénètre directement au sein de la substance même de la couche optique, sous forme de radiations blanchâtres, qui conservent la môme direction convergente que celle des fibres précédentes dont elles sont la continuité.
Les unes s*épuisent par groupes au sein de petits amas de substance grise» localisés et indépendants, qui jouent vis-à-vis d'elles le rôle de petits centres de réception.
Jjes autres (ce sont les plus inférieures) pénètrent plus avant, et vont se répartir dans les amas de substance grise centrale qui tapissent les parois internes de couche optique, sous forme de deux bandelettes à direction antéro-postérieure.
12** La seconde série des fibres convergentes, qui ne plongent pas au sein même de la substance grise de la couche optique, ne font que d*y aborder. Elles se dirigent de haut en bas, en suivant un trajet spiroîde, accolées aux régions externes et inférieures de la couche optique; se réfléchissent bientôt sur elles-mêmes de bas en haut (une fois qu'elles sont arrivées au niveau de sa région la plus antérieure), se dirigent ensuite directement en avant et en dehors, et pénètrent au sein de la substance grise du corps strié, sous Tapparence de fibrilles onduleuses blanches, recourbées eo crochets verticaux, et confondues bientôt au milieu des fibres ascendantes des faisceaux spinaux antérieurs.
18* La couche optique qui représente le noyau central dans lequel toutes les fibres convergentes supérieures viennent successivement se distribuer, est constituée par une agglomération de petits dépôts isolés de substance grise, qui jouent vis-à-vis des fibres nerveuses venues soit de la périphérie sensorielle, soit de la périphérie cérébrale, le rôle d*appareils récepteurs. lies fibres venues de la périphérie sensorielle peuvent être con-
22â 8T8TÈMB DES FIBRES CailYBliGENTES SUPtRlEUBES.
sidérées comme étant leurs conducteurs afférents ; celles qoi les relient à la périphérie corticale comme leurs conducteurs efférents.
Ces amas intra-cérébraux de substance grise sont juxtaposés les uns à la suite des autres, ils représentent par leur situation et leurs rapports réciproques, Tordre suivant lequel les fibres afférentes sensorielles émergent des régions périphériques.
Le centre antérieur est en connexion, d^une part, avec les fibres du ténia semi-circulaire, qui émergent du ganglion olfactif, et médiatement avec les fibres convergentes de Thippocampe (fibres terminales des piliers). Il parait être en rapport avec les impressions olfactives.
Le centre moyen, situé en arrière du précédent, au niveau de la commissure grise, est en rapport principalement avec une série de fibres blanches curvilignes qui émergent directement des ganglions optiques. Ses fibres elTérentes le rattachent principalement aux circonvolutions des régions moyennes et antérieures du cerveau. Il parait affecté à la réception des impressions visuelles.
Le centre médian, qui est plus profondément situé que le précédent, au sein de la masse même de la couche optique, reçoit comme conducteurs afférents, une série de fibrilles étalées en éventail, à direction verticale ascendante, qui pourraient bien être les fibres terminales des faisceaux latéraux de la moelle épinière, et une portion des éléments fibrillaires qui constituent le ruban deRcil. Ses fibres efférentes paraissent rayonner vers toutes les régions de la substance grise corticale. Ce centre paraîtrait en rapport avec la réception des impressions tactiles et dolorifères.
Le centre le plus postérieur de la couche optique, moins nettement isolé que les précédents, semble recevoir comme conducteurs afférents (venus de la périphérie sensorielle) la portion des fibrilles les plus postérieures du ruban de Reil, qui semblent faire partie des appareils acoustiques intra-encéphaliques. Ses fibres efférentes sont réparties à la fois et dans les régions les plus postérieures et dans les régions les plus antérieures du cerveau. Ce centre postérieur parait principalement en rapport avec des conducteurs émanés de la périphérie acoustique.
lA"* La région centrale de substance grise qui tapisse les parois internes du troisième ventricule, et qui est en connexion avec la
substance grise de chaque centre en particulier, est pareillement un appareil centralisateur destine a recevoir les impressions venues de la périphérie, et à les irradier vers la substance grise des circonvolutions. Elle est donc pourvue d'un système de fibres afférentes, qui sont représentées par cette série de fibres ascendantes grises, étalées eu éventail, au niveau de la paroi du qua* trième ventricule, et d'un système de fibres eflerentes, qui ne sont autres que cette série de fibrilles convergentes (les plus inférieures) qui se disséminent au sein des réseaux de cellules qui la constituent. Parmi les amas isolés de substance grise qu'elle forme, il faut noter :
1* La substance grise des tubercules mamillaires, dont les conducteurs afférents sont représentés par les fibrilles verticales émanées du centre antérieur, et les conducteurs effércnts par les fibres des piliers de la voûte.
2* La substance grise du conarium, qui représente deux tuber* cules mamillaires postérieurs, coalescents sur la ligne médiane, dont les fibres afférentes sont représentées par quelques fibrilles émanées du centre antérieur, et dirigées directement d'avant en arrière, et les fibres efférentes par cette série de fibres blanches qui, placées à côté des précédentes, constituent les pédoncules antérieurs du conarium) et vont s'accoler à celles des piliers, dans la constitution desquelles elles se trouvent ainsi jouer un rôle. La substance grise de l'hippocampe, celle des tubercules mamillaires, celle du conarium, sont réciproquement solidaires. Les fibres blanches qui les réunissent entre elles, sont développées proportionnellement à leur masse, dans la série des vertébrés.
3® On trouve encore, en arrière des tubercules mamillaires, deux autres petits amas de substance grise, nettement isolés de chaque côté de la ligne médiane, et pourvus de fibres afférentes grises, à direction verticale ascendante. La provenance de cette catégorie de fibres, et par suite la signification de ces petits centres gris sont encore à déterminer. Peut-être sont-ils en rapport avec les fibres centripètes de l'innervation viscérale.
16* La substance grise du corps strié, reçue au milieu des espaces laissés libres par la dissociation des fibres convergentes et des fibres commissurantes, est constituée par des grosses et des petites cellules.
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