DE LA SUBSTANCE GRISE DU CORPS STRIÉ
qui forment bientôt, par leurs prolongements, des réseaux d'une délicatesse extrême (pi. XIX, fig. S).
Ces petites cellules, qui mesurent en diamètre de 0*,01 à0*,02y paraissent la plupart du temps n'être que des noyaux pourvus de prolongements^ je crois, en effet, qu'il en existe réellement un certain nombre à Tétat de noyaux libres, et que leurs prolongements s'accolent aux fibrilles spinales dont ils multiplient aussi l'épaisseur de la gaine (pi. XIX, flg. 4.)
Les fibres nerveuses qui se distribuent dans la substance grise du corps strié proviennent d'origines multiples.
1** Les unes viennent des différentes régions de Taxe spinal : ce sont les fibres spinales antérieures, dont nous avons déjà précédemment étudié le groupement réciproque, et la combinaison avec les expansions cérébelleuses périphériques. Ces fibres se présentent sous l'apparence de lignes serpentines blanchâtres, et se prolongent jusque dans la substance grise du noyau intra-venlricu« laire. On peut retrouver en ce point leurs divers fascicules en voie de dissociation de leurs éléments, et constater : qu'un certain nombre des fibrilles qui les conslitucnt, se continuent d'une façon plus ou moins nette, avec un prolongement des grosses cellules du corps strié (pi. XIX, fig. à [1]). (Je n'ai encore pu déterminer avec un degré de précision suffisant, les rapports ultérieurs des différentes parties constitutives de la fibre nerveuse spinale avec les parties homologues de la cellule correspondante.)
2"" Les autres proviennent des expansions terminales des pédoncules cérébelleux (page 153). Nous avons insisté déjà sur le mode de distribution des fibres des pédoncules cérébelleux supérieurs, au sein de la substance grise des noyaux olivaires supérieurs*, nous avons signalé la multitude infinie des fibres efférentes de ces mêmes noyaux, leur accolement aux fibres spinales ascendantes (pi. XVIII, fig. 8 et 9), et enfin leur importation avec les fibres spinales qui les supportent, au sein de la substance grise des corps striés. Nous sommes, par conséquent, porté à penser que les éléments anatomiques qui représentent ces expansions périphériques des pédoncules cérébelleux supérieurs, se comportent, une fois arrivés au sein de la substance grise du corps strié, comme les fibres spinales elles-mêmes, et que ce sont probablement eux qui
220 STSTJtalB DBS FIBRES CONVEIIGBMTBS SUPiBIBDBBS.
(fusionnés avec la paroi externe des grosses cellules) sont les représentants les plus éloignés de la participation de Vêlement cérébelleux aux nianifestations fonctionnelles dont le corps strié est le point de départ.
S* Les autres, enfin, proviennent de la substance corticale du cerveau (page 189) : ce sont les fibrilles terminales des fibres corlico-slriées. Nous n'avons, jusqu'à présent, pu suivre cette catégorie spéciale d'éléments nerveux, que dans une portion très-limitée de leur long parcours ; nous avons signalé leur présence au niveau de la région antérieure des couches optiques, lorsque, contournés en spires ils plongent au sein de la substance grise du corps strié, sous forme de fibrilles curvilignes emboîtées (pi. XXIV, fig. 1 et 2). Leur distribution et leurs rapports ultérieurs nous sont complètement inconnus jusqu'à ce jour, et ce n*est que par un effort d'induction, que nous arrivons à admettre la possibilité de leurs connexions ultimes avec un des prolongements multiples des grosses cellules de la substance grise du corps strié, comme nous l'avons indiqué d'une façon schématique dans la planche I, fig. 6.
11 résulte néanmoins de cette étude de la substance grise du corps strié que c'est dans sa masse que viennent se rendre, comme à un rendez-vous commun, une série d'éléments nerveux de provenance dissemblable : l'activité du cerveau, l'activité du cervelet, l'activité de l'axe spinal y ont également leurs représentants réciproques, sous la forme de conducteurs isolés. Elle représente donc dans son ensemble, la combinaison de trois foyers indépendants d'activité nerveuse, et la grosse cellule, qui est en quelque sorte son unité fonctionnelle et sa caractéristique^ peut être idéalement conçue (pi. IV, fig. ô), comme un appareil récepteur, en continuité, d'une part (à Taide d'un de ses prolongements) , avec Textrémité effilée d'une fibre cérébrale cortico-striée, ety d'autre part (à l'aide d'autres prolongements), avec les expansions des fibres spinales antérieures ; tandis que les éléments spéciaux, qui représentent Tinnervalion cérébelleuse périphérique, greffés à sa surface, complètent la trilogie^ et la chargent incessamment de Pinflux qu'ils soutirent des sources d'innervation coDslante avec lesquelles ils sont en relation.
RÉSUMÉ DE Là DISTRIBUTION DES FIBRES DU SYSTÈME CONVERGENT