RÉSUMÉ UU SYSTÈME DES FIBRES COMMISSURANTES
1* Les fibres commissurantes, groupées sous forme de tibrilles rares, à coloration grisâtre, à direction obliquement transversale, dans les dépôts de substance grise propres au système conver* gent inférieur, acquièrent au contraire, dans les régions supérieures du système nerveux un développement très-accentué. Elles forment dans le cerveau, par leur ensemble, un système complet d^ éléments nerveux disposés régulièrement, et servant à conjuguer entre elles les circonvolutions homologues du c(Ué gauche à celles du côté droit.
2'' Elles sont toutes arciformes. Leurs branches latérales plongent au sein des régions de substance grise qu'elles servent a anastomoser, tandis que leur portion moyenne, disposée méthodiquement (suivant une ligne commune d^alignement dirigée dans le sens anléro-postérieur), contribuent à former autour des noyaux centraux encéphaliques, un plan curviligne continu,' incurvé en forme de voûte. Ce plan s* élève graduellement d'arrière en avant, puis s'abaisse au niveau de la région la plus anié • rieure du corps strié, de haut en bas. Il se réfléchit ensuite, en décrivant une courbe régulière, et se prolonge dans les régions cérébrales inférieures, jusqu'au niveau de la commissure blanche antérieure. La commissure blanche antérieure constitue le deraier vestige, dans ces mêmes régions, du système des fibres commissurantes.
3' Par suite de ce mouvement successif d'élévation et d'abaissement, que subissent les fibres commissurantes dans leur ensemble, il résulte que leur concavité qui, dans la région cérébrale postérieure, regarde en arrière et en bas tout d'abord, regarde progressivement en arrière directement, puis en arrière et en haut, puis directement en haut, au niveau de la région cérébrale médiane. Bientôt des rapports inverses s'établissent : les fibres commissurantes s'inclinant successivement en bas, ont leur ouverture tournée d'abord en avant et en haut, puis directement en avant, puis enfin (dans les régions inférieures) en avant et en bas,
2àh RÉSUMÉ.
et tout à fait en bas. Il arrive donc un moment où toute cette série de flbres curvilignes, par suite du mouvement de rcvolulion général quelles ont subi, se regardent réciproquement par leur convexité (pi. XIV, fig. 1).
à"" Les fibres commissurantes ont toutes une direction transversale qui croise partout, sous des incidences variées» celles des fibres convergentes. L'écartement qui résulte des changements de direction qui s'opèrent dans chaque système de fibres cérébrales, contribue à la formation des cavités ventriculaires latérales.
ô"" La direction générale des fibres commissurantes appartenant aux régions cérébrales postérieures, est celle de fibres curvilignes, emboîtées les unes dans la concavité des autres, et dirigées toutes, sous des inclinaisons variées, d'arrière en avant. Celle des fibres commissurantes appartenant aux régions cérébrales médianes, est plus ou moins rapprochée de la verticale. Celle des fibres commissurantes des régions antérieures, est représentée par une série de courbes, inclinées toutes plus ou moins entre elles, et dirigées d^avant en arrière.
6*" Dans les régions cérébrales inférieures, les fibres commissurantes, juxtaposées régulièrement les unes a côté des autres, dans leur partie moyenne, sont infléchies deux fois en S dans leurs branches latérales. Cette double inflexion, est en rapport avec la présence de la substance grise du corps strié, à laquelle elles constituent en quelque sorte une double loge bilatérale.
7"* La substance grise de la circonvolution de l'hippocampe et celle du corps godronné sont pareillement commissurées, par un système de fibres spéciales, disposées en filaments curvilignes, passant d'un côté à Tautre, et apparaissant surtout au niveau de la face inférieure du corps calleux (psalterium).
S"" Les fibres commissurantes paraissent exister principalement dans ces régions du système nerveux qui constituent à proprement parler l'axe spi no-cérébral. Cet autre déparlement du système nerveux qui est représenté par le cervelet et ses appareils dMnnervation périphérique, semblent être dépourvus de moyens anastomotiques. La substance grise des corps rhomboïdaux, celle des olives supérieures et inférieures, celle du corps strié, ne paraissent pas être reliées entre elles, d'un côté à l'autre, par une série de fibres commissurantes bien nettement isolées.
1« Méninges.
L*élude des ménÎDges rachidiennes et cérébrales a été faile d*une manière suffisamment approfondie par les auteurs qui se sont occupés de ce sujet, et par Kôlliker entre autres (1). Nous renvoyons à leurs écrils pour la plupart des détails relatifs à leurs rapports et à leur trajet, nous ferons seulement remarquer que :
1"* La dure-m^re (aussi bien dans les régions rachidiennes que dans les régions encéphaliques du système nerveux) nous a paru constituée, au point de vue histologique, par une série de fibres de tissu conjonctif, groupées en faisceaux, et entremêlées d*éléments de tissu élastique. Nous avons pareillement constaté a sa face interne un revêtement de cellules pavimenteuses plus ou moins épais, suivant les régions.
2* Nous n'avons rencontré dans Tétude de Farachnolde, tant spinale que cérébrale, d'autres éléments histologiques que des fibres de tissu conjonctif, anastomosées en réseaux, mélangées à des fibres de tissu élastique, et servant de substratum à une série de cellules polygonales, disposées en pavé sur sa face interne, c'est-à-dire sur son feuillet viscéral. Le feuillet pariétal de Taracholde ne nous a pas semblé être autre chose que la couche de cellules juxtaposées en lamelle continue, qui tapisse la face interne de la dure-mère.
S* La pie-mère est plutôt un plexus vasculaire, dont les éléments sont très-intimement groupés entre eux, qu'une véritable membrane : le tissu conjonctif n'y joue qu'un rôle tout a fait accessoire.
A la moelle, la pie-mère se réfléchit au niveau de la solution de continuité des sillons antérieurs et postérieurs, et s'avance ainsi jusqu'au niveau des commissures transversales : elle envoie encore, dans tout le pourtour de la surface externe de la moelle, une série de prolongements en forme de chevelu, qui ne sont autres que des filaments de tissu conjonctif. Ils pénètrent directement de dehors en dedans, à travers les fibrilles nerveuses ascendantes, et supportent ainsi des capillaires plus ou moins
(1) Hiftoiogie, p. 345.
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ramifiés (pi. XI, fig. 3). Au niveau du point d'implantation des fibrilles radiculaires antérieures et postérieures, la pie-mère envoie encore quelques fibrilles fines, qui s'avancent jusque dans les régions les plus centrales de Taxe spinal.
Sur le cerveau, la pie-mère est directement appliquée à' la surface de la substance grise corticale (pi. IV, fig. 13) : elle sert de support à une multitude de capillaires qui se ramifient au sein de cette substance, de dehors en dedans.
Les fibres du tissu conjonctif sont relativement plus rares dans la constitution de la pie-mère cérébrale , que dans celle de la piemère spinale,
4* La face interne des cavités spino-cérébrales est tapissée par une membrane de tissu conjonctif , dont les fibrilles sont excès* sivement fines et tassées trèsrintimement les unes a côté des autres, de manière à constituer un revêtement interne qui acquiert par places quelquefois une consistance cornée. Cette trame de fibres de tissu conjonctif, dont les éléments sont quelquefois si espacés, qu'ils paraissent faire complètement défaut, est recouverte d'une simple couche d'épilhelium pavimenteux, probablement vibratile pendant la vie, ainsi que Purkyng, Valentin et Kolliker ont eu déjà Voccasion de le rencontrer sur des cerveaux de sup* pliciés (1).
Cette couche interne, qui constitue ce queVirchow appelle Tépendyme des ventricules, se retrouve dans toute l'étendue des cavités spino-cérébrales, aussi bien au pourtour de la cavité du canal central de la moelle (pl.V, fig. 9) qu'au niveau de l'aqueduc de Sylvius, ofi elle est souvent très-accusée, et au niveau des parois internes du troisième et du cinquième ventricule (pi. XVil, fig, l et 2). Elle a un aspect normalement lisse et poli; elle est transparente, et ressemble à une couche de vernis, qui serait appliquée sur les parois internes des ventricules latéraux : elle repose directement sur les éléments nerveux eux-mêmes, et s'implante au milieu de leurs interstices, à l'aide de processus excessivement grêles, qui partent de sa face interne, et qui se faufilent dans toutes les directions. C'est son épaississement très-accentué qui constitue, au niveau du sillon de séparation de la couche optique et du corps
(1) Gaz, hebdomadaire de médecine ef de chirurgie, 1853-54. p. 637, et Monilettr des hôpitaux^ 1856, p. 614.
slrîé, cette induration particulière que Ton désigne sous le nom de bandelette cornée. Les fibrilles de la membrane interne des cavités spino-cérébrales qui ont une finesse excessive sont, au niveau du bec du calamus et au niveau du ventricule de la cloison, presque constamment infillrées dans leurs interstices, par une accumulation plus ou moins considérable de corpuscules amyloldes.
2<> Capillaires.
Les capillaires du système nerveux présentent des diiïérences peu notables, suivant qu'on les étudie dans la moelle ou dans l'encéphale : dans Tune ou Tautre région, c'est incontestablement la substance grise qui renferme le plus grand nombre de canaux sanguins.
Dans la moelle, les artères, après s'être ramifiées dans la piemère, pénètrent au milieu des interstices de la substance nerveuse à l'état de vaisseaux très-déliés. Elles se ramifient en formant quelques mailles larges, d'abord au sein de lu substance blanche, et gagnent toutes, en suivant une direction convergente (qu'elles proviennent, soit du fond du sillon antérieur, ou du fond du sillon postérieur, ou des régions latérales), la substance grise, au milieu de laquelle elles constituent des mailles de plus en plus serrées. Ces vaisseaux passent bientôt à l'état de capillaires veineux, et contribuent probablement, par leur accolement successif, à la constitution de ces gros canaux, dont on voit les lumières sur les parties latérales du canal central (pi. Vet Vr;, et qui m'ont paru appartenir en effet à la catégorie des conduits veineux.
Sur la surface de la substance grise des circonvolutions cérébrales, les capillaires, après s'être éparpillés en réseaux trèsfins dans la pie-mère, pénètrent directement au sein de la substance sous-jacente. Il s'y implantent a l'aide d'une multitude infinie de petits prolongements, qui ressemblent à un chevelu radiculaire d'une finesse extrême. Ils forment des trous longitudinaux et parallèles entre eux (pi. IV, fig. 13), s'envoient réciproquement des anastomoses transversales , et arrivent à constituer ainsi un système de mailles excessivement fines, ijui comprennent à peine dans leurs interstices deux ou trois cellules nerveuses de moyenne dimension (pi. IV, fig. \h). On comprend, à l'aide de ce simple rapport, l'influence des courants sanguins les
plus ténus sur Tactivité des cellules nerveuses, qui trouvent ainsi à leur portée, et cela d'une manière immédiate, tous les éléments de leur réparation (i).
Les reseaux capillaires sont excessivement déliés, et multipliés au sein de la substance grise du corps strié. Dans la couche optique ils sont relativement moins abondants ; ce n'est que dans les amas de substance grise des centres qu*on les rencontre en plexus très-riches.
La substance grise du cervelet est desservie par un système de vaisseaux capillaires excessivement abondants. Ces vaisseaux pénètrent, comme ceux de la substance corticale du cerveau, directement des régions superficielles des circonvolutions vers les régions profondes, et forment ainsi des radiations parallèles, anastomosées réciproquement entre elles, à Taide de prolongements transversaux.
La structure de ces capillaires, étudiée en eux-mêmes, est assez simple au moment oii ils émergent de la pie-mère ; leur membrane adventice est facilement reconnaissablc ; ils sont encore pourvus d'une membrane intermédiaire élastique, et de fibres transversales très-manifestes. Peu a peu, ces éléments disparaissent insensiblement, si bien qu'au sein de la substance grise on ne les trouve plus constitués que par une couche mince de fibrilles accolées, à striations parallèles, pourvues de quelques noyaux longitudinaux épars, et par une paroi interne hyaline. En certains points de leur parcours, la membrane hyaline semble être la seule barrière qui retient les globules sanguins (pi. IV, fig. lA), et les isole des éléments nerveux ambiants (2).
3^ Plexus choroïdes.
Les plexus choroïdes ne sont que de véritables franges vasculaires, appendues comme des productions foliacées le long delà continuité des parois des capillaires. Elles se présentent nonseulement sous l'aspect de grappes multiples, groupées sur un
(1) Voyez, pour la description des vaisseaux de l'eocépbale, le travail de N. Guillot : Essai sur les vaisseaux sanguins du cerveau {Journal de médecine expérimentale, 1829, t. IX, p. 29).
(2) Voyei, pour plus de détails, le mémoire de Charles Robin : Sur la structure des capillaires de l'encéphale (Journal de physiologie de Bron^n-Séquard, t. 11^ p. 527).
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pédicule commun, mais encore sous celui de véritables folioles sessiles, greSées sur la surface même du vaisseau qui les supporte (pi. XXXV. fig. 4 et 5).
Chaque frange choroïde commence par être une simple cellule de tissu conjonctif faisant partie des parois des capillaires. Peu à peu, celte simple cellule (en vertu des lois d'évolution communes  tous les éléments hislologiques) s' accroît en volume, se développe comme un véritable bourgeon, aux dépens des parois du vaisseau lui-même, et arrive bientôt à se constituer sous un aspect vésiculiforme tout spécial. A mesure que ce développement s'effectue, la cellule primitive contracte des adhérences intimes avec la paroi du vaisseau, et (par un mécanisme analogue à celui qui préside au développement des vaisseaux placentaires, par rapport à Tovule) des communications vasculaires s'établissent insensiblement entre sa cavité et celle du vaisseau primitif, si bien qu^il arrive un moment où la continuité du circuit sanguin est achevée, et où le sang passe librement dans son intérieur, et en revient dQ même. Dès lors la frange choroïde est arrivée à son parfait développement, et, comme ce travail d'évolution organique sWectue simultanément sur plusieurs points delà continuité du vaisseau, celui-ci se trouve pourvu d'une multitude de petits diverticules qui lui sont annexés comme de véritables appareils de sûreté, et qui jouent ainsi, par rapport au courant sanguin lui-même, le rôle de lacunes, ou de réservoirs supplémentaires (1).
h^ Granulations de Pacchioni.
Les granulations de Pacchioni sont pareillement des végétations exubérantes du tissu conjonctif de la région où elles se rencontrent (pi. IV, fig. 8, 9 et iO) (2).
A rétat rudimentaire, chaque granulation se présente sous Taspect d*une cellule de tissu conjonctif, à couche concentrique (fig. 9 et 10). Ces jeunes cellules, qui ne diiTèrent à cette époque de leurs
(1) Voyex les travaux de Faivrc, Sur les plexus choroïdes et leconanum (Annales des sciences naturelles^ 4* sér., 1857, t. Vil, cahier n° 2); et de Luschka : Die Adergeflechte des menschlichen Gehirnes^ mit vier Tafeln Ahbildungen. Berlin, 1855).
(2) Fai?re, thèse inaugurale : Des granulations méningiennes. Paris, 1853.
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congénères que par leur volume et leur coloration plus pâle, s'amplifient successivement, acquièrent des formes et des configurations variées, et se présentent ainsi, sous Taspect de petites saillies perlées, tantôt grisâtres, tantôt jaunâtres^ suivant que la proportion des substances calcaires et graisseuses qui les im» prègnent cst.plus ou moins abondante.
Ces productions aberrantes du tissu conjonctif, non-seulement sont aptes à évoluer spontanément, et a arriver motu proprio à un développement considérable; mais encore elles sont douées d^une certaine fécondité, et capables d'engendrer par bourgeonnement des générations secondaires d'éléments analogues (pi. IV, fig. 8); c'est ainsi qu'on voit certaines d'entre elles devenir des vésicules mères, et donner naissance a de petites vésicules, vivant comme des parasites à leurs dépens.
Les granulations de Paccbioni doivent donc être, au point de vue purement anatomique, considérées comme des dérivés immédiats des éléments de tissu conjonctif. Ce sont de ces déviations histologiques sans aucun but physiologique accentué, et qui n'attestent qu'une chose, c'est l'énergie du travail organique en vertu duquel les cellules animales obéissent automatiquement aux diverses phases par lesquelles elles doivent successivement passer dans la série naturelle de leur évolution.
Dans certains cas morbides, ce travail de prolifération des cellules du tissu conjonctif de la dure-mère dépasse les limites de l'activité physiologique. La génération des éléments devient alors incessante et continue, et arrive alors à produire des tumeurs d'aspect varié, de véritables fongn^ qui peuvent acquérir quelquefois des dimensions énormes.
Les éléments qui constituent les plexus choroïdes sont aussi susceptibles de devenir souvent le point de départ de productions pathologiques de diverses apparences. Tantôt, en effet, c'est le tissu cellulaire seul qui est le siège exclusif d'une hypergcnèse locale de ses éléments, et qui constitue des tumeurs fibreuses, à couches concentriques, que Ton rencontre souvent isolées, an niveau de la base de l'encéphale, et qui rappellent par leur disposition en zones régulières, l'aspect de certains corps fibreux de l'utérus. Ces productions fibreuses intra-encéphaliques peuvent
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s'énueléer et former pareillement des tumears, éloignées quelquefois â*une manière notable de leur point de départ.
D^autres fois, ce sont les cellules choroïdes seules qui présentent des phénomènes de développement anormal. On les voit en effet souvent s'ampli&er d'une manière démesurée, et devenir ainsi les origines de ces kystes multiples que l'on rencontre si fréquemment dans le cerveau des vieillards. Il peut arriver aussi que ces petites tumeurs kystiques, venant à se détacher de leur point d'implantation (comme cela arrive principalement au niveau de la base du crâne), aillent former à distance une petite masse isolée, sans aucune connexion appréciable avec son lieu d'origine. On voit encore des cas dans lesquels le tissu conjonctif et les vésicules choroïdes subissent à la fois des perversions nutritives identiques : le tissu conjonctif peut en effet devenir le siège d'un travail excessif de prolifération dans ses éléments constitutifs, et les vésicules choroïdes t^amplifler en même temps d'une façon démesurée : il en résulte quelquefois des tumeurs d'un aspect spécial, dont la coupe rappelle assez bien celle d^une grenade. Dans d'autres circonstances, les plexus choroïdes peuvent s'infiltrer de matières crétacées, ou de substances grasses susceptibles de se transformer ultérieurement en choies térine ; ils se présentent alors sous l'apparence de petites masses perlées, blanchâtres, d'aspect micacé, et bosselées à leur surface (1).
5« Corps pituitoire (pi. lY, flg. 11 et 12).
Les travaux de Thislologie moderne ont prouvé que la substance du corps piluitaire appartenait à la catégorie des glandes vasculaires sanguinaires , et qu'elle représentait un véritable appareil bématopoiétique. Il suflil, pour s'en assurer, d'étudier la structure du corps pituitaire dans les classes des vertébrés inférieurs, chez les poissons par exemple, pour constater d'une façon bien nette, qu'il représente non-seulement une dépendance du système vasculaire, mais encore qu'il est constitué par une série de vésicules closes très-nettement caractérisées (2).
(1) GniTeilhier^ Atlas d'anntomie pathologique du corp.9 humain, in-folio^ 2« limûon, pi. Vl.
(2) Liégeois, thèse d'agréKAtion en nnatomie : Dfis glantlfix rnsculair^s sanguinpx. Piris, 1860.
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Chez rhomme, ces vésicules closes sont souvent très-aisément démontrables; elles apparaissent alors sous Taspect de vésicules nettement isolées (pi. IV, fig. 12), pourvues d'une membrane propre et entourées par une agglomération de fibres de tissu conjonctif, disposées sous forme d'encadrement. Elles sont accolées le long de la continuité des vaisseaux, et contiennent presque toutes des noyaux multiples. Un grand nombre de ces noyaux inclus m'ont paru être des globules sanguins en voie de formation. J'ai cru même reconnaître des capillaires de nouvelle création (en train de s'aboucher avec les vaisseaux ambiants) au milieu du tissu conjonclif constituant le stroma inlervésiculaire.
Le prolongement de substance nerveuse qui émane du tuber cinereum et qui se dirige vers le corps pituilaire, est constitué par une série de fibrilles nerveuses grises très-fines, par du tissu conjonctif, et par de nombreux capillaires (voy. page 76). Ces divers éléments, rapprochés les uns des autres, au moment où ils se détachent de la substance grise du tuber cinerum^ se concentrent peu à peu, à mesuré qu'ils se rapprochent de leur point d'implantation sur la masse même du corps pituitaire. A ce moment, ils forment un fascicule ou tige^ dont les fibrilles constitutives sont tassées extérieurement, et raréfiées dans les parties centrales. Il en résulte une apparence aréolaire toute spéciale, qui a fait croire pendant longtemps à la présence d'un conduit canaliculé, au milieu même de la tige pituitaire (pi. IV, fig. 11).