DES ÉLÉMENTS DU SYSIÉMB NERVEUX
matière amorphe très-adbérente et Irès-dcnse. Ces cellules, dès cette époque, sont très-pàles. Elles présentent déjà même quelques rudiments de prolongements d^une extrême finesse (pL XL, (ig. '6b). Elles paraissent se développer, soit aux dépens des cellules préexistantes, soit aux dépens de la matière amorphe qui leur sert en quelque sorte de réserve germinative, soit par scission des noyaux et génération endogène d'éléments nouveaux.
Les fibres cérébrales à cette époque sont toutes d'une coloration grisâtre opaline, et chacune d'elles est très-transparente, la matière médullaire n'y apparaît pas encore : on constate alors que ces fibres succèdent à une transformation de cellules qui se juxtaposent, se placent en lignes et en séries parallèles, et en se combinant de diverses manières finissent par constituer les éléments multiples de la fibre nerveuse (pK LX, fig. 8S); ainsi, tandis qu'un certain nombre d'entre elles se disposent bout à bout pour constituer la paroi de la gaine névrilémalique, il en est d'autres, celles qui sont intermédiaires, qui finissent en se fusionnant par constituer la fibre centrale des cylinders. Le dépôt de la substance médullaire ne nous a paru s'ed'ectuer qu^à une époque du développement plus avancé.
Le développement des éléments nerveux de la moelle épinière s eiïectue par un mécanisme analogue; seulement, pour ce département spécial du système nerveux, l'époque de leur apparition nous a semblé être en avance sur celle des cellules et des fibres nerveuses de l'encéphale. Ainsi, chez un embryon de dix semaines environ, les grosses cellules de la moelle nous ont semblé avoir des caractères spécifiques beaucoup plus prononcés que ceux des cellules cérébrales (pi. XL, fig. 86 [b]). Quant aux fibres blanches spinales, leur développement présente les mêmes phases successives que celui des fibres cérébrales, seulement l'apparition do la matière médullaire nous a paru aussi se déceler d'une manière plus précoce. Nous pûmes encore constater que les fibres des racines postérieures étaient plus hâtives dans leur développement que les fibres spinales proprement dites, et qu'elles étaient complétées beaucoup plus tôt dans le mode de groupement de tous leurs éléments (pi. LX, fig. 86 [à\).
Quant au développement ultérieur des éléments du système nerveux central, les détails que nous possédons sur ce point sont
Linrs. 8
18 STSTÈMB US FlBma OOMVBRGBMTBS IMPÉRIBURBS.
encore trop incompteta pour essayer d'en faire an rtaomé sommaire \ ce sonl des éludes que nous nous proposons de poursuirre ultérieurement.
PREMIÈRE SECTION