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HISTORIQUE

Les parties constitutives de l’encéphale des Poissons ont été, depuis deux siècles, l’objet de déterminations aussi contradictoires que variées. Les anciens anatomistes ont voulu, pour établir les rapports, comparer les diverses parties du cerveau à celles, mieux étudiées, des Vertébrés supérieurs. C'était un point de départ faux qui ne pouvait conduire ces chercheurs qu’à des interprétations erronées. Les connaissances précises données par les recherches histologiques de nos jours, ont présenté le problème sous un jour nouveau et ont permis de rétablir les véritables homologies.

Le sujet était fort obscur et très discuté, lorsque le premier, Hannover en 1844,essayal’emploi des réactifs.

Mais avant d'étudier cette période contemporaine, il faut remonter plus avant et exposer rapidement les idées des premiers naturalistes, qui se sont occupés du cerveau des Poissons.

Vers le milieu du XVIII siècle, Camper, dans

son mémoire sur l’appareil auditif des Poissons os-

seux, étudie les cerveaux de la morue, du brochet et de la raie. Il nomme hémisphères les lobes creux ; tubercules quadrijumeaux les mamelons internes et il fait des lobes inférieurs des éminences mamillaires.

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Quelques années plus tard, en 1766, Haller, sans vouloir attacher aux parties qu’il dénomme une idée de concordance absolue avec celles du cerveau des Vertébrés supérieurs appelle les lobes antérieurs : tubercules olfactifs antérieurs ; les lobes inférieurs : tubercules olfactifs inférieurs; les lobes creux: Les couches optiques ; les tubercules internes : les cornes d'ammon ; les lobes consécutifs au cervelet : Les corps cannelés. Le globule qui se trouve sur les lobes postérieurs au cervelet chez les Cyprins est désigné par lui sous le nom de glande pinéale.

En 1776, WVick d’Azir représentait dans son ouvrage les cerveaux du congre, de l’anguille, du labre, de la vive, de la plie et du turbot, mais sans avoir émis d'idées nettement arrêtées sur la détermination des parties.

. Weber, en 1817 (anatomia comparata nervi sympathici) appelle les lobes creux: des hémisphères, le

cervelet: des tubercules quadrijumeaux, les lobes qui

suivent le cervelet : un véritable cervelet.

Dans ses leçons d'anatomie comparée, Cuvier considère les lobes creux comme les vrais hémisphères ; les tubercules intérieurs comme les tubercules quadrijumeaux ; les lobes inférieurs comme des couches optiques.

Treviranus en 1820, dans ses Mélanges d’'Anatomie et de Physiologie, donne une description détaillée du cerveau des poissons. Il appelle lobes antérieurs

æ qu'on appelle aujourd’hui tubercules olfactifs, et À lobes. optiqués : la partie postérieure des mêmes lobes. | be lobes optiques seraient les couches optiques et les tubercules quadrijumeaux soudés ; les éminen- : ces intérieures aux lobes seraient les corps striés et les cornes d'Ammon.

En 1813, Arsaky publie : De cerebro et medulla spinali Piscium. Il considère les lobes antérieurs comme des hémisphères ; les lobes optiques comme des tubercules quadrijumeaux. Il fait faire un pas considérable à la question des homologies cérébrales en s'appuyant le premier sur les considérations embryogéniques secondées par le principe des connexions anatomiques.

Serres, dans son Anatomie comparée du Cerveau dans les quatre classes d'animaux vertébrés, associe les données embryogéniques au principe des connexions anatomiques.Ils’avance plus loin dans la voie suivie par son prédécesseur. Il s'attache à démontrer par l'étude d’un grand nombre d'espèces que les formes permanentes de l’encéphale chez les Vertébrés inférieurs se retrouvent d’une façon transitoire dans l’ontogénie des animaux supérieurs. Il affirme le parallélisme du développement ontogénétique et phylogénétique. Pour lui les lobes optiques des Poissons ne sont autre chose que les tubercules quadrijumeaux et il apporte à l'appui de sa thèse cette considération que: les tubercules quadrijumeaux au commencement de la vie

de ‘embryonnaire des en ee dé: dévelo]

et creux. Il voit dans les lobes inférieurs des dépen- n dances des nerfs optiques et les appelle lobules

optiques.

dans lequel, il adopte comme Serres.les idées d’Arsaky sur la détermination des Le eue des:

l’encéphale.

Treviranus, en 1831, appelait hémisphères an-

térieurs, les hémisphères proprementdits ; hémisphè- |

res postérieurs, les lobes optiques. Les éminences internes étaient pour lui des fubercules quadrijumeaux ;

le renflement semi-lunaire qui borde de chaque

côté ces éminences : le thalamus opticus; les éminentiæ candicantes étant représentées par les lobes inférieurs.

Carus en 1828 (Lehrbuch der Zootomie) considère les lobes inférieurs comme des expansions de la masse grise des parois de l’Infundibulum. Cette signification à été considérée comme exacte jusqu’à nos jours. D’après Carus, l’éminence lobée serait un ganglion d’origine accessoire du nerf optique. Nousverrons plus loin ce qu’il ya de vrai dans ces déterminations.

Dans le travail de Gottsche paru en 1835, nous

Desmoulins publie à la même époque un travail

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