‹ Recherches sur le systeme serveux des poissonsChapitre 9 sur 41 · TONY · texte numérisé non relu

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retrouvons légèrement modifiées les vues de Cuvier. Re UT |

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Vers la même époque, Muller et Baër voient

dans les lobes creux, les tubercules quadrijumeaux et

le lobe du troisième ventricule soudés.

Stannius en 1843, publie un mémoire sur le cerveau de l’Esturgeon. Il appelle les hémisphères : lobi olfactorii, les tubercules pedonculaires : thalami optici et assigne sa véritable signification au cervelet. ;

Philippeaux et Vulpian, dans les comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. XXXIV, déelarent que l’encéphale des Poissons est construit sur le même type que celui des Vertebrés supérieurs. Mais Vulpian, dans ses Lecons sur la Physiologie du SyStème nerveux, arrive aux mêmes déterminations qu’Arsaky.

En 1865, Baudelot, dans un remarquable travail sur l’Encéphale des poissons, recherche la détermination des parties, en s’appuyantsur la connaissance des origines apparentes des nerfs.

Il établit les origines du Trijumeau que nous discuterons au cours de ce travail. Il considère les lobes optiques comme des fubercules quadrijumeaux, les lobes antérieurs comme des hémisphères, les renflements intérieurs des lobes optiques ne sont pour

lui qu’un repli formé par un prolongement du cervelet. Il regarde avec Carus, les lobes inférieurs comme des renflements de la substance grise de l’Infundibulum.

Le mémoire de Stieda publié en 1867 est le travail le plus complet qui ait paru jusqu'à ce jour sur le système nerveux central des Poissons. Mais les résultats histologiques fournis par ces deux derniers auteurs laissent encore beaucoup à désirer.

Hollard, dans les Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. IX, pense que les lobes inférieurs sont les corps striés; les lobes creux: des couches optiques; les lobes inférieurs : des hémisphères. Les tubercules internes sont des tubercules géminés analogues aux tubercules quadrijumeaux.

Miklucho-Maclay ct Gegenbaur en 1867, dé-

crivent le cerveau des poissons d'une manière bien différente et plus originale. Ils considèrent les lobes optiques comme un cerveau intermédiaire composé des parois du troisième ventricule ; lecervelet comme un cerveau moyen etreprésentant les tubercules quadrijumeaux; la lame transversale du cervelet qui repose sur le IV° ventricule serait le véritable cervelet.

Cette manière de voir est basée sur la comparaison embryogénique du cerveau d’un jeune Sélacien avec celui d’un embryon de Mammifère.

Un Viault, (Recherches histologiques sur Et structure des centres nerveux chez les Plagiostomes), dans un travail remarquable, a établi d'une manière

É très nette les homologies de l'encéphale des Chon- dropterygiens, en se basant à la fois sur le principe des connexions anatomiques et sur la détermination

des origines réelles des nerfs.

J'ai essayé de faire les mêmes recherches sur les Poissons osseux et je vais en présenter les résultats. Je n’ose espérer qu'elles éclaireront d’une façon définitive la question si discutée des homologies cérébrales des poissons. Les contributions que j'apporte à cette histoire permettront du moins aux travailleurs qui voudront marcher dans la même voie, de ne pas s’attarder aux questions de détail, en leur indiquant d’une façon précise les origines réelles des nerfs craniens et les raisons de la conception des parties de l’encéphale telles qu’elles découlent des conclusions de ce travail.

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