AVANT-PROPOS
Je n’avais eu d’abord (i) que le projet d’un simple Mémoire, pour appeler l’attention sur les avantages qu’on peut obtenir de la compression dans le traitement des cancers. En conséquence , l’impression en fut commencée dès le mois d’août 1827, époque à laquelle j’avais déjà réuni les résultats du traitement de plus de vingt-cinq personnes. A mesure que les faits se sont multipliés, le travail s’est étendu , et il ne m’a plus été possible de le circonscrire dans les limites que j e m’étais d’abord prescrites. Au lieu de la division annoncée dans l’introduction , voici celle qu’on trouvera dans l’ouvrage : là première partie contiendra les faits relatifs aux cancers des seins ;
(i) Voy. le commencement de l’introduction imprimée depuis^ plus de deux ans, et que je laisse subsister.
dans la seconde je réunirai Thistoire de quelques maladies cancéreuses de diverses parties du corps; dans la troisième je présenterai des considérations générales relatives aux faits renfermés dans les deux premières parties.
Si le libraire ne m’eût pas pris au mot, en commençant immédiatement l’impression , il est probable que le désir de donner à mon travail tout le degré de perfection désirable en aurait retardé indéfiniment la publication. Les observations , celles de la première partie surtout , ayant été imprimées par ordre de dates, il en résulte que mon travail ressemble à une espèce de journal , et qu’en terminant il a fallu un premier supplément, et ensuite un second pour conduire l’iiistoire des faits jusqu’au moment où je quitte la plume. Il suit de là que pour avoir complète chaque observation, il faudra réunir aux détails contenus dans la première et la seconde partie , ceux que renferment les deux supplémcns.
De cette manière , si chaque lecteur Suit Tordre dans lequel sont présentés les matériaux, il se trouvera associé à mes recherches et dans la même situation où
j’étais placé moi-même en les rassemblant : il voudra bien, en conséquence, se souvenir que dans une route où je n’avais pas d’antécédens, les réflexions qui suivent chaque observation n’ont pour base que les faits qui précèdent , et desquels seuls je pouvais tirer des inductions pour ceux qui venaient après. Il n^ a pas de profit pour Tamour-propre de Fauteur dans cette manière de procéder , car les résultats frappans se font long-temps attendre; mais il y a, je crois, l’avantage d’obliger ceux qui voudront étudier à fond la matière que je traite à plus réfléchir par eux-mêmes. Je m’estimerais très-heureux si les faits que je donne pouvaient^ en les rapprochant d’autres observations, mettre sur la voie de trouver des moyens plus utiles que ceux que j’ai employés^ surtout pour les cancers ulcérés.
Le désir d’attendre la terminaison de divers traitemens et de vérifier les récidives ayant fait différer la publication de ce travail^ j’ai employé ce temps à la rédaction des notes qui terminent l’ouvrage , et à des recherches sur l’histoire générale des maladies cancéreuses, qui en forme la quatrième partie. Cette histoire générale, encore si peu avancée, n’était pas d’abord entrée dans mon plan, comme on peut le voir à la fin de l’intro-duction ; mais la difficulté de faire entendre mes idées sur la diathèse et la cachexie cancéreuses , sans des développemens assez considérables , m’y a en quelque manière amené malgré moi. On jugera si l’essai que j’en donne peut être de quelque utilité, prise du point de vue sous lequel je l’ai envisagée.
Quant aux notes,' je les propose à la méditation des penseurs ; dans Létat d’anarchie où sont aùjourd’hui les théories médicales, beaucoup de médecins ^e font chacun la sienne; pour moi, je dé-
clare que je ne connais de solide en médecine que l’étude et le rapprocliement des lois physiques, physiologiques et psychologiques de l’homme. Les lois sont invariables et fournissent des points fixes pour les inductions à tirer des faits , tandis que les interprétations hypothétiques qu’on en peut donner , toujours plus ou moins arbitraires, sont peu satisfaisantes pour les bons esprits. Les lois bien connues ont été pour les anciens, Hippocrate, Aretée, etc. , et pour les modernes, Baillou, Sydenham , Stalh , etc. , des règles d’autant plus sûres qu’il les ont mieux saisies ; quant aux théories même les plus répandues , elles ne paraissent dans l’histoire de la médeeine que des météores de moins en moins durables, et qui, après un éclat passager, laissent leurs sectateurs dans une obscurité d’autant plus profonde et d’autant plus dangereuse qu’ils la prennent pour de la lumière.
Sept planches sont destinées à faire connaître divers instrumcns et l’état des
sujets du vingt-deuxième fait de la pre-^ mière partie, du neuvième de la seconde, et de la dame B...., dont l’histoire termine le second supplément. J’ai supprimé, comme inutile , celle qui a rapport au sujet du vingt-quatrième fait.
Je dois adresser ici des rëmercîmens publics à M. Desportes , membre de la commission administrative des hospices de Paris, pour la manière dont il a bien voulu me seconder dans la partie des recherches qui ont été faites à l’Hôtel-Dieu^ où il m’a fait fournir tout ce qui était nécessaire à mon objet.
Septembre 1829.
ERRATA du Premier Volume,
Intmduct. Page xvij , à la note , au lieu de 46« fait, lisez : voy. î3 fait de la 2® partie.
Page 20, ligne i4î au lieu de : qui augmentèrent de fréquence et d’in^ iensité vers la fin de l^année. Je vis, etc, , lisez : qui augmentèrent de fréquence et d'intensité. Vers la fin de l’année, je vis , etc., etc.
Page 22, ligue iS , pendant le cura famis , lisez ; pendant l’emploi dij cura famis.
Page 23, ligne 11 , afin que la tumeur n’échappât pas, lisez : afin qu’elle n’échappât pas.
Page 23, ligne 25, capable de causer la douleur, lisez : capable de causer de la douleur.
Page 25, note, la compression ne peut être dans ce cas, lisez : la compression ne peut être dans le même cas.
Page 29, ligne 25, et y passa ensuite quelque temps, lisez : et passa ensuite quelque temps.
Page 5i , ligne et le moral affecte , lisez : et le moral affecte.
Page 68, ligne 2, la parenthèse doit être placée au commence-^ ment de la ligne , devant ces mots : le déchirement.
Page 86 , ligne 3, une virgule après le mol solide.
Page 128, ligne 23, une foule de remèdes et d’applications furent faites i lisez r^furent /uds.
Page 2i3 , ligne 25, de plus à trois quarts, lisez de plus de trois quarts.
Page 3oi , lige i4. Les cautérisations les plus profondes, lisez : Des cautérisations les plus profondes.
Page 3o2, ligne ^ f il a. succombé , lisez te malade a succombé.
Page 317 , ligne 8 , un tub d’étain , lisez : un tube d’étain.
Page 334, ligne i*'®., l’ablation de la maladie ^ Usez : l’ablation de la partie malade.
Page 341, ligne 17, je fis faire quelques elîbrls à la malade., lisez : je lui fis faire quelques cfïbrts.
Page 393, lu note manque de chiffte de rappel ; placez ce chiüVo après ces mots : bien portante.
Page 44? ) ligue 18 ^ Voperatiou , lisez : l’oj érutiou.
ERRATA du Second Volume.
Page ^38, 2®. alinéa, avant ces mots : conditions physiologu/ue^ ^ mettez en titre : § II.
Page 289, ligne i5, après ces mots ; on pourrait l’appeler sens hinéiimétrùjue ^ ajoutez ; ou mieux kinésigènésique.
Page 3o4, ligne 4> ont des phénomènes incontestables, lisez : sont des phénorn ènes incontestables.
Page jiS, ligne 26 , une gastrique exanthématique , lisez : une ga.%trite exanthématique.