‹ Recherches sur le traitement du cancer, par la compression méthodique simple ou combinée, et sur l'histoire générale de la même maladie, suivies de notes 1.̊ sur les forces et la dynamétrie vitales; 2.̊ sur l'inflammation et l'état fébrile (volume 2)Chapitre 50 sur 105 · L. K entra dansles salles de médecine du même · texte numérisé non relu

L. K entra dansles salles de médecine du même

hôpital, où elle resta quatre mois*, elle vint, au bout de ce temps , dans les salles de chirurgie , pour se faire traiter d’une récidive de squirrhe. Elle était presque guérie lorsqu’elle voulut sortir de l’hôpital , portant encore une petite tumeur.

« Cette tumeur ne tarda pas à présenter des symptômes d’acuité qui alarmèrent la malade et la ramenèrent à la Pitié, en janvier îSay. A cette époque, la tumeur placée au-dessous de la cicatrice , du volume d’une noix , immobile , causait des douleurs lancinantes très -vives, et ne permettait pas au bras le moindre mouvement. Ap rès que les premières douleurs eurent été calmées par les antiphlogistiques, M. Lisfranc eut recours à la compression avec l’agaric , suivant la méthode de M. le professeur Récamier. 11 y a, aujourd’hui 20 juin, cinq semaines que cette compression est mise en usage. La tumeur, quoique toujours douloui euse, surtout à la pression , a acquis beaucoup de dureté , est parfaitement mobile et réduite au volume d’un cordon noueux de trois à quatre lignes environ de longueur. Il y a huit jours , une autre tumeur , du volume d’un

œuf de perdrix, se montra dans le creux de rais-" selle et fut le siège de quelques douleui’S. On exerça sur ce point la compression , et déjà cette seconde tumeur , indolente , n’est pas plus grosse qu’une noisette. La malade, dont les règles avaient cessé complètement depuis huit mois , éprouve depuis trois jours un écoulement séro-sanguinolent qui lui paraît être le retour du flux menstruel , et qui a beaucoup diminué la douleur produite par la tumeur du sein. A la fin d’octobre, j’ai su de M. Lisfranc que la tumeur du sein avait entièrement disparu *, mais que l’engorgement axillaire qui résistait était devenu douloureux et avait demandé de nouvelles applications de sangsues.

I®. Ce fait est une nouvelle preuve de la fréquence des récidives après l’ablation des tumeurs squirrheuses , lors même que ces dernières sont consécutives à des coups, et qu’elles n’ont pas encore subi la dégénérescence carcinomateuse.

2®. Les premières tumeurs qui parurent , dixhuit mois après l’operation, étaient-elles de nature cancéreuse ? Si cela était, le succès du traitement prescrit par M. Lisfranc fut remarquable. Quelques mois après on voit une nouvelle récidive que M. Lisfranc avait commencé de combattre avec avantage , lorsque la malade voulut sertir

de rhôpital , sans attendre la résolution des restes de la tumeur. Cependant , en janvier 1827 , la malade souffrant davantage , revient à la Pitié. M. Lisfranc , après divers moyens préliminaires, emploie la compression , qui en quelques mois fait disparaître la tumeur du sein et amène une diminution évidente dans celle de Faisselle.

3®. La compression , dans ce cas^ n’a pas augmenté les adhérences de la tumeur, qui au contraire est devenue plus mobile. /

4®. La tumeur du sein , quoique douloureuse, a été comprimée avee avantage.

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