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Tumeurs cancéreuses ulcérées.
11 est arrivé que je n’ai été consulté qu’après l’ulcération des tumeurs cancéreuses , comme cela a eu lieu pour les sujets des ii , 14, 22, :24, 25, 28, 4^ €t 45^ faits. La compression , dans ce cas , ne m’a point semblé applicable avec avantage avant d’avoir déblayé l’ulcère,
I et le succès a été ensuite d’autant plus décisif, que le déhhijement a été plus parfait. On peut ' voir à cet égard les 1 1 , 4* 48®* faits, dans
lesquels cette opération a été complète \ et les
i4, 22, 1^4 ? dans lesquels elle a ete in-
suffisante (i ).
CHArîTRE DEUXIÈAIE.
traitement.
D’après les details dans lesquels je suis entre pour l’exposition des faits, on voit qu’il ne s’agit pas ici des cancers d’une seule région du corps , mais de tous ceux qui peuvent être atteints par la compression. En effet , si le temps vient à prouver que les tumeurs et les engorgemens cancéreux qui disparaissent par ce moyen simple ne récidivent pas comme ceux qu’on détruit par l’ablation , la cautérisation et la ligature , avec quek|ue soin qu’on les fasse , il est probable que la compression rendra de grands services dans - le traitement des turneurs cancéreuses au pronostic desquelles les autres opérations et agens thérapeutiques n’ont presque rien changé, puis-
/ que les cancers repullulent dans un si grand
(i) Dans tous ces cas , la dépression et la désorganisation du mamelon , qui est ordinaire lorsque la maladie est parvenue à un certain point, est une circonstance très-défavorable.
nombre de cas, que cette maladie devient un noJl me tangere pour chaque chirurgien à mesure qu’il est frappé de l’inutilité de ses soins pour prévenir les récidives après les ablations. L’opinion de M. le professeur Boyer est conforme à celle des anciens , sur ce point de pratique. Voici comment s’exprime ce célèbre praticien dans son Traité des maladies chirurgicales ( tom. lî , pag. 3 13) : « Le temps et de nouvelles reeherches )) peuvent seuls fixer le degré d’importance et » d’utilité d’une opération si rarement suivie de )) succès, même dans les cas qui sontaccompa- )) gnés des apparences les plus favorables*, nous )) observerons seulement en attend ant, que , près- )) que toujours, dans la rechute, la maladie fait )) des progrès beaucoup plus rapides , et parvient )) à son terme fatal beaucoup plus promptement )) que dans les cas oii l’opération n’a pas été pra- )) tiquée. »
J’examinerai successivement clans ce chapitre le traitement externe par la compression , la cautérisation et le costume , et j’entrerai dans quelques détails sur le traitement interne par le cura famis et la ciguë.