‹ Recherches sur le traitement du cancer, par la compression méthodique simple ou combinée, et sur l'histoire générale de la même maladie, suivies de notes 1.̊ sur les forces et la dynamétrie vitales; 2.̊ sur l'inflammation et l'état fébrileChapitre 18 sur 66 · Des tumeurs squirrheuses circonscrites · texte numérisé non relu

Des tumeurs squirrheuses circonscrites

blanchâtres, homogènes, opaques, ou solanoïdes

et encéphaloïdes j

3°. Des tumeurs squirrheuses circonscrites

noires, homogènes et opaques ou mélanosiques.

Il faut appliquer à ces diverses sortes de tumeurs squirrheuses ce qui a été dit des engorgemens diffus correspondans, surtout au sujet des productions de vaisseaux sanguins capillaires isolés, à l’époque du ramollissement ; tantôt ces tumeurs sont contenues dans une enveloppe membraneuse mince et rompue en plusieurs points , et tantôt, au contraire, elles sont fortement enkystées par une production fibreuse qui défend les parties voisines.

4°. Outre les tumeurs homogènes dont je viens

Je parler, on trouve des tumeurs squirrheuses; alvéolées, divisées en cellules inégales ou plus ou moins égales, comme celles des rayons de miel, et remplies de divers fluides, et surtout d’une espèce de gelée dont la couleur iTcst pas constante* Les parois de ces alvéoles blanchâtres ou bleuâtres retiennent plus ou moins du caractère fibreux.

5°. Les tumeurs squirrheuses sont souvent solitaires*, mais il arrive quelquefois qu’elles sont grégales et disposées en groupes ou en grappes. Tantôt les tumeurs ainsi réunies sont de même nature ; et tantôt elles sont formées, les unes d’un tissu chondroïde, les autres d’un tissu encéphaloide ou même mélanosique.

Il n’y a rien de plus constant dans la configuration de ces assemblages de petites tumeurs, que dans leur nature, qui présente beaucoup de variétés.

6ft. J’ai rencontré des tumeurs solanoides enkystées, creusées, â la manière des môles, d’une ou deux cavités irrégulières , contenant des appendices ou fongus denses qui se continuaient avec les parois épaisses et néphroïdes de ces sacs squirrheux. On peut en voir un exemple dans 1 introduction , chez Mme. L..., qui fut opérée par M. le professeur Richerand *, et un autre chez le sujet du 3e fait de la lere partie.

Ÿ- J’ai trouve des kystes squirrheux à parois "chondroïdes, et qui renfermaient une matière pultacèe , épaisse , analogue à du plâtre pétri avec un corps un peu gras , et cependant n’ayant pas le caractère crétacé des productions tuberculeuses. Je n’ai pas pu regarder comme simplement tuberculeuses les tumeurs développées sons le grand pectoral de la demoiselle du 4oe fait, chez qui il était survenu consécutivement un engorgement squirrheux, déjà avancé, du sein du même côté. Toutes les tumeurs que portait cette personne présentaient le même caractère ; les plus petites , comme les plus volumineuses , contenaient la même substance pultacèe, épaisse, dans une cavité centrale dont les parois étaient revêtues d’une membrane lisse et présentaient la structure chondroïde. Cet aspect ne permettait pas de les considérer comme de simples ganglions engorgés. La cavité n’était point consécutive, car elle existait dans des tumeurs du volume d’une noisette, comme dans les autres. Chez ce sujet , les tumeurs enkystées ont été suivies , dans la mamelle , d’un engorgement squirrheux; chez celui du i/±e fait, au contraire, c’est le cancer du sein qui a été suivi, dans l’aisselle , de ganglions semblables à ceux que je viens de décrire.

N’ayant rencontré cette variété que dans les régions sous-clavière et axillaire, il est permis de croire qu’elle appartient aux ganglions lymphatiques qu’on trouve aussi parfois remplis de concrétions crétacées *, mais leur structure est reconnaissable. Je me borne, au reste, à appeler l’attention sur cet objet, et à prier de ne pas perdre de vue que, si dans un cas l’affection des ganglions a été consécutive , elle a été primitive dans l’autre.

La dure-mère devient le siège de fongus cancéreux qui se montrent sous le même aspect que les autres affections cancéreuses , avec cette circonstance qu’ils appartiennent aux tumeurs enkystées , que la maladie ne se propage que tard aux parties voisines, et que ces tumeurs prennent l’aspect encéphaloïde.

ARTICLE II I

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