II. Sens latens et confus pour l’individu
Ils sont au nombre de huit, sept spéciaux et un commun: les
anormal des fonctions altérées et de leurs produits, et par conséquent , de leurs conditions d’existence.
L’état de santé générale suppose le bon état de toutes les fonctions. S’il existe un état de maladie dans lequel
uns sont propres aux organes du système nerveux ganglionnaire; les autres sont communs à tous les parenchymes organiques vivans, en y comprenant celui du système nerveux cérébro - spinal et ganglionnaire.
Sens laiens spèciaux.
i°. Le sens ou le sentiment latent et confus qui , par les organes digestifs et absorbans, préside aux phénomènes d’association et de dissociation latentes et spéciales des substances alimentaires , et à toutes les combinaisons digestives latentes , moléculaires ou chimiques , des alimens, entre eux et avec les fluides fournis par l’appareil luimême, pour la production du chyme; et qui, par sa coordonnation avec le sens vital, avec le tact général et avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise , règle les phénomènes d’intus-susception , d’absorption et d’assimilation des alimens , des boissons, du chyme et du chyle, ainsi que ceux de la faim , de la soif, du dégoût et des besoins d’expulsions excrémentitielles. On pourrait l’appeler sens pepsique (de , coction , digestion.)
2°. Le sens ou le sentiment latent et confus qui, par les organes de la grande circulation , préside aux phénomènes d’association et de dissociation latentes et spéciales, et à toutes les combinaisons latentes , moléculaires ou chimiques, des substances absorbées, et spécialement du chyle , avec le sang ; et qui, par sa coordonnation avec le sens vital commun, avec le tact général, et avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise , règle les phénomènes de la circulation et de l’assimilation du sang dans les grands vaisseaux et dans les capillaires, comme ceux du malaise lipothyinique, pléthorique, et celui du besoin d’exonérations sécrétoires , hémorrhagiques et autres. On pourrait l’appeler sens hèmatosique.
3°. Le sens ou le sentiment latent et confus qui, par les organes de la respiration et le système capillaire général, préside aux phéno-
taules les fonctions soienl lésées, on devra considérer eet état de maladie comme général; si parmi les fonctions il s’en trouve quelqu’une que les autres supposent nécess lirement pour leur existence, et qui ne les sup-
mènes d’association et de dissociation latentes et spéciales, et à toutes les combinaisons latentes , moléculaires ou chimiques et pneumatiques, de l’hématose rouge dans les poumons , et de l’hématose noire dans le système capillaire général , et surtout celui duquel naît la veine-porte ; et qui, par sa coordonnation avec le sens vital commun, avec le tact général et avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise, règle les phénomènes des absorptions et des productions gazeuses dans l’organisme vivant, et par conséquent ceux des intus-susceptions respiratoires, des assimilations pneumatiques et hématosiques , ainsi que ceux de l’asphyxie , du météorisme , de l’emphysème et des ecchymoses spontanées. On pourrait l’appeler sens pneumatique.
4°. Le sens ou le sentiment latent et confus qui, par les organes sécréteurs et excréteurs , préside aux phénomènes d’association et de dissociation latentes et spéciales , et à toutes les combinaisons moléculaires des produits ries sécrétions excrémentitielles formant des flux, et des sécrétions enkystées formant des épanchemens; et qui, par sa coordonnation avec le sens vital commun , avec le tact général, et avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise, règle les phénomènes des intus-susceptions et des assimilations sécrétoires , ainsi que ceux de la rétention et de l’exçrétion des produits des sécrétions. On pourrait l’appeler sens diacrysique (de J'icix.ptiris , séparation.)
5°. Le sens ou le sentiment latent et confus qui , dans tous les tissus et parenchymes , préside aux phénomènes d’association et de dissociation latentes et spéciales, et à toutes les combinaisons élémentaires qui constituent la spécialité des divers produits organiques de la nutrition ; et qui , par sa coordonnation avec le sens vital commun , avec le tact général, et avec la motilité latente qui lui est spécialement soumise , règle les phénomènes des besoins de la nutrition et des assimilations parenchymateuses, et de la rétention et de l’ex-
pose pas pour la sienne , il faudra absolument considérer son état normal et anormal comme essentiel , et celte fonction comme fondamentale de toutes les autres; telle est la calorification. Toute fonction physio-
erélîon de leurs produits, dans la nutrition normale et dans l’hypertrophie et l’atrophie, ainsi que dans les transformations et altérations physiques des parenchymes. On pourrait l’appeler sens trophique .
66. Le sens ou le sentiment latent et confus qui, pur tes organes sexuels , préside aux phénomènes d’association et de dissociation latentes et spéciales, et à toutes les combinaisons des produits de la génération; et qui, par sa coordonnation avec le sens vital commun , avec le tact général et avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise, règle les phénomènes des assimilations, de la rétention et de l’expulsion des produits organiques de la conception susceptibles d’émancipation. On pourrait le nommer sens générateur ou génésique. Ce sens latent donne le sentiment confus des appétits sexuels et copulateurs.
7°. Le sens ou le sentiment latent et confus qui donne à tous les. vaisseaux capillaires la motilité péristaltique latente , de laquelle résultent les mouvemens des fluides qui y circulent, comme cela arrive pour les larmes dans les points et les conduits lacrymaux ; le sens qui donne aux capillaires, aux ûbrilles et aux lamelles élémentaires de tous les tissus ou parenchymes organiques, V irritabilité contractile latente , en vertu de laquelle ils admettent des élémens nouveaux pour leur nutrition et se déchargent des anciens , en vertu de laquelle , enfin , leur volume augmente et diminue. L’irritabilité motile latente capillaire donne la mesure de sa force ou de sa faiblesse par la difficulté ou la facilité avec laquelle ou fait disparaître par la compression les rougeurs et les injections qui en dépendent, et l’on juge de sa vivacité et de sa paresse par la promptitude ou la lenteur avec laquelle elles se reproduisent. L’irritabilité contractile latente préside à toutes les locomotions latentes de l’organisme; et, par sa coordonnation avec le sens vital commun, 'avec le tact général, et , par celui-ci avec tous les autres sens latens , règle l’intensité , la vivacité et la direction des locomotions latentes dans les absorptions et
logique suppose la température vitale et l'action vitale qu’elle représente , comme toute action organique suppose la température vitale.
Les auteurs anciens ont désigné par le nom de fièvres
les sécrétions capillaires et dans la nutrition. On pourrait l’appeler sens péristaltique ou irritabilité contractile indépendante de tout système nerveux, car elle existe dans le parenchyme nerveux lui-même comme dans les autres pour les phénomènes de sa nutrition.
L’irritabilité latente qui préside à l’absorption qui attache l’ovule à la face interne de l’utérus ou au péritoine , et qui développe successivement tous les organes des fonctions spéciales , l’irritabilité latente n’est donc qu’un instrument de la chaleur et du sens vital maternels par contiguité , jusqu’à ce que l’organisme engendré ait acquis assez de développement pour fournir un support solide au sens vital propre du fœtus , afin qu’il puisse soutenir son émancipation. Alors l’irritabilité latente dévient dans l’enfant l’agent nécessaire du sens vital propre avant lequel il était entré en action après la conception pour en développer le produit, et après l’extinction duquel on le voit donner encore dans les tissus organiques le spectacle d’un reste de circulation capillaire.
Sens latent commun .
8°. Le sens vital latent commun précède dans les germes tous les autres sens évidens et latens dont les appareils n’existent même pas encore. Toute substance organique vivante est pourvue de ce sens qu’elle tient d’une semence. Le sens ou le tact vital latent donne le sentiment du bien-être ou du malaise vital , qui prennent les noms de force ou de faiblesse , et de plaisir ou de douleur , lorsqu’ils deviennent distincts pour l’individu par l’association du sens vital latent avec le tact général évident sur lequel il réagit, et qui ne peut exister sans lui. Le sens vital est en rapport avec tous les autres sens évidens par le tact général , comme il l’est directement avec tous les autres sens latens dont l’action ou le repos deviennent pour lui l’occasion du bien-être ou du malaise vital.
Mis en exercice dans le germe fécondé par une température déterminée t le sens vital produit et entretient la température y Félec-
qu pyrexies, certaines modifications de la température et de l’action vitale, qui sont toujours liées à des modifications générales plus ou moins considérables et permanentes de toutes les autres fonctions, soit qu’elles les
tricité et l’irritabilité vitales, c’est-à-dire l’action organique qui le représente; et par elle, il développe successivement les tissus élémentaires , les appareils organiques spéciaux des sens évidens et lalens, et l’individu lui-même dont il règle distinctement et constamment :
1°. Les propriétés physiques et physiologiques spéciales qui sont du ressort des sens distincts : ainsi les couleurs, la vibratilité , les configurations et les fluidités, les odeurs, les saveurs, les températures ,1a mobilité et les propriétés latentes ou chimiques des produits organiques dans les individus mâles et femelles, dans leurs organes, dans leurs tissus et dans leurs fluides. La spécialité de tous ces phénomènes physiques prouve qu’il règle également la sensibilité spéciale de chacun des appareils des sens distincts et confus qui en sont les supports organiques vivans.
2°. Les dimensions et le nombre des individus , des organes et des tissus ; c’est-à-dire leur quantité métrique et numérique spéciale comme celle des fluides.
3°. La situation relative spéciale des iudividus , des organes , des tissus et des fluides.
4°. La mobilité et les locomotions spéciales des individus, des organes , des tissus et des fluides.
5". Les modifications ou la succession spéciale des dilférens états, ou les phénomènes physiques et physiologiques des âges, dans les in. dividus , les organes , les tissus et les fluides.
6°. Les vestiges ou souvenirs de modifications antécédentes dans les individus, les organes, les tissus et les fluides,
7°. La durée spéciale de chaque état, de chaque âge, de chaque modification physique et physiologique des individus, des organes, des tissus et des fluides.
S°. La similitude ou la ressemblance spéciale physique et physiologique des individus, des organes, des tissus et des fluides.
produisent, soit qu’elles en soient de simples coïncidences, soit, enfin, qu’elles en soient les effets. L’état fébrile qui peut survenir spontanément , ou par des variations thermométriques, électrométriques ou hygro-
On pourrait appeler le sens vital commun sens biosique , ou mieux peut-être sens pyrogènèsique ou pyrexique , parce qu’il produit ou engendre la chaleur et l’électricité organiques vitales, et même jusqu’à la combustion spontanée. Cette fonction est très-différente de celle du tact général-, qui ne peut que mesurer le degré de température et d’électricité des corps environnans et du corps lui-même. Le sens vital produit et règle en même temps l’hygrométrie , la gazométrie et la motilité organique, latente.
Tels sont les sens évidens et latens sur lesquels repose l’existence physique et physiologique spéciale de l’homme. Je dis l’existence physique , car l’état physique de l’homme est réglé dans ses fluides parle sentiment latent spécial des organes sécréteurs, comme l’état physique spécial de ses solides est déterminé par le sens trophique ou nutritif latent et spécial de chaque parenchyme : je dis aussi l’existence physiologique , puisqu’elle repose toute entière sur celle des sens évidens et latens qui se supportent réciproquement , et qui supposent tous le sens vital préexistant.
Remarques sur quelques lois des sens distincts spèciaux et du sens
interne commun.
i°. Les organes de chaque sens spécial distinct, lorsqu’ils sont impressionnés , donnent un sentiment spécial qui répond à la spécialité de leur capacité sensitive et à celle de leur stimulus : ainsi l’œil donne le sentiment des propriétés visibles de chaqne objet,. en raison de sa sensibilité spéciale , de la nature de l’objet et de celle de la lumière ; l’œil ne sent pas comme l’oreille, il ne fait pas voir une orange pour une poire , et il fait distinguer les objets avec une netteté proportionnée à la clarté de la lumière et à l’intensité de sa sensibilité spéciale.
2°. On rapporte aux organes spéciaux des sens distincts les impressions spéciales dont ils sont les supports; mais on rapporte aux
métriques (le l’almosphère , chez un sujet auparavant sain ou portant déjà diverses maladies locales; l’état fébrile qui* pour la plupart des hommes, constitue seul la maladie, comme son absence annonce la santé ; l’état
objets qui agissent sur eux les impressions communes de nature , de quantité , de situation relative , de locomotion, de succession d’états , de vestiges, de durée et de similitude. Ainsi on rapporte aux yeux le sentiment de la vue ; mais on place hors des yeux les objets qu’on voit, quoique leur image visible pour nous soit en dedans.
5°. L’organe spécial de chaque sens distinct stimulé devient un stimulus pour le sens interne et pour le tact général , et, par leur moyen, pour l’irritabilité motile distincte qui lui est subordonnée, et même parfois pour les organes des sens confus ou îatens , dont l’action ne lui est pas soumise. Ainsi on rapporte au luth dont on entend les sons, etc., les couleurs et tes- contours qui caractérisent cet objet; on ne sépare pas les cris qu’on entend de l’animal qu’on voit s’avancer ; ce point de convergence des impressions de la vue et de l’ouïe, etc. est précisément le sens interne, en vertu des impressions duquel on s’approche ou on s’éloigne de l’objet. 11 arrive aussi que la vue et les cris d’un animal ou d’un homme troublent la digestion , la circulation , la respiration , les sécrétions , la nutrition , la gestation et la motilité non soumise à la volonté : d’où les appétits, les dégoûts , les vomissemens , les diarrhées , les palpitations et les lipothymies, les dyspnées et les suffocations , les sueurs chaudes ou froides , les cholera-morbus, les amaigrissemens, les avortemens , les besoins d’excrétions, ou enfin le trouble sympathique des fonctions de tous les sens confus par la vue, l’ouïe , le toucher, l’odeur, la saveur, la température, et la résistance ou les impulsions d’un objet.
4°. L’organe du sens interne dans lequel il y a unité de structure apparente et d’impression interne, quoique les impressions des sens externes soient multiples, l’organe du sens interne, dis-je, même en l’absence de la stimulation présente des sens externes , donne les sentimens spéciaux de chacun d’eux, quoiqu’ils soient dans le repos; exemple ; les illusions relatives à chaque sens dans les songes , le dé
fébrile étant assurément l’un des plus considérables phénomènes de l’organisme vivant, je me propose de l’étudier sous ses points de vue essentiels, après en avoir exposé et discuté les faits fondamentaux.
lire, et meme lorsqu’il n’existe plus, comme les douleurs d’un membre après son amputation , etc. , etc.
5°. On rapporte aux organes spéciaux des sens distincts et même confus les impressions dont le sens interne est le véritable support; mais on rapporte aux objets mêmes les impressions communes de nature, de quantité , de situation relative, de locomotion , de succession d’états, de vestiges, de durée et de similitude; exemple : on rapporte la vision aux yeux , l’audition aux oreilles, etc.; mais on rapporte les propriétés sensibles qui impressionnent, les dimensions, la situation , les locomotions, les successions d’états , les vestiges , la durée et les ressemblances aux objets mêmes.
6°. L’organe spécial du sens interne stimulé devient lui-même un stimulus pour le tact général et pour l’irritabilité motile évidente, au moyen desquels il réagit sur les sens distincts qui lui sont soumis pour faire regarder ce qu’on voit, écouter ce qu’on entend , palper ce qu’on touche, etc. Il réagit même sur les sens confus dont l'action ne lui est pas subordonnée. Gela rentre dans ce que je viens de dire article 3.
Remarques sur quelques lois des sens latens spèciaux et du sens vital.
i°. L’appareil de chaque sens confus en action, et surtout en besoin, donne un sentiment et un produit spéciaux, qui répondent à la spécialité de sa capacité sensitive et à celle de ses stimulus spéciaux. Le sentiment de satiété, d’appétit , de soif, d’inanition, de lipothymie , de force ou de faiblesse de la circulation , de suffocation , de malaise ou de bien-être par les sécrétions ou les besoins d’excrétions, le sentiment copulateur, la faiblesse de la circulation capillaire et même son extinction sont des sentimens confus , mais aussi certains que l’élévation ou l’abaissement de la température organi que, et que le bien-être ou le malaise vital qui en résulte, indépendamment du sentiment distinct de chaleur et de froid qui appartient au
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Recherches sur (es phénomènes fondamentaux de
V état fébrile .
Lorsqu'il survient dans l’économie animale vivante
tact général , lequel peut le faire éprouver aussi sans changement thermométrique de la température du corps.
20. On rapporte aux appareils spéciaux des sens confus les sentimensde bien-être et de malaise qui en naissent; mais on y rapporte aussi les impressions confuses et communes de la nature des sentimens, de leur intensité, de leur situation, de leurs changemens de siège, de leur succession d’états , des vestiges de modifications , de leur durée et de leur ressemblance, parce que les objets ou les stimulus de ces impressions confuses ne pouvant agir que sur le tact général qui est commun aux sens confus et distincts ne sont eonnus clairement que par le sentiment de chaleur ou de froid , de piqûre ou de pression , et de pulsation ou d’impulsion qui lui appartiennent.
3°. L’appareil spécial de chaque sens confus, étant en action ou dans le besoin d’action , devient un stimulus pour le tact général (dont l’organisme vivant tout entie*? est l’appareil), et, par son moyen , pour les autres sens distincts et confus, qui dominent par leur susceptibilité , et surtout pour le sens vital : d’où le bien-être et le malaise vital , la force et la faiblesse vitales, les froids et les chaleurs spontanés et thermométriques ou pyrexiques naissant de l’action , des perturbations, de la satiété, ou des besoins des sens confus spéciaux.
4°. I/appareil du sens vital , qui est tout parenchyme physiologique, et probablement tout fluide vivant par contiguité (fausses membranes vasculaires flottantes) , car toute structure lui est indifférente pour produire les diverses températures locales comme les différentes températures générales chaudes ou froides ; l’appareil du sens vital ou biosique , dis-je, même en l’absence de l’action présente des appareils des sens spéciaux confus, produit la température organique, quoique tous les autres appareils spéciaux soient dans une inaction complète de leurs fonctions spéciales. Gela a lieu dans le produit de la conception (l’absorption exceptée) avant la
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un malaise général, précédé, accompagné et suivi de modifications générales plus ou moins grandes et soutenues de la température organique , c’est-à-dire lorsqu’il se développe une sur-stimulation et une sur-séda-
création des appareils spéciaux de tous les sens confus et distincts; cela continue pendant la gestation (la circulation exceptée). On observe la meme chose dans toutes les sur-stimulations , sur-sédations , sur-tonifications et sur-atonies pyrexiques locales et générales spontanées , sans point de départ manifeste dans aucune fonction spéciale distincte ou confuse.
a0. On rapporte aux organes spéciaux des sens distincts et confus les impressions spéciales de bien-être et de malaise , de plaisir et de duuleur qui leur sont communes en qualité de tissus vivans , parce qu’elles appartiennent au sens vital qui leur est également commun, et dont les impressions se généralisent par le tact général, sens à-lafois distinct et confus qui associe la vie des tissus du même organe entr’èux , et celle des appareils du même organisme. De cet accord du bien-être et du malaise vital des tissus et des appareils, lequel règle le degré d’action vitale , comme la nature du support vital fourni par la conception règle son mode dans chaque tissu, dans chaque organe et dans chaque appareil différent, de cet accord naît dans l’organisme vivant l’harmonie de nature des propriétés sensibles , de quantité métrique et numérique, de situation, de locomotion, de succession d’états , de vestiges de modification , de durée et de similitude relatives des tissus, des fluides, des organes, des appareils spéciaux et de l’individu lui-même.
6°. L’appareil spécial du sens vital , c’est-à-dire tout tissu vivant stimulé, devient lui-même un stimulus pour le tact général et pour l’irritabilité motile confuse , au moyen desquels il réagit sur les sens confus de manière à troubler leurs fonctions spéciales à un degré plus ou moins considérable et relatif à la perturbation vitale qui peut retentir jusqu’aux sens distincts, avec lésion plus ou moins considérable de leurs fonctions spéciales par celles des fonctions vitales de leurs tissus. Ainsi, d’une part, un tissu sur-stimulé , dans une inflammation spontanée, trouble d’abord les fonctions des appareils
Mon vitales spontanées, combinées entre elles, et avec des lésions primitives ou consécutives des fonctions des sens distincts et confus , et surtout de la résistance vitale • locale et générale , je dis qu’il y a pyrexie, fièvre ou état fébrile général. .
t , N ... . ft
digestif, circulatoire, respiratoire, sécréteur, parenchymateux, générateur et motile latent, en faisant partager sa sur - stimulation locale à toutes les fonctions confuses et même aux sens distincts : le trouble des autres fonctions et l’état fébrile sont alors subordonnés à la sur-stimulation vitale locale ; d’autre part , des excès alimentaires, la surcharge de l’appareil circulatoire , des gaz délétères respirés, des sécrétions suspendues ou excessives , des nutritions hypertrophiques, atrophiques ou cacotrophiques , des excès de copulation et des excès de tous les sens distincts produisent la sur-stimulation fébrile générale avec froid , chaleur, etc. , qui leur est subordonnée : îe trouble des fonctions vitales part alors manifestement de celui des fonctions spéciales distinctes et confuses.
Remarques sur le rapport des lois des phénomènes physiologiques et
physiques de l'organisme.
i°. Chaque sens spécial distinct correspond à des propriétés physiques impondérables : ces propriétés (les couleurs , la diaphanéité , les sons, les configurations et non configurations, les odeurs, les saveurs, les températures et les impulsions) ont pour support commun la substance même du corps qui les présente ; de la même manière que chaque sens spécial distinct (la vue, l’ouïe, le toucher ou le palper, l’odorat, le goût, le tact général et l’irritabilité contractile) a le sens interne pour support de sa sensibilité spéciale. La suspension du sens interne dans l’épilepsie, dans la lipothymie complète, par exemple, éteint immédiatement tous les sens distincts, et même le tact général , car on peut brûler l’épileptique sans qu’il éprouve le sentiment de la brûlure, etc. , etc. Ainsi, dire que les sens distincts spéciaux ne peuvent exister sans le sens interne , ç’est comme si l’on disait qu’il ne peut y avoir de propriétés sensibles sans un support physique ou sans un corps.
Le malaise général que Dons désignons sous le nom de fièvre est précédé, accompagné et suivi :
i\ De changemens plus ou moins considérables, et permanens, dans la température organique : en effet , dans les cas où toutes les autres lésions peuvent paraître
2°. Chaque sens latent ou confus correspond à des propriétés chimiques moléculaires latentes et confuses pour les sens distincts : (telles sont celles du chyme et du chyle, du sang, des gaz introduits ou rejetés, des fluides sécrétés , des fluides parenchymateux , des produits de la conception et des mouvemens moléculaires. ) Ces propriétés latentes chimiques ont pour support commun une température et une électricité vitales sans lesquelles elles ne se développent pas plus que les sentimens spéciaux des sens distincts en l’absence du sens interne qui leur est commun. Les facultés digestives ou absorbantes, hémato.siques , respiratoires , sécrétoires , nutritives, génératrices et motiles latentes , cessent par l’extinction du sens vital qui leur est commun et qui les supporte comme présidant à la production de la chaleur et de V électricité organiques ; phénomènes qui représentent Y action vitale du sens biosique , comme les mouvemens visibles d’un corps représentent l’impulsion invisible qui les lui donne.
5°. Parmi les sens distincts spéciaux , le tact général V irritabilité moti le évidente sont fondamentaux; car sans eux les autres sens évidens ne peuvent exister ni réagir sur leurs stimulus , les uns sur les autres, ou sur les sens latens. Dans les phénomènes physiques évidens qui correspondent aux sens distincts , la température , Y électricité et Yimpulsion sont les phénomènes fondamentaux sans lesquels aucun des autres ne peut exister ni réagir sur les autres phénomènes physiques évidens ou latens.
4°. Les sens confus ou latens spéciaux reposent tous sur le sens que je propose d’appeler biosique , d’après ses fonctions vitales , ou pyrogénésique , en l’envisageant du côté de ses fonctions physi-
ques. Tous ne sont dans leurs fonctions spéciales distinctes que des manifestations locales de Yaction vitale latente ou des fonctions du sens qui préside, non pas à l’appréciation distincte, mais
douteuses, les modifications de la température et de ïa résistance vitales , et celles du tact général qui en donne le sentiment distinct par toutes les parties du corps , ont des phénomènes incontestables. 11 n’y a point de
à la production latente de la température et de l’électricité vitales, qui rendent évidente cette production , sans laquelle aucune des fonctions vitales spéciales , digestives, hématosiques , respiratoires, sécrétoires, nutritives, génératrices ou motiles , ne peut pas plus exister que les phénomènes chimiques quelconques sans le concours d’une température et d’une électricité spéciales et déterminées, qui est leur moteur latent indispensable.