‹ Recherches sur le traitement du cancer, par la compression méthodique simple ou combinée, et sur l'histoire générale de la même maladie, suivies de notes 1.̊ sur les forces et la dynamétrie vitales; 2.̊ sur l'inflammation et l'état fébrileChapitre 38 sur 66 · I. Sens évidens et distincts pour l’individu · texte numérisé non relu

I. Sens évidens et distincts pour l’individu

Ils sont au nombre de huit, sept spéciaux et un commun , propres au système nerveux cérébro-spinal.

Sens évidens spéciaux.

i°. La vue donne le sentiment distinct des effets de la lumière par des organes spéciaux ; et, par sa coordonnation avec le tact général, avec les autres sens évidens et latens, et surtout avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise, préside aux rapports d’association et de dissociation visibles des objets qui entourent le corps entre eux , et du corps humain avec les autres, par la couleur, l’opacité, la diaphanéité , etc. La vue est le sens photométrique.

2°. ’L'ouie donne le sentiment distinct des vibrations sonores par des organes spéciaux; et, par sa coordonnation avec le tact général, avec les autres sens évidens et Iatens , et surtout avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise , préside aux rapports d’association et de dissociation sonores des objets qui entourent le corps entre eux , et du corps humain avec les autres par la voix, etc. L’ouïe est le sens acousnxétrique.

3°. Le toucher donne le sentiment distinct des configurations des corps solides et de la non configuration des substances fluides par des organes spéciaux ; et, par sa coordonnation avec le tact général.

vie de Torganisme, et leur impuissance , son état de mort; leur exercice s’appelle veille ou action; leur repos reçoit le nom de sommeil ou d'inaction ; leur état normal est en même temps la cause et l'effet de la santé

avec les autres sens évidens et latens, et surtout avec la motiliîé évidente et latente qui lui est spécialement soumise , préside aux rapports d’association et de dissociation palpables des objets qui entourent le corps entre eux, et du corps humain avec les autres par les configurations et fluidités sans configuration. Le toucher est le sens morphimèlrique , et même celui de l’hygrométrie évidente ou palpable des substances sèches ou mouillées.

4°. L’odorat donne le sentiment distinct des arômes par des organes spéciaux ; et , par sa coordonnation avec le tact général , avec les autres sens évidens et latens , et surtout avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise , préside aux rapports d’association et de dissociation olfactibles des objets qui entourent le corps entre eux, et du corps humain avec les autres, par les arômes ou les odeurs. L’odorat est le sens osmimétrique.

5°. Le goiît donne le sentiment distinct des sapidités par des organes spéciaux ; et , par sa coordonnation avec le tact général , avec les autres sens évidens et latens , et surtout avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise , préside aux rapports d’association et de dissociation sapides des objets qui entourent le corps entre eux, et du corps humain avec les autres par les saveurs. Le goût est le sens chumimètriq ue .

6°. Le tact général donne le sentiment distinct des températures et de l’impulsion par toutes les parties du corps, et ne fait de l’organisme entier qu’un seul sens pour le plaisir et la douleur; tous les autres sens le supposent, et lui ne les suppose pas. Le tact général, par sa coordonnation avec les autres sens évidens et latens , et surtout avec la motilité évidente et latente qui lui est spécialement soumise , préside aux rapports d’association et de dissociation tangibles ou tactiles , des objets qui entourent le corps entre eux , et du corps humain avec les autres par les températures et les mouvemens. Le

physiologique , comme leur état anormal est la cause et l’effet des maladies physiologiques ou vitales. Cela étant , il est clair que les phénomènes de la santé physiologique ne sont que les fonctions physiologiques et

tact général ést le sens thermomcttiq ue , parce qu’il mesure, par simple contact, la température, l’électricité et l’humidité latente.

j°. Le sens de réaction motile manifeste ou Y irritabilité ^contractile évidente soumise ou non soumise à la volonté, donne le sentiment distinct de mobilité ; de pesanteur et de résistance physique du corps et des objets extérieurs par tous les organes musculaires ; et , par sa coordonnation avec le tact général , et par lui avec les autres sens évidens et latens, préside aux rapports d’association et de dissociation h inèsiques , ou de mouvement , des parties du corps entre elles , et du corps humain avec les autres par Yimpulsion devenue distinctement locomotrice. On pourrait l’appeler sens kinésimètrique (de Kivvjtj-iÇj mouvement.)

Sens évident commun.

8°. Le sens interne ou commun donne le sentiment collectif distinct des impressions de tous les autres sens distincts par un organe spécial (l’appareil encéphalique); par son association avec le tact général, et par lui avec tous les autres sens spéciaux, il répète , comme un écho intérieur , leurs impressions spéciales qu’il fait converger en lui comme sur un support commun. Les impressions des sens externes ainsi répétées par le sens interne reçoivent le nom d 'images ou d’idées , en conséquence desquelles il réagit par sa coordonnation également spéciale avec les organes contractiles. Le sens interne ou commun donne Y existence , règle la coordonnation , et crée Yaction physiologiques évidentes par les sens distincts ; il préside aux rapports réciproques d’association et de dissociation de chaque individu avec ses semblables ou avec les objets qui l’entourent, et de ceux-ci entre eux par les propriétés sensibles.

Outre les phénomènes propres des sens spéciaux , le sens interne donne le sentiment plus ou moins distinct :

i°. De la nature ou du rapport des propriétés spéciales des objets

leurs produits à l’état normal; et que les phénomènes des maladies physiologiques ne sont aussi que des fonctions du même ordre et leurs produits à l’état anormal. Ce qu’il y a d’évident et de caractéristique dans l’état

exlérieurs et du corps humain lui-même. Ce sentiment donne l’aptilude physiologique à distinguer la nature physique ou le rapport des propriétés spéciales des stimulus des sens.

2°. De la quantité métrique et numérique relative des objets extérieurs et du corps lui-même. Ce sentiment donne l’aptitude physiologique à distinguer les dimensions et le nombre des objets.

5°., De la situation relative spéciale des objets extérieurs et du corps lui-même. Ce sentiment donne l’aptitude physiologique à distinguer les rapports de lieu des objets.

4°. De la locomotion relative des objets extérieurs et du corps luimême. Ce sentiment donne l’aptitude physiologique à distinguer les mouvemens et les changemens de lieu des objets.

5°. De la succession d’états spéciaux relatifs des objets extérieurs et du corps lui-même. Ce sentiment donne l’aptitude physiologique à distinguer les modifications ou changemens qu’éprouve un objet.

6°. De vestiges relatifs aux impressions antécédentes reçues par je sens interne. Ce sentiment donne l’aptitude physiologique à dis tinguer une seconde impression d’une première par ses vestiges ou souvenirs présens ou renouvelés.

y°. De la durée relative des objets extérieurs et du corps lui-même dans un état déterminé. Ce sentiment donne l’aptitude physiologique à distinguer la permanence ou le temps et les âges des objets.

8°. De la similitude d’état ou de la ressemblance spéciale et rela tive des objets extérieurs et du corps lui-même. Ce sentiment donne l’aptitude physiologique à distinguer les ressemblances et les représentations des objets, même -par leurs vestiges.

On pourrait appeler le sens interne sens instinctif , parce qu’il préside aux rapports physiologiques coordonnés de l’individu avec les objets extérieurs par ses sens spéciaux. Lorsque ses impressions sont la représentation de celles des sens distincts , elles reçoivent le nom d’images ou d 'idées ; lorsque , au contraire , elles sont produites par

de santé, c’est l’état normal des fonctions et de leurs produits, qui suppose leurs conditions d’existence dans un état correspondant au leur; ce qui est incontestable et caractéristique dans l’état de maladie r c'est l’état

les sentimens d’appétit, de soif, de besoin excréteur, de bien-être, de malaise j etc. , etc. , des sens lalens , on les désigne par le nom de sentimens confus.

Les idées sont, par des coordonnations spéciales , les supports physiologiques d’une valeur intelligible semblable à celle que supporte la coor donnation spèciale des pièces d’une machine , ou celle des lettres d’un écrit , lesquelles perdent leur valeur intelligible avec leur arrangement spécial. Cette valeur intelligible a reçu le nom de sensations distinctes et de pensées , lorsqu’elle a pour support un ordre spècial des images du sens interne; lorsqu’elle existe au-dehors par l’arrangement spécial d’objets physiques extérieurs , oft donne à cette valeur intelligible le nom imposé à leur coordonnation spéciale : ainsi celui de pendule, montre, machine, etc. ; lorsqu’elle existe sur des formules verbales arbitraires qui représentent ces objets, on l’appelle langue parlée ou écrite , discours , etc.

La mimique physiologique obligée produite par les sentimens confus de bien-être ou de malaise physiologiques, sert aussi à manifester les sentimens moraux de bonheur et de malheur. Ainsi la peine morale de la perte d’un procès ou d’un ami , sans autre impression physiologique que celle des sons ou des signes écrits, dont la valeur intelligible n’existe que pour celui qui connaît la langue à laquelle ils appartiennent , s’exprime par la même mimique que la douleur physiologique, des cris , des larmes, etc. L’association d’une valeur intelligible à une coordonnation d’objets ou à celle de leurs idées est la transition des phénomènes physiologiques aux psychologiques ; ils ne diffèrent pas moins entre eux que les sons articulés et les caractères d’écriture, comme objets physiques , diffèrent de l’esprit, du sens ou de la valeur intelligible que supporte leur coordonnation.

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