‹ Recherches sur le traitement du cancer, par la compression méthodique simple ou combinée, et sur l'histoire générale de la même maladie, suivies de notes 1.̊ sur les forces et la dynamétrie vitales; 2.̊ sur l'inflammation et l'état fébrileChapitre 41 sur 66 · CLASSIFICATION DES ALTÉRATIONS DES PHÉNOMÈNES PHYSIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES ALTÉRATIONS DES PHÉNOMÈNES PHYSIOLOGIQUES

Lésions des sens districts.

i°. Vices des fonctions de la vue.

2°. Vices des fonctions de l’ouïe.

3°. Vices des fonctions du palper ou toucher.

4°. Vices des fonctions de l’odorat.

5°. Vices des fonctions du goût.

G°. Vices des fonctions du tact général.

fièvre Fans symptômes de froid ou de chaleur , de force ou de faiblesse pour le malade ou pour les autres.

Les changemens de la température organique dans l’état fébrile ne peuvent avoir lieu sans que l’action

7°. Vices des fonctions de l’irritabilité motile distincte soumisé ou non soumise à la volonté.

8°. Vices des fonctions du sens interne commun.

Lésions des sens confus.

i°. Vices de la digestion èt de l’absorption des substances destinées à l’hématose, ou vices des fonctions du sens pepsique.

a0. Vices de l’hématose dans la circulation, ou vices des fonctions du sens hématosique.

3°. Vices de l’hématose par la respiration, ou vices des fonctions du sens pneumatique.

4°. Vices de la sécrétion des fluides extraits du sang par des organes glanduleux ou enkystés qui se suppléent mutuellement dans cette fonction , ou vices des fonctions du sens diacrysique.

5°. Vices de la sécrétion des fluides parenchymateux. Les fluides parenchymateux augmentent dans l’hypertrophie, diminuent dans l’atrophie , et sont dépravés dans les perversions de nutrition qui défigurent les parenchymes ou les transforment les uns dans les autres j vices des fonctions du sens trophique.

6°. Vices de la génération des produits organisés solides et fluides nouveaux et des superfétations organiques ; vices des fonctions du sens génésique.

-°. Vices des mouvemens latens des fluides sanguins, gazeux, sécrétés, parenchymateux, et de ceux 'des corps organiques engendrés par des superfétations; vices des fonctions du sens péristaltique ou de la motilité latente non soumise à la volonté.

£°. Vices des fonctions biosiques ou vitales communes chargées dé la pyrogénésie vitale ou de la température organique; ou, si l’on veut , vices pyrexiq ues des fonctions vitales, depuis la stimulation vitale qui commence dans l’iucubation de l’ovule jusqu’à la sur-sti ' mutation vitale fébrile,1

vitale quelle représente et qui en est inséparable, n en éprouve de correspondant : il en est de même du sentiment de force et de faiblesse; il ne peut exister sans que

La classification des altérations des phénomènes physiques spéciaux du corps humain correspond à celle des altérations des phénomènes physiologiques , comme les phénomènes physiques euxmêmes correspondent aux phénomènes physiologiques ; ainsi :

Vices êvidens des phénomènes physiques distincts .

10. Des couleurs, de la diaphanéité spéciales , etc. des tissus et des fluides du corps humain ;

De la vibratilité sonore spéciale des tissus et des fluides organiques et de la voix en particulier.

30. Des configurations spéciales des solides et de la liquidité spéciale des fluides organiques ;

4». De l’odeur spéciale des tissus et des fluides organiques. (Voy. le Mémoire de M. Barruel , sur l’odeur spéciale du sang.)

50 De la saveur spéciale des tissus et des fluides organiques ;

6*. De la capacité thermométrique et électrométrique spéciale et

évidente des solides et des fluides organiques;.

De la mobilité et des mouvemens spéciaux et évidens des

solides et des fluides organiques ;

8». De la substance même du corps comme support des phénomènes physiques spéciaux distincts considérée:

«. Dans le corps comme individu, mâle ou femelle, de differens âges;

b. Dans les appareils organiques qui composent le corps par leur

coordonnation ;

c. Dans les tissus élémentaires qui constituent les appareils;

d. Dans les fluides que contiennent les appareils et les tissus ;

e. Dans les superfétations organiques ou les générations de pro. duits organiques nouveaux.

Vices latens des phénomènes physiques confus .

A.insi j

JO. De la composition chimique du chyme , du chyle et de tous les fluides absorbés ou prœhématosiques ;

la résistance vitale on le ton vital dont il donne la mesure ne soit augmenté ou diminué : aussi dans la fièvre on supporte mal les stimulus ordinaires , la chaleur ou

2°. De la composition chimique du fluide hématosique ou du sang par les fluides absorbés ;

3°. Des décompositions et compositions pneumatiques dans leurs rapports avec l'hématose rouge et noire ;

4°. De la composition chimique des fluides sécrétés ou extraits du sang;

5°. De la composition chimique des fluides parenchymateux et des parenchymes; ,

6°. De la composition chimique des solides et des fluides produits par les superfétations organiques ;

7°. De la combinaison des mouvemens chimiques spéciaux e latens ou moléculaires des solides et fluides organiques;

8°. De la production de la température et de l'électricité spéciales latentes des solides et fluides organiques. Cette production préside à tous les phénomènes des combinaisons chimiques de l’organisme, depuis ceux de l’incubation jusqu'à celui de la combustion spontanée.

Remarques sur l'étude des phénomènes physiologiques à l’état normal

et anormal.

Pour bien connaître les sens distincts et confus des deux octaves dont je viens de présenter le tableau , il faut étudier successivement dans chacun d’eux ;

i°. Leur existence physiologique spèciale et passive :

a. Pour les stimulus physiques spéciaux agissant sur eux ;

b. Pour les autres organes , qui chacun en particulier peuvent agir sympathiquement sur celui qu’on étudie ;

c. Pour la puissance psychologique ou spirituelle de l’homme , qui peut agir sur les organes de tous les sens.

C’est ici la racine des lois de toutes les aptitudes ou capacités des organes des sens pour recevoir l’action des stimulus physiques, physiologiques et psychologiques.

a°. Leur action physiologique spèciale oü leur existence active :

]** froid, et le sec ou riiumidilé extérieurs; l'intensité de l’influence des organes les uns sur les autres est augmentée ou diminuée, ainsi que la production spontanée de la chaleur organique.

a. Pour les stimulus spéciaux sur lesquels ils agissent ;

b. Pour les autres organes sur lesquels peut agir sympathiquement celui qu’on examine ;

c. Pour la puissance psychologique sur laquelle chaque sens peut agir selon la nature de ses fonctions distinctes ou confuses.

C’est ici la racine des lois de l 'action des organes des sens sur les stimulus extérieurs physiques , les uns sur les autres comme stimulus physiologiques, et sur la puissance psychologique.

3°. Leur coordonnalion physiologique spéciale active et passive, c’est-à-dire leur consensus d’associàlion , de dissociation , et de combinaison par des capacités ou affinités physiques , physiologiques, et psychologiques réciproques :

u. Entre les organes des sens et leurs stimulus physiques;

b. Entre les organes d’un sens et ceux des autres réciproquement ;

c. Entre les organes des sens et la puissance psychologique ou spirituelle de l’homme.

C’est ici la racine des lois de la coordonnalion ou de l 'ordre physiologique des organes des sens dans leur association vitale et psychologique.

L’existence physiologique des sens présente à étudier dans chaque fonction physiologique :

i°. La nature et le rapport des propriétés organiques spéciales, et le bon ou le mauvais état physique et vital du support organique et de ses stimulus, et, par conséquent, de leurs capacités réciproques spéciales:

2*. La quantité relative ou les dimensions et le nombre des supports organiques spéciaux et de leurs stimulus;

3°. La situation relative des supports organiques et de leurs stimulus ;

4°. Les locomotions relatives des supports organiques et de loue» stimulus p

3°. L’état fébrile est accompagné de lésions des fonctions digestives. En effet, soit que l’appareil digestif donne le sentiment de l’appétence ou de l’inappétence pour les aiimens solides ou pour les boissons par l’appétit

5°. Les modifications relatives dénaturé, ou de manière d’éfre bonne ou mauvaise, de quantité, de situation et de locomotion ;

6°. Les vestiges ou les souvenirs des modifications ou états successifs des supports, et des stimulus ;

7°. La durée relative de chaque modification ou état des supporta et des stimulus ;

8°. La similitude relative de nature, de quantité, etc., des supports et des stimulus; cette ressemblance de deux objets fait qu’ii* se représentent mutuellement sous quelques rapports.

L’action physiologique des sens présente à étudier dans chaque fonction physiologique :

i°. La nature relative de Faction qui peut être une stimulation , une sédation , une tonification ou une atonification , avec ou sans

locomotion évidente des supports et des stimulus. (Plus tard je reviendrai sur ces expressions.)

2°. La quantité relative ou l’intensité et le nombre des actions des supports et des stimulus ;

3°. La situation relative de l’action des supports et des stimulus;

4°. Les changement relatifs du lieu de l’action des supports et des stimulus ;

5°. Les modifications ou changemens relatifs d’action des supports et des stimulus ;

6°. Les vestiges, relatifs ou souvenirs d’action successive des, supports et des stimulus ;

7°. La durée relative des actions des supports et des stimulus;

8°. La similitude relative d’action des supports et des stimulus, qui fait que deux modes d’action semblables se représentent mutuellement.

La coordonnât ion physiologique des sens qui repose sur leurs afji, T) lii.ès vitafes présente à étudier dans, chaque fonction physiologique :

3io

el la soif, il supporte mal ses stimulus ordinaires, c’està-dire les alimens ; il agit plus fortement que de coutume sur les autres appareils, qui réciproquement réagissent plus vivement sur lui. Les produits de la diges-

i®. La nature de la coordonnation ou le mode de rapport des objets coordonnés. La coordonnation peut être une association , une dissociation ou une combinaison vitales des supports et des stimulus. Le consensus d’association , de dissociation et de combinaison physiologiques a lieu :

a. Entre les organes et les stimulus physiques ;

b. Entre les organes du même individu, et entre les organes d’individus différens ;

c. Entre les organes des sens et la puissance psychologique dans l’homm-, chez qui, seul, les organes sont des supports organiques de sensations ; comme des sons articulés ou des caractères d’écriture coordonnés sont des supports inorganiques de pensées qu’ils ne connaissent pas plus que l’écho ou le perroquet qui répètent des sons, ou le papier qui reçoit une écriture, ou l’homme qui articule les paroles d’une langue qui lui est étrangère ;

d. Entre la puissance psychologique et les organes dont elle coordonne l’existence et l’action pour produire la valeur intelligible du discours et de l’écriture , qui est le stimulus de coordonnation ou de consensus verbal ou logosique des hommes entre eux, pour l’éducation , le commandement, etc.

2°. La quantité relative ou le degré et le nombre des supports coordonnés ;

5°. La situation relative des supports et des stimulus coordonnés;

4P. Les locomotions relatives coordonnées des supports et des stimulus ;

5°. Les modifications relatives de coordonnation des supports et des stimulus ;

6°. Les vestiges ou souvenirs relatifs des modifications successives d’état des supports et des stimulus ;

7°. La durée relative des coordonnations des suppo ts el des stimulus ;

lion qu’on peut observer, lesmatières vomies ou rejetées par les selles, présentent des earaclères différens de ceux de la santé. Ainsi, leur couleur et leur opacité, leur consistance, leur odeur, leur saveur, leur température

8°. La similitude par coordonnation relative, ou la représentation par des rapports naturels ou arbitraires. Ainsi :

a. La représentation physique spéciale par imitation , image , empreinte , réflexion catop trique des supports dans l’ordre relatif où ils se trouvent disposés;

b. La représentation physiologique ou mimique spéciale qu’un sup port orgauique de fonctions peut donner de sa manière d’être, en harmonie avec celle de quelque autre qu’il imite ; comme lors* qu’un organe imite la manière d’être, la stimulation, la sédation, etc. , d’un autre ; comme lorsque l’action des sens externes met en action le sens interne ou les sens confus. Ce commerce d’imitation entre les organes du même individu s’étend aux individus séparés, et sert de base au consensus grc gai de l’animalité, comme il est la racine de Y éducation physique et physiologique par les sens, au moyen du langage mimique, inappris, inné et obligé du sentiment, espèce de monnaie physiologique qui a cours entre tous les animaux, surtout de même espèce , en y comprenant Y homme physique . Ce langage est commun au chien du logis et à ses maîtres.

C’est ici la racine des lois du langage du sentiment , moyen de consensus commun à toute l’animalité célébrée.

c. La représentation abstraite et arbitraire par des formules verbales nécessairement apprises , ou la description logosique dont est susceptible :

i°. L’existence et non existence des substances et des propriétés physiques , physiologiques et psychologiques;

2°. L’action et l’inaction des substances physiques, physiologiques et psychologiques par leurs propriétés;

5°. La coordonnation et le désordre des objets physiques, physiologiques et psychologiques dans tous leurs phénomènes.

La représentation logosique ou grammaticale des existences (par les noms substantifs et adjectifs), des actions (par les verbes), des

et leur pesanteur spécifique s'éloignent plus ou moins ,de ceux qu’elles présentent dans l’état normal.

5°. L’appareil hématosique, dans la fièvre, donne tantôt le sentiment de la plénitude et de la pesanteur pléthorique, et tantôt celui de la débilité lipothymique ; il supporte mal son stimulus , qu’il y ail sur-stimulation ou collapsus; il réagit vivement sur les autres appareils

poordonnations (par les prépositions), est une monnaie psychologique de convention intellectuelle, qui n’a cours qu’entre les hommes qui parlent la même langue; car ceux qui ^ignorent ne peuvent saisir, ainsi que les animaux, que la diversité des' intonations de la voix qui appartiennent au langage du sentiment et des passions , comme la diversité des couleurs ou des dimensions des caractères de l’écriture appartient aux phénomènes physiques, sans rien changer à la valeur intelligible ou psychologique de leur coordonnalion logosique ou verbale .

C’est ici la racine des lois de la langue pensée , articulée et écrite , pioyen de consensus exclusif à l’homme.

Les remarques qui précèdent s’appliquent à l’étude des phénomènes physiques comme à celle des phénomènes physiologiques, ce que l’on comprendra facilement d’après ce qui a été dit jusqu’ici.

Cette distinction des sens est naturelle , car on voit naître et cesser séparément chacun d’eux dans le même individu et dans le même organe. En effet la motilité latente commence dans le germe de l’œuf fécondé avant sa vie particulière et surtout avant les organes des sens spéciaux, distincts et confus, qu’on voit tous s’éteindre séparément les uns des autres, avant le sens vital ou biosique. Chaque sens distinct et confus a plusieurs organes spéciaux.

On peut regarder ce tableau des sens comme le programme du cours de médecine du Collège de France , et d’un travail anthropologique qui m’occupe depuis trente ans, sur les lois fondamentales des phénomènes physiques, physiologiques et psychologiques d« l’homme et sur leurs rapports dans l’état normal et anormal; il seia publié incessamment.

jet pii est fortement influencé. Le sang .qu’on en relire présente souvent des caractères physiques très-différé ns de ceux de la santé ; il est couenneux , dense , diffluenl , rutilant , noir , odorant, trop salé, etc. , selon les cas.

4°. L’appareil respiratoire, dans la fièvre, supporte mal ses stimulus ordinaires, flair atmosphérique et le sang ; il réagit fortement sur les autres appareils ou il en éprouve une grande influence. L’air expiré est trop chaud ou trop froid, trop sec ou trop humide, et d’une odeur plus ou moins insolite*

5°. Les appareils sécréteurs, dans la fièvre, répondent peu à la stimulation qu’ils éprouvent du sang, ou y répondent trop. Les organes sécréteurs reçoivent et exercent plus d’influence que de coutume; et, après une suspension plus ou moins complète de leurs fonctions, deviennent ordinairement des émonctoires pour la solution ou la crise de l’état fébrile à une période approximativement déterminable de sa durée, tes produits des sécrétions cutanées, muqueuses et glanduleuses qui forment des flux , éprouvent des changemens plus ou moins remarquables dans leur couleur, leur consistance, leur odeur, leur saveur, leur température et la rapidité de leur excrétion ; c’est ainsi que dans la fièvre on observe des sueurs, des urines et des évacuations bilieuses, etc., de toutes couleurs, aqueuses, laiteuses, vertes, bleues, rouges, sanguines, noires, etc., de toutes densités, depuis l’état gazeux et la diffluence jusqu’à l’épaississement crayeux, d’odeur et de saveur très-différentes et plus ou moins désagréables, depuis la fadeur et l’insipidité, l’acidité et l’alcalescence , jusqu’à la fétidité la plus grande. Les sueurs chaudes et froides sont connues*

Non seulement les sécrétions qui forment des flux éprouvent des changemens , mais encore les sécrétions enkystées qui forment des épanchemens : ainsi , les sacs séreux et les synoviales même se remplissent parfois plus ou moins dans le cours des fièvres; mais c’est surtout le tissu cellulaire séreux aréolaire, à cellules communicantes, qui se remplit ou s’infiltre de sérosité aux extrémités inférieures ou ailleurs. Ces phénomènes annoncent la débilitation de l’action des absorbans des sacs séreux et synoviaux et du tissu cellulaire; car, dans l’état normal, lorsque cette circonstance n’existe pas, des fluides étrangers, de l’eau par exemple, injectés

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