RECHERCHES SUR L’ÉTAT FÉBRILE
L?étal fébrile el l’état inflammatoire sont un dans leur racine, puisque les pyrexies générales ne sont que des sur-stimulations générales de l’organisme , comme les phlegmasies des sur-stimulations locales des tissus ; mais ce premier aperçu ne peut servir de base à aucune régie de thérapeutique. En effet :
Si la pyrexie repose primitivement sur la lésion du sens vital, c’est sur lui qu’il faut diriger les moyens de traitement; si elle part d’une fonction spéciale, c’est à elle qu’il faut s’adresser jusqu’à l’époque où les lésions des fonctions vitales communes l’emporteront sur celles des fonctions spéciales. Exemple : Un sujet éprouve une fièvre ou une inflammation, sans symptômes hématosiques, saburraux ou nerveux, et sans les carac-
tërcs d’aucune cause exanthématique spéciale; l'indication , en ce cas , est de s’adresser simplement au sens Vital par les moyens généraux. Un autre avec les symptômes pyrexiques, présente des phénomènes hématosiques, sabürraüx ou nerveux , ou ceux de quelque cause exanthématique; il est nécessaire alors d’examiner si les fonctions vitales communes ont été troublées les premières , et ont ensuite produit les altérations spéciales hématosiques; saburrales, nerveuses ou exanthématiques, ou bien si, au contraire, les lésions spéciales hématosiques ; etc. , ont devancé les lésions vitales communes et en sont les causes. L’expérience montre que la conduite ne doit pas être la même, puisque si les lésions spéciales partent des lésions vitales communes , elles cèdent aux moyens généraux stimulans, sédatifs, toniques ou relàchans, que les circonstances indiquent ; tandis que , au contraire , si les lésions vitales sont l'effet du vice des fonctions spéciales, elles cèdent aux stimulans, sédatifs, toniques ou reldchans spéciaux de l’appareil circulatoire, de l’appareil digestif, de l’appareil nerveux; ou aux agens qui ont une action spéciale sur certaines causes exanthématiques. Quelques hommes recommandables d’Italie , Rasori,Thomassini, etc. y ont étendu beaucoup l’application des altérans sous le nom de contre-stimulus. Je ne conteste rien sur les effets observés en Italie; mais pour notre climat, je dois douter qu’on puisse donner une certaine extension à cette méthode , sur laquelle je fournirai mes résultats , lorsqu’il en sera temps. Je dirai seulement ici que je n’ai pas obtenu dans les rhumatismes les avantages promis, et que parmi les phlegmasies viscérales, les pneumonies dans
lesquelles la saignée avait échoué, ont été celles dan«f lesquelles le tartrate aiitimonié de potasse ( donné à un demi-grain, un grain ou même un grain et demi, de deux en deux heures , dans un liquide très-sucré , parfois avec addition d’une très -petite quantité de sirop de pavots blancs) , a obtenu les succès les plus décisifs.
Je ne parlerai pas non plus de la méthode omoëopathique du docteur Hanneman, ni de la méthode omiopathique du docteur Cosiuo Maria de Horatiis de Naples. Cette méthode , qui semble rentrer dans l’expectation, a besoin du temps pour être jugée et pour faire décider si elle doit l’emporter sur la médecine expectante méthodique de Stalh , c’est-à-dire pour savoir si, dans le cas où les indications ne sont pas évidentes , il vaudra mieux avec Stalh attendre, en plaçant le malade dans les circonstances les plus favorables, et en lui donnant de l’eau d’orge ©u de chiendent , etc. , etc. ; ou s'il sera préférable d’occuper sonjimagination, en lui distribuant, chaque jour ou chaque semaine , un centième ou un millième de grain de tartre slibié, où bien encore un vingtième de grain d’extrait de belladone, etc. , etc.
Non seulement le point de départ de9 accidens fébriles dans les fonctions vitales communes ou dans les fonctions spéciales, doit être pris en considération pour décider du lieu de l’application des agens thérapeutiques , mais encore la mesure de la résistance des fonctions vitales communes et celle de la résistance des fonctions spéciales. Qu’importe , en effet, d’avoir reconnu que le point de départ d’une pyrexie n’est dans aucune affection locale évidente, ou qu’il est dans quelque
Vice hématosique , saburral, nerveux, ou dans quelque cause exanthématique, si on ignore quel est le caractère de la constitution , du tempérament et des idiosyncrasies du malade , et celui de la pyrexie survenue? En effet, quels que soient ses caractères, biosiques, hématosiques , dyspepsiqucs , nerveux ou exanthématiques, agira-t-on dans une pyrexie sthénique comme dans une pyrexie asthénique , dans une ataxique ou dans un e réfractaire chronique? La moindre attention reportée sur les faits que j’ai passés en revue , fera voir qu*une constitution et une pyrexie sthéniques ne pourront être traitées par les stimulans et les toniques, comme si elles étaient asthéniques , etc. , etc.
Le type continu* rémittent et intermittent demande des attentions thérapeutiques particulières.
La nature, l’intensité , le siège, la mobilité ou la fixité, Îe9 modifications survenues, l’ordre de succession, la durée et la ressemblance spéciale des phénomènes pyrétiques, fournissent, chacun en particulier, des indications qu’il est important de saisir dans chaque cas particulier, et qui échappent avec d’autant plus de facilité qu’on observe avec une méthode moins sévère.
La médication de l’état fébrile , quant à son but, est expectante, soîutive , suppressive , palliative, provocatrice ou supplémentaire ; car il est des pyrexies générales et locales qui ne demandent que l’éloignement des obstacles pour que la nature en fasse raison; d’autres demandent de légers auxiliaires ; d'autres exigent des moyens suppressifs ; d’autres ne supportent que des palliatifs; d’autres, dont la suppression a été suivie
d’inconvéniens* doivent ê'tre rappelées; et enfin il remplacer le moins désavantageusement possible celles qu’on ne peut rétablir. Toutes ces méthodes ne peuvent s’appuyer avec justesse que sur la connaissance exacte de la marche spontanée des maladies.
Le traitement des pyrexies, quant à la nature des moyens , est stimulant, sédatif, tonique ou relâchant , ou bien altérant et mixte par conséquent : quant au degré, il est tempéré , énergique ou violent; si la maladie est modérée et sa marche régulière, agir par des moyens perturbateurs violens , c’est ôter à la nature les moyens d’en finir avec ses ennemis, sans qu’il soit permis (^oublier qu’employer de faibles moyens contre des pyrexies graves qui commandent de s’opposer aux
accidens, c’est agir imprudemment en refusant à la nature les secours qu’elle réclame.
Le siège intérieur ou extérieur des phénomènes pyrétiques locaux oblige à faire un choix entre les agens employés directement ou indirectement , et par conséquent à réfléchir sur lès lois du consensus d’association ou de dissociation symptomatiques dont j’ai parlé, pour régler le lieu d’application dès moyens directs et des moyens indirects révulsifs, synergiques, etc.
Le changeaient de lieu des phénomènes, leurs modifications, leur succession régulière ou irrégulière, leur durée et leur similitude spéciales conduisent à des ehangemens, à des modifications, à des successions, et enfin à des analogies de traitement, souvent de haute importance dans l’histoire thérapeutique de l’état fébrile.
Savais d’abord pensé \ '.mnio rendre nl„« f i P“ )0Uler un aPPcndice pour l acile à entendre ce que j’ai dit sur les fouettons confuses, distinctes et mixtes-
déjà considérable de ce travail ' "8 ' e,endue
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fin.
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