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RÉDUCTION PAR LE CALCIUM

Matières premières.

L'anhydride vanadique et le trioxyde de vanadium qui ont été employés ont été décrits précédemment (1).

Les chlorures de sodium et de potassium ont été fondus dans un creuset de platine avant d’être utilisés.

Les chlorures de calcium et de magnésium ont été séchés à 9000-6000 dans un courant de gaz chlorhydrique.

En ce qui concerne le calcium et le magnésium, il s’agit des métaux industriels, réduits en limaille au moment de l'emploi. Le calcium, légèrement oxydé et carbonaté, renfermait des traces de chlore et titrait 97 % de métal. Le magnésium contenait des traces d'aluminium et de calcium et titrait 99,5 % de métal.

a) RÉDUCTION PAR LE CALCIUM.

La réduction des oxydes de vanadium par le calcium, qui à permis à MARDEN et Ricx de préparer un vanadium pur, avait cependant été essayée antérieurement par plusieurs chimistes [39], toutefois le titre annoncé par ces derniers n'avait jamais dépassé 95 %.

Le procédé de MARDEN et Ricx avait d’abord été étudié par le premier de ces auteurs et un autre de ses collaborateurs pour l’obtention du thorium [ 40] et c’est dans leur mémoire que se trouve décrit minutieusement le mode opératoire que ceux-ci avaient alors établi; nous résumerons l'essentiel de cette méthode.

Les substances mises en œuvre sont de l’anhydride vanadique, du chlorure de calcium « préalablement chauffé pendant un temps très long à 450° pour enlever toute trace d'humidité », enfin, du calcium électrolytique. On commence par mêler intimement autant que possible à l'abri delai

(1) Voir ci-dessus, p. 10.

A. MORETTE 3

ee.

AnhydrideVanadique Nr eee er AVE Calcium-finement AVIS EE RE 300 g.

Chlorure de caler EE re EEE 300 g

Le mélange étant introduit dans un tube de fer cylindrique on dépose à la surface un ou deux fragments de sodium : on ferme hermétiquement le tube par un bouchon vissé, puis on chauffe celui-ci à 9000-9500 dans un four électrique à résistance durant une heure. Après refroidissement, le tube est ouvert et son contenu est jeté dans une grande quantité d’eau que l’on agite vigoureusement pour éviter une élévation de température en un point; le résidu insoluble est lavé par décantation au moyen de l'acide chlorhydrique dilué, puis à l’eau, à l’alcool et l’éther. On obtient ainsi, disent les auteurs, « des grains dont la gros- « seur varie de celle d’une tête d’épingle à des fragments « de 6 à 9 mm. de diamètre, blanc d’acier, malléables, « constitués par du vanadium pur ».

Nous avons répété l'expérience des chimistes américains en nous attachant à la reproduire très exactement, tant en ce qui concerne l’utilisation d’un creuset d'acier hermétiquement fermé par un couvercle vissé, que les proportions de matières à mettre en œuvre et la température nécessaire ; nous avons pris le plus grand soin d'éviter l’action de l'humidité. Dans ces conditions, on obtient, après un lavage abondant et après dessiccation à froid dans le vide, une substance métallique gris argent, se présentant en petits globules arrondis de grosseur variable, les plus volumineux ayant un diamètre de 1 mm. environ, exempts de calcium.

Le dosage du vanadium nous a donné les nombres suivants :

Prise d’essai.. 0,1403 g. Vanadium dosé.. 0,1395g. Titre %. 99,4 = EE 0( 000 es POUPEE Ve #09 0

Une seconde expérience semblable nous a conduit à un résultat identique.

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