‹ Recherches sur le Vanadium et ses composésChapitre 20 sur 42 · ACTION DU CALCIUM ET DU MAGNÉSIUM · texte numérisé non relu

ACTION DU CALCIUM ET DU MAGNÉSIUM

général les résultats ont été peu satisfaisants, soit que l'opération se montre d’une exécution difficile, soit que le degré de pureté du métal reste faible.

Récemment deux auteurs, DorING et GEILER [52], ayant remarqué que le vanadium semble n'avoir été préparé à l’état de pureté que lorsque la technique employée conduisait à un régule fondu, ont repris la méthode de ROSCOE pour avoir ce corps pur sous forme de poudre. Ils ont obtenu en 80 heures, 2 gr. de vanadium pulvérulent par réduction du trichlorure de vanadium avec l’hydrogène à 9000. L'opération a été menée avec un soin minutieux. L'analyse à fourni un résultat numérique compris entre 99,85 et 100,2 % pour le titre du métal.

Il faut joindre à ce mémoire ceux de SrEvERTS, Kirs- CHFELD, HUBER et GorraA [53] qui ont étudié quelques propriétés physiques de cet élément à partir d’un métal à 99 %, provenant du traitement du tétrachlorure de vanadium par le sodium dans une bombe en acier et qui leur avait été procuré par la firme SIEMENS et HALSKE, mais : aucun détail n’est publié sur ce procédé.

Ce sont là les seules indications bibliographiques à retenir sur cette question. Les réducteurs qui ont été utilisés sont uniquement l'hydrogène et le sodium. Le vanadium étant libéré de ses oxydes à l’état de globules fondus à une température très élevée, il nous a paru que peut-être, la production du vanadium pur pulvérulent à partir des chlorures anhydres serait possible à condition d'employer, au lieu de l'hydrogène, dont l’action est lente, et du sodium, peu maniable, un réducteur tel que le calcium ou le magnésium. En outre, il nous a semblé qu'il était nécessaire d’éviter toute cause possible d’altération par l’emploi d’une atmosphère inerte ou du vide.

Nous décrirons successivement les expériences qui ont été réalisées et les résultats obtenus. Le dosage du vanadium a toujours été effectué par manganimétrie ou par oxydation en anhydride vanadique et pesée.

a) RÉDUCTION PAR LE MAGNÉSIUM.

Essais préliminaires.

I. — C’est sur le tétrachlorure de vanadium que l’action de ce métal a tout d’abord été expérimentée.

Le tétrachlorure était entraîné à l’état de vapeurs par un courant d'hydrogène pur et sec passant dans le ballon collecteur chauffé légèrement à 600-700, où il avait été recueilli au cours de sa préparation. Il arrivait sur la limaille de magnésium placée dans une nacelle de magnésie, disposée elle-même dans un tube de porcelaine chauffé au moyen d’un four électrique à résistance, puis se condensait ensuite dans un autre ballon convenablement refroidi. L'appareil était muni de bouchons de liège paraffiné, assujettis de façon que l'étanchéité soit parfaite et il était rigoureusement desséché avant l'opération.

Une expérience d’une durée de 2 heures et demie a été faite au cours de laquelle la température a été élevée progressivement Jusqu'à 7000. Après refroidissement, la nacelle retirée du tube, était enduite d’un feutrage de cristaux de dichlorure et de trichlorure de vanadium recouvrant une masse grisâtre hygroscopique. Celle-ci a été traitée par de l’eau légèrement chlorhydrique, puis le résidu insoluble, après un lavage abondant, a été desséché à froid dans le vide. Nous avons obtenu ainsi quelques décigrammes d’une poudre grise titrant 99,3 % de vanadium.

Nous n'avons pas cherché à continuer nos essais dans cette voie, car la manipulation du tétrachlorure de vanadium est très délicate et la réalisation en grand de ce procédé s’est montrée pleine de difficultés.

IT. — La réduction du trichlorure de vanadium et du dichlorure de vanadium a été ensuite essayée.

Page 1