Emploi d’un condensateur à soufflage
La seule difficulté expérimentale qu'on rencontre dans l'étude des gaz récemment préparés est la conservation des isolements. Nous avons dit que tous nos condensa- Leurs étaient isolés à l’ébonite, avec anneau de garde. Cet isolant s’est moutré tout à fait satisfaisant tant qu’on n’opérait que sur de l’air, ou sur des gaz comme l’hydrogène, l'oxygène, le gaz carbonique plus où moins mélangés d'humidité. Par contre, sitôt que l’on insuffle un gaz contenant des vapeurs acides, de l’ammoniaque, de l'alcool, l'isolement est détruit.
Il nous a été possible de maintenir très longtemps des isolements parfaits par le procédé suivant : Le bouchon d’ébonite est disposé comme l'indique la figure (voir fig. 17). Les tubes métalliques qui le supportent laissent passer la tige isolée par des trous relativement peuts. De plus, sur le tube extérieur, on a soudé un raccord métallique permettant d’insuffler de l'air par le bouchon. Pendant que le gaz chargé de vapeurs traverse le condensateur, on fait passer un courant d'air lent à travers le
bouchon. Ce courant d'air empêche l’accès du gaz aux isolants, et ceux-ci gardent leur propriété presque indéfiniment.
Naturellement ce dispositif a inconvénient de troubler à l'intérieur du condensateur les lignes de flux du courant