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Fig. 17. — Schéma du condensateur à soufflage.
gazeux. Mais cette perturbation peut être rendue très petite, l’expérience nous ayant fait voir qu'un soufflage extrêmement réduit suffit à protéger les isolants. Il ne semble donc pas impossible d'étendre l'emploi de ce dispositif au cas où l’on aurait à faire des mesures de mobilités. De toutes façons, il nous a rendu de grands services dans l'étude qualitative des actions chimiques. Grâce à lui, nous avons pu faire passer dans nos appareils, pendant des heures et même pendant des journées, des courants de gaz chlorhydrique, de peroxyde d’azote, d’anhydride sulfureux, d’anhydride sulfurique et de chlore.
A. Formation et destruction de l'ozone. — Bien que nous n’ayons fail aucune expérience spéciale sur l’ozone, il ressort implicitement des expériences décrites ci-dessus que ni la formation ni la destruction de lozone ne donnent une conductibilité de l'air. La phosphorescence du soufre produit des quantités appréciables d'ozone, et pourtant nous avons signalé qu’elle ne fournit aucun courant à l’électromètre. Les gaz de la phospborescence, après passage dans des tubes de caoutchouc où l’ozone est partiellement détruit, ne donnent pas davantage d'ionisation. [l convient de rapprocher ces observations
de celles de Guggenheim (t), Gunckell (2), R. Schenck, F. Mibret Banthien (#). Tous ces auteurs concluent à un résultat négatif. Ajoutons d’ailleurs que E. Bloch (1), étudiant l’action de la lumière ultraviolette sur l'air, a montré que Pionisation produite est très petite en l'absence de poussières, la production d'ozone demeurant invariable.
À cause de ses propriétés chimiques assez particulières, l’eau oxygénée a fait l’objet de quelques recherches qu’il convient de mentionner en regard des recherches sur l'ozone. D’Arey (5) a cru constater que la décomposition du peroxyde d'hydrogène par la lumière est accompagnée d’ionisation. Ce résultat a été critiqué par Grätz (f), qui aboutit à une conclusion négative.
B. Formation de l’anhydride sulfurique. — V'analogie présumée entre les cas du soufre et du phosphore nous a amené à examiner l'oxydation directe de lanhydride sulfureux par l'oxygène de l'air et sa transformation en anhydride sulfurique SO. Nous avons pensé que, si la combustion du soufre ne donne pas d’ionisation, cela pouvait tenir à ce que le produit principal de cette combustion est l’oxyde inférieur SO?. Peut-être le passage à un second degré d'oxydation conduirait-il à des résultats positifs. :
On a vu plus haut que la flamme du soufre est conductrice à haute température, Nous avons attribué cet effet à l'élévation de température elle-même. Il était nécessaire de contrôler cette hypothèse en vérifiant que l’anhydride sulfurique, dont la présence n’est pas douteuse parmi les
(!) Voir GUGGENHEIM, Phys. Zeitsch., t. V, ryo4, p. 397, 536. (?) Cf. Dissertation Marburg.
COETOC RCE
(*) Voir E. BLocu, Comptes rendus, 1908 et Le Radium, 1908. CAD IAROM PA MAS Ur 002 Ep M2
($) Voir GRArz, Phys. Zeitsch., t. N, 1904, p. 188,