I. Barbotage d'hydrogène. IT. Production d'hydrogène
On voit que le signe de la charge totale est dans les deux cas positif, mais la grandeur des charges est entièrement différente. Cette différence est d'autant plus frappante que les débits gazeux lus au compteur Junkers sont les mêmes dans les deux cas.
L'opposition devient plus nette encore si, au lieu de laisser hydrogène se dégager sous sa propre pression, on accélère le débit par un soufflage d’air (ou d'hydrogène). On observe alors des phénomènes différents selon que le dégagement d'hydrogène a lieu, comme ci-dessus, dans un acide concentré, ou dans un acide très dilué. Avec l'acide concentré, les effets demeurent positifs, ils augmentent même un peu d'intensité. Avec l’acide dilué, les effets, qui sont primitivement très faibles (mais toujours positifs), deviennent très gros et négatifs. Le barbotage d'hydrogène donne loujours un eflet positif.
On voit que, dans certains cas du moins, le signe de la charge totale n’est pas le même pour un même gaz quand
cette charge s'obtient par barbotage ou quand elle s’obtient par réaction chimique.
De plus, le signe dépend des conditions de débit et de l’activité de la réaction. On a dit, à propos de l’ionisation par barbotage, que l’inversion du signe peut être liée aux condilions particulières de l’expérience. C’est ce qui se produit effectivement dans les actions chimiques.