Influence de la grosseur des bulles
Si l’on veut comparer les actions de barbotage et les actions chimiques dans des conditions tout à fait correctes, il faut produire dans les deux cas des bulles de dimensions analogues. Nous avons fait quelques essais pour obtenir par barbotage des dégagements en bulles fines (soulflage à travers des toiles tendues ou des réseaux métalliques), mais nous avons vile reconnu qu’on gagne peu par ces artifices. Les bulles se forment toujours trop lentement et grossissent beaucoup avant de se détacher. L'action de l'acide chlorhydrique dilué sur le zinc vieux donne au con-
traire des dégagements par bulles très fines, dont la petitesse esl hors de proportion avec lout ce qu’on peut réaliser par barbotage. Dans tout ce qui suit, nous appelons bulles très fines des bulles dont le diamètre apparent est à la limite du pouvoir séparateur de l’œil. On ne peut donc parler de la forme de ces bulles, qui sont pratiquement assimilables à des points, ni dire si elles transportent à leur intérieur un peu de liquide qui les alourdit ({). Ces bulles sont généralement très nombreuses; elles forment au sein du liquide des tourbillons opalescents qu'il est difficile de résoudre en leurs éléments. Sitôt qu’une bulle atteint un diamètre de 1°", nous la qualifions de grosse bulle.
Ne pouvant diminuer les bulles du barbotage au point d’en faire des bulles très fines, nous avons songé à augmenter les bulles des réactions chimiques au point d’en faire de grosses bulles.
Un premier essai a été fait de la manière suivante : On prend un matras de 300°" dont le diamètre maximum (au ventre) est de 85"" et le diamètre minimum (à la naissance du col) de 24"" seulement. Les surfaces correspondantes sont dans le rapport de 1 à 12. On remplit ce matras jusqu'au diamètre maximum avec de l’acide chlorhydrique dilué au -5, puis on ajoute quelques fragments de zinc vieux. La réaction se fait d’une manière vive, mais par bulles très fines. L'hydrogène dégagé est envoyé à l’aide d’un courant d’air rapide (1! en 11”) dans un condensateur où l’on recueille les ions. On remplit ensuite le matras jusqu’au col avec de l’acide chlorhydrique au même degré de dilution, et on refait une mesure à l’électromètre. Puis on enlève la moitié du liquide et on recommence. En opérant par lectures croisées, on élimine l'erreur pouvant provenir de ce que le liquide se souille
(!) Comparez DE BRoGLIE, Comptes rendus, 1910.
peu à peu de chlorure de zinc. Cette erreur est nécessairementtrès faible, car l'attaque porte sur des quantités de mauères très petites et le dégagement d'hydrogène est infime.
Voici le Tableau des lectures faites dans ces conditions :
Matras à long col. — HCI 35. — lons négatifs.
Grandeniveau.. #1. 250 en 17,5 Petit DC Rue » 120 Grand nie rene » 8,5 Petit DE DT re Ë » 50 Grand NOTES Hotel DE » 9,9 Petit Dre ieie » 33 GTA TER MER Te » 7 Petit DR TS » 38
On voit que la différence des courants recueillis est très
grande et systématique. Quand le matras est rempli jus-
+ ou de ce qu'il est avec
le matras rempli à moitié. D'ailleurs, si l’on examine le
qu’au col, le courant est + matras pendant la réaction, on constate que celle-ci ne varie pas d'intensité d’une manière appréciable lorsqu'on ajoute ou qu'on retranche du liquide. Les nuages opalescents qui s'élèvent au-dessus du zinc gardent très sensiblement le même aspect. Seulement, quand le liquide affleure à mi-hauteur, les bulles formées, qui sont toutes très fines, se dégagent librement à la surface. Au contraire, quand le liquide affleure au col, une grande partie des bulles se rassemble dans le liquide ou le long de la paroi avant d'arriver à la surface : 1l se forme alors de grosses bulles mélangées aux petites bulles. L'expérience indique qu’au point de vue de l’ionisation les petites bulles sont beaucoup plus efficaces que les grosses.
Le dispositif qui précède prête à l’objection qu'on fait varier beaucoup, d’une expérience à l’autre, la hauteur de liquide qu'ont à traverser les bulles avant d’atteindre la surface. Afin d'éliminer cette objection, nous avons rem-
placé le matras à long col par un flacon d’un litre à goulot étroit. Le diamètre du flacon est de 92°", le diamètre du goulot de 20"", les surfaces sont dans le rapport de 1
IH
Et
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