‹ Recherches sur les actions chimiques et l'ionisation par barbotage; Propositions données par la FacultéChapitre 43 sur 69 · FH · texte numérisé non relu

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à 20. On peut amener, par une très petite addition de liquide, le niveau de la hauteur 1 à la hauteur 2 ( fig. 25). Voici le résultat donné par ce dispositif.

Flacon de 1 litre. — HCI 5. — Jons négatifs.

Niveau. Déviation.

[2 LR RER ET ri nl He DÉS DIRE DR ITS NE OS OT CS SLT 35 Der os nes ne OM eee RE nt CIRE TS 7 D rontaie die a de ET Ie ET RAR Pa NE de 22

La différence signalée plus haut se retrouve avec une. grande nettelé. Pour dissiper tout doute sur l'influence possible d’un accroissement de hauteur du liquide, on a

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fait des mesures systématiques en remplissant progressivement le flacon à des niveaux croissants et réglant chaque fois l’ajutage d’amenée de l’air de façon que le soufflage se fasse dans les mêmes conditions ( fig. 26).

Pour la dernière lecture, on a eu soin d'amener le niveau au diamètre le plus étroit. Voici les nombres

obtenus :

Niveau. Déviation.

AO RO AR Ne PRE Rene de 8" RON TER SE DÉCO T OR MESA 730 RTE fete Sas TE SR ne ue Pen RTS 8 Baron I OT RTE DID 6 D ANRT UE NID SCO DR OA 650

On remarque très bien que la formation des bulles

demeure la même dans tous les cas, mais qu’au dégagement les bulles fines cèdent la place aux grosses sitôt que le liquide affleure au niveau le plus étroit.

Nous concluons de là que, toutes choses égales d’ailleurs, l’aire de la surface par où sortent les bulles joue un rôle important dans l’ionisation par voie chimique. Les eflets d’ionisation diminuent beaucoup sitôt que la surface est le siège d’un dégagement par bulles relativement grosses.

Il nous a semblé désirable de confirmer les résultats qui précèdent à l’aide d'expériences où l’on ne modifierait ni la masse n1 la surface du liquide étudié. Pour cela, il est nécessaire d’avoir un dispositif permettant de modifier à volonté la grosseur des bulles pendant leur ascension. On arrive assez bien à ce résultat en interposant dans la masse du liquide des obstacles convenablement choisis. Après divers essais, nous avons adopté le procédé suivant (fig. 25):

L’acide chlorhydrique est contenu dans un grand entonnoir de verre où on le fait affleurer à niveau fixe. On peut poser dans cet entonnoir un lêt en terre, de dimension moyenne, percé en son milieu d’un trou très petiL. L’hydrogène dégagé au fond de l’entonnoir vient se rassembler sous cette sorte de cloche et les petites bulles se

rencontrant au voisinage du trou s'y réunissent pour former de grosses bulles. En prenant deux têts à rôtr identiques, percés l’un d’un trou de 1,8, l’autre d’un trou de 22", on obtient deux dégagements d'hydrogène

Fig. 27.

identiques quant au débit, mais différents par la grosseur des bulles. L'appareil est complété par un second entonnoir Joint au premier par une rondelle de bois collée à l’arcanson. Un débit d’air de vitesse convenable entraîne les ions dans le condensateur de mesure.

Opérant alternativement avec le têt n° 1 (gros trou) et le têt n° 2 (petit trou), on constate à l’électromètre .des différences notables. Une déviation de 250 divisions, qui s'obtient dans le premier cas en 90”, prend dans le second cas un temps extrêmement long, 40 minutes au moins. On voit très bien les bulles très fines traverser le gros trou sans modification (sauf aux bords), tandis que le petit trou laisse échapper un chapelet de bulles assez grosses.

Le résultat est le même, si, pour diminuer le volume d’air, on supprime l’entonnoir supérieur et qu’on recouvre l’entonnoir inférieur d’un couvercle métallique plat. Le soufflage se fait alors horizontalement par deux trous percés dans la rondelle de bois. Ici encore, les effets

d’ionisation observés avec le têt n° À sont 30 ou 40 fois supérieurs à ceux que donne le têt n° 2.

Nous pouvons donc conclure avec une grande probabilité à l'importance du rôle joué dans les effets chimiques par la petitesse des bulles. L’intensité des effets est d'autant plus grande que la rupture des surfaces se fait par bulles plus petites. Ceci est d'accord avec les remarques faites en étudiant les phénomènes d’inversion. Il y a également accord avec ce que nous savons des effets capillaires en général : ici aussi les gouttes très pelites jouissent de propriétés singulières que ne possèdent pas les gouttes ordinaires (!).

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