‹ Recherches sur les actions chimiques et l'ionisation par barbotage; Propositions données par la FacultéChapitre 50 sur 69 · B, II · texte numérisé non relu

B, II

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d’ane grande lame de zinc reliée à la cage. On réalise ainsi un condensateur plan, à armatures verticales. Dans l’intervalle des armatures et un peu au-dessus d’elles on place l’'orifice du pulvérisateur Gouy. Cet orifice est engagé dans

Fig. 29.

un petit entonnoir de laiton relié à la cage. L'eau distillée du flacon F qui alimente le pulvérisateur est également reliée à la cage par l'intermédiaire d’un fil de platine. Les ions qui se forment à la rupture du jet prennent ainsi naissance dans un champ sensiblement nul (aux différences de potentiel de contact près). Les charges qu'ils possèdent proviennent bien de la pulvérisation et non d’une influence électrostatique. En réglant le jet pulvérisé de façon qu'il passe entre les armatures, on constate une décharge nette de l’électroscope. L’effer s’observe, que la feuille soit chargée positivement ou négativement.

Remarquons qu’à la fin de Pexpérience, la lame A est toujours humide par suite d’un transport de gouttelertes. Mais, en orientant convenablement le jet, on réduit ce transport à très peu de chose. Les effets d’ionisation subsistent néanmoins.

Pour faire des mesures comparatives, on a eu recours à l’électromètre. Le but qu’on s’est proposé a été non pas de recueillir tous les ions, mais d'éliminer tout effet parasite. Le pulvérisateur Gouy, placé verticalement (Jig. 30), envoie un jet très fin dans l’axe d’un grand

Fig. 30.

À, air comprimé; B, entonnoir à brome; P, pulvérisateur;

E, entonnoir; R, récipient; F, flacon purgeur; C, condensateur à soufflage ; J, compteur Junkers.

cylindre de laiton (hauteur 87°", diamètre 23%"), Le jet ne rencontre pas la surface latérale du cylindre, et le choc des gouttelettes sur le fond se fait avec une faible vitesse. On réduit ainsi à son minimum la perturbation pouvant provenir de l’effet Lenard. Un flacon purgeur placé audessous du cylindre recueille les grosses gouttes entraînées par le jet. Les gaz chargés de poussières très fines traversent un tube de plomb assez long pour parvenir au condensateur de mesure et de là au compteur Junkers.

Résultats. — On peut obtenir des jets pulvérisés d’aspect tout à fait comparable avec des liquides extrêmement différents (liquides très mobiles comme l’eau ou la

benzine; liquides visqueux, comme l’huile de vaseline). Il suffit d'agir par un réglage de débit sur l’alimentation d'air et par une pince de serrage sur l’appel du hquide.

Pour s'assurer que la différence de potentiel entre l’eau et le récipient ne joue pas de rôle dans le phénomène, on exagère ou diminue cette différence par l’intercalation d’une pile. Nous avons vérifié que, si l’on metentreEetR une différence de potentiel de Æ 2 volts (certainement supérieure aux différences de potentiel de contact), les phénomènes ne changent pas d’une manière appréciable.

Enfin, pour être sûr que l'effet Lenard sur le fond du récipient n'introduit pas de perturbation notable, nous avons aussi exagéré cet effet en plaçant directement sur le parcours du Jet, très près de sa naissance, un obstacle solide.

Cet obstacle est un disque de laiton porté par une tige horizontale sur laquelle on agit du dehors. Le disque est nu sur une de ses faces, sur l’autre il porte un disque de velours. Les courants recueillis à lélectromètre gardent toujours le même ordre de grandeur, soit qu’on intercale sur le chemin du jet le disque de laiton par sa face nue ou par sa face couverte de velours; ils ne changent pas non plus beaucoup quand on présente le disque par la tranche ou quand on l’enlève tout à fait. En tous cas l’interposition du disque, sous l’une ou l’autre face, donne toujours des effets nettement moindres que son interposition par la tranche. La rencontre de l’obstacle tend donc plutôt à détruire les ions déjà formés qu’à en créer d’autres. Par conséquent, les effets observés ne sont pas dus à l’écrasement des gouttes, mais bien à la pulvérisation même.

L'eau distillée est envoyée dans le pulvérisateur par aspiraon dans le flacon F. Les autres liquides ont été injectés directement à l’aide d’un entonnoir à brome.

La consommation de liquide a toujours été d'une goutte

en 1 ou 2 secondes; le débit d’air dans le pulvérisateur a

varié de 1! !

en 26 secondes Jusqu'à 1! en 17 secondes.

Le condensateur à soufflage est chargé au potentiel d’une boîte.

Voici le Tableau des résultats :

Pulvérisation.

Ions.

A négatifs positifs Liquide. (—250°). (+-250°).

ne 24 51 Faurdistilléenter rer 18 Feux 40 96 H CI pur dilué au =... 28 96 KOHPCOnCentré. res “4 112 61 70 88 DOPCGHEMOPMAl EC ee 68 85 Alcoobabsolnemeeem 7 À > 27 20 L 42 5o Acétone du commerce.. 45 ce : 12 12 Alcool amylique ....... De 5 (—101). (+101).

: \ 85 Néant pratiquement BénziMenMr Et er s { 6o = Essence minérale ...... 63 70 4 La c 40 68 » de térébenthine. 50 6o : 4 70 74 Huile de vaseline pure. 80 80 Huile d'obve rende ce sd » 109

Les hquides contenus dans la première partie du Tableau sont tous des liquides acufs par barbotage. Les liquides de la seconde partie sont inactifs.

Pour ces liquides, les effets d’ionisation par pulvérisation sont pratiquement nuls. Les déviations très faibles inscrites ci-dessus ne dépassent pas l’ordre des erreurs expérimentales.

Il semble qu’on puisse conclure de là, avec une certaine vraisemblance, à l’identité des mécanismes qui produisent les ions dans le barbotage et dans la pulvérisation. Bien que nous ne saisissions pas le détail de ce mécanisme, il est probable qu’il emprunte son énergie à l’énergie capillaire des couches de passage. Les nuages pulvérisés qui accompagnent le barbotage et la réaction chimique sont lindice d’une rupture d'équilibre capillaire.

Nous allons montrer qu’une étude purement électrostatique conduit, elle aussi, à admettre une véritable désa-

grégation des couches de passage.

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