TA LOC
(*) Voir E. BLocu, Loc. cit.
Tel est donc le rayon calculé des gros ions. En fait, l’observation directe des centres neutres a permis de déterminer leur diamètre par une voie différente. Les nombres obtenus sont voisins de 5.10-t, c'est-à-dire en accord satisfaisant avec le nombre calculé (!).
Nous avons cherché à voir si les particules neutres produites dans les réactions chimiques possèdent les mêmes propriétés que les centres neutres étudiés par M. de Broglie.
Pour arriver à connaître le diamètre et par suite la masse des particules, il faut emprunter à l'expérience deux relations indépendantes.
Admettons que la relation (2) soit applicable aux particules qui nous occupent. En donnant à ces particules une charge électrostatique, on les transforme en centres chargés dont on détermine la mobilité K’. Si les particules portaient la charge élémentaire e — 4,10 ° (qui caractérise les ions), on déduirait immédiatement de là une valeur de l’inconnue 7. Mais nous n'avons aucune raison de croire que la charge des particules soit égale à e. Cette charge, que nous désignerons par e/, dépend du voltage employé; elle est pour nous une inconnue de plus.
Si nous regardons comme exacte la proportionnalité entre e/ et K', nous pouvons obtenir une seconde relation de la manière suivante. Au lieu de charger les centres neutres par un champ électrostatique, on emploie l’artifice indiqué plus haut qui consiste à les charger au moyen du radium. /{s prennent alors nécessairement la charge élémentaire e = 4.107!°. Une seconde mesure de mobilités fait connaître K.
(‘) Ceci montre que la formule de Stokes est encore applicable aux diamètres de l’ordre de roux. Elle ne paraît pas s'appliquer à des diamètres beaucoup plus petits.
Les deux relations
(2) ee OTU7N, (3) CIO AU ARS
permettent alors de déterminer e/ et r.
Cette méthode serait théoriquement acceptable si la validité de la formule de Stokes était démontrée dans le cas qui nous occupe. Nous verrons bientôt qu'il n’en est pas ainsi. Expérimentalement, la méthode s’est montrée illusoire pour la raison suivante :
Il est pratiquement impossible de charger à l’aide du radium l’hydrogène dégagé par réaction chimique. Malgré la présence de particules neutres, le gaz qui passe sur le radium n’acquiert aucune conductibilité persistante (1). Il y a là une différence notable entre les particules neutres dont nous parlons et les centres neutres susceptibles de se transformer en gros ions. Cette différence peul avoir sa raison dans une différence de grosseur des particules.