PROPRIÉTÉS PHYSIQUES
Points de fusion. — Les températures de fusion des anilines chlorées et nitrochlorées se trouvent réunies dans le tableau suivant :
L’aniline monochlorée (œ). + . . .. fond à 64° L’aniline monochlorée (B). . . . . . est liquide ..… L’aniline monochlorée nitrée (a). . . fond à 87 L’aniline monochlorée nitrée (GB). . . —— 89 L'anilime bichlorée. . . . .. ... . — 50,5 L’aniline bichlorée nitrée (a). . . . . — 18 L’aniline bichlorée nitrée (B). . . . . — 90 létniineitrichlnrés es. te TO Pnz — 91 L’aniline trichlorée nitrée. . . . . . . — 108 L’aniline quadrichlorée. . . . . . .. — 110 L’aniline quintichlorée. . . . . . . . —— 224
En commençant ces recherches, j’avais pensé qu’il me serait possible d'effectuer entre ces températures des rapprochements propres à mettre en lumière le mode de variation des points de fusion des anilines chlorées, à mesure que la substitution est poussée plus loin. Les termes analogues dans cette série sont trop peu nombreux pour que l’on puisse arriver à des relations nettes. D’autant plus que, comme je l’ai observé ailleurs pour les benzines chlorées nitrées, les faits se compliquent ici d’isoméries multiples sur la nature et
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l’origine desquelles on est loin d’être fixé; de telle sorte qu’on ne sait quels sont les isomères qui peuvent être considérés comme comparables.
Points d’ébullition. La comparaison des températures d’ébullition conduit à des résultats qui sont au contraire fort nets.
Tout d’abord on remarque que ces températures vont en s’élevant
à mesure que l’on passe d’un composé à un autre de substitution plus avancée (1) :
Différences.
AMAR REC es « à DOUL A 109!
ee (D... {0 ob L'aniliue Dichlanée 2 0, pute note RE ar L’aniline trichlorée. .. . . . . . . . — 975 |} 29 L’aniline quadrichlorée. . . . . . . 020 L’aniline quintichlorée. . . . . . . — 334 } 33
Pour les trois termes moyens de la série, cette élévation est sensiblement régulière : elle est de 27 degrés environ. Pour les deux termes extrêmes, il n’en est pas de même : les différences, 33 et 34 degrés, sont notablement éloignées des précédentes : de plus elles sont à peu près égales entre elles.
C'est là un exemple de plus à ajouter à ceux que j’ai cités dans un mémoire précédent et qui démontrent qu’il y a une différence entre l’action qu’exercent sur la molécule les première et dernière substitutions et celle qu’exercent les substitutions intermédiaires. Le contraste n’est pas aussi marqué ici que pour les benzines chlorées et les toluènes chlorés, par exemple, toutefois il me paraît très-sensible encore.
J'ajoute que cette observation tire un intérêt tout particulier de la nature des corps qui la fournissent, puisque jusqu'ici je n’avais constaté les faits de ce genre que sur des carbures d’hydrogène.
(1) Je prends pour l’aniline monochlorée, l’isomère ($). Ce corps donne des résultats beaucoup plus nets et réguliers que l’isomère (a) : on est donc en droit de penser que le choix qui en a été
fait n’est pas absolument arbitraire,
Er. re