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En opérant ainsi la réduction des benzines chlorées mononitrées, on obtient les anilines chlorées correspondantes, etavec les benzines chlorées binitrées, les anilines nitro-chlorées correspondantes.
Il est bon, surtout pour la préparation des anilines dont les sels sont peu stables et qui distillent dans un courant de vapeur d’eau, d’opérer dans des matras à fond plat mis en communication avec un réfrigérant de Liebig de grandes dimensions. On évite ainsi la perte d’une quantité très-notable de produit qui, sans cette précaution, se trouve entraîné par la vapeur d’eau, et en même temps on se met à l'abri de vapeurs qui, en général, ont une odeur extrêmement forte et désagréable.
Si, après la réaction, on laisse refroidir les liquides qui en proviennent, on voit d'ordinaire cristalliser le sel double d’étain et d’aniline chlorée. |
Pour préparer l’aniline elle-même, le plus simple est d'étendre la liqueur d’eau et de précipiter l’étain qu’elle renferme par l’acide sulfhydrique. Après vingt-quatre heures on filtre et on obtient une liqueur limpide qui ne renferme que de l'acide chlorhydrique et de l’aniline, On précipite cette dernière en ajoutant de la lessive de soude, et on la sépare du liquide par filtration, ou par distikation dans un courant de vapeur d’eau, ou bien encore par de l’éther que l’on agite avec la liqueur aqueuse et que l’on enlève ensuite. Il ne reste plus alors qu’à purifier le produit.
M. Sokoloff, et après lui M. Lesimple, ont fait usage du procédé de M. Roussin pour préparer les corps qu’ils ont décrits ; seulement ils ajoutaient de l’alcool pour dissoudre le composé organique. En général cette addition est plutôt nuisible qu’utile; elle ne peut que rendre moins facile la séparation des anilines que les liqueurs alcooliques dissolvent. Tout au plus est-il bon de l’employer pour l’aniline quintichlorée.